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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 14:33

Les gilets jaunes privilégient la franchise et la violence ; l’une les autorise à dire ce qu’ils ont envie sur tous les sujets ; l’autre leur permet d’obtenir ce qu’ils veulent d’un pouvoir en déliquescence. La franchise et la violence étaient ce que Mussolini admirait parmi ceux qui allaient le suivre dans la marche sur Rome.

Les gilets jaunes sont ultra-minoritaires dans les rues ; n’importe quel syndicat avouerait son échec s’il ne réussissait à rassembler qu’aussi peu de monde pour une manifestation ; mais des médias enamourés d’un prétendu mouvement jamais vu auparavant les ont ovationné malgré leur insignifiance.

Les gilets jaunes s’ennuient dans leurs pavillons, ils gagnent peu d’argent, ils méritent d’être considérés à l’égal des habitants des cités qui sont leurs voisins. Le mépris des élites leur a fait oublier tout ce qu’ils doivent à un état généreux à leur égard : la santé gratuite (c’est 3000 euros par an et personne soit 12 000 euros par an pour une famille de quatre personnes), des indemnités chômages comme il n’en existe nulle part ailleurs. Les gilets jaunes sont des ingrats que l’on a bêtement provoqués.

Les gilets jaunes sont des envieux : ils n’en peuvent plus de ne pouvoir consommer autant que d’autres ; ils en arrivent à dévaliser les magasins de luxe comme des superettes ; ils brulent ou rayent les voitures qu’ils ne peuvent pas se payer .Ils parent cette jalousie du voile de pudeur de la justice sociale. Curieux pour un pays où l’écart entre les niveaux de revenus est parmi les moins scandaleux.

 

Ils sont sortis de leur tranquillité aigrie quand des dirigeants absurdes se sont moqués d’eux. Ils s’en vengent. C’est logique, mais ce mouvement n’a rien d’admirable ni de constructif.

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