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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 11:20

Problème d’information :

-          l‘Erika contenait 37 000 tonnes de fioul lourd qui se sont répandus en Bretagne,

-          l’Exxon Valdez venait de charger 180 000 tonnes de pétrole brut et en aurait déversé 40 000 tonnes,

-          l’Amoco Cadiz avait une cargaison de plus de 200 000 tonnes de pétrole brut qui s’est quasi intégralement déversée dans la mer.

Le puits, au large de la Louisiane déverserait entre 200 tonnes  et 700 tonnes par jour de pétrole brut (800 000 litres). Ce qui veut dire qu’il faudrait au minimum 2 mois de fuite au même débit pour approcher les quantités de l’Exxon Valdez. Corinne Lepage qui se prend les pieds entre les barils, les litres, les tonnes, croit devoir déclare que  « c’est comme si on avait un Erika tous les jours ». Comme d’habitude la dernière catastrophe est toujours déclarée la plus désastreuse, au mépris de vérités élémentaires.  Quant aux onze employés disparus dans l’explosion de la plate-forme ils ont disparus des informations  au profit du sort douloureux qui menace les oiseaux et poissons : « eux vont y passer ! » comme s’exclame toute émue la même et cynique Corinne Lepage.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 09:37

Extravagant enthousiasme médiatique pour les éoliennes à l'occasion du Grenelle 2. Ceux qui s'y opposent sont bien entendu des lobbies actionnés par des industriels cyniques, ceux qui sont pour sont des écologistes responsables dont l'influence monte dans la population. Et pourtant :

- les éoliennes c'est moche ; l'argument est faible, mais il n'y a pas lieu de l'occulter;

- les éoliennes c'est cher ; avec un prix moyen de l'ordre de 60 à 70 dollars le baril, le prix moyen de marché de l'électricité produite est de l'ordre de 55 euros par mégawattheure (voire moins pour la France grâce à son parc nucléaire); le prix de production de l'électricité éolienne est supérieur à 80 euros en supposant des économies d'echelle par rapport à aujourd'hui; 40% plus cher au moins ! [source Coe-Rexecode]

- les éoliennes c'est inefficace; elles produisent quand il y a du vent donc pas nécessairement quand on en a besoin; pour pallier ce sérieux inconvénient on associe toujours à un parc d'éolienne une centrale thermique fonctionnant au ralenti pour prendre le relai en cas de saute de vent; bonjour pour le coût supllémentaire !

N'y aurait-il pas de l'idéologie qui obsurcirait le raisonement ?

 

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:16

On ne finance la solidarité que par l'emploi. C'est une approche extraordinairement malthusienne qui consiste à diminuer les prestations (encore qu'il faille certainement réformer pour rétablir l'équilibre entre retraités du privé et retraité du public) ou augmenter impôts, taxes ou prélèvements sur ceux qui cotisent déjà. Il faut à tout prix augmenter le nombre des cotisants.

Mais c'est là que la bât blesse : car augmenter les cotisants, permettre la création d'emplois, inciter à la création de nouvelles entreprises, ou inciter à investir les entreprises existantes demande une révolution culturelle :

-  certainement l'instauration d'une protection de nos productions nationales contre le dumping monétaire et social des pays émergents, grâce par exemple à la TVA sociale,

- la réforme complète du droit du travail, afin de passer d'une philosophie axée uniquement sur la protection de l'emploi, à celle où l'on protège les intérêts financiers des salariés (salaires, augmentation substantielle des indeminités de rupture ou de licenciement) 

- l'abandon de tous les droits de cession immobilière afin de faciliter la mobilité géographique,

- la réforme de toutes ces autorisations demandées à l'état (permis d'exploiter, permis de construire, etc...) afin de les rendre plus simples, plus rapides, moins susceptibles de recours de toutes sortes de mauvais coucheurs devant les tribunaux,

- la déductibilité des dividendes de l'assiette de l'impôts sur les sociétés afin d'inciter les investisseurs privés à apporter leurs fonds en capital et alléger la tutelle des entreprises par les banques,

- bien entendu, dès que celà sera possible (une fois l'état et les collectivités territoriales dégraissées), l'allègement des ponctions fiscales; et , au moins, à titre provisoire, des engagements forts pour ne pas aggraver la fiscalité des entreprises et des salariés à tout bout de champ.

