Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 18:50

Seul Hubert Vedrine a cru bon de rappeler que le prix Nobel de la paix (pour une fois que ce prix était justifié) avait été décerné à deux personnes : Mandela et de Klerk. Il n'a pas été relayé  sur les ondes le lendemain de la mort de Mandela. Incroyable tour de passe-passe où le tam-tam mondial glorifie l'un des vainqueurs de l'apartheid et passe à la trappe l'autre grand responsable.

Et pourtant Mandela ne serait rien sans de Klerk  :

- qui a commencé à engager des négociations avec l'ANC  en 1989 ? de Klerk .

- comment Mandela a-t-il pu sortir de sa prison en 1990 : il avait les clés du cachot, ou  avait finit son temps d'incarcération ? Non, de Klerk avait ordonné son élargissement sans conditions.

- qui a entamé les longues négociations jusqu'en 1993 aboutissant à l'abolition de l'apartheid et à la rédaction d'une nouvelle constitution ? de Klerk.

 

Ils ont été deux à forger la nouvelle Afrique du Sud, tous deux d'accord pour oublier l'un le mal causé à son peuple et l'autre sa peur de la vengeance.  Mais,  dans une logique raciste, seul Mandela a droit aux honneurs, aux ovations et l'autre  à l'opprobre d'être issu de la minorité honnie. Mandela est mort et entre dans le panthéon des grands hommes, et de Klerk n'est pas encore décédé  mais déjà enterré dans la fosse commune.

Repost 0
Published by olivier seutet
commenter cet article
2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 11:07

Qui est raciste en France ? Pour tenter d' y répondre il faut d'abord se référer à la définition de Levy-Strauss dans Racisme et Culture :

"- il existe une corrélation entre le patrimoine génétique et les aptitudes intellectuelles;

- ce patrimoine est commun à tous les membres de certains groupes humains;

- ces groupes appelés races peuvent être hiérarchisés;

- cette hiérarchie autorise les races dites supérieures à commander, à exploiter les autres, éventuellement à les détruire."

Clairement, en fonction de cette définition, il n'existe pas en France, hormis cas pathologiques, de racistes. Un des tests les plus probants, pour vérifier la neutralité vis-à-vis du patrimoine génétique, est l'accueil d'étrangers au sein des familles françaises : il n'existe quasiment plus de familles "français de souche" qui hésite à adopter un enfant d'une couleur de peau différente de la leur.

Il existe, par contre, des préjugés, abusivement rangés sous l'étiquette raciste, qui font que la fidélité à certaines valeurs rend des groupes  étrangers à d'autres valeurs : le cas le plus évident est le rejet absolu de l'exogamie par les musulmans et  juifs pratiquants; un autre cas, parfaitement véniel mais hautement symbolique, est l'affichage communautariste (attitude qui se propage de plus en plus) du choix du prénom : un musulman se croira obligé de le choisir dans un stock arabe, un juif dans un stock biblique. Rien de tout celà n'est du racisme, mais pour les uns une affirmation communautaire, et pour les autres un refus d'assimilation d'une minorité à la majorité.

Le racisme, à l'état latent, transparaît lorsque les préjugés d'un groupes ne s'identifient plus à ceux d'une religion (hindouiste, musulman, juif, chrétien), ou à ceux d'une origine clairement identifiée (basque, corse, italien, portugais, antillais, marocain etc...), mais à un concept flou comme africain (qui tend à faire de la couleur de la peau un marqueur suprême), ou maghrébin (qui fait un fourre-tout entre berbères et arabes, sunnites et kharidjites, nomades et sédentaires) : il s'agit moins de se définir soi-même, que de définir les autres comme n'étant pas de votre groupe. 

Le racisme affleure lorsque  la critique ou la louange d'un individu s'appuie sur les actes d'héroïsme ou les crimes de ses ascendants : la petite-fille de Mussolini est suspecte à ce titre, le petit-fils d'un résistant est glorieux en son nom; plus grave on semble faire peser au titre d'un devoir de mémoire soit une malédiction héréditaire pour les descendants des négriers, des colonialistes, soit une aura génétique pour les descendants d'esclaves ou d'exploités.  Plus généralement, on regarde d'un oeil torve le fils d'un capitaliste, d'un trader, et l'on couve d'un oeil attendri le fils d'un ouvrier ou d'un syndicaliste.

 Décidément, le racisme véniel est partout.

Repost 0
Published by olivier seutet - dans identité
commenter cet article
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 11:56

A la base de toute réforme de l'impôt, il faut revenir aux principes constitutionnels :

- la contribution de tous les citoyens est consentie pour l'entretien de la force publique et pour les dépenses d'administration (article XIII de la déclaration des droits de l'homme); le préambule de la constitution du 27/10/1946 a rajouté un certains nombre d'obligations de financement sociales à la Nation : l'éducation, la santé, le chômage, la retraite.

