Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 16:09

Les assassins courent toujours.  Après avoir autorisé le massacre de plus de cinquante  personnes,  la bande de coupables reste introuvable. Il faut dire que bien que leurs noms soient présents dans les esprits, aucune recherche n’a été lancée pour les identifier et les retrouver.  Loin de s’être volatilisés, ils se sont réfugiés dans des citadelles parfaitement connues : administrations centrales et territoriales, mairies, conseils départementaux et régionaux.  Pas d’enquête diligentée pour identifier les coupables, pas de garde à vue pour faire pression sur les présumés coupables, pas d’interpellation dans leurs refuges, pas d’humiliantes menottes. Rien. Le silence pesant qui règne dans les cimetières.  Le branle-bas de combat pour maltraiter et traquer ceux qui ont eu la veine d’échapper  aux inconséquences des criminels.

La tempête Xinthia  n’en finit pas de surprendre.  Que des zozos aient autorisé la construction de maisons dans des endroits connus comme inondables depuis plus d’un millénaire n’est pas un sujet.  Le principe d’évidence est oublié. Le principe de mise en danger de la vie d’autrui est bafoué.  Seul surnage le vasouillard principe de précaution . Alibi technocratique pour détourner l’attention.

Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:24

La liberté d’expression : sous-entendre que Benoit XVI a été un militant nazi ?

La liberté d’expression : sous-entendre que son frère a été un protecteur de pédophiles ?

La liberté d’expression : avouer que la religion catholique est la seule sur laquelle on peut encore déconner ?

Que Stéphane Guillon s’exprime, ce 6 avril sur France-Inter, avec sa vulgarité coutumière, pourquoi pas. Deux points restent  troublants :

-          Son aveu qu’il ne pourrait pas s’exprimer ainsi sur une autre religion ; il existerait donc des limites au droit d’expression ; les limites inspirées par la peur de perdre son emploi, ou de perdre la vie, j’imagine ; la gouaille de Guillon n’est donc finalement qu’un aveu de faiblesse : mieux vaut attaquer ceux dont on ne craint pas grand-chose ;

-          Sa présence sur France-Inter ; ce qui est malsain n’est pas de brocarder une minorité telle que celle des catholiques militants à travers ses symboles, c’est de ne pas brocarder aussi les autres minorités religieuses ; dans une radio qui se proclame de service public on pourrait attendre une égale distribution de fange sur tout le monde.

Stéphane Guillon est un de ces trouillards qui a trouvé refuge dans la forteresse du bien-pensisme.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 12:33

L’analyse de Guillaume Vuillemey et Vincent Poncet (Institut Turgot) pointe les trois responsabilités du capitalisme d’état dans la croissance désordonnée du capitalisme financier :  une politique monétaire qui favorise les effets de levier et le court-termisme ;  une politique fiscale qui favorise le financement par la dette plutôt que par le capital ; une politique règlementaire qui assomme les PME plutôt que les grands groupes.

Les idées de réformer la fiscalité qui discrimine le capital au profit de l’emprunt, d’alléger l’ensemble des règlementations qui pèsent sur les outils productifs sont des pistes que comme beaucoup d’autres je pense devoir être mises en oeuvre.

Ce qui me parait moins clair est l’idée qu’ils proposent de supprimer le pouvoir de fixation des taux d’intérêt par les banques centrales.  Cela implique-t-il que les banques centrales ne peuvent plus être des prêteurs en dernier recours ?  

Partager cet article
Repost0
3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:04

Un père donne une claque à son fils, il part en garde à vue.

Une députée voulait proposer qu’une loi  interdise la fessée.

Un enseignant est suspendu parce qu’il a osé vouloir sortir physiquement de sa classe un élève qui l’insultait.

Bizarre inaptitude à ne pouvoir faire un distinguo entre maltraitance et gestes  qui se veulent éducatifs. Eternelle rengaine de vouloir imposer par la contrainte un mode de comportement certifié « convenable »  par des « experts » en psychologie, en pédagogie, en éducation des enfants.  Préjugés surprenants de croire que tout geste physique est une atteinte à la dignité, que les enfants ne comprennent que les explications verbales (verbeuses ?). Drôle de tentation de vouloir élargir le monopole de la violence de l’état à d’innombrables domaines privés.  

Ce qui serait amusant serait une proposition de loi rétablissant des châtiments corporels codifiés dans les écoles. On entend déjà les hurlements indignés.

Partager cet article
Repost0
2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 16:02

Comme le dit Alain Rioufol : « Feu à volonté sur les catholiques ». Le dernier exemple en est l’intitulé du  6h30/10h de France Inter, animé (encore pour longtemps ?) par Demorand ce jour de vendredi saint : l’Eglise Catholique et les scandales de la pédophilie.  

