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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 19:10

L'église catholique n'a pas indiqué vouloir être en harmonie avec les dérives des moeurs actuelles : l'IVG reste un crime, l'homosexualité un péché; la seule différence du pape François avec ses prédécesseurs est de mettre l'accent sur l'accueil par l'église de ceux qui ont pêché, d'être plus ouvert au pardon; ce qui ne signifie pas l'oubli des fautes, mais la seule constatation que tout le monde est plus ou moins pêcheur.

L'église catholique n'est pas un fonds de commerce qu'il faut faire prospérer en améliorant son image de marque : il n'y a aucun signe qu'elle accepte le dévergondage des élites boboïsantes avec leur religion du sexe, de la drogue, et de la vénération du corps; la voie que l'on croit voir indiquée par ce pape est de conquérir ou reconquérir des populations qui se sont éloignées de la religion, non pas en changeant de doctrine, mais en marquant son intérêt pour les déclassés et les ignorants.

L'église catholique est concernée par le progrès scientifique parce que c'est un hymne à la vérité; la teneur même de ces progrès lui est  indifférente; les leçons de morale, de moeurs que certains voudraient en tirer est complètement son affaire. D'ailleurs quels principes évidents de vie quotidienne sont à tirer du hasard et de la nécessité qui gouvernent l'évolution, ou de l'accroissement de l'entropie qui régit le monde physique, ou de la tautologie fondement des mathématiques : la recherche du beau, du vrai, du bon sont plus larges.

L'église catholique est aussi une organisation humaine et comme toutes les organisations humaines, précaire. Comme n'importe quel chef d'un gouvernement, le pape François veut en améliorer le fonctionnement avec plus de conviction que ses deux prédécesseurs immédiats.  Il n'est novateur que là où la tradition n'est que l'écume de l'histoire. Il n'est sinon que le gardien d'un dogme, hérité de la tradition; il est traditionaliste, en ce sens qu'il est chargé de porter à des fidèles ou incroyants, une croyance, une oeuvre de mémoire, un devoir de mémoire.

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 16:56

Le troisième âge de Neuilly-Auteuil-Passy et de Versailles se presse dans les salles de Jacquemart-André pour regarder ce que le musée propose à leur admiration. Un invraisemblable ramassis d'oeuvres collectionnées par un nabab mexicain des télécoms. Les choix de l'affairiste hispano-aztèque se révèlent en totale concordance avec les  goûts des nouveaux enrichis (banquiers et industriels) de la grande période de prospérité économique de la Grande Bretagne de l'époque victorienne. Luxe païen et débridé, situé de préférence dans un univers antiquaillant de pure fantaisie. Femmes et hommes habillés de tuniques aux plis qui n'obéïssent à aucune logique, sinon celle d'une complexité qui fait étalage de la science de l'artiste. Visages des femmes qui suintent la luxure et le plaisir tarifé. Corps sculpturaux qui se contorsionnent dans des attitudes figées. Pas d'âme. Pas de mouvement. Peu de sensualité. Des paysages insipides. Des couleurs de layette. Les oeuvres qui échappent au désastre sont les quelques aquarelles, et une esquisse dans lesquelles les artistes n'ont pas eu le temps et le courage de camoufler leur talent pour le plaisir de leurs commanditaires.

Le double intérêt de cette exposition est d'abord l'admiration gatouillante de la foule qui se presse dans les salles : quoi de plus risible que ces grand-mères qui se pâment devant la représentation de beautés échappées d'un boxon, ces couples qui  s'intéressent aux orgies sirupeuses d'un Héliogabale, ces conférencières qui tartinent de leur culture ces croutes insipides. Il est ensuite la constatation qu'en marge de l'art a toujours existé des caricatures que l'on baptise art pompier quand l'état est commanditaire , art kitsch quand ce sont des millionnaires, art populaire pour les concierges et autres leaders d'opinion de la rue; là on est dans la peinture pour des londoniens fortunés de la deuxième moitié du XIXème siècle : des matériaux luxueux et du nu, du laïc et de la chair, du repos et du lascif; la beauté y est dégradée; l'inspiration ravalée dans le désir de plaire;  la technique picturale éblouissante tente de camoufler ces insuffisances. Bien loin hélas de Baudelaire  :

Là, tout n'est qu'ordre et beauté

Luxe, calme et volupté.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:31

Nos gouvernants en une seule journée ont atteint des sommets dans trois annonces :

 

Explosion de démagogie : allez chez le médecin c'est entièrement gratuit grâce à la généralisation du tiers payant; abandon de toute idée de responsabilisation des consommateurs médicaux; on ne comprend d'ailleurs pas pourquoi la nourriture, l'eau qui sont les premiers ingrédients nécessaires à une bonne hygiène de vie ne seraient pas couverts par le tiers payant; vive la carte vitale pour aller faire ses courses chez son boucher ou son marchand de légume.

