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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 15:26

Hollande fut qui Mali panse. Un héros nous est né, un chef nous est donné.

Au fracas des Mirag' qui bombardent l'Adrar,

Superbe, maitrisant son parti qui s'effare,

Dans le Sahel ébloui,

l'Imperator flamby.

Un délire politico-médiatique entoure la décision du président de faire intervenir nos troupes au Mali : avec une mâle assurance certains nous assènent l'exigence de l'union nationale; mais enfin que diable, la mobilisation générale n'a pas été proclamée, personne ne nous a demandé d'apporter l'or caché dans nos matelas  à la Banque de France pour financer l'effort de guerre, il ne s'agit à tout prendre que de sauver le régime sans légitimité de Bamako. D'autres s'extasient sur l'esprit de décision du soi-disant aboulique : il a su renier ses promesses de campagne pour lancer nos braves pioupious dans un raid contre les méchants islamistes du Sahel; oui, mais pourquoi maintenant, pourquoi avoir attendu janvier, tout était en place depuis des mois pour qu'AQMI soit attaque le sud du Mali, soit tente de déstabiliser le Niger; attendait-on que les terroristes soient mieux armés, plus organisés logistiquement ? Et le concert de silence de la gauche humanitaire, droit de l'hommiste, sur la répression violente par l'Algérie de la tentative de prise d'otages d'In Amena ? Il faut souscrire au nom de la raison d'état ?

Comme tous les indécis il a pris sa décision trop tard : c'est Gamelin lançant ses troupes une fois que les allemands ont attaqué, après avoir attendu des mois derrière sa ligne Maginot. Il aurait du penser à la remarque de Mac Arthur : toutes les défaites s'expliquent en deux mots "too late".

Inaccessible aux leçons récentes de l'histoire, il n'a pas su analyser la difficulté de lancer des troupes au sol, suréquipées, contre des guérilleros sous-équipés pouvant se fondre dans la population ou se protéger par des boucliers humains. Les frappes aériennes, faites à temps, auraient pu au moins anéantir la logistique, en plein désert, des katibas de terroristes.

Il n'y a aucune raison pour ne pas critiquer une mauvaise décision, prise au mauvais moment.

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Published by olivier seutet - dans monde
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