 

Rien n'empêche la création d'un nouvel eldorado économique en France. Les atouts géographiques sont immenses. La population est éduquée et nombreuse. L'épargne privée est prête à s'investir. Encore faut-il, et c'est beaucoup, du sens économique chez les politiques (qui en sont largement dépourvus, étant donné leur recrutement), la dissolution d'une caste technocratique (à Bruxelles, à Paris, en Région) qui étouffe l'initiative à force d'ouverture de parapluies,  l'abandon provisoire de programmes fumeux comme le Grenelle de l'Environnement, la directive Reach, la foultitude de règlements communautaires qui pourissent la vie quotidienne. Le progrès passe par l'expansion économique et non par l'inflation règlementaire.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 11:04

La démocratie présente un vrai problème,  elle tend à faire émerger

-          des médiocres (les Estrosi, Balkany, Morano, Sarkozy) qui assimilent vulgarité à franchise, manque de culture à proximité des « vraies gens », impulsivité et réactivité, frénésie et activité,

-          des ratés (les Bayrou, Aubry, ) qui pensent que leurs échecs passés sont amnistiés, voire valorisables ,

-          des fausses valeurs (Kouchner qui n’en finit pas de porter son sac de riz, Delanoe qui n’arrête pas d’ensabler notre capitale, Lagarde qui parle anglais, Royal la vendeuse de chabichou )

-          des traitres  décharnés (Morin, Besson,  )

-          des défenseurs de fonds de commerce (Lepage est la plus risible, Le Pen le plus sinistre,  Besancenot le plus inquiétant)

Tous ces demi-sels encombrent la scène au détriment de personnalités qui ont du soit s’éloigner (Strauss-Kahn au FMI, Juppé à Bordeaux), soit se mettre en demi-teinte (Fillon et Mam au gouvernement, Valls et Moscovici au PS), soit encore camper ailleurs aux frontières du monde politique et leurs noms sont peu connus.

 

La valeur d’une classe politique est essentielle pour le bon fonctionnement de la démocratie . Deux exemples dans l’actualité récente sont significatifs. En Grèce, un monde politique indigne, incompétent et populiste a précipité le pays vers la ruine. En Belgique,  aux dires de la population , la médiocrité de la classe politique conduira le pays à l’éclatement .  Et ce sont pourtant deux démocraties ! Pour restaurer la valeur de la classe politique française il serait bon de mettre en place les instruments nécessaires :

-          ils doivent être bien payés, bien logés,

-          les règles de non-cumul doivent être renforcées et appliquées ,

-          des règles de non renouvellement pour un même mandat doivent être instaurées (elles n’existent, je crois, que pour le mandat de Président de la République),

-          toutes les règles de discrimination positive doivent être interdites

Ce n’est qu’à ces conditions que l’on peut espérer, enfin, un renouvellement, un appel d’air frais, la sortie des caciques.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 11:02

Comme le dit Lies Hebbadj il n’est nulle part interdit d’avoir trois maîtresses en plus de son épouse mariée civilement ; il n’est pas plus interdit d’avoir douze enfants qui peuvent permettre à chacune de ces maîtresses  de bénéficier d’un certain nombre d’allocations de parent isolé. Il est difficile de réglementer le mode vestimentaire, sans sombrer dans le ridicule. De toute évidence le problème de l’Islam en France ne peut relever du domaine législatif. Il est un problème culturel.  Un problème culturel qui doit être résolu par l’ensemble des musulmans de France. Mais ils sont pour l’instant incarnés par une instance le Conseil Français du Culte Musulman qui n’est absolument pas représentative, et qui n’a pas de charte de conduite vis-à-vis de l’ensemble des pratiques culturelles de l’Islam : quelle est son opinion sur la femme adultère ? sur la polygamie et son corollaire la polyandrie ? sur les mariages mixtes (musulmane et non musulman/musulman et non musulmane) ? sur l’éducation dans les couples mixtes ? sur les cas possibles de non respect du ramadan ?

