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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:25
Pourquoi cette analyse sexiste du gouvernement : parité entre hommes et femmes ? La capacité à réagir à la crise en dépend ? Comment concilier l’égalité entre tous les citoyens et cette règle de quota absurde. Pourquoi cette analyse raciste du gouvernement : nombre de personnalités issues de la diversité ? L’origine ethnique ou culturelle pèse-t-elle dans la création d’une « dream team » ? Comment laisser supposer qu’un gouvernement est une sorte d’image de la société, alors qu’il ne devrait être que la sélection des plus aptes à nous faire sortir de la crise. Quant on se penche sur ce gouvernement le mode de sélection laisse rêveur : - pas de scientifiques ou d’ingénieurs ; une population probablement inapte à promouvoir des idées et des actions sur l’arrêt des délocalisations, le renouveau de notre tissu industriel ; la pauvre Marie Curie aurait été bien dépitée de constater qu’une fois une gerbe de fleurs déposée à ses pieds, tout le monde lui tourne le dos ; - peu de gens issus du monde de la production des biens et des services ; je n’ai relevé que Benguigui, Arif, Carlotti et Duflot ; autant dire des deuxièmes couteaux cantonnés à des postes mineurs ; personne venant de l’usine, des champs, des activités financières, commerciales ; - une flopée d’enseignants (10 si j’ai bien compté) dont la vocation, si je ne m’abuse, est plus de discourir que d’agir, de transmettre des savoirs que d’écouter des doléances ; - une flopée de fonctionnaires ou assimilables (1à encore une dizaine) dont la dévotion à leur carrière politique (baptisée lutte pour ses convictions) est plus marquée que leur attachement au service public (leur carrière est plus riche en mandats électoraux, en postes d’attachés parlementaires, voire en détachés auprès d’organismes politiques, qu’en fonctions administratives au sein de ministères) ; - un petit bouquet de professions libérales (5 juristes, 3 médecins, 1 journaliste) pour égayer les discussions du conseil du mercredi, d’une touche de fantaisie. Ce n’est pas une équipe de rêve, c’est une équipe de cauchemar. Comment imaginer que par un coup de baguette magique des personnes sans expérience économique, sans vécu industriel, sans connaissance financière, qui n’ont connu que des carrières au sein de la France, vont trouver brutalement les intuitions nécessaires pour se colleter avec la mondialisation, les pays émergents, la désindustrialisation, la puissance germanique, la modernisation (ou pas) de l’Islam. La triste réalité est celle d’ un gouvernement élaboré dans le respect d’idéologies dominantes, par une camarilla de fonctionnaires qui s’est réservé l’essentiel du gâteau.

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