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16 août 2022 2 16 /08 /août /2022 10:47

Le pseudonyme est là pour vous protéger des calomniateurs, des maître-chanteurs, des fouille-merdes. Certains pensent n’en avoir pas besoin : leur vie est une eau claire qui n’offre aucune prise à la médisance ; les héros de la transparence ; les chevaliers de la vertu. D’autres l’utilisent dans des intentions délictuelles : ils veulent cacher des entreprises de déstabilisation, des complots, des manœuvres ; cache misérable qui ne résiste guère dans un monde numérisé. Enfin, des gens plus poétiques rêvent tout haut comme « le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie » qui veut concilier l’apparence et la réalité, l’amateur de puzzles où l’identité réelle n’est accessible qu’aux intimes, aux « happy few », l’angoissé qui ne comprend pas l’intérêt que pourrait présenter sa misérable personne.

 

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13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 11:07

Passion pour l’adjectif, le préfixe, le suffixe dans le langage. Tous ces éléments qui ne devraient qu’ajouter un peu de sens et sont utilisés pour dramatiser.

La tempête est séculaire (on n’ose pas encore millénaire, mais cela viendra), la sécheresse est historique (faute de données l’observation ne tient pas compte de la préhistoire), l’épidémie est une pandémie (surtout ne pas parler de microdémie ou de maladie passagère), la guerre russo-ukrainienne est à la fois froide et de haute intensité (ce qui devrait être contradictoire), les incendies sont des mégafeux (alors qu’ils se sont raréfiés malgré la proliférations des incendiaires et des broussailles), etc…

Exagérations qui affadissent tous ces constats. Fioritures rococo qui habillent de grandiloquence des perroquets dénudés de toutes pensées.

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 11:05

Relevée dans un article des Echos d’aujourd’hui cette merveilleuse expression de « fluidité des genres » encensée comme étant le nec plus ultra du progressisme. Dégringolade de la pensée, effondrement de la réflexion, fonte des valeurs, raspoutiza des principes, dégel confondant des fondations de la culture. J’imagine que les auteurs de cette expression hésitent entre le statut d’influenceur, de héraut du féminisme et autres sornettes LGBTXYZ, ou de pourfendeur de la réaction machiste, du conservatisme néo-tout ce que vous voulez, de l’arriération poutino-orbanesque.

Les Echos sombrent de plus en plus dans le conformisme wokiste.

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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 18:48

Dans le parler médiatique pédant, obscur, faussement scientifique, hypocritement altruiste, l’expression la plus insupportable est « le pronostic vital est engagé ». Ne plus parler d’agonie, de moribond, de mortellement blessé, ou toute autre expression qui puisse exprimer la vérité. Le journaliste, de par sa propension au mensonge veut édulcorer quand il ne dramatise pas ; de par sa cuistrerie il prétend utiliser des termes bizarres comme pronostic (on n’est pas au turf que diable) ou engagé (il ne s’agit ni de fiançailles, ni d’épousailles pour une vie, mais des derniers instants) ; sa veulerie le pousse à cacher la mort individuelle qui est un défi au bonheur de l’individu qu’il célèbre à satiété, alors qu’il batifole avec un plaisir insatiable dans les massacres de masse qui abreuvent d’hémoglobine les auditeurs-spectateurs supposés assoiffés. J’imagine la tronche desdits auditeurs-spectateurs si on leur parlait du pronostic engagé des combattants et habitants ukrainiens de tel ou tel village de la steppe du Dniepr, ou si on leur indiquait qu’une célébrité avait demandé que l’on appelle et un religieux et un notaire avant de passer l’arme à gauche. La beauté de la mort est devenue non celle de l’acceptation d’un sort inéluctable mais celle de sa défaite, du désengagement d’un pronostic vital mal parti.

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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 16:36

Il ne peut y avoir égalité, sinon en droits civiques, entre des êtres aussi différents. Ils sont complémentaires et c’est la beauté de la création. Les féministes qui luttent pour la parité devraient combattre pour la reconnaissance des talents.

