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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 11:57

Une décision de la Cour de Cassation qui se déclare incompétente, dans le dossier du juge Gentil,   pour savoir s'il est de bonne administration de la justice de mélanger instruction et vie privée et de recourir à une expertise qui prétend analyser la santé mentale d'une malade rétroactivement.

Une décision du tribunal correctionnel de Paris qui condamne à deux mois de prison ferme avec incarcération immédiate un manifestant déjà repéré contre le mariage gay. Il n'a frappé personne,  volé personne, il n'a rien cassé, il n'a rien profané, mais il a menti et désobéi à des policiers.

Un Conseil Supérieur de la Magistrature qui botte en touche sur l'affaire du mur des cons : des magistrats insultent pêle-mêle hommes politiques, journalistes, parents de victimes. Le journaliste qui révèle l'affaire est sanctionné par une mise à pied.

Coïncidence, ou révélation d'une maladie profonde de la magistrature. Dans chacun des cas, les décisions sont argumentées en droit mais laissent un goût amer d' iniquité. Certes les juges sont là pour appliquer des lois non pour prendre des décisions en toute équité. Mais enfin, lorsqu'un divorce s'installe entre justice et justiciables, il devient légitime de s'interroger ou sur la pertinence des lois, ou sur la façon dont le corps judiciaire les applique. Nos magistrats ont tort de laisser transparaître leurs impulsions partisanes contre un ancien président, contre un mouvement d'opinion, tout en s'exonérant de toute sanction. L'incompétence du juge Burgaud, à peine sanctionnée, a laissé des traces profondes dans l'inconscient collectif des français;  réveiller cette blessure, jamais vraiment guérie, ne peut qu'amener du discrédit sur une institution centrale de notre vie démocratique.

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Published by olivier seutet - dans etat
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