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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 13:10

L'égalité devant la loi, entendue comme l'abolition de tout privilège lié à la naissance est mise à mal avec les lois qui prescrivent des peines en fonction d'une origine ou d'un sexe.

L'égalité politique, entendue comme le droit d'élire et le droit d'éligibilité attribué à tous les citoyens majeurs, est mise à mal avec  l'idée que des droits de votes à des élections locales puissent être attachés à l'idée de résidence fiscale.

L'égalité sociale qui implique l'abolition de l'héritage, le droit à l'emploi, l'impôt progressif, est une idée révolutionnaire portée en particulier par Robespierre, reprise par les communistes, et  appliquée sans consistance par les gouvernements occidentaux  ils taxent les héritages sans les supprimer, ils remplacent le droit au travail par un droit à la solidarité (retraite, chômage, allocations), ils appliquent avec enthousiasme la progressivité de l'impôt.

A ces divers types d'égalité plus ou moins travestis, ou abimés, le libertaire veut en ajouter une qui abolirait les différences physiques, intellectuelles, caractérielles. L'inaptitude physique ou intellectuelle ou caractérielle doivent être gommées au nom de deux principes :

- celui de la liberté de chacun de faire ce qu'il veut en dépit de ses déficiences; l'idée que les talents de chacun ne sont que des privilèges de la naissance ou de l'éducation; que les déficiences physiques, les lacunes intellectuelles, les déviances ne doivent a contrario pas être prises en compte par quiconque dans ses souhaits de vie;

- celui de la compassion des autres qui doivent exprimer de l'admiration pour celui qui nie son handicap physique, intellectuel ou caractériel; qui doivent aider un individu à s'exprimer là où il n'a pas de capacités au lieu de l'aider à se développer là où il a des talents.

C'est cette dérive libertaire qui a commencé à fausser le principe essentiel de l'égalité devant la loi en y introduisant des notions de sexe ou de race (quotas, peines aggravées); c'est elle qui voudrait attenter à l'égalité politique en répudiant la notion de citoyenneté au profit de celle de résidence ; c'est elle qui au nom d'un relativisme généralisé veut maintenant nier la réalité du couple sexué, de la famille par le sang : il n'existe pas de loi naturelle, le chaos de la nature n'est organisé que par le désir individuel.

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Published by olivier seutet
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