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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 15:53

Je ne suis pas républicain. Les valeurs dont nous parle François Hollande ne me parlent pas. L'égalité à la 1793 aboutit surtout à couper des têtes et à instaurer la guerre civile. Les héros de la Commune sont des psychopathes qui ont abusé le peuple du Faubourg Saint-Antoine. Les grandes figures de la Troisième République sont des colonialistes (Ferry Tonkin) qui ont entraîné la France dans une aventure impérialiste couteuse; ou des sectaires  qui en voulant éradiquer le catholicisme (le petit père Combes) l'ont surtout affaibli; ou des défaitistes qui ont posé culotte devant l'ennemi (les Chambres du Front Populaire qui ont donné les pleins pouvoirs à Pétain); ou des affairistes sans vergogne (François Mitterand). Des valeurs, oui, mais pas celles-là.

Je ne suis pas sur d'être démocrate. Du moins démocrate dans le sens accepté aujourd'hui. Pourquoi respecter une constitution qui n'a pas été votée par le peuple (la constitution d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec celle de 1958, rectifiée en 1962) ? Pourquoi admettre que la représentation nationale et le pouvoir exécutif soient inamovibles pour cinq ans ? Comment parler de légitimité des élus lorsqu'une qu'une élection se fait essentiellement sur le rejet de certains et non sur l'approbation de programmes ? La démocratie représentative qui consiste à donner un pouvoir absolu, sans pouvoirs intermédiaires, pour une durée trop longue est une imposture.

L'incompétence avérée du Chef de l'Etat, l'absence cruelle de résultats, est constatée non seulement dans les sondages, la presse, mais surtout par des organismes non inféodés au potentat : la commission européenne qui indique les pistes de réforme qu'il serait urgent de suivre sous peine de sanctions, la cour des comptes qui, dans son dernier rapport, non seulement stigmatise nos dérives budgétaires en les comparant aux réalisations des autres pays de la Communauté européenne, mais innove en rappelant au gouvernement les réformes qu'il est impératif de mettre en oeuvre. La seule défense du Chef de l'Etat et de son sous-chef est de dire qu'ils ont tout fait et qu'il suffit d'attendre la fin du mandat que le peuple leur a confié.

La légitimité n'est plus du côté du pouvoir. Celle des urnes est un paravent qui cache mal le désaveu des citoyens. Celle du talent et du dynamisme est inexistante aux yeux de quasi tous les observateurs. La seule véritable légitimité serait celle de ceux qui nous débarrasserait au plus vite ce ramassis de perdreaux qui ne sont pas de l'année. Que l'on exige leur démission. Que soit organisé un référendum avec une question simple : "Voulez-vous continuer avec eux ?".

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Published by olivier seutet - dans politique
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