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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 10:03

Enfin la parole a été libérée clament les guignols et autres saltimbanques. Et ils se glorifient de la création d’un appel à délation sur tweeter, appelé gracieusement « balance ton porc ». Le réseau social se révèle pour ce qu’il est, un égout qui charrie dénonciations infondées, jugements expéditifs, condamnations abruptes. La parole de quelques femmes qui ont un compte tweeter, qui savent l’utiliser : un micro-milieu empli de haine pour les turpitudes qu’elles ont cru nécessaire de subir pour arriver à leur petite réussite; une petite caste dominée par les zélotes du combat contre l’hommes qui les oppresse, qui les surpasse, qui leur fait des enfants ; les épigones des Beauvoir, Duras, Lauvergeon, Ernotte, Duflot et autres combattantes de la liberté du corps des femmes.

Et ce concert de délation de ces privilégiées hargneuses s’accompagne de réclamations absurdes comme de verbaliser des incivilités de rue, en ignorant le malheur profond et véritable des femmes des banlieues, exposées aux tournantes, aux incitations à porter le voile, aux traitements mutilants, à l’interdiction camouflée de l’espace public. Ces délatrices sont schizophrènes : elles se contemplent l’ombilic et ignorent leur congénères dans le malheur. Elles se polarisent sur leurs « témoignages » souvent minables, rarement tragiques. Elles ne comprennent pas qu’elles se ridiculisent en se mettant comme cela en avant : elles transforment la cause des femmes en un farce sinistre où les vrais coupables ne sont pas désignés, et les véritables victimes une fois de plus, oubliées.  

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