Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 11:02

Comme le dit Lies Hebbadj il n’est nulle part interdit d’avoir trois maîtresses en plus de son épouse mariée civilement ; il n’est pas plus interdit d’avoir douze enfants qui peuvent permettre à chacune de ces maîtresses  de bénéficier d’un certain nombre d’allocations de parent isolé. Il est difficile de réglementer le mode vestimentaire, sans sombrer dans le ridicule. De toute évidence le problème de l’Islam en France ne peut relever du domaine législatif. Il est un problème culturel.  Un problème culturel qui doit être résolu par l’ensemble des musulmans de France. Mais ils sont pour l’instant incarnés par une instance le Conseil Français du Culte Musulman qui n’est absolument pas représentative, et qui n’a pas de charte de conduite vis-à-vis de l’ensemble des pratiques culturelles de l’Islam : quelle est son opinion sur la femme adultère ? sur la polygamie et son corollaire la polyandrie ? sur les mariages mixtes (musulmane et non musulman/musulman et non musulmane) ? sur l’éducation dans les couples mixtes ? sur les cas possibles de non respect du ramadan ?

S’il est une réforme législative nécessaire, c’est plutôt là qu’il faudrait agir pour instaurer une véritable instance représentative et responsable.  Napoléon en créant le Grand Sanhédrin n’avait pas hésité à leur soumettre douze questions auxquelles ils  devaient répondre pour s’assurer de la  bonne intégration de la religion juive dans l’espace culturel d’alors. Pourquoi ne pas reprendre ce bel exemple ?

Partager cet article
Repost0
27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 10:13

Que l'euro soit en train d'agoniser sous sa forme actuelle est une évidence. Le monde s'est tout d'un coup aperçu que l'euro n'existait pas comme monnaie unique : les prêteurs ne prêtent pas à la zone Euro mais à différents pays avec différents risques. La Grèce emprunte en fait en drachmes libellés en euros, la France en francs libellés en euros. L'euro fort ne sert plus à emprunter à bas taux, son rôle s'est restreint à importer à bas prix et à exporter à prix élevés.
Exporter à prix élevés tue de toute évidence toute possibilité d'expansion économique; la déconstruction de l'euro est donc nécessaire pour relancer l'ensemble de l'industrie européenne. Mais la déconstruction brutale (la sortie de l'euro du jour au lendemain) risque d'être épouvantablement douloureuse pour les consommateurs, et surtout les salariés  (renchérissement immédiat de tous les produits importés et en particulier de ceux de l'énergie). Au lieu de prêter de l'argent à des pays difficilement solvables (voire insolvables comme la Grèce), ne serait-il pas possible d'explorer la piste  d'une restauration limitée des monnaies nationales; quelques importations de première nécessité (les produits énergétiques, les produits alimentaires) seraient eux achetés directement par la zone Euro en Euros (ou bénéficieraient de la garantie de la zone Euro); celà permettrait de gérer la transition, préserverait les pays qui sortent de la zone euro du chaos de l'hyperinflation, de garder l'euro comme monnaie de réserve. Mais la cohabitation est-elle possible entre une bonne monnaie et des monnaies locales ? Oui peut-être à titre transitoire.

Partager cet article
Repost0
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 16:51

L’égoïsme allemand ! Les turpitudes des banques ! L’infamie du FMI !

Il serait temps que les grecs arrêtent d’admirer leur nombril et de stigmatiser les attitudes de leurs possibles prêteurs. Ils sont les responsables de la gestion économique de leurs pays depuis des décennies  soit directement en fraudant un maximum le fisc, soit indirectement en portant au pouvoir des politiciens incompétents qui ont oublié que le futur se construit en luttant pour accroître la prospérité économique.

Les plans de rigueur annoncés sont à l’évidence pour les prêteurs potentiels (même la France) insuffisants ; ou les grecs consentent des efforts significatifs en matière de réduction du nombre de fonctionnaires, de réductions de salaires, d’augmentation de TVA ou  la médication sera imposée brutalement de l’extérieur s’ils sortent de l’euro et dévaluent substantiellement.  La réalité économique d’un pays qui a cru trop longtemps pouvoir vivre au-dessus de ses moyens en empruntant au taux préférentiel du mark apparaît crûment.  On ne peut vivre sans produire ; on ne peut importer si l’on exporte pas ; même la réalité des entrées de devises par les touristes va montrer sa fragilité si le pays entre dans une période de désordre.  Il faut marteler que la compétitivité n’est pas seulement un slogan de capitalistes assoiffés de profit, mais une absolue nécessité pour un pays qui entend défendre son niveau de vie. Ce qui arrive à la Grèce est une aubaine pour tous les autres pays européens : il ne s’agit plus de jouer avec des amuse-gueules, mais de savoir sacrifier l’accessoire pour préserver l’essentiel. Et l’essentiel ne sont pas les avantages acquis de quelques uns, l’état providence, et le maintien du pouvoir d’achat : tout cela peut disparaître en quelques jours : l’Argentine en a fait l’expérience il y a peu d’années ; c’est le risque que court la Grèce si elle n’accompagne pas ceux qui veulent lui prêter des fonds en restructurant complètement sa fonction publique inapte et en relançant l’effort d’entreprendre.