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 15:55

Emmanuel Faber, ancien dirigeant de Danone, recyclé dans l’ESG (un ensemble de normes pour faire plaisir aux investisseurs socialement responsables), a commis un article dans les Echos du 5 aout particulièrement imbuvable. Un concentré de novlangue pour chanter la mondialisation nécessaire de la lutte contre le changement climatique, le goubli-goubla du mélange de tous les sujets climat, alimentation, eau, pandémies, et surtout la piété devant les mots de résilience, de durabilité. Quelques exemples de ce langage à la limite entre pédantisme et clownerie : « dans les sphères politiques, académiques, et de l’impact, on débat de matérialité outside-in, ou inside-out … » ; « nous devons avoir l’agilité de prendre en compte ces évolutions (celles de la matérialité en matière de durabilité) avec l’idée de matérialité dynamique ». Dans ce charabia, le pédant veut nous convaincre qu’il va créer un nouveau langage comptable sur la base de concepts obscurs (la durabilité ? la faculté de survivre  …) , non définis (la sphère de l’impact ? les organisations non gouvernementales ou bien les actuers économiques …), voire franchement grotesques (l’outside-in ou l’inside-out ? des exercices érotiques …) ;  extravagante entrée en matière pour nous faire croire qu’il va codifier une information, inventer un langage normalisé.  Fatigant de lire dans une revue convenable un tel étalage d’insuffisance habité par la vanité de celui qui veut convaincre qu’il est sur terre pour la sauver et nous avec.

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27 juillet 2022 3 27 /07 /juillet /2022 11:26

Le dernier dada de France-Inter (et de quasiment tous les autres médias, il faut l’avouer) est le sport féminin. Déjà le sport masculin de compétition ne présente d’autre intérêt que celui d’un spectacle, plus ou moins réussi, présenté par des mercenaires drogués au fric, à la frime, shootés à toutes les substances illicites et à toutes les dérives sexuelles. Admettons que le show vaille la peine. Mais que dire du sport féminin, qui du fait de contraintes physiques indubitables est beaucoup moins spectaculaire. Cela n’empêche pas les commentateurs et les introuvables z’auditeurs de la radio de beugler qu’il faut l’imposer au nom d’un droit à  l’égalité : contrepartie d’un devoir à l’ennui du voyeur ? Et pour ne pas être en reste de conformisme, de wokisme, de réclamer que les femmes soient payées du même montant pour des prestations notoirement inférieures.

Les contradictions n’embarrassent pas les pourfendeurs du sexisme, les apologues de la déconstruction des genres : l’ode au virilisme des footballeuses, aux qualités guerrières des handballeuses,  à la fougue des cyclistes est chantée avec enthousiasme par des commentatrices qui n’en peuvent plus des qualités des vainqueuses (ou vainquerices), des talents des entraineuses (pas celles des bars bien entendu) ; en contrepoint elles entonnent la mélopée de la pauvre paye qu’elles recueillent, de la lutte qu’elles doivent mener pour embrasser une activité aussi peu reluisante. Et de conclure sur la nécessité de faire évoluer les esprits : rien de mieux qu’une bonne rééducation dans la grande tradition de tous les totalitarisme.

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27 juillet 2022 3 27 /07 /juillet /2022 10:58

L’adage suivant lequel il faut travailler pour manger est oublié par une partie de la population. On rencontre des gens qui se plaignent de la modicité de leur retraite : que n’ont-ils cotisé quand ils étaient en âge de travailler ! D’autres refusent de devenir aides-soignants, ou serveurs de restaurants en se plaignant de la dureté du travail proposé : ils préfèrent être en chômage partiel et compléter leurs allocations par quelque travail au noir. Certains sombrent dans la passion de l’inactivité comme les personnels soignants, ou les personnels éducatifs : un bon arrêt maladie, motivé par de farfelus nervous breakdowns, de plaisantes colites, de modernes burnouts, vaut mieux que du présentiel . Et que penser de ceux qui installés confortablement derrière un écran en mode pause tentent même pas de faire croire à des usagers du service public qu’ils pourraient faire quoi que ce soit pour eux. Ne pas ignorer tous ceux qui ont fait des études parfaitement inutiles pour la communauté et qui ne peuvent se justifier que dans des cas de talents exceptionnels comme psychologue, sociologue, artistes, au nom d’un prétendu accomplissement de ses rêves, d’une incroyable exigence de faire valoir des dons aussi minces qu’accessoires.

Cette accumulation de paresse jointe à un individualisme forcené aboutit à la mise en place d’un état social qui se résume à l’entretien d’une masse de plus en plus grande d’oisifs narcissiques par de moins en moins de condamnés au labeur.