- elle n'est décidée que par les citoyens ou leurs représentants (article XIV de la déclaration des droits de l'homme).

-  "elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés" (article XIII de la déclaration des droits de l'homme).

 

Quand on a lu ces textes issus du bloc constitutionnel, il est légitime de se poser au moins trois questions :

- il n'existe nulle part de notion d'impôt redistributif;  ce n'est pas sa fonction; l'idée des constituants est claire et simple :  d'un côté tous les citoyens contribuent, de l'autre l'Etat, en dehors du financement des dépenses d'administration et de sécurité,  met en place des systèmes destinés à aider, les familles, les chômeurs, les retraités, les malades; la redistribution ne se fait pas au niveau du prélèvement, mais des dépenses.

- il n'existe pas de notion d'impôt progressif;  le texte de l'article XIII de la déclaration des droits de l'homme stipule "la contribution commune doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés"; il est parfaitement limpide et signifie que ce n'est pas le même montant qui est demandé à chacun mais un montant proportionnel à ses facultés (revenus ou capitaux). L'impôt progressif, que l'on dit "juste" (on entre d'ailleurs, alors dans des querelles byzantines pour savoir à partir de quel pourcentage il serait juste de confisquer un surplus de capital ou de revenu) est tout bonnement inconstitutionnel.

- il n'existe nulle part d'idée que l'approbation de l'impôt puisse être déléguée, confiée, à quiconque hormis tous les citoyens (par voie de référendum), ou leurs représentants (les membres des Assemblées Nationales); la procédure d'imaginer des consultation de représentants  de corps sociaux (syndicats, association, ou autres corps intermédiaires) est dénuée de toute légitimité; les avis de ces corps intermédiaires ne font qu'instaurer une dislocation de la notion d'Etat, au profit de l'expression d'intérêts catégoriels.

Le délire qui s'est emparé du monde politique fait que les socialistes au pouvoir tiennent des propos de factieux (ils essaient de créer des oppositions entre citoyens, au mépris de la constitution) et que l'opposition s'en offusque à peine. Il est pourtant clair qu'une réforme de l'impôt, conforme à la constitution, commence par un examen des missions de l'état et un retour  à la perception des contributions nécessaires à ces missions conforme à l'article 13 de la déclaration des droits de l'homme.

Repost 0
Published by olivier seutet - dans fiscalité
commenter cet article
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 11:20

Nous ne payons jamais de rançon à  des terroristes pour libérer des otages nous dit François Hollande; il aurait pu ajouter nous  ne payons jamais de joueurs ukrainiens pour que l'équipe de France de football puisse participer à la coupe du Monde. Un joueur ukrainien a tout de même marqué contre son camp, "à l'insu de son plein gré" j'imagine.

"On nous dit, cette équipe elle n'y arrivera pas, elle ne peut pas y arriver ... elle y est arrivée, et nous montre un exemple" nous déclare François Hollande au Stade de France dans une allusion transparente à son impopularité et son gouvernement. Un exemple à méditer, car si je comprends cette équipe a gagné à  11 joueurs contre 10 après une mise sur la touche d'un joueur ukrainien injustifiée au moins tirée par les cheveux. La triche fait partie des valeurs de la République ?

Repost 0
Published by olivier seutet - dans politique
commenter cet article
14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 22:42

La caricature animale devient suspecte, ou plutôt nauséabonde. Faut-il interdire les crocodiles dans les marigots de la politique, les requins dans l'univers impitoyable de la finance, les hyènes , les chacals, les chiens qui ricanent,  hurlent , aboient dans les médias, les cloportes,  vieux crabes et autres singes qui empêchent les jeunes de prendre les places,  les infâmes vers de terre,  lombrics, vipères lubriques représentants de la réaction,  les cafards, grenouilles de bénitiers, punaises de sacristies  qui encombrent les églises, les moustiques, microbes, morpions qui piaillent dans les écoles,  les rats de bibliothèque,  les chevaux de retour, les ours mal léchés,  les sales chameaux,  sans compter ceux qui lézardent, serpentent,  fourmillent, singent, ceux qui croassent, cancanent, aboient, les éléphantesques, les  gueules de raies, mais aussi les maquereaux,  les cochons, les porcs, les boucs, et que dire des ânes, des veaux, des boeufs, des autruches, des perroquets , sans oublier les anguilles si adroites, les renards si rusés, les loups si voraces ? Que d'injures depuis la nuit des temps se sont déversées sur un individu, une catégorie d'individu, pour leur ôter leur dignité humaine, les avilir, en les ravalant au rang des animaux. Heureusement une nouvelle aube se lève, une révolution sociétale est en marche qui saura ne plus relativiser des expressions  aussi abjectes. Le glaive de la Justice saura pourfendre des comportements moutonniers où l'injure de l'un sert d'excuse à l'injure de l'autre.