 

Explosion de mensonge : les dépenses publiques baissent de 15 milliards d'euros dans les projets de budget pour 2014, dixit Moscovici; bernique, elles augmentent de 0.5% par rapport à 2013, elles baissent par rapport à un chiffre dont on ne sait pas comment il est calculé et qui serait celui du niveau de dépenses imaginé si on les laissait suivre une tendance moyenne passée ! Les impôts eux augmentent bien de 3 milliards, que l'on baptise celà nouvelles taxes ou lutte contre l'optimisation fiscale.

 

Explosion de duplicité : le Comité Consultatif National d'Ethique est partiellement renouvelé en mettant à la porte les derniers représentants de religions pour les remplacer par des "amis" du président et du premier ministre; l'idée lumineuse est de refaire voter ledit conseil d'une manière plus agréable au gouvernement sur la fin de vie, voire la PMA; la corde est très très grosse : une petite loi va arriver juste avant les élections européennes de mai 2014 pour rallier quelques votes de gôche; Il serait temps de rebaptiser ce Comité théodule : Centre de complicité de magouillage des Elections ?

 

J'attends avec impatience d'autres explosions : celle des citoyens, mais ils sont longs à la détente (encore 23% d'opinions favorables pour Hollande dans les derniers sondages); celle des médias qui frémissent malgré le lourd noyautage de leurs rangs par les militants socialistes; il faut attiser la colère pour qu'enfin ces gouvernants soient dynamités, dispersés, ventilés, façon puzzle.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:46

Alourdi par Sarkozy et aggravé par Hollande. Il s'agit de l'impôt sur les plus-values de cession d'une résidence secondaire. On me dira que les pauvres n'en ont pas. Certains quand même, soit une petite baraque héritée à la campagne, de leurs ancêtres, soit un petit pavillon à rénover acheté avec une rentrée inattendue. Et bien quand ils veulent vendre leur petit bien qu'ils se méfient : où ils ont été négligents et ils ont égaré les factures des rénovations qu'ils ont fait faire, ou pire ils ont réalisé eux-mêmes les travaux d'amélioration de leur modeste demeure : sanction, ils ont imposable à trois titres sur la plus-value dégagée entre leur prix de vente et le prix d'acquisition (non réévalué) augmenté des  factures de travaux (non réévaluées) non égarées ; la dite plus-value est diminuée de 2% par an au bout de la cinquième année de détention, ce qui est très loin de refléter l'inflation réelle (pourquoi seulement au bout de 5 ans ? pourquoi 2% ?); là-dessus vous commencez à payer la CSG et la CRDS et en prime 19% sur 75% de cette plus-value. En clair, ce mécanisme est de l'escroquerie à deux titre :  1° vous ne pouvez quasiment jamais échapper à faire une plus value sur un bien sauf à vendre maintenant au-dessous du prix nominal de l'acquisition (difficile même lorsque l'inflation est faible, impossible si la détention est longue) 2° vous êtes imposés sur les travaux que vous avez réalisés vous-même, le fisc les assimilant à une sorte de travail au noir  (c'est là le petit cadeau de nos gouvernants pour les pauvres qui ont cru économiser en réalisant eux-mêmes leur électricité ou leur plomberie) !  N'oubliez pas de remercier votre député qui a voté par deux fois sur ces dispositions.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 15:34

La France s'est ridiculisée dans l'épisode syrien. Poussée en avant par Obama, elle a réclamé une "punition" du régime d'Assad. Puis le président américain a laissé Kerry susurrer qu'une idée pourrait être de faire un inventaire des armes chimiques syriennes; propos repris au vol par le Kremlin. Et voilà les Etats-Unis et l'URSS qui engagent des pourparlers en oubliant de prévenir la France qu'il n'était plus question de frappes de rétorsion, et en omettant bien entendu de l'inviter à la table des négociations avec la Syrie.

