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16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 12:48

Ce procès du Bataclan décidément tourne mal. Il valait mieux un procès qu’une absence style Guantanamo, nous sommes quand même plus civilisés que les américains. Mais en faire une sorte de cérémonie pénitentielle pendant laquelle les victimes, incarnation du malheur du monde, bardées d’avocats dont ce n’est pas le métier (les procureurs sont là pour porter l’accusation), exigent la repentance des accusés, hurlent leur impossibilité de faire leur deuil tant que les assassins n’ont pas fait leur acte de contrition, invoquent leur mémoire de l’acte intolérable qu’ils ont subi ? Oui intolérable, mais banal, terriblement banal. Leur destin n’a d’historique que l’atroce répétition des atrocités commises pendant les guerres. On rêve d’un silence digne face aux énormités que distille l’accusé complètement dans son rôle de combattant de la foi. On soupire après les pleurnicheries pieusement recueillies par des journalistes sans dignité des victimes qui ne comprennent pas les motivations des assassins. Mais qu’est-ce qu’ils ne comprennent pas ? Que la guerre est une boucherie ? Que le fanatisme envoute, et pas seulement des imbéciles ? Que tous les jours dans des recoins de notre planète des malheureux se font massacrer, torturer, abuser par des seigneurs de la guerre et les voyous qui leur sont inféodés ?

Si au moins ils exprimaient leur désir de vengeance, leur volonté de combattre, mais même pas ! Un procès barnum.

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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 12:02

La séparation des pouvoirs est remise en cause, une fois de plus, par la mise en examen de madame Buzyn. Cette fois ci par une juridiction d’exception pour des actes de nature politique ; la justice n’a pas à décider si telle décision prise dans le cadre gouvernemental dans le respect des procédures est imbécile, criminelle, fautive ; seul le parlement pourrait en décider. L’empiètement constant fait suite aux extravagances du parquet national financier qui, sortant de son domaine de compétence, a choisi de pourrir de facto la candidature de François Fillon à la présidence de la République en transformant une coutume de népotisme largement répandue en faute majeure ; là c’était une faute commise au sein du parlement, au détriment du parlement, et qui devait relever de l’intervention de ses pairs. Le cancer judiciaire est encore plus flagrant dans l’intervention du conseil constitutionnel qui juge de la pertinence des lois : un groupe de personnes nommées suivant des critères complètement obscurs par quelques grands représentants politiques s’arroge le droit de renverser les décisions du parlement ; le problème n’est pas de savoir s’ils ont raison, s’ils interviennent au nom de « valeurs » qu’ils prétendent trouver dans la constitution, mais de quelle autorité ils se targuent pour juger.

 

Alors pour justifier de ces abus, les parquets et les tribunaux invoquent leur indépendance. Le conseil constitutionnel lui se targue d’être une assemblée de sages. Ces mots ne veulent pas dire grand-chose : indépendants de quoi, de qui ? du peuple ? de Dieu ? Sages par rapport à qui ? aux élites imbéciles qui nous gouvernent ? aux majorités de crétins qui votent ? Les mêmes ressorts sont à l’œuvre dans les deux cas : transformer une situation de circonstance (pouvoir se saisir juridiquement d’un cas plus ou moins clair) en lieu de pouvoir (vieille idée pratiquée par toutes les oligarchies) ; surfer sur les émotions populaires, le goût d’immoler une célébrité, la flatterie de goûts avilissants (toutes les caractéristiques de l’ochlocratie). D’ailleurs qui les contrôle ? Un Conseil Supérieur de la Magistrature qui ne remplit pas son rôle (il suffit de consulter les sanctions qu’il a pris toutes ces dernières années) ; la mort qui taille au hasard dans le cas du Conseil Constitutionnel (elle ne choisit même pas les plus séniles). Il serait temps que les électeurs demandent une réforme de toutes les institutions judiciaires françaises et aussi les tribunaux étrangers qui prétendent nous imposer leurs jurisprudences en matières politique.

