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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 12:09
Xavier Bertrand l’inoubliable ministre de la Santé qui a interdit la cigarette dans les lieux publics, le ministre du travail qui a réussi entre 2007 et 2012 à ne rien faire pour tenter de réduire un code du travail boursouflé (sans compter toute la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de Cassation qui tente de pallier de puis des décennies les contradictions et insuffisances des textes). Christian Estrosi l’impérissable sous-ministre une fois à l’aménagement du territoire, une fois à l’industrie, dont personne ne se souvient de la contribution au développement industriel du pays. Nathalie Kosciusko-Morizet, la muette du sérail pendant la campagne de Nicolas Sarkozy, qui se lance maintenant dans la surenchère écologique et milite pour l’interdiction de la recherche sur les gaz de schiste, qui bien entendu est favorable au mariage gay. La présence au milieu des six candidats à la présidence de l’UMP, d’un paresseux sans idées, d’un zozo aux idées courtes et d’une femme dont les idées sont étrangères à celles de ce parti, pose la question du renouvellement des hommes politiques de droite. Ces trois candidats n’ont certes pas la moindre chance d’emporter l’élection au sein du parti, mais leur volonté et leur acharnement à participer à cette compétition laisse pantois : ils veulent être de futurs incontournables, alors qu’il serait urgent de les balancer aux oubliettes de l’histoire ; ils veulent être des dirigeants du futur alors que leur action passée laisse au moins interrogatif. La question qui se pose est simple, pourquoi arrivent-ils à se distinguer alors que bien d’autres personnalités le mériteraient plus. Chacun des cas amène une réponse différente. NKM est le type d’homme politique qui met son intelligence au service des idées les plus incongrues, les défend avec astuce, sans que je sois sur qu’elle y croie un instant : elle est pour moi l’incarnation du cynisme. Estrosi est le parfait exemple du bellâtre qui ramasse des slogans là où il le peut, et s’en fait une guirlande qu’il montre sur toutes les estrades : il est la personnification du populiste bateleur. Xavier Bertrand est l’antithèse de l’homme d’action ; il ne croit qu’à la résolution des problèmes par l’emberlificotage des réponses, qu’à la noyade des difficultés dans le marais des commissions ; il est l’archétype de l’homme des réseaux faute d’être un homme résolu. Ces trois seconds couteaux ne se ressemblent guère, et pourtant derrière chacun d’eux se profile l’absence inquiétante de toute charpente : l’une prend ses idées à gauche, l’autre les ramasse dans le caniveau, le troisième n’a que celles qui arrangent son entourage. Mon seul souhait est que ces trois là s’écroulent dans leur propre inanité

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Published by olivier seutet - dans portrait
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