Cet épisode tragi-comique est symptomatique de la dérive de notre diplomatie :

1° application d'une doctrine "atlantiste", très ancienne chez les socialistes, qui consiste à être le larbin des Etats-Unis en échange de je ne sais quoi; avant l'épisode syrien, cette doctrine avait déjà été appliquée avec l'affaire Snowden dans laquelle la France a oublié d'être terre d'asile; elle est dans la droite ligne des bombardements en Serbie, de la réintégration dans l'organisation militaire de l'OTAN et de la libération du Koweit, ou de l'invasion de la Syrie; nous avons avalisé l'espionnage de nos communications, nous avons laissé place libre économiquement à l'Allemagne dans l'ancienne Yougoslavie, les Etats-Unis sont toujours les maîtres militaires de l'OTAN, nous n'avons eu aucune retombée financière au Koweit, pour ne rien dire de l'état d'anarchie dans laquelle nous avons laissé la Lybie.

2° déni des réalités qui se fait jour dans la diplomatie comme dans la conduite de l'économie, ou la politique pénale; fruit d'une confusion entre discours et actions, fruit de raisonnements dits moraux (ou humanistes) qui cachent mal notre inappétence (et surtout nos manques de moyens) à nous engager dans des opérations décisives; l'exemple du Mali éclaire tout à la fois l'efficacité de nos armées et de leurs personnels et leurs limites : nous avons gagné une bataille mais certainement pas la guerre qui germine dans tout le Sahel; le résultat de cette schizophrénie est que l'on en arrive à une idée infantile qui est de "punir" Assad, tout en avouant qu'on n'a pas les moyens de le renverser; à notre alignement sur un front révolutionnaire noyauté par des terroristes en oubliant les minorités rassemblées malgré tout leur dégout et leur méfiance derrière le dictateur syrien.

3° application d'une doctrine de l'ingérence qui peut s'imaginer pour une superpuissance mais est un symbole d'arrogance pour une puissance moyenne comme la France; cette idée de l'ingérence est vieille comme le monde, et a toujours servi à tous les impérialismes à habiller d'oripeaux leurs désirs de puissance; ce n'est pas en travestissant l'idée pour protéger des populations d'un pays que l'on peut l'accepter; quelles populations protéger ? les minorités ? la majorité ? ceux qui ont été élus ? ceux qui pourraient être élus ? Les bons sentiments fatiguent lorsqu'ils ne précèdent pas des bonnes actions.

4° déni de méthode qui fait croire que les déclarations publiques peuvent remplacer les négociations; le seul résultat est de se mettre à dos ceux à qui on n'a pas (ou pas assez) parlé et de fournir de faux espoirs à ceux que l'on soutient oralement sans pouvoir ou vouloir contribuer à leurs efforts de guerre, de révolution; le seul lieu où le gouvernement estime nécessaire de ne rien dire, ou pas grand chose, est celui de la représentation nationale. La scène mondiale n'est pas une reproduction des bancs de notre Assemblée Nationale, et les déclamations se heurtent très vite aux égoïsmes nationaux.

Dans sa diplomatie, comme ailleurs, notre président montre les mêmes faiblesses : sectarisme qui se travestit en fermeté, refus de l'obstacle qui est camouflé derrière les prétendues fautes des "autres".

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:12

Chiraquiens historiques (sauf, exception notable, Baroin) et sarkozystes à l'affût sont bizarrement entrés dans une sainte alliance et font semblant de s'offusquer des propos de Fillon : ils préfèrent voter pour le plus sectaire si on leur laisse le choix. Raffarin, tiré d'un néant d'où il n'aurait jamais du sortir, bateleur du Grang Journal, héros autoproclamé d'un humanisme niais, nous parle de ligne rouge franchie. Morano, virago du sarkozysme, est cramoisie de colère à l'idée que l'on pique les idées de son idole. Balkany, éternel repris de justice, défouraille. Et Juppé ? Il se contorsionne pour défendre le dogme du "ni-ni", tout en critiquant Fillon, sans se préoccuper des opinions de ses électeurs, quoiqu'en blâmant le sectarisme du PS, mais avec le souci de préserver l'idée antédiluvienne d'un Front Républicain, et derrière la tête la seule et unique préoccupation de demeurer un possible candidat de rassemblement de l'UMP. Much ado about nothing nous dirait le vieux Willie : toutes ces querelles ne sont qu'un paravent pour cacher l'impérieuse obligation de la droite de glaner un maximum d'électeurs pour gagner une quelconque élection; comme il ne reste à gauche que des vieux grognards indéfectibles, il faut chercher ailleurs de nouveaux supports.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:44

Elle décourage les investisseurs et donc raréfie l'offre de logement : tant d'absurdité est affligeante; elle prouve uniquement le manque de culture de la ministre du logement qui revient à un édit du Maximum digne des années robespierristes, où à la loi de 48 si désastreuse pour l'immobilier ancien. Plus grave elle méconnait l'article 2 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen ("Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression") et son article 17 (La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité").

