Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 11:09

Mot disparu derrière une expression américaine : fake news. Il est de bon ton de s’indigner de leur prolifération.

A l’origine le bobard est le propos niais ou mensonger exprimée par le bobeau. Aujourd’hui le bobo s’empresse de continuer cette tradition en nous bassinant avec toutes les fausses nouvelles qu’il pense devoir propager sur tous les sujets à la mode, dans l’air du temps, ou ramassés dans le ruisseau.

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 11:29

Epouvantable chaos de la pensée.

Confusion entre les devoirs individuels qui nous obligent à accueillir et à aider le malheureux, et les obligations d’un état à qui nous avons confié la violence nécessaire à la protection de nos existences. Des associations s’arrogent le droit de singer des états dans des prétendues politiques d’immigrations qu’elles sont illégitimes de proposer, tout en les habillant d’intentions qui ne relèvent que de la conscience personnelle.

Absence de vision qui privilégie le court-terme (indispensable mais qui devrait être transitoire) de nourrir, loger, soigner et oublie le long-terme : pourquoi condamner des immigrés à vivre en étrangers dans des pays qu’ils ne comprennent pas ; pourquoi les transformer en outils de production corvéables à peu de frais pour produire encore plus de biens de consommation dans des pays qui en sont déjà saturés.

Abus de langage qui veut faire croire que les droits de l’homme sont une religion respectable : synthèse de petits bourgeois entre quelques préceptes chrétiens aseptisés et le respect intransigeant du droit de propriété ; la déclaration des droits de l’homme est exactement l’arme que peuvent invoquer tous ceux qui refusent de partager.

Et puis éternellement tous ces chrétiens qui font la morale aux autres chrétiens parce qu’ils sont moins chrétiens qu’eux. Ils brandissent leur étendard de la tolérance en invectivant tous ceux qui s’écarteraient du droit chemin qu’ils savent qu’ils suivent. Que vive un peu d’humilité dans leur esprit, et qu’ils arrêtent de nous condamner à une recherche éperdue des satisfactions terrestres de bonne conduite.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 09:19

Quelques moufflets ont eu une diarrhée. La légitime indignation des parents se transforme dans les médias en une chasse à l’entreprise Lacatalys qui a certes commis une faute, et qui pour cela doit subir une punition proportionnelle à la gravité du manquement, mais dont on ne comprend pas qu’elle soit mise à l‘index par le populisme triomphant, sur les ondes et dans le gouvernement, aux cris de « plus jamais ça », aux slogans enfiévrés contre un président qui n’apprécie pas particulièrement la transparence.

Des tordues discutent à l’envi pour savoir si une femme violée peut jouir. Le dérapage grandiose de la prétendue parole libérée de certaines femmes a fini comme il se doit dans la fange la plus abjecte. La délation est consacrée comme outil de modernisation de notre culture sous le label de lancement d’alerte. Le lynchage est une punition juste, même si les accusés (comme Weinstein en premier lieu) ne sont pas inculpés par la justice.  Le mâle est au mieux un oppresseur, au pire un porc sadique.

J’aime beaucoup la nouvelle appellation de l’hystérie par des associations de psychiatres : troubles de la personnalité histrionique. Dans les deux cas il s’agit bien, pour des gens assoiffés de reconnaissance d’aller se produire sur des planches médiatiques pour se valoriser aux dépens de qui subit leur hargne. L’hystérie est devenue, de nos jours, un visage toléré, voire accepté, de la haine des autres.

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 16:30

« Principaux constats établis dans le cadre d’une étude du CSA :

  •    - une amélioration de la représentation des personnes vues comme « non-blanches » à la télévision ; 
  •    - des personnes perçues comme « non-blanches » plus représentées dans les fictions que dans les autres programmes (information, magazines et documentaires) ; 
  •    - une faible proportion de personnages perçus comme « non-blancs » dans des rôles de héros ; 
  •    - une surreprésentation des personnes vues comme « non-blanches » dans des rôles à connotation négative ; 
  •    - une surreprésentation des catégories socio-professionnelles supérieures ; 
  •    - les personnes en situation de précarité inexistantes à la télévision ; 
  •    - une part de personnes perçues comme « non-blanches » plus importante dans les activités marginales, illégales ou en situation de précarité ;  
  •    - une sous-représentation persistante des plus jeunes et des plus âgés ; 

   - un niveau toujours très faible de la représentation du handicap à l’antenne. »

Quelle est cette officine qui s’exprime de façon aussi abstruse ?