Repost 0
Published by olivier seutet
commenter cet article
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 14:55

Le président est hué, sifflé, tout au long des Champs-Elysées. Il y a toujours un Valls pour prétendre que c'est interdit : parce que c'est le jour du11 novembre ! Personne ne siffle le soldat inconnu, pauvre pomme ! Personne ne hue le poilu que compte presque tous les français parmi ses ascendants, esprit confus ! Et puisqu'il a proclamé qu'il était illicite de manifester contre le président, il lance ses troupes à l'assaut des badauds criards; il se croit revenu à 'époque glorieuse de sa lutte contre les subversifs du mariage pour tous, de sa lutte héroïque contre les bandes d'hétéros qui menaçaient son idée de la république. Et que les valeureux pandores bastonnent, arrêtent les paisibles siffloteurs, et se plaignent ensuite d'avoir quelques contusions; ils feraient mieux pour éviter les gnons de se rebeller contre des ordres ineptes. Naturellement le grand Valls, héros de sa nation, vocifère qu'il a stoppé les légions aventurières de l'extrême droite.

L'épisode résume ce régime : un président froussard qui ne sort de sa tanière que pour s'isoler du peuple, un ministre qui  hait la démocratie et ne supporte pas les cris de colère d'une foule qui était conviée, un gouvernement qui ment en mettant sur le dos d'excités  l'irritation de beaucoup.  S'enfermer dans ses certitudes, ignorer les voix contradictoires, cultiver le déni des faits : ce fut le destin de tous les tyrans. Qu'Hollande se méfie : il ne pourra rester encore trois ans calfeutré dans sa bonbonnière pompadour en se moquant des manifestants. Ce serait la guerre et il serait chassé. Il ne devrait pas oublier que la France est un état autocratique (au moins pour un quinquennat) tempéré par les révolutions.  Qu'il prenne les devants et retourne devant le peuple, sinon, une prochaine fois, ce ne seront plus des sifflements mais la Carmagnole.

Repost 0
Published by olivier seutet - dans politique
commenter cet article
4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 18:54

D'un fait divers, une journaliste anonyme et son technicien qui se font exécuter après avoir enfreint les conseils de prudence que leur avait donnés l'armée, le monde médiatique, dans une crise de nombrilisme rarement égalée jusqu'ici, fait une épopée : la courageuse et insatiable professionnelle, suivie de son fidèle collaborateur vont traquer l'info au péril de leur vie, et les deux héros après avoir recueilli les confidences d'un noble touareg se font lâchement assassiner par des terroristes. Le ridicule de l'affliction submerge chaînes de radio, de télé, journaux papiers ou du net; aucun mot, aucune expression ne sont trop forts pour convaincre le clampin de l'étendue de leur chagrin :  "c'est comme un membre de notre famille qui disparaît", "RFI en pleurs", "la liberté de la presse assassinée", "ils ont succombé à la barbarie". Ils embrigadent dans leur cortège funèbre tous les hommes politiques qui se fendent de communiqués pesants; et Aurélie Filipetti qui proclame "Ghislaine Dupont et Claude Verdon sont tombés pour la liberté d'informer" (pourquoi a-t-elle omis "au champ d'honneur" tant qu'elle y était); et Hollande qui fait informer qu'il convoque des ministres en réunion de crise (pour quoi faire, les victimes sont mortes);  et Ayrault qui assure "que tout sera fait pour retrouver les auteurs de cet assassinat" (on s'en doute, la seule chose intéressante et qu'il n'a pas dite est avec quels moyens). Et travers feue leur consoeur, ils célèbrent leur amour de la liberté, leur dévouement à la cause de l'information, leur courage que ne sauraient abattre de tels drames.  Autocélébration qui transforme un deuil en ridicule étalage de vanité.

L'émotion avait été autrement bien canalisée pour le meutre de Philippe Verdon, géologue (?) cet été au Mali, ou l'assassinat Stéphane Frantz  par des insurgés d'Abidjan en 2011, ou encore bien d'autres disparus dans des circonstances tragiques. Mais leur nécrologie se devait d'être brève puisqu'ils ne faisaient pas partie de la sainte milice des journalistes.

