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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 09:42

Qui regrette l’épouvantable 20ème siècle et la sauvagerie de ses dictatures, qui regrette le 19ème siècle et l’effroyable misère sociale qui a accompagné l’industrialisation ? Personne, sauf peut-être quelques trotskistes ou quelques fachos  qui n’ont toujours pas ouvert les yeux sur les crimes du passé, ou encore quelques républicains qui croient que le slogan de « liberté, égalité, fraternité » a apporté un quelconque réconfort aux faibles et aux opprimés. La France et les français qui l’on faite, c’est une idée qui transcende les tristes idéologies que par une mascarade indigne on veut nous présenter comme porteuses des valeurs de la République ; la France c’est le mouvement, comme l’a montré Braudel, d’une ethnogenèse issue des siècles passés, qui peut continuer de prospérer, ou qui peut disparaître.

Le trac, lancé par le parti de Laurent Wauquiez,  porte dans son slogan de couverture, « la France aux français », une idée très simple qui est celle d’un choix de l’avenir du pays, de quel futur désire-t-on gratifier les générations futures : dilution dans un village mondial qui me paraît être une imposture, ou effort pour sauvegarder un socle sur lequel mieux construire.  Il n’est pas bizarre que cette proposition suscite l’irritation : elle est trop franche pour ne pas faire croasser les hypocrites qui taxent de conservatisme tout ce qui s’écarte du culte de leurs idoles.

La foule des progressistes de tout poil va-t-elle nous proposer un slogan du type "La France aux Autres" ? Pourquoi pas, dans la folie de suicide collectif de ces gens-là. Ils poursuivent cette oeuvre de déconstruction commencée dans les tranchées de la guerre de 14-18, poursuivie par les horreurs totalitaires, puis terminée enfin par la décolonisation; chaque fois les pays européens, et la France tout particulièrement n'ont pas su se relever de ces catastrophes, n'ont pas compris que les livres clos ne terminaient pas l'histoire, que le remords n'était pas un moteur, que l'autocritique n'a aucun intérêt si elle ne conduit pas à l'affirmation d'un nouvel orgueil. Mais où s'est dissoute la fierté d'avoir été des grands acteurs, la passion de poursuivre une oeuvre autrement, la joie d'avoir été et de vivre.

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