Je ne suis pas sur que la Grèce dispose d’un de Gaulle capable de leur dire qu’une bataille est perdue mais que la guerre n’est pas finie.

Partager cet article
Repost0
24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 10:05

Mais pourquoi donc la Grèce ne quitte-elle pas la zone euro ?  Pourquoi donc ne dévalue-t-elle pas brutalement de 40% ? Pourquoi donc ne restaure-t-elle pas ainsi sa compétitivité ?

Parce que la Grèce n’a guère conservé qu’une seule industrie, le tourisme et importe quasi toute sa consommation ; une dévaluation brutale de 40% c’est une montée des prix intérieurs mécanique et immédiate, donc une amputation des niveaux de vie qui va tendre vers  40%. C’est probablement ce qui va arriver. Mais on comprend que le gouvernement grec se donne des délais pour faire passer une potion aussi amère. Mais on comprend que les pays européens lui accordent ces délais pour lui donner la chance de préparer sa sortie de la zone euro dans des meilleures conditions, c’est-à-dire une fois sa fonction publique pléthorique assainie, sa faculté de prélever l’impôt restaurée après la chasse à la fraude fiscale intensifiée.

Ce qui arrive à la Grèce est caricatural. Un pays qui vit au-dessus de ses moyens en important ce dont il a besoin, donc mécaniquement en s’endettant d’abord normalement, puis pour finir entre les mains des usuriers.  D’autres pays feraient bien d’en prendre de la graine. La dévaluation n’est jamais une solution. Elle n’est qu’un des outils d’accompagnement d’une politique de restauration des finances publiques,  de relance de la production interne, d’effort d’austérité pour privilégier l’exportation par rapport à la consommation intérieure.

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:32

Il ne fallait pas signer Maastricht. Il ne fallait pas créer l’Euro. Deux décisions qui ont conduit a assimiler de façon absurde une politique ultra-libérale d’abandon des protections des marchés intérieurs, et une politique ultra-technocratique de gestion de la monnaie.  Les conséquences funestes en ont été la désindustrialisation accélérée dans beaucoup de pays européens (dont la France) et la possibilité de vivre au-dessus de ses moyens pour des pays qui pouvaient emprunter à bas taux en laissant filer leurs déficits budgétaire.

Les pendules sont brutalement remises à l’heure : l’état (les états comme la France, la Grèce et d’autres) ne crée pas de richesses , il permet de favoriser cette création par les entrepreneurs et les individus ; tous les déficits budgétaires accumulés depuis trente ans n’ont pas permis de stopper la désindustrialisation.  Les peuples qui ont accepté cette gestion doivent en payer la note en diminuant leurs dépenses pour rembourser.

Le seul challenge des politiques est de tenter de sortir par le haut, en tâchant d’éviter la paupérisation ; la seule stratégie qui me paraît concevable est de tenter de relancer l’activité de production sur notre sol, en oubliant les tabous : diminuer les contraintes de toutes natures, abolir des lois trop exigeantes, favoriser au maximum les entrepreneurs, tenter de recréer des industries lourdes (comme l’industrie chimique). Les questions de protection de nos marchés sont cruciales pour que les incitations à produire ne restent pas vaines. Sur ce sujet, je suis un partisan de la TVA sociale, des contingentements, de la PAC. La sortie de la zone Euro me paraît être un sujet à remettre à plus tard : il faut d’abord préparer l’économie à subir une dévaluation avant d’en faire une ; l’histoire pullule de dévaluations ratées.

Partager cet article
Repost0
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:21

Le problème de la réforme des banques ne relève pas de la morale, de l’indignation sur les comportements cupides. C’est la voie qu’ont choisie beaucoup d’hommes politiques, par facilité et démagogie, en stigmatisant le comportement des traders, l’extravagance des bonus ; ce sont peut-être des sujets de régulation, mais très accessoires. La seule préoccupation est de savoir comment les banques peuvent exercer le cœur de leur métier qui est d’accorder des crédits aux acteurs économiques ; et c’est bien ce qui est en cause aujourd’hui. Plus d’un an après le déclenchement de la crise financière on attend toujours le début du commencement d’une instruction sur le renforcement massif des fonds propres des établissements financiers, les premiers pas sur l’indispensable taxation de l’effet de levier dans toutes les entreprises (le rapport Lepetit sera peut-être ce premier pas), un balbutiement sur le mélange des genres entre crédit et investissement. La régulation devrait d’abord s’inquiéter des structures du financement de l’économie au lieu de se focaliser sur la gouvernance et les comportements.