Repost 0
Published by olivier seutet - dans medias
commenter cet article
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 16:02
Pourquoi nier qu’il y ait un malaise à voir la descente d'avion à Villacoublay de quatre des otages enlevés à Arlit. Accoutrement provocateur. Attitude contrainte, yeux baissés vers la terre quand le président fait sa petite allocution. Refus de dire un mot, même tout juste merci. Pas un mot de conversation, sauf pour Larribe, avec le président. Ce n’est pas parce que Marine Le Pen l’a signalé que cela devient nécessairement faux, indécent, un dérapage comme le dit le choeur des bonnes âmes. Pourquoi nier qu’il y ait une contradiction entre des autorités françaises qui proclament qu’elles n’on pas versé un sou et les nigériennes qui révèlent le montant payé. Le président avait affirmé devant les caméras que jamais la France ne verserait des rançons qui aboutiraient nécessairement à renforcer les ennemis du pays. Et l’on paierait des bandits qui affrontent depuis des mois nos troupes au sol au Mali ? Les otages feraient-ils la tronche parce que la rançon aurait pu être versée bien plus tôt, et qu’elle ne l’a été que pour des raisons de séquence politicienne : il fallait à tout prix repêcher le président au fond du marigot des sondages et après des semaines de gestion calamiteuse de l’état . Cela valait bien un transfert de quelque 20 millions d’euros et le reniement de la parole donnée !
Repost 0
Published by olivier seutet - dans politique
commenter cet article
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:46
Est-on français parce qu’on a un bout de papier où cela est écrit, et étranger si on ne l’a pas ? La gauche, les humanistes nous bassinent avec cette approche courtelinesque. Marguerite Yourcenar n’a jamais eu la nationalité française, et pourtant elle est entrée à l’Académie française. Necker n’a jamais demandé la nationalité française, et pourtant il a été ministre d’état entre 1788 et 1790. Picasso s’est vu refuser la nationalité française en 1940 et est donc resté espagnol jusqu’à la fin de sa vie, tout en séjournant en permanence dans notre pays. Ne sont-ils pas français ou assimilés ? Ils ne le sont pas au regard de la loi. Ils le sont dans notre imaginaire collectif. Pourquoi veulent se prétendre français des gens qui ne parlent pas notre langue ou l’ânonnent ; des manifestants qui agitent des drapeaux étrangers ; des mercenaires francisés à la hâte avant un match de football ou une épreuve olympique ; des cultureux qui veulent expurger notre histoire plus que millénaire de faits qui pourraient choquer leur communauté ; des inassimilés qui se ghettoïsent et pratiquent l’endogamie ; des contempteurs de coutumes dites réacs, chrétiennes, colonialistes, impérialistes ; des racistes anti-blancs, des communautaristes anti-élites, des culturalistes anti-occident ; des exaltés d’une religion d’import . Pourquoi veulent-ils prétendre être ce qu’ils ne sont pas. Pourquoi veulent ils faire semblant d’être ce qu’ils brocardent . On est français parce que l’on se sent héritier, redevable, structuré par ceux qui ont fait la France ; les immigrés qui ne veulent pas s’assimiler, les expatriés qui oublient leur culture ne peuvent le ressentir. Le passeport n’est pas une manifestation d’identité nationale, ce n’est qu’un signe d’une présomption.
Repost 0
Published by olivier seutet - dans identité
commenter cet article
25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 19:37
Quelques chiennes de garde ont proposé de panthéoniser Olympe de Gouges. Drôle d’idée de célébrer cette demi-mondaine, au nom d‘emprunt. Quitte à honorer une décapitée, pourquoi ne pas choisir Charlotte de Corday. L’une a commis quelques écrits estimables mais parfaitement oubliés, et a perdu la tête parce que girondine et ennemie des montagnards et tout particulièrement de Marat. L’autre, Charlotte de Corday est autrement intéressante : tout aussi cultivée, tout aussi girondine, elle est le symbole de tous les tyrannicides, de ceux qui n’acceptent pas que la loi soit trangressée par Marat instigateur sinon laudateur des massacres de septembre 1792 ; dans sa dernière lettre elle écrit « Ô France ! ton repos dépend de l'exécution des lois ; je n'y porte pas atteinte en tuant Marat : condamné par l'univers, il est hors la loi. « . Le 12 juillet 1793 Charlotte de Corday tue Marat. En éliminant cet ennemi du genre humain, elle savait qu’elle se condamnait elle-même à mort. Le 17 juillet 1793 elle fut guillotinée. Entre la publiciste sans saveur et l’immortelle combattante de la tyrannie, comment hésiter ?
Repost 0
Published by olivier seutet
commenter cet article