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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 09:35

Un bateleur recevait deux saltimbanques sur la radio de service publique obligée dans ses missions d’allier exigence culturelle et respect du public.  En infraction totale les impétrants nous ont offert un festival de globish (pidgin anglais de notre époque) : vingt fois ils ont affirmé qu’il ne fallait pas spoiler ( ?!) le film qu’ils présentaient ; l’un deux déclarait qu’il devait fighter ( ?!) pour je ne sais quelle cause. Oublions tous les pitchs, singles, fake news, dont ils truffent leurs dégoisements. Passons sur leur passion pour le rap, le hiphop, le street art, et autres fariboles péchées dans tous les marigots de la planète. Bien entendu n’omettons pas leur faiblesse pour les queers, les gays, les femen, les rastas, les dreadlockés, et autres grimés des planètes underground.

Une exigence culturelle que cette propagation de mots laids ?

Un respect du public que ce verbiage snob pour acculturés progressistes ?  

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 09:35

Je suis particulièrement frappé par l’attitude de l’Etat : faible dans les banlieues face à des minorités qui font régner l’oppression, fort et intransigeant face aux classes moyennes qui tentent vaille que vaille de faire leur devoir. Incroyablement « progressiste » dans les questions dites sociétales qu’il entend imposer sous la pression de minorités particulièrement revendicatives, effroyablement lâche devant les dérives de comportements indignes d’une société soucieuse de la liberté de chacun. Avide de transparence, récompensant la délation, soucieux d’une justice intransigeante et laissant dans l’ombre des parts entières de territoires où règne l’omerta et l’impunité.

 

Et pourtant cet Etat a des moyens incroyables, dignes des prélèvements qu’il extorque sur l’économie apparente; mais les pâlichons, les faibles, les lâches qui se prétendent nos dirigeants ne se résolvent pas à agir. Ils nous font croire qu’ils font des réformes quand ils époussètent. Ils prétendent gérer quand ils ferment les yeux sur l’inacceptable et tonnent sur les écarts de ceux qu’ils osent encore oppresser. 

Un régime qui hésite entre la médiocratie et la médiacratie. Qui croit que la communication a été inventée pour pallier les déroutes devant les mafias, les abdications face aux religieux.

 

Une décomposition qui ne peut que mal finir.

 

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 09:14

Célébration du futur triomphe du bien sur le mal. Consécration de ceux qui oeuvrent pour le bien, le beau, le juste, le rationnel, qui luttent contre le mal, le laid, l’injuste, l’irrationnel. Une belle fête que les ratés, les corrompus, les hypocrites, les arrogants, les fats, feraient bien de méditer. Rien à voir avec une fête des morts : dans la religion chrétienne, il n’a d’ailleurs pas de mort définitive et donc pas de culte des disparus sauf pour ceux qui ont incarné les vertus qui leur font mériter le paradis. 

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 17:32

Elles envahissent les médias (enfin ... France-Inter). Elles clabaudent à qui mieux mieux. De préférence en parlant de leur nombril ou de celui de leur invitée. Elles n’ont pas d’autre idée que de réclamer la parité homme/femme dans les domaines où elles ne brillent pas, là où elles sont médiocres ou peu douées.  Elles ont une obsession maladive de leur corps : est-il en souffrance , est-il respecté, est-il libre de toute contrainte, est-il apte au désir et dans ce cas peut-il l’assouvir. Elles ont une haine viscérale de l’Autre : le mâle qui viole,  le mari qui bat, le supérieur qui harcèle, l’hétéro blanc  qui moque ses préférences sexuelles ; ils seraient légion, agissent camouflés, mais les féministes savent les dénicher, les  dénoncer, les déférer devant la justice. Elles rêvent du matriarcat : c’est leur tour après des millénaires de patriarcat ; enfin, comprenons-nous, un matriarcat où serait autorisée la présence de gigolos pour cougars inaptes aux pratiques lesbiennes, et le don de gamètes pour féconder celles en mal d’enfants.

Et toutes ces prophétesses d’un monde radieux peuvent être entendues tous les jours sur les radios dites de service public ; elles ont des noms : Laure Adler,  Fabienne Sintès, Giulia Foïs, Charine Vanhoenacker et j’en oublie.

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 17:19

On le porte plus ; démodé et gênant pour ceux qui vous croisent. Par contre il est très bien vu de ne pas avoir fait son deuil, de ressasser, de ne pas pardonner, de s’en prendre à la terre entière.

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 17:18

Vigilance orange : parapluie ouvert trop tôt, trop souvent par des météorologues en mal de prévision.

Vigilance rouge : alarme tirée trop tard par les morts emportés dans des catastrophes naturelles.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 18:11

Je lisais une phrase d’Emmanuel Berl : « Je voudrais que les invertis pratiquent, sans être inquiétés, la sodomie et renoncent à un sodomisme qui devient une sorte de nationalisme avec cérémonie et fanfares, haine de l'étranger, culte des grands hommes, panthéon des invertis célèbres et, sous l'arc de triomphe, la tombe du pédéraste inconnu. ». Vivrait-il encore qu’il ne changerait probablement pas un iota à sa diatribe sur des gens qui exagèrent leur importance.

