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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 10:39

2016, année terrible pour les femmes de conviction.

  • Jacqueline Sauvage qui a libéré l’humanité d’un macho, tortionnaire, violeur, en l’abattant courageusement de deux coups de fusil dans le dos a du s’y reprendre à six fois avant d’être libérée : double échec en cour d’assise, double échec devant le juge d’application des peines, et première grâce présidentielle insuffisante.

  • Rebelotte pour Irène Frachon et sa fixette contre le laboratoire Servier qui a commercialisé le médiator ; mais s’il est coupable, il ne faudrait pas oublier les prescripteurs et leurs malades complices pour gruger la Sécurité Sociale en lui faisant rembourser un médicament contre le diabète alors qu’il s’agissait d’un coupe-faim ; elle devrait rappeler que toutes les indemnités qu’a déjà payées et que devra encore payer le laboratoire coupable à des malades non-diabétiques sont à reverser intégralement à la Sécurité Sociale.

  • Pauvre Simone Veil qui a pu constater une fois de plus le détricotage de sa loi sur l’IVG ; elle avait expressément prévu une période de réflexion pour les femmes désirant avorter. A abolir rugit Madame Rossignol qui probablement ne doit pas croire aux bienfaits de la réflexion.

     

2016, annus horribilis pour les femmes de pouvoir.

  • Atomic Anne, littéralement pulvérisée par toutes les erreurs de gestion qu’elle a commises pendant qu’elle gouvernait AREVA de sa poigne de fer ; sans compter les petits arrangements financiers du compagnon initié de ladite Anne Lauvergeon.

  • Dina Roussef, boutée hors du pouvoir sous motif des prévarications qu’elle a couvertes en compagnie de son mentor, Lula, le président des pauvres ; en fait virée pour avoir conduit son pays à la récession.

  • Park Geun Hye, en voie de destitution, après la découverte qu’elle était sous influence d’une aventurière corrompue et corruptrice ; en réalité repoussée par un pays exaspéré par sa conduite des affaires intérieures de la Corée.

  • Hillary Clinton qui a réussi à être battue à l’élection présidentielle américaine par le plus vulgaire de tous les candidats, malgré l’appui de la quasi-totalité des médias, et avec le plus gros des budgets de campagne ; faut-il qu’elle soit haïe, ou bourrée de défauts, ou incapable de susciter la moindre sympathie.

2016, année noire pour les femmes de parole.

  • Sophie Aram et Charline Vanhoenacker sombrent de plus en plus dans l’allusion à la petite culotte pour tenter de nous faire rire. C’était bien la peine de faire croire que des femmes d’humour allaient nous sortir de la gaudriole gauloise, ou du sous-entendu salace.

  • Léa Salamé n’a rien renouvelé dans ses interviews politiques ; comme son mentor, maintenant hors d’âge, Jean-Pierre Elkabbach, elle coupe la parole sans attendre la fin des réponses, elle pollue ses questions de ses attaches communautaires, elle pense que ses opinions ont une importance pour ses auditeurs. Comme vent frais sur les ondes, il faudra trouver autre chose.

  • Maylis de Kerangal fait virer de Gallimard Richard Millet qui avait qualifié le style de la donzelle de « barbe à papa idéologico-esthétique ». Elle récidive avec les autrices (ou auteuses, au choix) qui se sont, déjà fait remarquer dans leur soif de censure contre ceux qui les méprisent et le font savoir. Toujours ce front commun avec Ernaux, Desplechin, Delphine de Vigan et autres nombrilistes du business des bouquins ?

 

Chères femmes, il est temps de vous ressaisir. Arrêtez de porter sur le devant de la scène les plus médiocres de vos consoeurs. Si c’est pour répéter ce qu’ont tenté de faire les hommes depuis des millénaires, ce n’est vraiment pas la peine de proclamer qu’une nouvelle ère est arrivée avec la libération des femmes de l’oppression masculine.    

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 10:32

Rêvons de vérité. Faisons le vœu qu’enfin le mensonge se limite à la nécessaire pratique de la courtoisie. Imaginons que les propos fallacieux des hommes politiques soient punis : et une peine de carcan chaque fois qu’ils se permettront de vouloir piquer dans la poche des uns ou des autres sans justification sérieuse ; et une flagellation chaque fois qu’ils oseront reporter sur les générations futures les remboursements de leurs excès d’aujourd’hui ; et une condamnation à l’inéligibilité permanente pour tous ceux qui ont promis ce qu’ils savaient être infaisable. Que la vérité sorte enfin des bouches des faux prophètes, des vrais cyniques, des voleurs, des nomenclaturistes, des jacasseurs d’un prétendu bien public.

