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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 12:25

C’est avec un plaisir renouvelé que j’ai lu les commentaires de  Hubert Védrine dans le Figaro d’avant-hier. Que dit-il ? L’Europe vit dans la vassalité de l’hyperpuissance des Etats-Unis et la France se contente d’entériner les diktats de l’Allemagne. 

 

La vassalité de l’Europe n’est plus à démontrer : elle a refusé de mettre en place des moyens militaires proportionnés à sa puissance économique (sauf la France et encore …) et laisse sa défense dépendre d’un OTAN dans la main des Etats-Unis ; elle se plie aux abandons du multilatéralisme marqués par le président Trump : accord avec l’Iran (sanctions économiques), accord sur le climat (oubli des engagements pris), accords de l’Organisation Mondiale du Commerce (rétablissement des droits de douane), accords sous l’égide de l’ONU concernant Israël et la Palestine (Jérusalem reconnue comme capitale d’Israël). Sur aucun sujet l’Europe n’a été capable d’une réponse forte. Au mieux quelques murmures vaguement indignés, au pire le silence.

La France vit sous le diktat des décisions allemandes : abandon de l’énergie nucléaire par l’Allemagne sans concertation tant sur la politique énergétique que sur la politique écologique ; immigration massive de turcs  et Syriens décrétée unilatéralement par Madame Merkel et qui se termine dans un capharnaüm ; imposition de la loi allemande à une Grèce qui ne peut rembourser ses dettes, malgré les recommandations du FMI. Malgré toutes ces rebuffades, le chef de l’Etat continue de bavasser sur un prétendu axe franco-allemand.

L’impuissance européenne est amplifiée par la véritable crise de compréhension que connaît la relation franco-allemande.  Et les peuples s’aperçoivent qu’ils n’ont pas de projet de relance, pas de sécurité collective et un problème d’assimilation d’une immigration non-européenne. Et les peuples veulent être écoutés et le manifestent en envoyant des gens qui parlent de plus en plus fort à l’occasion des élections. Il faudra bien que les états prennent en compte le mécontentement des peuples ; ils ne peuvent s’en tirer en agitant les drapeaux défraichis du progressisme rempart contre les nationalismes et le populisme. 

 

 

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