Partager cet article
Repost0
10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 16:09

Les assassins courent toujours.  Après avoir autorisé le massacre de plus de cinquante  personnes,  la bande de coupables reste introuvable. Il faut dire que bien que leurs noms soient présents dans les esprits, aucune recherche n’a été lancée pour les identifier et les retrouver.  Loin de s’être volatilisés, ils se sont réfugiés dans des citadelles parfaitement connues : administrations centrales et territoriales, mairies, conseils départementaux et régionaux.  Pas d’enquête diligentée pour identifier les coupables, pas de garde à vue pour faire pression sur les présumés coupables, pas d’interpellation dans leurs refuges, pas d’humiliantes menottes. Rien. Le silence pesant qui règne dans les cimetières.  Le branle-bas de combat pour maltraiter et traquer ceux qui ont eu la veine d’échapper  aux inconséquences des criminels.

La tempête Xinthia  n’en finit pas de surprendre.  Que des zozos aient autorisé la construction de maisons dans des endroits connus comme inondables depuis plus d’un millénaire n’est pas un sujet.  Le principe d’évidence est oublié. Le principe de mise en danger de la vie d’autrui est bafoué.  Seul surnage le vasouillard principe de précaution . Alibi technocratique pour détourner l’attention.

Partager cet article
Repost0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:24

La liberté d’expression : sous-entendre que Benoit XVI a été un militant nazi ?

La liberté d’expression : sous-entendre que son frère a été un protecteur de pédophiles ?

La liberté d’expression : avouer que la religion catholique est la seule sur laquelle on peut encore déconner ?

Que Stéphane Guillon s’exprime, ce 6 avril sur France-Inter, avec sa vulgarité coutumière, pourquoi pas. Deux points restent  troublants :

-          Son aveu qu’il ne pourrait pas s’exprimer ainsi sur une autre religion ; il existerait donc des limites au droit d’expression ; les limites inspirées par la peur de perdre son emploi, ou de perdre la vie, j’imagine ; la gouaille de Guillon n’est donc finalement qu’un aveu de faiblesse : mieux vaut attaquer ceux dont on ne craint pas grand-chose ;

-          Sa présence sur France-Inter ; ce qui est malsain n’est pas de brocarder une minorité telle que celle des catholiques militants à travers ses symboles, c’est de ne pas brocarder aussi les autres minorités religieuses ; dans une radio qui se proclame de service public on pourrait attendre une égale distribution de fange sur tout le monde.

Stéphane Guillon est un de ces trouillards qui a trouvé refuge dans la forteresse du bien-pensisme.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 12:33

L’analyse de Guillaume Vuillemey et Vincent Poncet (Institut Turgot) pointe les trois responsabilités du capitalisme d’état dans la croissance désordonnée du capitalisme financier :  une politique monétaire qui favorise les effets de levier et le court-termisme ;  une politique fiscale qui favorise le financement par la dette plutôt que par le capital ; une politique règlementaire qui assomme les PME plutôt que les grands groupes.

Les idées de réformer la fiscalité qui discrimine le capital au profit de l’emprunt, d’alléger l’ensemble des règlementations qui pèsent sur les outils productifs sont des pistes que comme beaucoup d’autres je pense devoir être mises en oeuvre.

Ce qui me parait moins clair est l’idée qu’ils proposent de supprimer le pouvoir de fixation des taux d’intérêt par les banques centrales.  Cela implique-t-il que les banques centrales ne peuvent plus être des prêteurs en dernier recours ?  

Partager cet article
Repost0
3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:04

Un père donne une claque à son fils, il part en garde à vue.

Une députée voulait proposer qu’une loi  interdise la fessée.

Un enseignant est suspendu parce qu’il a osé vouloir sortir physiquement de sa classe un élève qui l’insultait.

Bizarre inaptitude à ne pouvoir faire un distinguo entre maltraitance et gestes  qui se veulent éducatifs. Eternelle rengaine de vouloir imposer par la contrainte un mode de comportement certifié « convenable »  par des « experts » en psychologie, en pédagogie, en éducation des enfants.  Préjugés surprenants de croire que tout geste physique est une atteinte à la dignité, que les enfants ne comprennent que les explications verbales (verbeuses ?). Drôle de tentation de vouloir élargir le monopole de la violence de l’état à d’innombrables domaines privés.  

Ce qui serait amusant serait une proposition de loi rétablissant des châtiments corporels codifiés dans les écoles. On entend déjà les hurlements indignés.

Partager cet article
Repost0