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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:21

Un aréopage de professeurs de droit, et de conseillers d’état ont concocté un rapport sur la réforme du code du travail. L’inusable Badinter, s’est chargé de le signer avant qu’il soit remis au premier ministre. Comme nous le précise cette vieille baderne de Badinter dans sa lettre de présentation : « il ne s’est pas cru autorisé à proposer de nouvelles dispositions ou formuler des suggestions … ». Beaucoup de franchise pour un résultat atterrant parce qu'entièrement atteint. Ce comité composé exclusivement de personnes sans la moindre compétence économique, sans la preuve d’une quelconque capacité managériale nous a fabriqué une superbe paraphrase de ce qui était écrit dans les lois. Aucun intérêt.

Que faire de tous ces poncifs pour traiter des problèmes qui concernent :

1° les employeurs avec

- la peur d’embaucher par crainte de ne pouvoir licencier quand il le faut, par crainte des procédures devant les tribunaux faute de clarté dans les lois et règlements,

- la flexibilité sur les horaires pour accompagner l’augmentation ou la diminution des commandes, - la négociation avec des syndicats qui ne sont pas représentatifs .

2° les employés avec

- leur protection dans le cas de travail à distance, de travail en temps partagé,

- leur statut de faux sous-traitant, mais de véritable employé,

- leur autonomie face aux moyens de transmission, de contrôle, de surveillance, actuels.

Mais les vieilles birbes, non seulement n’ont pas essayé de comprendre quels problèmes nouveaux seraient à examiner, mais ont ressorti les principes du XXème siècle les plus hors d’âge :

- le droit au service de santé au travail qui n’a gardé sons sens qu’en de rares usines,

- le droit de grève est cité sans qu’il soit parlé d’un service minimum,

- l’égalité des rémunérations pour un même travail sans allusion à un différentiel de compétences ou de résultats,

- la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, sans se poser la question de la coexistence de pratiques culturelles différentes.

Ils n’ont pondu que 61 articles, en prétendant qu’ils ont « une dimension éthique trop souvent méconnue dans la société marchande ». Traditionnelle prétention des petits esprits d’abriter la faiblesse de leurs écrits derrière le panache de grandes déclarations. Qui peut croire un instant que se loge une once de moralité derrière des déclarations aussi creuses que théâtrales que :

- article 10 : « L’employeur exerce son pouvoir de direction dans le respect des libertés et droits fondamentaux des salariés » ; pas de définition de ce qu’est le pouvoir de direction ; pas de définition de ce qu’est un droit fondamental du salarié ; mais passez muscade l’essentiel est de glisser le terme de « respect » quoique l’on ne sache pas de quoi.

- Article 15 : «Les procédures de recrutement ou d’évaluation ne peuvent avoir pour objet ou pour effet que d’apprécier les aptitudes professionnelles » ; ça relève du code du travail l’abolition du droit de cuissage ?

- Article 23 : »les sanctions pécuniaires sont interdites » ; tellement vague que ça ne veut plus rien dire ; toutes sanctions deviennent plus ou moins pécuniaire et se traduisent par des suppressions de primes, d’augmentation ; là encore un principe sibyllin qui est absurde exprimé comme celà; faudrait-il en conclure puisque le principe n’est pas rappelé que les sanctions corporelles seraient autorisées ?

Monsieur Badinter, et toutes les éminences qui ont accepté de servir de laquais à un gouvernement en quête de justification pour ne rien faire, débarrassez le plancher makgré votre talent pour manier la serpillère.

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Published by olivier seutet - dans economie
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