Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 20:40

Devant le déballage des misérables avoirs de la plupart des ministres, la première réaction est d'être perplexe. Puis vient rapidement la sensation que l'on se trouve devant une bande de minables. Depuis presqu'un an ils étalent leur insuffisance publique, mais on voit qu'avec horreur ils sont pour la plupart incapables de gérer leur patrimoine privé, ils sont  pour beaucoup d'entre eux inaptes  la vie de famille.

La confirmation arrive brutale de ce que l'on soupçonnait : des médiocres, des ratés de la fonction publique (26 sur 37 vivent sur des deniers en disposant de sinécures), des vieux crocodiles de la politique (7 sont entrés en politique active depuis plus de 30 ans , 10 depuis plus de 20 ans , 6 depuis plus de 15 ans, ceux qui n'ont pas cette longévité sont uniquement sous-ministres); non pas une élite, mais une caste de gens qui ne sont ni entrepreneurs (si, une, mais elle est sous-ministre), ni ingénieurs, ni industriels, ni commerçants, ni artisans, ni ouvriers, ni paysans.

L'information n'étonne pas : à part deux, aucun n'investit dans une activité économique quelconque. Ils sont hors de la vie économique, ils ne s'y intéressent, ils ont peur d'elle. Et ils veulent nous donner des leçons, nous parler de leur culture de terrain, nous dire leur vécu. Ils veulent nous parler de long terme, de futur, et pour certains on se pose légitimement la question de savoir comment ils vont boucler leur fin de mois.

Le problème n'est pas qu'il y ait trois ou quatre riches dans ce gouvernement, c'est qu'il y ait autant de pauvres, et qu'ils comptent sur les logements de fonction, les voitures de fonction, les employés de fonction, les voyages gratuits. A eux qui n'ont guère réussi, les ors de la République. Triste image qui heureusement ne va pas redorer leur blason mais indiquer leur véritable stature, celle de d'une vermine qui vit misérablement des impôts des autres.

Partager cet article

Repost 0
Published by olivier seutet - dans politique
commenter cet article

commentaires