La protection des voleurs, ceux qui ne payent pas leur loyer à leur bailleur, était déjà rampante avec la longueur des procédures contre les malhonnêtes qui veulent se loger gratis, et la difficulté de faire exécuter les décisions de justice. Duflot l'institutionnalise : une garantie payée en partie par les propriétaires pour être remboursés ( partiellement ? au bout de deux mois d'impayés ? après combien de mises en demeure et de démarches ?) de ce qui leur est dû ! Que la verte insubmersible haïsse les propriétaires fonciers et fasse des mamours à des locataires exploiteurs de la charité publique peut être son opinion. Elle n'a pas à bafouer le droit constitutionnel en piétinant le caractère inviolable et sacré de la propriété. Si la nécessité publique exige qu'un toit soit offert à des malheureux (on n'imagine pas "évident" qu'un abri offert à des escrocs)  il est limpide que l'indemnité "juste" soit préalable et versée par l'Etat et non au bout d'un certain temps et à la charge des propriétaires.

Mais la Duflot flotte dans l'air du temps : les tricheurs ne sont pas critiquables s'ils sont pauvres. Un jour, l'air changera et notre ministre de l'environnement coulera dans la tempête qu'elle aura suscitée.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 18:21

Un but de guerre ne peut être de "punir un régime". Ce non-sens diplomatique proféré par Hollande est répété avec vénération par Guetta et autres tenants d'un humanisme guerrier. La seule question est de savoir si l'on peut changer le régime de Damas par la force ou l'intimidation; les russes et les chinois pensent que non, les israéliens doutent. Les Occidentaux après avoir fait semblant de croire que des menaces suffiront, passent maintenant à une intimidation inefficace : qui peut croire que les alaouites, les chrétiens, les druses et autres chiites syriens vont laisser tomber le régime parce que des missiles seront tombés sur des cibles en plein désert (j'imagine mal que les armées américaines, anglaises ou françaises  tirent sur des objectifs au milieu de populations denses); qui peut croire que la livraison d'armes aux insurgés va les conduire à respecter les populations minoritaires, à ne pas s'en prendre à leur voisin israélien, et à imposer  une démocratie libérale à Damas ? La menace doit être crédible : elle ne l'est pas.

La guerre doit être totale ou ne pas être. Les Etats-Unis et leurs alliés n'en ont ni le désir, ni les moyens. Le peuple américain a soupé des échecs politiques en Irak et en Afghanistan. La France et la Grande Bretagne ne sont pas fières de leur échec politique en Lybie. L'Egypte a d'autres soucis. L'Arabie Saoudite peut vouloir faire un exemple en Syrie; avec un risque important, d'ailleurs,  si celà conduisait à des prises de conscience des deux millions de chiites habitant les provinces pétrolières bordant le golfe arabique. Reste la Turquie qui ne verrait pas d'inconvénient à élargir son influence sur toute la région d'Alep.

La guerre doit être menée contre un adversaire isolé. Mais la Chine, et la Russie mettront leur veto à toute décision belliciste du Conseil de sécurité. Et l'Iran pourra montrer tout son pouvoir de nuisance en se faisant le champion du chiisme pour tout le Proche-Orient. Aucune de ces trois puissances n'est un adversaire à mépriser avec des rodomontades. Pour l'Occident, il existe avec chacune d'entre elle des négociations à mener sur des sujets cruciaux pour sa sécurité et sa prospérité économique. Le prix de leur indifférence envers la Syrie n'a jamais été mis sur le tapis.

Une vision, s'il vous plait, Monsieur Hollande, serait la bienvenue ... arrêtez de vous saouler des éloges de journalistes qui vendent leurs images, leurs apitoiements ... prenez enfin conscience des réalités, des rapports de force ... ne jouez plus les matamores ... pensez enfin que nous sommes plus une puissance mondiale.