C’est un festival anticatholique sur cette radio qui se dit de service public. Par crainte elle n’ose pas attaquer le Judaïsme ou l’Islam. Les seules professions de foi respectées sont l’athéisme ou l’agnosticisme. La seule tolérée est le bouddhisme  version tibétaine.  Lâcheté et complaisance. Surf sur le culte de la personnalité (le Dalaï-Lama contre Benoit XVI), sur l’amalgame (les fautes individuelles deviennent des fautes collectives), sur l’ignorance (chrétiens, juifs, musulmans se retrouvent catalogués dans une même « religion du Livre », ou rassemblés dans des pratiques relevant du « fait religieux »).

Une critique majeure que je ferais à l’Eglise est de ne pas s’élever avec vigueur contre des comportements aussi partisans.

Partager cet article
Repost0
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 10:52

Quand va-t-on privatiser France-Inter ?

Le côté diva du service public est confondant d’autosuffisance pour certains animateurs :

-          Demorand, qui ne peut concevoir  qu’une opinion contraire à la sienne soit défendable ; dès que l’on sort de la route qu’il a tracée, c’est un dérapage ; ce ne sont pas ses idées qui sont en cause mais le mépris qu’il témoigne à celle des autres ;

-          Mermet, militant altermondialiste (pourquoi pas) haineux envers toute un série de catégories qu’il voue aux gémonies ( en vrac : les sionistes, les cathos, les capitalistes, les non-écolos, ) ; encore, le problème n’est pas celui de ce qu’il dit, mais la haine qu’il colporte directement ou par la voix de ses auditeurs ;

-          Guillon, qui s’autocélèbre dans son rôle de l’humoriste qui résiste à la pression des puissants ; il n’est pas rigolo, il est risible ;

-          Clarck, porte-parole du féminisme (très bien), qui ne peut accepter une idée qui ne corresponde pas à ce qu’elle pense sur la morale sexuelle, l’IVG ; elle confond allègrement liberté de parole avec liberté de couper la parole.

Pourquoi appeler cela « service public » ? C’est le service d’un public, animé par des journalistes qui se cooptent.  Le ton n’est pas celui de l’impertinence, comme ils affectent de le croire, il est celui d’un dogmatisme qui reprend les grands thèmes de la gauche bobo.

L’impertinence ne se décrète pas, elle se pratique.  Le ton patelino-ironique utilisé pour  crucifier toutes les personnes qui n’entrent pas dans leurs critères  est une insulte à l’impartialité que l’on est en droit d’attendre d’une radio au service du public.

Il faut rendre France-Inter à ceux dont elle est l’outil, sa place n’est plus au sein d’un organisme subventionné par l’état.

Partager cet article
Repost0
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:23

La demande du préfet Fraigneau à être relevé de ses fonctions est symbolique  de deux travers :

La compassion qu’ une association a réussi à faire monter en épingle autour de cette jeune lycéenne sans papiers est irrationnelle : la jeune fille était en rupture de ban vis-à-vis de sa famille, vis-à-vis de son pays ; elle n’était pas une réfugiée politique, elle n’était pas une réfugiée économique, elle n’avait aucun titre pour demander un asile. Le préfet, en toute logique l’a expulsée vers son pays.

Le président a usé de son pouvoir pour annuler la décision du préfet et favoriser le retour vers la France de cette jeune fille. Il a préféré désavouer son représentant pour se soumettre aux diktats d’une presse en pleurs. Il a (une fois de plus, souvenez-vous du préfet démis pour cause de manifestations anti-Sarkozy) humilié la haute fonction publique, renforcé la tendance naturelle de la préfectorale de n’être qu’un instrument au service aveugle des désidératas du ministre de l’Intérieur et de son patron.

On ne gouverne pas avec des exécutants aveugles et en se soumettant aux mouvements de foule. On hésite pour ce mode gouvernance entre le bateau ivre ou le chien crevé au fils de l’eau.

Partager cet article
Repost0
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 09:42

Deux poids, deux mesures :

Stéphane Guillon pour sa pique sur le physique d’Eric Besson ne mérite « qu’un effort de correction, d’écriture. Non de censure ou d’éviction » suivant Laurent Joffrin dans Libération, relayé par Yvan Levai sur France Inter.

Eric Zemmour , reçoit lui pour ses propos une excommunication : « le tollé soulevé par ses propos n’est pas dû à la pire de ses déclarations, mais à celle de trop » de la part de Caroline Fourest dans le Monde, relayée par Yvan Levai sur France Inter.