 

 

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 10:05

Pourquoi encore disserter sur Macron. Les résultats sont là pour juger le bonhomme : taux de chômage parmi les plus élevés des pays européens, déficit budgétaire monstrueux au-dessus de la moyenne des pays européens, dette publique dépassant les 120% du PIB, et surtout déficit commercial faramineux signe indubitable de la détérioration de la compétitivité française et de l’inéluctabilité de la crise qui se profile pour notre pays. Dans sa descente à Marseille il a persévéré dans ses manies : donner de l’argent qu’il n’a pas à des voyous prospérant dans la drogue, faire de la rénovation immobilière comme projet économique, et proposer des mesurettes  en matière d’éducation ; quelques tics de droites, quelques tocs de gauche sont dérisoires ; où est le grand projet ? Il ne parle ni de l’expansion du port de Fos ni de la réimplantation d’usines dans la zone industrielle à moitié vide derrière ! L’avenir de Marseille est là, pas dans les quartiers nord. Une minorité de français lui avait confié la France, il a accéléré son déclin et de toute évidence, d’après ses discours marseillais, veut continuer dans ses mauvaises habitudes. J’espère bien qu’il n’est ni le reflet, ni le modèle de quiconque, qu’il n’est qu’un vague astéroïde bientôt renvoyé au vide dont il est sorti.

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 10:48

Oublié le travail en équipe. Honni le contact avec les Autres. Ridiculisées la machine à café ou la photocopieuse lieux de convivialité.  Le monde nouveau c’est le travail à distance enfermé dans sa maison de famille perdue le désert français ou exilé dans un bungalow d’un de ces pays tropicaux suffocants d’humidité. Le poste de travail devient un transat et un écran. Et un asservissement de tous les instants à des messages juste reçus ou à envoyer d’urgence.  L’enfermement n’est plus réservé aux délinquants dans les prisons, aux cinglés dans les asiles ou aux vieillards dans les hospices : il est le rêve de jeunes boboïsés, barbus, en tongs et bermuda, au regard pixélisé. A la décharge, le team building, les relations humaines, les flirts avec le boss ou l'assistante. Vive l'ermitage dans le Lubéron ou le lupanar à Bali.

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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 15:54

Il prétendit avoir choisi le nom de règne de François en mémoire de saint François d’Assise, le saint des pauvres et de la paix. Je n’en crois pas un mot. Un jésuite choisir le fondateur de l’ordre méprisé des franciscains : les célébrants de l’intelligence et de l’adaptabilité se référer aux adorateurs des simples et des extatiques ? Non crédible.

Le patron du pape François, in pectore, c’est plus surement François Borgia, de culture espagnole, arrière-petit-fils du pape Alexandre VI et petit neveu du condottiere César Borgia, cofondateur après Ignace de Loyola de l’ordre des jésuites ; il lança ses missionnaires vers l’Amérique du Sud, jusqu’alors chasse gardée des ordres mendiants et vers l’Extrême Orient. Un saint bien plus proche du pape actuel que le stigmatisé François, certes avec un nom plus difficile à porter.

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25 août 2021 3 25 /08 /août /2021 09:23

Réplique du spectacle navrant des jeux olympiques ; aux athlètes qui dépassent leurs limites à force de drogues (baptisées suivi médical), succèdent des pauvres gens déjà lourdement atteints physiquement. Après la fête du fric, l’adulation des corps, la vénération de la compétition pure, voici qu’arrive l’exaltation de la complaisance, l’expression humiliante de la pitié publique, la sucrerie écoeurante des bons sentiments.

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 11:22

Inoubliable meneuse de revue glorifiée avec talent par des artistes. Quel honneur supplémentaire pourrait lui apporter une entrée au Panthéon par le miracle de la couleur de sa peau, et de la liberté de ses mœurs ; elle vient là prendre la place des rares femmes honorées du titre de compagnon de la libération.

P.S. Elle est maintenant dit-on entrée au Panthéon. Heureusement pour elle, c'est faux; elle n'est pas dans cette fausse église, laide, mal construite, sinistre à pleurer. Elle est restée tranquillement là où elle était enterrée et c'est un cercueil vide que l'on a fait semblant de transférer aux sons creux d'un discours d'opérette. Enfin, le principal, comme le signalait un ayant-droit (horrible expression à elle toute seule suintante de cupidité) : l'imposture va relancer la vente des produits dérivés.

 

 

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24 août 2021 2 24 /08 /août /2021 11:18

Femmes qui pensent qu’elles n’ont pas assez de talents innés pour assumer leurs responsabilités ou s’épanouir et qu’il est nécessaire de leur fournir des béquilles législatives. La multiplication des lois inutiles, voire injustes ne plaide pas en leur faveur !

Femmes qui croient qu’il faut extraire des poubelles de l’histoire les artistes de leur sexe qui auraient été injustement méprisées par une coalition de mecs misogynes. A quoi bon faire revivre des œuvres pourries ?

