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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 11:41

Qu'une caricature de sexualité soit pratiquée dans l'intimité de chambres ne dérange pas grand monde tant qu'elle n'implique pas l'exploitation ou la souffrance de l'un des partenaires; Marguerite Duras en déclarant que "plus encore que son amant l'homosexuel aime l'homosexualité" ne traduisait-elle pas profondément que ce type de relation n'est qu'une ébauche, une tentative de réalisation angoissée d'un absolu que certains sont inaptes à atteindre. Que cette caricature soit présentée comme devant recevoir une approbation de la part de ceux à qui elle ne plait pas relève d'un exhibitionnisme guère surprenant; mais il y a une différence à respecter entre supporter (nécessaire), et accepter (possible mais non obligatoire) voire cautionner (pas obligatoire du tout). Plus insidieuse a été l'idée que ceux qui pratiquent ces contrefactions veuillent établir un droit des contrefacteurs à bénéficier d'une égalité avec les non-simulateurs : ils veulent d'abord bénéficier des avantages de la solidarité nationale, puis ils veulent pouvoir hériter; ce fut l'idée d'un PACS élargi aux homosexuels. La logique du système s'est imposée d'elle-même après, car après tout il ne s'agit que d'un degré de plus dans un raisonnement pervers : après les droits pécuniers, il faut entériner le droit à la famille et vient la proposition du mariage qui consacre le faussaire dans la vie sociale. Et la navette se dévide encore : ils ne peuvent pas avoir d'enfant ? Qu'importe ! Qu'ils puissent en obtenir par l'adoption, la PMA et la GPA.  La mascarade bat son plein, et les bateleurs tournent autour de la scène en criant que la pièce est géniale, qu'elle a déjà eu beaucoup de succès dans quelques pays étrangers, que c'est un must pour les gens branchés. Mais  en réalité ce n'est qu'une farce, un numéro de café théâtre. Pas drôle puisqu'elle fait participer au spectacle des enfants qui n'ont pas demandé à y jouer. Sinistre quand elle tente de faire croire que le mensonge est l'essence du progrès. Pesante à nous ressasser que ne pas participer au triomphe de cette représentation biscornue est le signe de la haine, de l'homophobie, de la réaction cléricale, de l'incompréhension de l'évolution des moeurs.

Si l'évolution des moeurs est l'acceptation du mensonge, de son installation dans les institutions, de sa reconnaissance comme une perfection éthique, eh bien je suis hostile à l'évolution de ces moeurs là.

 

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Published by olivier seutet
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