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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 19:02

Madame Taubira avait … de cette sorte d’esprit qui lui était nécessaire pour ne pas paraître sotte à ceux qui ne la connaissaient pas. Elle avait plus d’aigreur que de hauteur, plus de hauteur que de grandeur, plus de manières que de fond … plus de dureté que de fierté, plus de mémoire des injures que des bienfaits, … plus d’opiniâtreté que de fermeté, et plus d’incapacité que de tout ce que dessus.

Monsieur Le Foll n’avait du cœur que parce qu’il est impossible qu’un membre (du Parti Socialiste) n’en ait point. Il avait tout l’esprit qu’un homme qui a beaucoup plus d’art que de bon sens peut avoir. C’était le galimatias du monde le plus fleuri.

Monsieur Fabius était d’une valeur éprouvée et d’un sens profond. Je suis persuadé … que l’on a fait tort à sa (conduite) quand on l’a décriée. Je ne sais pas si l’on a point fait quelque faveur à son mérite, en le croyant capable de toutes les grandes choses qu’il n’a point faites.

Madame Vallaud-Belkacem était d’une très grande beauté. La modestie manquait à son air. Sa morgue et son jargon eussent suppléé, dans un temps calme à son peu d’esprit … Elle n’aimait rien que son (maroquin) et, au-dessus de son (maroquin), sa (carrière à venir).

Monsieur Valls avait, avec la belle (fonction de premier ministre), de la vivacité, de l’agrément, de la dépense, de la libéralité, de la justice, de la valeur, de la grandeur, et il ne fut jamais qu’un homme médiocre, parce qu’ il eut toujours des idées qui furent infiniment au-dessus de sa capacité.

Monsieur Sapin n’en était pas jusques à l’idée de (l’équilibre budgétaire) : il n’en avait que l’intention. Il en avait ouï parler à (Bruxelles) ; il en avait un peu retenu du jargon. Celui-là, mêlé avec les expressions qu’il avait tirées très fidèlement (du programme du candidat socialiste à la présidence) formait une langue qui (n’eut pas) déparé le bon sens de (Monsieur Perrichon) … Il se croyait habile, et c’est ce qui le faisait paraître artificieux, parce que l’on connaissait d’abord qu’il n’avait pas assez d’esprit pour être fin.

J’oubliais presque Monsieur le président Hollande, ce qui n’est pas un bon signe pour un chef … Je ne crois pas vous le pouvoir mieux dépeindre, qu’en vous disant que ce chef … était un zéro, qui ne multipliait que parce qu’il était (président de la république). Voilà pour le public. Pour ce qui était du particulier, la méchanceté … inondait en lui toutes les autres qualités, qui n’étaient d’ailleurs que médiocres et toutes semées de faiblesses.

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Published by olivier seutet - dans portrait
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commentaires

patrice charoulet 20/12/2016 16:18

Cher Monsieur,

Heureux possesseur de 10 000 livres et dix-septièmiste avant tout, je connais particulièrement bien les Mémoires du cardinal de Retz. Quel ravissement que de découvrir, en 2016, un à la manière de Retz, des plus réussis.Je ne croyais pas cela possible.
Mes respects, grande plume !