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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 11:37
L’Italie se débat dans les difficultés, avec Mario Monti en permanence aux aguets ; l’Espagne est au bord du gouffre avec Mario Rajoy sur le pont, le Syrie (ancien protectorat français) est en pleine guerre civile avec un Bachar al-Assad que lâchent ses fonctionnaires, une partie du Mali (ancienne colonie française) a fait sécession et devient un nouveau havre pour terroristes, et le président et sa maîtresse sont partis en train pour leur vacances à Brégançon. On se croirait en plein Goldoni ; il est hors de question de continuer de s’occuper de ses affaires, il ne faut pas se demander si l’on est ruiné ou au bord de la ruine, une seule préoccupation : « partir en villégiature » et s’y montrer avec sa dulcinée dans sa maison de campagne. La normalité flirte avec la désinvolture. Le slogan, « je suis comme vous », est une insulte pour ceux qui sont obligés de continuer de travailler pour la simple raison qu’ils viennent de trouver un boulot après une période de chômage. La franchouillardise de ce Monsieur Prudhomme (qui a oublié son exclamation devant la mer : une telle quantité d’eau frise le ridicule !) s’étale dans ses haines affichées de certains excès, et son obstination butée sur ses convictions. Le calendrier du premier ministre n’est pas disponible sur le site du gouvernement, le calendrier du président de la république s’arrête au 1er août sur le site de l’Elysée ; se reposent-ils après avoir assommé une grande partie des français d’un substantiel relèvement des impôts ? ou bien réfléchissent-ils à quelque nouveau tour de vis fiscal ? ou encore méditent-ils sur une révolution des mœurs de ceux qui ne leur ont rien demandé ? Diriger un pays ne peut se borner à humer le vent, lancer des piques contre les riches ou la finance, prendre le contrepied systématique de son prédécesseur, et faire la sieste pendant l’été. L’oisiveté troublante du gouvernement a eu pour corolaire l’absence de réformes structurelles proposées au parlement, pourtant réuni en séance extraordinaire : il n’a voté que les plus ordinaires des lois, consistant à boucher les trous du budget par des recettes exceptionnelles. Pic et Ploc (François et Jean-Marc) nous font de la figuration, nous endorment avec leur catéchisme socialiste, nous bercent de leur normalité. Le réveil va faire mal.

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Published by olivier seutet - dans politique
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