Femmes anti-nietzschéenne qui nous offrent le spectacle comique d’adulatrices « d’une humanité douillettement ouatée qui prend soin de ne se blesser à aucune pierre du chemin … « . En croyant au « progrès de la diminution des instincts hostiles, des instincts qui tiennent la défiance en éveil elles sont l’incarnation du déclin général de notre vitalité ».

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20 août 2021 5 20 /08 /août /2021 10:24

Décidément France-Inter est de plus en plus encombré de voix féminines ou assimilables qui proclament des « valeurs » qui me révulsent :

  • un désir de mort manifesté par la sanctification de l’IVG et de l’euthanasie baptisés droit à l’avortement et droit à mourir dans la dignité ;
  • une haine de la famille qui porte aux nues les grotesques unions ou mariages pour tous, droit à l’enfant pour les lesbiennes tant adoptés que procréés par insémination artificielle (pas encore pour les homosexuels, mais fortement espéré) ;
  • une apologie de la  crainte sur tous les sujets imaginables : peur de la pandémie exprimée par la religion des gestes barrières, peur des variants nouveaux qui pourraient surgir et nous envoyer aux urgences où dans le cercueil ; trouille du changement climatique devenue une espèce de panthéisme de la mère Nature avec l’horreur des blasphèmes qui l’offenseraient ; panique haineuse devant le monde industriel, devant l’agriculture qui tente de nourrir des milliards d’individus, devant le progrès d’une manière générale ;
  • un mépris de la rationalité soutenue par la causalité au profit d’un déterminisme basé sur des statistiques passées et des corrélations ; c’est le triomphe de scénarios du futur que personne ne peut contester sous peine de complotisme, négationnisme, alors que personne ne daigne vous expliquer leur probabilité, leur degré d’incertitude et par-dessus tout le mécanisme explicatif ; 
  • une indifférence au beau au profit du bruyant (musique africaine du nord et du sud), du kitsch (art contemporain), du bavard (littérature inspirée d’instagram centrée sur le nombril) ;

En bref tous les poncifs du caractère féminin sont exploités jusqu’à la corde par des journalistes au langage approximatif : anglicisation à outrance (single …), accords atroces (les quatre « z » auditeurs …), choix hideux des mots (questionnement …), terrorisme lexicographique (écrivaine ...).

 

Une parole d’inculte au service d’une pensée de concierge.

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18 août 2021 3 18 /08 /août /2021 11:51

Désastre américain tant sur le choix de ses alliés en Afghanistan, sur le choix de déverser des torrents de dollars sans vraiment se soucier de leur utilisation, sur le choix de s’appuyer sur un allié fourbe qu’est le Pakistan. Désastre qui démontre une fois de plus le manque de professionnalisme de l’armée américaine : soldats drogués, encadrement qui a laissé se répandre la culture du pavot éradiquée naguère par les talibans, inefficacité du renseignement qui n’a pas vu l’absence complète de combativité des soldats de l’armée afghane légale. Désastre qui laisse planer le doute sur la réelle aptitude des Etats-Unis à assumer leurs responsabilités au sein de l’OTAN, leur promesse de défendre Taiwan contre une invasion chinoise, leur aptitude à peser sur l’Iran ou la Corée du Nord dans leur course aux armements nucléaires.

 

Désastre que doivent assumer les européens qui n’ont jamais joué leur rôle de conseiller avisé de leur allié américain. Ils ont tout au contraire participé à cette aventure pour des raisons que l’on ignore : faire plaisir à leur grand ami ? faire semblant d’avoir un rôle sur la scène géopolitique ?  L’honneur d’un combat juste est de le gagner ; l’échec indique l’obscurité des motifs, l’inadéquation des analyses, le manque de conviction dans la mise en place des moyens. L’Europe paie son manque d’ambition vis-à-vis des grands puissances (en l’espèce les Etats-Unis), sa lassitude de se défendre contre les menaces (en l’espèce islamiste), son égoïsme de rentier satisfait de son actuelle aisance de vie. Elle paiera. Et cela sera juste, car elle tente à tout prix de sortir de l’histoire en espérant passer à côté des catastrophes géopolitiques, en se mobilisant sur des sujets qu’elle ne peut traiter comme la lutte contre le réchauffement climatique, en croyant que l’humanisme est un combat alors qu’il n’est qu’un déni des réalités.

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