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 10:39
Il faut soigner nos hommes politiques. De toute évidence ils traversent qui une grave crise de perte d’identité (Hollande qui ne sait pas qu’il est président, Montebourg qu’il est ministre, etc…), qui une période de phobie maladive (Taubira et sa fixette contre les prisons, Duflot contre les bailleurs, etc…), qui un épisode de peur irraisonnée (Valls et les veilleurs de la manif pour tous, Peillon et les cathos, etc…), et tant d’autres un état de catatonie symbolisé par Eyraud qui nous offre des périodes d’abrutissement interminables ponctuées de crises de volubilité aigües. Et je n’ai cité que ceux qui croient être au pouvoir, j’aurais pu élargir à ceux qui le guignent. Leurs comportements, au fil des décennies, sont devenus de plus en plus alarmants : incapacité à se concentrer se traduisant par une frénésie de déplacements erratiques; trouille du peuple qui fait proliférer autour d’eux CRS, policiers en civil, gendarmes, gardes du corps ; logorrhée qui les amène à dire une chose et son contraire dans des délais très brefs ; sexualité débridée qui les fait osciller entre échangisme, satyriasis orientée surtout vers les journalistes et attachées de presse, et autres espèces de dévergondages ; arrogance paranoïaque les poussant à s’incarner comme les seuls porteurs de « valeurs » non définies qui au gré des heures et des jours sont celles de la nation, de la république, de la démocratie, des lumières, des droits de l’homme, de la France, de l’humanisme, du progrès, du conseil national de la résistance, du pacte républicain, etc… Les agissements de ces malades qui nous gouvernent sont à la hauteur des symptômes et se retrouvent marqués par des dénis de réalité, des absences de logique, du mépris pour ceux qui n’ont pas voté pour eux, et pis que tout par une croyance irraisonnée dans la bonne providence qui viendra in fine consacrer l’excellence des décisions prises. La gravité de la situation sanitaire de nos gouvernants impose des mesures drastiques et urgentes. D’abord revenir à une bonne gouvernance : abandon de l’idée que la politique doit être menée par des professionnels ce qui implique l’interdiction de la pérennité des mandats (pas plus de deux mandats de suite pour tous les élus, et pas seulement pour le président de la République) ; renforcement de la lutte contre les conflits d’intérêt avec essentiellement l’interdiction d’être fonctionnaire et élu. Ensuite remotiver ceux qui veulent consacrer un temps de leur vie à l’exercice de charges élues : diminution drastique du nombre des élus pour restreindre les véritables responsabilités à des personnes identifiables, revalorisation substantielle de leurs émoluments pour attirer les meilleurs. Enfin affirmer un principe de responsabilité fort : élargissement de la saisine de la Cour de Justice de la République, possibilité d’appel devant le peuple ; rétablissement de peines exemplaires pour les responsables coupables pour aller dans une gradation des sanctions jusqu’à la peine de mort pour le président de la République, le Premier Ministre, le ministre du budget, la dégradation nationale pour les membres du gouvernement, la peine du carcan pour les élus. Faute de réformes de ce type, nous courrons droit vers un nouveau régime : l'aliénocratie et sa devise, France terre d'Asile.
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:01
Des jeunes gens sans ressources personnelles ou familiales ont des difficultés à mener des études supérieures. Que leurs soient allouées des ressources est non seulement légitime mais mis en place depuis très longtemps : ça s’appelle des bourses et ça date, au moins, des premières universités du Moyen-Age. Que ce système ne soit pas à la hauteur des besoins est probable (cherté du logement en particulier, cherté de certains types de cursus). Qu’il faille améliorer ce système en accroissant les bourses existantes, pourquoi pas. Qu’à partir de ce constat la ministre Fioraso indique qu’elle veut mettre en place une allocation d’études sous condition de ressources est pensable sous une réserve essentielle, qu’elle s’est gardée d’exprimer : il n’est légitime de financer que des étudiants qui étudient et le prouvent en étant reçus à leurs examens. Si tant est que l’étudiant est un travailleur intellectuel, comme le prétendent leurs syndicats, alors il n’est légitime de payer que les prestations qui existent réellement (donc exit les ratés de l’enseignement supérieur, ceux qui loupent leurs examens), ou qui présentent un intérêt pour le futur de la collectivité (donc exit les adeptes de formations folklo, de formations pour assouvir leur passion). Si, par contre il est considéré qu’il ne s’agit que de l’expression d’une solidarité entre ceux qui ont étudié jadis et ceux qui essaient de le faire maintenant, elle n’a de sens que pour ceux qui témoignent d’un effort et ne serait que charité mal placée pour les paresseux ou les dilettantes. Il ne peut exister aucun droit à étudier, mais seulement un droit à pouvoir suivre avec succès une formation qui permette de s'insérer dans la société. Si l’allocation envisagée n’est pas soumise à des conditions de réussite alors elle n’est qu’un versement immoral, antidémocratique, visant uniquement à acheter des voix ; un détournement de fonds publics par les agents chargés de verser cette allocation, une appropriation frauduleuse par les jeunes qui la toucherait ; un achat de vote et une corruption d’électeurs par le gouvernement qui la mettrait en place.
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