Mélange de cuistre, de bien-pensant, de technocratie, probables excrétions de fronts bas qui à force de nier la réalité, ont perdu la capacité de s’exprimer clairement.

N’y aurait-il pas un racisme sous-jacent dans l’idée même d’accorder une quelconque importance au taux de mélanine dans la peau ?

N’y aurait-il pas de la confusion mentale soit à assimiler les arabes à des africains non parfaitement blanchis, soit à l’inverse de considérer que les maghrébins ne font pas partie des minorités insuffisamment présentes sur les ondes ?

N’y aurait pas du crétinisme militant à geindre sur la prépondérance des élites dans les médias pour demander plus de présence de sous doués ? L’erreur d’analyse est d’ailleurs flagrante vu le niveau affligeant des zozos qui accaparent les micros !

Quelle est cette prétendue compassion pour les personnes handicapées jusqu’à vouloir les faire monter sur scène : voudrait-on retourner aux « lancer de nains », exposition de « monstres » et autres horreurs ?

Toujours cette ambition de contrôler, de formater, d’imposer des guides de pensée, de présentation ; véritable incitation à vouloir toujours plus enfermer les médias dans un « art officiel de la propagande ». Terrorisme intellectuels de ces goujats (valets au service des puissants) qui s’arrogent une mission qui n’a jamais été demandée que par les plus médiocres des artistes et les moins talentueux des journalistes.

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 17:55

De l’italien saltare in banco, celui qui saute sur un banc, petit sauteur en bref. Son talent, le plus souvent, se limite à bien dire les mots des autres ; ce n’est pas rien, dommage qu’il veuille nous donner son avis sur des sujets qu’il ne maitrise pas.

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 18:56

L’effondrement de la pensée rationnelle dans le Monde Idées du 30 décembre est patent :

Un certain Thierry Hoquet, pour combattre le patriarcat (pourquoi pas), se lance malheureusement pour lui dans l’idée que les différences physiques entre hommes et femmes ne sont qu’une « pseudo-assise naturaliste » et que donc la virilité n’est qu’un leurre pour imposer un « diktat du genre « . Dans son enthousiasme à vouloir défendre le genre neutre, ledit Thierry Hoquet ne se rend pas compte qu’a vouloir nier l’importance d’une quelconque différence physique, il renvoie à leur néant tous les handicapés vis-à-vis de ceux qui ne le sont pas, les laids vis-à-vis des beaux, les gros vis-à-vis des maigres ; pour le plaisir de son combat « épicène » (le neutre dans son jargon), il interdit à tous ceux qui ont un manque quelque part (c’est-à-dire tout le monde) de vouloir le compenser d’une manière ou d’une autre. Cette théorie fumeuse conduit tout droit à l’abolition de toute individualisation au profit d’un clonage universel.

 

Un certain Pascal Chabot croit que travailler « c’est se fatiguer avec plaisir ». Tout est faux dans une telle définition : le travail n’est pas une fatigue, c’est une obligation à laquelle chacun doit se soumettre pour survivre et qui conduit à entreprendre des efforts qui eux fatiguent ; incapacité du jobard à distinguer cause et conséquence. De plus il introduit l’idée que l’objet du travail devrait être le plaisir : il se soumet à la pensée ordinaire que l’on ne travaille plus pour vivre mais pour accomplir un destin, obéir à une vocation; comportement vulgaire de quelqu’un qui ne veut pas lever les yeux de son petit monde universitaire.

 

Une certaine Antoinette Rouvroy a la bonne idée de vouloir théoriser le numérique : malheureusement, elle adopte une démarche non scientifique dont abusent tous les pseudo-chercheurs, en faisant croire que la corrélation est la clé de la compréhension des phénomènes. Navrant de voir cette fausse idée se propager non seulement dans les sciences molles mais de faire de plus en plus d’adeptes dans des sciences un peu plus dures : une corrélation n’est au mieux qu’un indice qui permet d’orienter la recherche, elle n’explique rien et donc ne prouve rien. L’idée que l’accumulation de données (le « big data ») va servir à expliquer quoi que ce soit est de la même nature que celle d’érudits du moyen-âge qui croyaient expliquer le monde en en faisant l’inventaire.

 

Emilie Hache, en parlant de la crise écologique (indubitable),  commence bien par nous dire qu’ »il s’agit d’abord et avant tout de reconnaître que nous sommes devant une inconnue ». Excellent début qui ne l’empêche pas de dérailler sur le traitement de ladite crise en faisant l’apologie de la peur qui serait un remède au progrès.  Apologie, elle l’est surtout du prophétisme de l’écologie millénariste qui préfère manipuler les chiffres (jamais cités avec une quelconque marge d’erreur de calcul), tronquer les réalités (toujours parler du gaz carbonique, et ne jamais parler de vapeur d’eau qui est de loin le premier gaz à effet de serre), établir des séries de données sur des échelles de temps insuffisantes (qui donc privilégient une explication récente à des explications sur la durée).

