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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 12:33

Sorte de Charline Vanhoenacker masculin,  il marie sur les ondes, l’absence de drôlerie et le verbe haut.  Surtout ne pas le critiquer : il est le représentant de l’humanisme (mot amulette qui sert à parfumer de bons sentiments n’importe quel homme public) et résistera avec courage à toutes les attaques fielleuses qui chercheraient à le déstabiliser : aux avant-postes de la civilisation progressiste il est là pour tenir contre la marée des représentants de la tradition, du passé, de la réaction, du bons sens (surtout s’il est commun), des stéréotypes (de genre surtout), des lieux communs, des préjugés,  des négationnistes de tout poil  (aujourd’hui les sceptiques du bouleversement climatique),  de la religion (surtout catholique), de la piété, de l’ordre moral, de la mode loden-mocassins, et j’en passe ; en bref, un héros.

 

Mais un zéro pas rigolo. Avec toujours cette recette des humoristes de France-Inter : persifler,  trainer dans la noue, injurier. Toujours cette incapacité à faire rire sauf  dans le mode hyènes qui se repaissent. Pas de sourire avec lui, mais le rire mauvais de celui qui voit étriper un ennemi, piétiner un voisin qui pue, humilier quelqu’un qui se défend peu ou mal. Un humour aussi peu anglais que possible ou « l’understatement » cède le pas à la brutalité du bateleur qui ressasse à satiété ses saillies.

 

Comme ses congénères, il chasse en meute. Une fois, l’adversaire identifié, il passe d’humoriste en humoriste, pour être soigneusement lynché, disqualifié , éliminé.

Comme son inspiratrice belge, il ignore l’autodérision pour s’adonner au plaisir des rafales de kalachnikov dans le tas de ceux qui ne rigolent pas en l’écoutant.

Comme les autres vampires de l’humour de France-Inter, il se nourrit du sang de ses victimes.

A quand une battue pour éradiquer le fléau de ces moqueurs, ricaneurs, persifleurs qui polluent la radio de service public.

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