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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 09:36

Hier le maire de Trébeurden a fait présenter son projet de Goas Treiz. Les demandes des habitants étaient simples pour l’aménagement des accès de cette plage : un chemin piétonnier , une piste cyclable , la sécurisation des traversées de la départementale. Les réponses sont prétentieuses,  alambiquées, incomplètes et couteuses. Un hymne au  courtelinisme municipal.

 

D’abord le langage technocratique : plus question de chemins, de sentiers,  mais des « cheminements doux » ; incantation aux « PMR » (Personnes à Mobilité Réduite) qui voudraient aller se promener dans les dunes du côté mer ou dans les marais du côté terre ; abus des « sites remarquables » , des « zones humides », des « espèces protégées » qui laissent croire que nous sommes en phase de création d’une sorte de parc national du littoral.

 

Ensuite la banalité des solution :  un rond-point superfétatoire signature déjà dépassée de l’évergétisme  municipal,  des emplacements de stationnements des voitures raréfiés  au nom d’une curieuse lutte contre les véhicules individuels, et surtout un aménagement d’une complexité rare qui interrompt les chemins là où ils existaient,  dévie la route au nom d’une esthétique discutable, veut créer des dunes et des mares là où elles n’existaient plus depuis longtemps le tout sous la bannière d’une philosophie environnementaliste réactionnaire.

 

Mais le pompon de ce projet est que la piste cyclable est tout bonnement oubliée. Alors pour les cyclistes qui voudront aller le long de la Côte de Granit Rose de Trébeurden à Trégastel, il leur faudra continuer d’emprunter la départementale à  leurs risques et périls puisque l' emprise de la route sera réduite. Le sujet est compliqué répond le maire à un intervenant, ce sera un sujet futur.  Donc  dépensons d’abord et réfléchissons après semble répondre cet édile autiste. Il semble coutumier de ce mode de fonctionnement.

 

Copie à revoir de toute urgence. Et surtout que le maire ne se réfugie plus derrière les réponses des "services de l'état"  : un politique est là pour se confronter à eux et non pas se soumettre à leurs diktats lointains,  sourds aux demandes des populations et aux habitudes locales.

 

 

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