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 10:24

Il existe des principes au-dessus des lois, même constitutionnelles. L’un d’eux s’appelle la proportionnalité des moyens mis en œuvres (puis des peines appliquées) à l’égard d’un délinquant présumé puis avéré.

L’affaire Mélenchon, comme celles de Marine Le Pen et de Fillon montre que ce principe n’est pas respecté : que le parquet estime qu’une débauche de moyens ou une précipitation hors normes est nécessaire est au moins intrigant (ce qui relève de l’anecdote), mais, plus grave, attentatoire à l’égalité de tous devant la loi, à la bonne administration de la justice. Que l’on trouve inadmissibles envers les policiers les vociférations de Mélenchon ne doit pas être une excuse pour effacer la faute qui se commet sous nos yeux : la prise en otage de la politique par un pouvoir judiciaire hors de tout contrôle qui a tendance à oublier qu’il ne doit être que l’émanation de la souveraineté populaire.

Ces affaires sont d’autant plus douteuses que le délit en cause, des emplois fictifs, est une construction intellectuelle qui n’est basée que sur une conception  bien étroite de ce qu’est un travail : imagine-t-on un poète devant prouver l’utilité de ses rêveries, un mathématicien devant justifier ses intuitions, un artiste devant s’expliquer sur la qualité de sa réflexion avant de se saisir des instruments de sa discipline ; mais quel inutile n’a pas prouvé la pertinence de ses élucubrations à force de rapports abracadabrantesques, quel parasite n’a pas argué de sa présence somnolente derrière son bureau pour se targuer de son utilité. Cette notion d’emploi fictif est une arme trop floue pour qu’elle ne puisse pas être utilisée avec de mauvaises intentions.

La justice ne peut se cacher derrière la loi. Il est, il y a eu des lois indignes, mal rédigées, inapplicables. L’honneur du pouvoir judiciaire n’est pas d’appliquer la loi il est de l’interpréter pour atteindre l’objectif d’une égalité de tous devant l’application de la loi.

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 09:49

Ignoble et snob ont le même sens dérivé du latin : «ignobilis c’est-à-dire non noble », et « sine nobilitatis, c’est-à-dire sans noblesse ». Il est navrant qu’un certain nombre de prétentieux qui paradent dans les médias en écrasant les non-sachant de leur morgue ne comprennent pas qu’ils sont non seulement snobs mais encore plus crûment ignobles.

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 09:47

A mi-chemin entre les chanceliers Bismarck et von Papen. De l’un elle a hérité les décisions abruptes, l’art de faire courber l‘échine à tous les peuples qui l’entourent au nom de l’efficacité allemande. De l’autre elle a l’inconscience de ceux qui à force de privilégier la tactique en oublient complètement la stratégie.

Son côté germanique façon « chancelier de fer » s’est bien exprimé  quand elle a renoncé au nucléaire pour son pays sans consulter les pays aux alentours, en particulier la France, pour lui fournir de l’électricité quand son pays en aurait besoin ; un autre exemple fut sa déclaration d’accueillir un million de migrants sans mot dire aux pays européens avec qui elle a signé  nombre de traités. Coups de force qui, à l’encontre de ceux de son illustre prédécesseur,  n’avaient aucune profondeur stratégique : le charbon polluant a suppléé à l’énergie nucléaire manquante ; le rejet des migrants par la population n’a fait que croître.

Ce côté amateur, qui avait profondément marqué le court passage de son déplorable prédécesseur, von Papen,  est la marque de cette maoeuvrière qui consacre toute son énergie, moins à réfléchir aux conséquences de ses décisions, moins à consulter ses partenaires au sein de l’Europe, qu’à trouver les moyens de perdurer dans son pouvoir au sein des partis de sa chère Germanie.

 

A la fois édredon asphyxiant avec ses compatriotes et pilote aveugle et autoritaire d’une Europe à ses basques, Angela Merkel est le symbole d’une germanité triomphante et sans avenir. La curieuse propension des homes d’état français à lui renouveler leur confiance après toutes les déconvenues qu’ils ont encaissées est ahurissante. Ils veulent, à tout prix, sauver ce couple qui n’en a jamais été un. Qui ne se souvient de la déconvenue de De Gaulle lorsqu’il dut restreindre ses ambitions franco-allemandes à un traité de l’Elysée complètement insignifiant. Qui n’a en tête l’inquiétude de Mitterand quand il lui fallut accepter la réunification allemande exécutée à la hussarde, la désintégration de la Yougoslavie manigancée depuis Berlin. Angela Merkel s’est mise dans les souliers des dirigeants qui l’ont immédiatement précédé : un égoïsme national profond, un autisme caractérisé vis à vis des pays dits « latins ». Le départ annoncé de la Grande Bretagne, l’isolement volontaire de l’Italie, nous fait perdre des alliés que nous n’avons jamais considérés face à l’ogresse germanique. Ne serait-il pas temps que notre politique étrangère s’arrache enfin aux virtualités d’un couple irréaliste et tente, vaille que vaille, de lancer des haussières vers la Grande-Bretagne pour la ramener d’un grand large dans lequel elle risque de se noyer,  et vers l’Italie pour la sortir d’une absurde comédie qui risque de la faire sortir de la zone euro.

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