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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:16

Un pays sans nom, passé d'une dénomination fleurant le département IIIème république (l'Oubangui-Chari, coincé entre l'Orne et le Pas de Calais), à une appellation improbable, la république Centrafricaine; centre de rien du tout, au milieu de nulle part, perdue entre les confins du Sahel et les franges de la forêt vierge.

Un pays sans histoire, sinon celle de l'errance d' anciens esclaves bantous fuyant les razzias des peuls, puis celle du travail forcé au service de misérables entreprises forestières et minières, enfin celle de l'humiliation sous le joug de despotes obscurantistes; trop excentrique pour faire partie d'un quelconque empire, oublié des bienfaits de la colonisation, ravalé parmi les pays les plus malheureux de la planète par des gouvernements de malfrats.

Que va faire la France là-bas : empêcher des massacres en confisquant les armes ? Dans un pays plus grand que la France avec un millier d'hommes qui sillonneront le terrain ? C'est un mensonge ou une plaisanterie ! Affirmer la présence de la France dans un pays aux abois ? Celà fait un an que la situation s'était détériorée, que les forces de l'ordre en uniforme (policiers, douaniers, gendarmes) avaient disparu; il fallait s'en apercevoir avant et ne pas arriver trop tard ! Rendre confiance en notre pays aux nations avoisinantes ? Qu'ils fassent leur police pour ne pas être contaminés !

"Il fallait indiscutablement que la France intervienne en Centrafrique" assène le belliciste Bernard Guetta, chantre de la guerre en Lybie, en Syrie, au Mali, et fidèle porte-parole de la pensée élyséenne. Il fallait surtout, où y aller beaucoup plus tôt, lorsque la Selenka a renversé le régime existant, où assurer le commandement et la logistique de troupes des pays voisins. Il ne fallait pas se lancer dans un bourbier, sans les moyens nécessaires, sans les appuis indispensables, et beaucoup, beaucoup trop tard.

Hollande dit, la lanterne à la main :
J'ai beau chercher, où est ma stratégie ?
Elle était là pourtant hier matin.
Me l'a t’on prise ou l'aurais-je égarée ?
Prodige heureux ! La voilà, la voilà !
Ô ciel ! Que mon âme est ravie !
Mais non, qu'est-ce donc que cela ?
Ma foi, encore une armée ennemie.

On ne bataille pas aux quatre coins du monde, sans missions, sans objectifs, sans moyens, au seul nom de la lutte contre l'oppression.  C'est la politique du père Ubu.

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Published by olivier seutet - dans monde
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