S’il est une réforme législative nécessaire, c’est plutôt là qu’il faudrait agir pour instaurer une véritable instance représentative et responsable.  Napoléon en créant le Grand Sanhédrin n’avait pas hésité à leur soumettre douze questions auxquelles ils  devaient répondre pour s’assurer de la  bonne intégration de la religion juive dans l’espace culturel d’alors. Pourquoi ne pas reprendre ce bel exemple ?

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 10:13

Que l'euro soit en train d'agoniser sous sa forme actuelle est une évidence. Le monde s'est tout d'un coup aperçu que l'euro n'existait pas comme monnaie unique : les prêteurs ne prêtent pas à la zone Euro mais à différents pays avec différents risques. La Grèce emprunte en fait en drachmes libellés en euros, la France en francs libellés en euros. L'euro fort ne sert plus à emprunter à bas taux, son rôle s'est restreint à importer à bas prix et à exporter à prix élevés.
Exporter à prix élevés tue de toute évidence toute possibilité d'expansion économique; la déconstruction de l'euro est donc nécessaire pour relancer l'ensemble de l'industrie européenne. Mais la déconstruction brutale (la sortie de l'euro du jour au lendemain) risque d'être épouvantablement douloureuse pour les consommateurs, et surtout les salariés  (renchérissement immédiat de tous les produits importés et en particulier de ceux de l'énergie). Au lieu de prêter de l'argent à des pays difficilement solvables (voire insolvables comme la Grèce), ne serait-il pas possible d'explorer la piste  d'une restauration limitée des monnaies nationales; quelques importations de première nécessité (les produits énergétiques, les produits alimentaires) seraient eux achetés directement par la zone Euro en Euros (ou bénéficieraient de la garantie de la zone Euro); celà permettrait de gérer la transition, préserverait les pays qui sortent de la zone euro du chaos de l'hyperinflation, de garder l'euro comme monnaie de réserve. Mais la cohabitation est-elle possible entre une bonne monnaie et des monnaies locales ? Oui peut-être à titre transitoire.

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 16:51

L’égoïsme allemand ! Les turpitudes des banques ! L’infamie du FMI !

Il serait temps que les grecs arrêtent d’admirer leur nombril et de stigmatiser les attitudes de leurs possibles prêteurs. Ils sont les responsables de la gestion économique de leurs pays depuis des décennies  soit directement en fraudant un maximum le fisc, soit indirectement en portant au pouvoir des politiciens incompétents qui ont oublié que le futur se construit en luttant pour accroître la prospérité économique.

Les plans de rigueur annoncés sont à l’évidence pour les prêteurs potentiels (même la France) insuffisants ; ou les grecs consentent des efforts significatifs en matière de réduction du nombre de fonctionnaires, de réductions de salaires, d’augmentation de TVA ou  la médication sera imposée brutalement de l’extérieur s’ils sortent de l’euro et dévaluent substantiellement.  La réalité économique d’un pays qui a cru trop longtemps pouvoir vivre au-dessus de ses moyens en empruntant au taux préférentiel du mark apparaît crûment.  On ne peut vivre sans produire ; on ne peut importer si l’on exporte pas ; même la réalité des entrées de devises par les touristes va montrer sa fragilité si le pays entre dans une période de désordre.  Il faut marteler que la compétitivité n’est pas seulement un slogan de capitalistes assoiffés de profit, mais une absolue nécessité pour un pays qui entend défendre son niveau de vie. Ce qui arrive à la Grèce est une aubaine pour tous les autres pays européens : il ne s’agit plus de jouer avec des amuse-gueules, mais de savoir sacrifier l’accessoire pour préserver l’essentiel. Et l’essentiel ne sont pas les avantages acquis de quelques uns, l’état providence, et le maintien du pouvoir d’achat : tout cela peut disparaître en quelques jours : l’Argentine en a fait l’expérience il y a peu d’années ; c’est le risque que court la Grèce si elle n’accompagne pas ceux qui veulent lui prêter des fonds en restructurant complètement sa fonction publique inapte et en relançant l’effort d’entreprendre.

Je ne suis pas sur que la Grèce dispose d’un de Gaulle capable de leur dire qu’une bataille est perdue mais que la guerre n’est pas finie.

