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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:58

Tous les gouvernements européens parlent de restrictions budgétaires, d’économies de fonctionnement. Dans le même temps  personne ne semble interloqué par le programme de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre sur la période 1990-2020 ; la commission européenne  le chiffre à 70 milliards d’euros pour la période de 10 ans à venir (elle désirerait même le porter à  81 milliards pour atteindre un objectif de réduction de 30%). La question de la pertinence d’un tel investissement devrait être posée.  Pour au moins deux raisons : son fondement théorique,  son opportunité.

Sur le fondement théorique du caractère anthropique de l’augmentation des quantités de certains gaz à effet de serre, la polémique enfle. Les modèles fournis par le GIEC sont de plus en plus controversés par ceux qui pointent ses approximations théoriques sur en particulier le rôle de la vapeur d’eau et des nuages. Le problème aujourd’hui n’est pas de savoir si le GIEC a raison ou pas, c’est que les modèle doivent être développés et améliorer avant d’arriver à des conclusions justifiant d’actions pratiques. Il parait au moins hasardeux de se lancer des actions sur des bases aussi fragiles.

Sur l’opportunité de l’Europe de s’investir autant sur un sujet qui la concerne beaucoup moins que d’autres régions (les Etats-Unis, les pays émergents) il faudrait au moins se poser la question. Si le sujet est de montrer l’exemple, sans que les plus nocifs suivent, la réponse est claire : négocions d’abord, avant de se jeter à corps perdu dans une bataille inutile. Si le sujet est de développer une « industrie verte », encore faudrait-il la définir : ses contours actuels semblent au moins indécis ; ni les éoliennes, ni le photovoltaïque ne sont à l’heure actuelle, au vu des technologies déjà au point, des secteurs matures ; avant de se précipiter sur des solutions couteuses, ne serait-il pas plus judicieux de continuer la recherche fondamentale et appliquée ; le développement des véhicules électriques est probablement plus prometteur, mais là encore les modèles de voiture proposés méritent beaucoup d’améliorations ; là aussi, comme dans beaucoup d’aventures industrielles, il vaut mieux être le second à l’affut, que le premier qui essuie les plâtres.

Toutes ces remarques ne sont là que pour demander si un investissement aussi massif est bien réfléchi. Comme tout investissement il doit être analysé en terme de marché potentiel (à l’extérieur de l’Europe), en terme de surcoûts potentiels pour les industries existantes encore dans la Communauté,  en terme de retour des fonds ainsi ponctionnés au détriment d'autres initiatives.

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Published by olivier seutet - dans environnement
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