Curieuse anthologie qui fait de la liste de valeurs que prétend défendre ce quotidien, un répertoire de raisonnements biaisés sur la chasse au patriarcat, le culte du travail-plaisir, un big data mensonger, la tyrannie de la théorie du climat. Vulgairement, de la propagande, qui n’en acquiert aucune légitimité supplémentaire parce que propagée par des universitaires assis et rassis.

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 10:04

Joie de Noël

Noël, pour nous chrétiens, est la joie de voir arriver parmi nous un sauveur, et de partager cette bonne nouvelle avec tous ceux qui veulent bien lécouter. Rien à voir avec des phobies et des haines. Rien de commun avec ces débauches des cadeaux et des réveillons.

 

Ni pisse-froids qui ne savent pas faire la teuf, ni niaiseux qui sabiment dans la compassion.

Ni coincés qui oublient de rire au prétexte du poids des malheurs du monde ; ni prophètes qui nous bassinent avec les malheurs inéluctables qui nous menacent.

Ni monomaniaques qui ratiocinent sur les plaies du passé, ni exaltés qui veulent se venger des

injustices d’aujourd’hui. Justes heureux de partager avec les « happy few » qui le veulent bien.

 

Noël pourrait être le symbole d’un moment privilégié où ne se confondent pas :

  • le désir et le plaisir partagé et savouré ; l’inverse des excès, des débauches, de la sacralisation de son plaisir personnel ;
  • la connivence intellectuelle et le respect des idées des autres ; de toutes les idées, même les blasphématoires, les iconoclastes, les inconvenantes, les offensantes ;
  • l’amour des autres et l’amour divin ; l’un n’est que le slogan d’organisations humanitaires qui vivent dans le court-termisme, et l’instinct, pour ne pas dire la niaiserie, l’autre est l’agapé qui est le service des autres avec tous les moyens que nos intelligences mettent à notre disposition.

Que vive la joie de Noël.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 10:01

Ni notable, ni esclave, à Babylone sous Hammourabi : le mesquin (de l’akkadien muskenum) était dans l’entre deux. Aujourd’hui, toujours, il n’est pas grand chose sans être rien, il croit que le milieu est une philosophie, il pense qu’haïr l’exaltation, la fièvre, la démesure, le génie sont des marques de sagesse. Il est tatasse plutôt que tranquille, soucieux de ses picaillons plutôt que généreux, idolâtre de son corps plus que de son âme, feignasse et tricheur quand il le peut, soucieux d’équilibre, de centralité, la bouche pleine de bons sentiments lorsqu’ils ne lui coutent rien, le cœur ouvert aux autres lorsqu’ils sont éloignés, le mépris sur les lèvres pour les perturbateurs de ses idées toutes faites.

Le mesquin est un type universel, il vient du fond de l’histoire et a un grand avenir.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 09:37

Droit dans ses bottes (parce que ses chevilles avaient trop enflé ?), mais mou du genoux. Sacré le meilleur d’une bande de ruffians par le chef des voleurs. Du haut de ce passé sans gloire, il continue d’asséner des platitudes sur l’humanisme, les lignes rouges, les valeurs républicaines. Trop de mots déjà pour un personnage aussi prétentieux.

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 09:23

Soulagement de voir ce Bertrand quitter Les Républicains. Il le fait avec l’élégance du goujat, le lendemain de la victoire de Wauquiez. Déçu d’avoir vu Philippe lui être préféré au lendemain des présidentielles, il ne désespère pas, le traitre, d’être repêché au prochain remaniement ministériel. A tort, je pense ; comment imaginer un type astucieux choisir un tel soliveau : le héros du Médiator (le ministre qui a laissé sur le marché ce poison), le combattant de la grippe aviaire (la chasse ridicule aux canards qui venaient contaminer nos braves poulaillers), l’initiateur de Saint-Quentin-plage  (il est l’inventeur de ce concept absurde), le thuriféraire du canal Seine-Nord (véritable assassinat du Havre et Dunkerque au profit d’Anvers !). Frère Bertrand, apôtre de la droite molle, allez vous vautrer  dans le Marais, c’est votre patrie.

Partager cet article
Repost0