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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 15:57

Oui, il faut s’émouvoir de la relaxe demandée par le parquet dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. 

Celà s’appelle faire perdre à la justice sa cohérence : faut-il demander à la Mairie de Paris de rembourser à l’UMP et à Monsieur Chirac les sommes qu’elle reçut naguère ? Faut-il demander qu’Alain Juppé soit rejugé afin qu’il soit absous ? Les procureurs existent-ils pour sauver la mise d’un ancien président  de la République ?

Oui, il faut s’émouvoir de constater que sur des médias télévisuels se présentent des gens qui affirment l’un qu’il a été le transporteur de l’argent de la corruption, l’autre qu’elle a failli être violée, tout en précisant chacun qu’ils n’ont pas d’autres preuves que leur parole et d’autres motivations que leur désir de moralisation. Les journalistes existent-ils pour propager des rumeurs ?

Jacques Chirac , Robert Bourgui et Tristane Banon sont les derniers emblèmes de ces torsions que subissent la vérité pour des raisons qui ne sont pas d’état. Les pratiques chiraquiennes ont été tellement étalées qu’une condamnation ne changerait guère l’opinion que l’on peut avoir de ce triste sire, alors à quoi bon tenter de le disculper. L’accès de sincérité qui prend à la gorge l’avocat  Bourgui au mieux intrigue, au pire relève d’une manipulation à l’encontre de quelques personnes choisies, alors pourquoi l’aider dans sa manœuvre nauséabonde. L’attaque de Banon contre un homme à terre rappelle la sinistre mémoire des tricoteuses de la Révolution, faut-il donc hurler avec la louve.

L'énigme n'est pas que le mensonge existe, mais qu'il fascine les politiques et les médias.

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Published by olivier seutet - dans justice
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