Le pitre parfois drôle, trop souvent, et de plus en plus, sinistre, grossier, est amnistié parce qu’il a attaqué Eric Besson, personnalité haïe des médias.

Le pamphlétaire est anathémisé et se voit obligé de rédiger des lettres de contrition, courir les émissions  pour expliquer le contexte de ses propos, sans pour autant être pardonné.

Le pitre s’autocélèbre dans ses interventions : il proclame son triomphe sur les « forces du mal » représentées par Eric Besson, il devient le parangon de la défense de la libre-expression , le nouveau Guy Bedos (autre humoriste qui a sombré jadis dans une béate admiration de ses exploits).

L’un doit se faire humble pour tenter de garder la parole ; l’autre braille à jet continu en ressassant ses « exploits ».

Partager cet article
Repost0
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:42

La tutelle du bien-pensant sur les médias atteint des sommets himalayesques :

-          Il n’est pas permis de n’être pas contre la peine de mort comme Robert Ménard  sur France Inter, sans offusquer le présentateur,  au nom de l’humanisme, proclamé par saint Robert Badinter (que j’admire comme personne, non comme saint),

-          Il n’est pas permis de manifester contre l’IVG ; manifestation choquante proclame Pascale Clarck au Grand Journal, au nom d’un humanisme proclamé par sainte Simone Veil (que j’admire comme personne, non comme sainte),

-          Il n’est pas permis de parler des bienfaits de la colonisation occidentale (car il y en eut, en même temps que des actes de barbarie) comme tentèrent de le faire un temps quelques députés, sans être catalogué comme un héritier nostalgique de l’OAS ou des trafiquants négriers,

-          Il n’est pas permis de s’exprimer comme Eric Zemmour  sur la population carcérale, sans qu’aussitôt il soit menacé de licenciement par son journal, et sans que cette possible sanction soulève un problème chez ses confrères des médias,

 

Sur quasiment tous les sujets (la culture, le régime politique, la sexualité, l’immigration, la nation, le libéralisme, et j’en oublie) il existe un manuel de ce qu’il faut dire et de ce qu’il ne faut plus dire. Et la marée du conformisme atteint même les catégories professionnelles : une infirmière est toujours « admirable » (vous imaginez sur une antenne quelqu’un émettant une critique sur leur travail), un professeur « dévoué » (ne parlez de leur taux d’absentéisme notoire), un journaliste du service public « impartial » (là il faudrait saisir la Halde pour comprendre la discrimination qui empêche le recrutement de personnes aux opinions non conformes). Le moindre écart et la menace de procès pointe.

Chappe de plomb jetée par des gens qui s’octroient le monopole de l’intelligence et de la compréhension.

Partager cet article
Repost0
25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 11:17

Je suis un fanatique de la croissance parce qu’hormis elle je ne vois pas d’autre issue pour améliorer les conditions d’existence de l’ensemble des français, voire au minimum préserver un mode de vie qui convienne à une très grande majorité.

Que cette croissance ne se fasse pas dans l’anarchie est nécessaire pour qu’elle ne s’interrompe pas dans une révolte sociale : elle oblige à refuser le dumping social que pratiquent tant de pays, à éviter les comportements immoraux de dirigeants assoiffés de fric, à utiliser à bon escient et avec retenue les richesses naturelles.

Mais ce nécessaire renouveau du dynamisme économique passe aussi par de douloureuses remises en cause de tout ce qu’on entasse comme contraintes et réglementations :

-          Un état fort sur ses tâches régaliennes est le contraire d’un état obèse, ce qui implique de revisiter le statut des fonctionnaires, et réexaminer la nécessité de tant d’organismes para-étatiques

-          Des lois respectées ne peuvent faire bon ménage avec un maquis législatif et règlementaire, ce qui impose la simplification de la fiscalité (recentrée sur quelques impôts, purgée de ses niches), la modernisation du droit du travail (il est incroyable que ses principes soient ceux de la chambre sociale de la Cour de Cassation et non du législateur), l’amaigrissement du droit environnemental (qui vise plus la désindustrialisation que le respect des personnes et des paysages),

Difficile mariage entre une libéralisation de beaucoup de domaines pour soutenir au maximum l’esprit d’initiative de tous les agents économiques, et un nécessaire état fort pour préserver les plus démunis et les contre-pouvoirs les représentant.

Vos quatre thèmes de réflexion (la croissance,  la lutte contre l’inflation, la réduction des dépenses, la hausse des recettes) et surtout les commentaires dont vous les accompagnez  me paraissent être une excellente amorce.  Je serai heureux d’en suivre le développement.

Partager cet article
Repost0