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16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 13:47

Ces gens-là sont insupportables : qu’ils vivent leur sexualité comme ils l’entendent m’indiffère profondément ; leur conduite reste pour moi un péché, ils s’en arrangeront le jour du jugement dernier si celui-ci advient ; le seul sujet est qu’ils veulent faire de leur déviance une norme et de refuser que je puisse considérer leurs pratiques comme dégoutantes. Je ne stigmatise personne tant que ces gens-là ne m’indiquent pas ce que je dois penser de leurs actes sexuels, tant qu’ils ne prétendent pas au nom d’une égalité promouvoir la farce d’un mariage entre personnes du même genre, et le crime de vouloir des enfants sans mère. Mais certains ne peuvent s’empêcher, d’exiger  (comme Clément Beaune par exemple) une égalité des « droits » des homosexuels : curieuse expression ; quels droits ? En France personne ne se soucie de ce qui se passe dans l’intimité, à condition que rien ne tombe sous le coup d’agressions, de pédophilie voire d’éphébophilie. Si c’est le droit de faire du copinage dans certains cercles, de stigmatiser certains propos, de préempter l’éducation des enfants, alors il faut combattre ces gens-là. Triste dérobade de Madame Cayeux, qui a manqué de courage pour assumer ses propos; guère étonnant de la part d’un traitre.

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14 juillet 2022 4 14 /07 /juillet /2022 09:30

Etrange cette obsession de transformer la guerre russo-ukrainienne en nouvelle guerre froide. La Russie d’aujourd’hui n’est qu’un agresseur de second rang par rapport à l’Union Soviétique : son PIB est au douzième rang mondial, derrière l’Allemagne, la France, l’Italie, juste devant l’Espagne et elle n’a donc pas la puissance économique nécessaire pour conduire une guerre sur le long-terme avec les européens, voire de lancer d’autres opérations de conquête et d’occupation; son armée a prouvé sa puissance hoquetante face à l’Ukraine, faute de moral de ses soldats, faute de matériels moderne, faute de capacité de manœuvre. Sa seule force n’est que le reflet de la faiblesse de ses adversaires : une Ukraine qui est un pays encore trop jeune, miné par les dissensions séparatistes et pourri par la corruption de ses oligarchies ; une Europe qui est coupable pour son impéritie militaire (hormis la France, et encore), et sa stratégie de dépendance énergétique suicidaire.

La Russie a voulu détruire l’Ukraine en tant que pays indépendant. De toute évidence elle est en train de perdre son pari et ne réussira qu’à annexer les régions irrédentistes du Donbas et peut être à s’emparer d’une bande territoriale le long de la mer d’Azov ; elle va réussir à faire de l’Ukraine un pays lié à l’Europe par des accords économiques qui faciliteront les investissements des pays européens et permettront son décollage ; les provinces perdues par l’Ukraine ne seront pas recouvrées de sitôt faute de force de frappe, et de volonté des pays européens. La guerre « chaude » est donc probablement bientôt finie et un mur d’indifférence risque de perdurer entre un occident qui va finir par se réarmer et à conquérir une relative indépendance énergétique et une Russie qui ne pourra qu’osciller entre autarcie appauvrissante et vassalisation envers la Chine.

L’attitude des Etats-Unis a été, comme au Moyen-Orient naguère, celle d’un boutefeu qui n’a pas voulu (peut-être avec raison) arrêter la Russie dans son agression, tout en tentant de vassaliser l’Europe au sein de l’Otan. Que des atlantistes forcenés comme Dominique Moïsi exalte la politique américaine se comprend, mais n’est pas nécessairement conforme aux intérêts de tous les pays européens. La Pologne, les états baltes sont angoissés par une peur historique, l’Allemagne est obsedée par son matérialisme mercantile, et se raccrochent à ce parapluie américain qui n’est qu’une servitude et surtout un mauvais calcul à long terme car America first n’est pas une doctrine qui protège des intérêts de puissance largement différents pour l’Europe.

 

La mauvaise foi des atlantistes est de grossir la menace russe, flatter les peurs des pays de l’est européen, s’extasier devant l’héroïsme de l’Ukraine pour mieux vendre l’assujettissement de nos pays à l’égoïsme des Etats-Unis.

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