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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:52

Je ne sais pas ce qu’est une croissance verte. Je ne sais pas ce qu’est le développement durable. Expressions généralistes, sous-tendues d’idéologie, permettant à coup sur de faire la guerre au « productivisme » (ce qui est un comble, comment peut-on être ennemi de la productivité !), aux activités décrétées « polluantes » (ce qui d’un souci louable est devenu une discrimination contre la quasi-totalité des activités humaines hormis l’agriculture bio, la construction d’éoliennes ou de capteurs photovoltaïques et encore quelques autres du même acabit).

Les querelles d’experts sur le climat ne me semblent pas avoir plus d’intérêt que les discussions des siècles passés entre experts théologiens sur le sexe des anges ; luttes stériles sur des domaines non maîtrisés. Les ultimatums sur la biodiversité relèvent du folklore : a-ton jamais entendu parler de la défense de telle ou telle bactérie, voire de tel ou tel virus ; protéger les espèces n’implique pas de tout protéger afin de rester à une époque particulière de la création.

Mais œuvrer pour la sobriété  est un véritable combat. Ne pas dilapider les richesses de nos sols et de nos sous-sols. Ne pas jeter nos déchets à tort et à travers. Réutiliser, recycler les objets vieillis, passés de mode, inutiles ou inutilisés. Gigantesque et vieux combat : toutes les civilisations ont aspiré à donner de l’ordre là où régnait le désordre naturel ; et le gaspillage est l’essence même du désordre ; malgré nos prétentions notre civilisation n’est pas différente sur ce plan de celles qui l’ont précédée. Là où le combat me paraît un peu faussé est que la responsabilité du gaspillage repose essentiellement sur les producteurs, alors qu’en réalité elle est le fait des consommateurs. Le producteur cherche logiquement à garantir ses ressources et à augmenter sa productivité ; bien entendu à condition que lui soit imposé un minimum de règles pour prévenir un butinage court-termiste ; le consommateur n’a guère d’autre logique que son porte-monnaie et/ou son plaisir. Le combat pour la sobriété est difficile parce qu’il demande une mobilisation générale pour consommer plus de façon intelligente. Il faudrait introduire l'idée d'augmenter la productivité de ses consommations, de moduler son plaisir en fonction de celui des autres. Pas évident dans une société soucieuse de liberté.

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Published by olivier seutet - dans environnement
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