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 10:05

Mais pourquoi donc la Grèce ne quitte-elle pas la zone euro ?  Pourquoi donc ne dévalue-t-elle pas brutalement de 40% ? Pourquoi donc ne restaure-t-elle pas ainsi sa compétitivité ?

Parce que la Grèce n’a guère conservé qu’une seule industrie, le tourisme et importe quasi toute sa consommation ; une dévaluation brutale de 40% c’est une montée des prix intérieurs mécanique et immédiate, donc une amputation des niveaux de vie qui va tendre vers  40%. C’est probablement ce qui va arriver. Mais on comprend que le gouvernement grec se donne des délais pour faire passer une potion aussi amère. Mais on comprend que les pays européens lui accordent ces délais pour lui donner la chance de préparer sa sortie de la zone euro dans des meilleures conditions, c’est-à-dire une fois sa fonction publique pléthorique assainie, sa faculté de prélever l’impôt restaurée après la chasse à la fraude fiscale intensifiée.

Ce qui arrive à la Grèce est caricatural. Un pays qui vit au-dessus de ses moyens en important ce dont il a besoin, donc mécaniquement en s’endettant d’abord normalement, puis pour finir entre les mains des usuriers.  D’autres pays feraient bien d’en prendre de la graine. La dévaluation n’est jamais une solution. Elle n’est qu’un des outils d’accompagnement d’une politique de restauration des finances publiques,  de relance de la production interne, d’effort d’austérité pour privilégier l’exportation par rapport à la consommation intérieure.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:32

Il ne fallait pas signer Maastricht. Il ne fallait pas créer l’Euro. Deux décisions qui ont conduit a assimiler de façon absurde une politique ultra-libérale d’abandon des protections des marchés intérieurs, et une politique ultra-technocratique de gestion de la monnaie.  Les conséquences funestes en ont été la désindustrialisation accélérée dans beaucoup de pays européens (dont la France) et la possibilité de vivre au-dessus de ses moyens pour des pays qui pouvaient emprunter à bas taux en laissant filer leurs déficits budgétaire.

Les pendules sont brutalement remises à l’heure : l’état (les états comme la France, la Grèce et d’autres) ne crée pas de richesses , il permet de favoriser cette création par les entrepreneurs et les individus ; tous les déficits budgétaires accumulés depuis trente ans n’ont pas permis de stopper la désindustrialisation.  Les peuples qui ont accepté cette gestion doivent en payer la note en diminuant leurs dépenses pour rembourser.

Le seul challenge des politiques est de tenter de sortir par le haut, en tâchant d’éviter la paupérisation ; la seule stratégie qui me paraît concevable est de tenter de relancer l’activité de production sur notre sol, en oubliant les tabous : diminuer les contraintes de toutes natures, abolir des lois trop exigeantes, favoriser au maximum les entrepreneurs, tenter de recréer des industries lourdes (comme l’industrie chimique). Les questions de protection de nos marchés sont cruciales pour que les incitations à produire ne restent pas vaines. Sur ce sujet, je suis un partisan de la TVA sociale, des contingentements, de la PAC. La sortie de la zone Euro me paraît être un sujet à remettre à plus tard : il faut d’abord préparer l’économie à subir une dévaluation avant d’en faire une ; l’histoire pullule de dévaluations ratées.

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:21

Le problème de la réforme des banques ne relève pas de la morale, de l’indignation sur les comportements cupides. C’est la voie qu’ont choisie beaucoup d’hommes politiques, par facilité et démagogie, en stigmatisant le comportement des traders, l’extravagance des bonus ; ce sont peut-être des sujets de régulation, mais très accessoires. La seule préoccupation est de savoir comment les banques peuvent exercer le cœur de leur métier qui est d’accorder des crédits aux acteurs économiques ; et c’est bien ce qui est en cause aujourd’hui. Plus d’un an après le déclenchement de la crise financière on attend toujours le début du commencement d’une instruction sur le renforcement massif des fonds propres des établissements financiers, les premiers pas sur l’indispensable taxation de l’effet de levier dans toutes les entreprises (le rapport Lepetit sera peut-être ce premier pas), un balbutiement sur le mélange des genres entre crédit et investissement. La régulation devrait d’abord s’inquiéter des structures du financement de l’économie au lieu de se focaliser sur la gouvernance et les comportements.

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