Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 12:00
A Trébeurden, la municipalité impose sur les plages la laisse de mer : « un acte écologique fort » assène-t-elle, symbolique de la protection de la biodiversité. L’art de mal-vivre érigé en principe au nom du sectarisme, et au défi du bon sens. Qui peut croire que le nettoyage des quelques centaines de mètres des trois plages les plus fréquentées par les baigneurs puisse mettre en danger la biodiversité sur les kilomètres de côtes de la commune, sans compter les trois autres grandes plages plus sauvages, et toutes les petites dans les anfractuosités des rochers. Personne sauf les ayatollahs de l’environnement de la municipalité. Qui peut vouloir imposer aux estivants de se baigner dans des eaux troubles, parsemées non seulement d’algues (ah les algues, base de la chaîne alimentaires du littoral), mais aussi de petits débris de plastique (voire de plus gros), avec une faune amusante de méduses et autres sangsues des mers ; qui peut vouloir obliger les adeptes de la plage d’étaler leur serviettes entre les algues en décomposition, les mégots (ils restent dans la fameuse laisse de mer) et autres micro cochonneries ? Les fous et folles du Dieu Vert de la municipalité. La même commune qui asphalte à tour de bras le moindre chemin vicinal, les trottoirs les moins fréquentés, qui déverse en hiver sur la plage de Tresmeur des déchets ramassés l’été, qui laisse 10% des eaux usées non collectées au réseau d’assainissement collectif, qui laisse se pérenniser la pollution visuelle avec la construction de maisons hideuses (il faudrait en faire un catalogue, édifiant !) et la dentelle arachnéenne des fils électriques aériens, qui encourage la pollution sonore avec des spectacles criards au ras des maisons des estivants, voudrait donner des leçons de lutte pour la protection de l’environnement aux usagers de ses sites, à ceux qui sont un des rares atouts économiques de cette station ? Je ne résiste pas au plaisir de citer la prose communale, extraite d'un dossier concocté par ses soins :"Les désagréments que certains ressentent (gêne pour poser sa serviette de bain pendant quelques heures lors d’une belle journée d’été, parfois légères odeurs, mais pas forcément désagréables ) sont mineurs par rapport à l’enjeu réel : protéger le capital des générations futures en leur léguant des plages authentiques et un littoral vivant…". Tout est dit : les gênes (forcément mineures pour le scripteur juge et partie), ne sont que la contrepartie du maintien d'un littoral vivant (... et déserté par les vacanciers, et par conséquent les locaux qui en vivent).

Partager cet article

Repost 0
Published by olivier seutet - dans tregor
commenter cet article

commentaires