Que la vérité est belle à voir. Que la vérité est bonne à vivre.

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 12:00

Bon Noël à tous. Noël, non pas une fête de solstice, ou un salmigondis de Saint Nicolas et de Disney, mais la naissance de Jésus, symbole de bonne nouvelle en ce monde. En ce jour d’espoir je laisse ces quelques nouvelles qui, pour moi, éclairent un peu, au milieu de tant de drames :

  • les combats ont cessé dans l’est d’Alep ; plus vite et moins cruellement que tous craignaient ?

  • le meurtrier de Berlin laisse une de ses pièces d’identité sur le lieu du crime ; bouleversé au point de rechercher son châtiment futur ?

  • Milan Kundera et Philippe Roth ont encore échappé à ce prix Nobel de Littérature qui a illustré tant de valeurs de Sully Prudhomme à Bob Dylan ; le bon goût reste en dehors des académies, même suédoises ?

  • L’espérance de vie a enfin diminué en France, a-t-on appris cette année, une première depuis des décennies ; enfin se modère l’acharnement thérapeutique et les souffrances qu’il engendre ?

  • Il neige sur les dunes du Sahara ; la beauté et l’inattendu ne sont-ils pas toujours au rendez-vous ?

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 15:20

Ils se prennent pour l’élite et nous l’assènent à répétition : ils déplorent qu’une majorité de crétins ait voté pour le Brexit ; ils sont ahuris que Trump ait pu convaincre tant de petits blancs sexistes, racistes, homophobes ; ils se déchaînent contre Poutine élu et réélu par une bande d’ivrognes ultranationalistes, contre Erdogan élu et réélu par une pléthore d’obscurantistes paysans anatoliens.

Ils nous bassinent avec leur intelligence modelée par l’esprit des lumières (lesquelles : celles de Rousseau ou celles de Voltaire ?), les valeurs de la République (lesquelles : celles de la Grande Terreur ou celles de l’obscurantisme franc-maçon), et surtout l’humanisme tout terrain qui roule en 4x4, se goberge de subventions et de dons, et confond agapé et égotisme.

 

Les nomenklaturistes de France-Inter, du Parti Socialiste, et du Monde ressassent à l’envi qu’ils sont les représentants de ceux qui comprennent les situations, qui respectent et analysent les faits, et par-dessus tout sont ouverts aux autres. Un mélange d’intelligence raffinée et d’un cœur immense, selon eux. Tous les autres sont à enfermer dans la cage aux phobies (homo, islamo, xéno, et tant d’autres), sont des nostalgiques d’époques révolues et souvent nauséabondes (conservateurs, réactionnaires, droite dure, ultra-droite, extrême droite, fachos), voire des réfractaires à la vérité (populistes, sceptiques de tout poil).

 

Problèmes :

  • leur haine du peuple (du bas-peuple) est incompatible avec leur furie de démocratie, de participation ;

  • leur dévotion pour toutes les cultures les plus primitives (des Nambikwara aux Inuit) ne fait pas bon ménage avec leur relativisme culturel ;

  • leur passion pour la libération des mœurs (en pratique limitée à une sexualité la plus débridée possible) s’accompagne d’un puritanisme étroit dès qu’il s’agit de liberté de penser .

 

Comment admettre que ces gens qui ne sont que contradictions, inachèvements de la pensée, incohérences, puissent prétendre être une élite. Ils sont tout au plus les employés du totalitarisme de la bien pensance, des tâcherons du mondialisme.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 12:13

Jugement parfaitement absurde. La Cour de Justice doit juger des infractions commises par les ministres en exercice. Faire appel à l’ arbitrage, ne relève pas d’une infraction quoique en puissent penser toutes les juridictions assises ou debout. Il est possible qu’en l’espèce certains membres du tribunal arbitral aient été manipulés ou achetés par Bernard Tapie ; possible, mais l’affaire n’est pas jugée. Ne pas faire appel de la décision arbitrale n’est pas une infraction ; il a fallu aux juges trouver la notion de négligence pour tenter de trouver coupable Christine Lagarde. Notion parfaitement discutable lorsqu’elle est mise en œuvre par des députés et sénateurs dont personne ne trouve l’action politique diligente au cours de leurs derniers mandats. C’est la triste fable des aveugles guidés par un aveugle illustrée par Brueghel.

Jugement parfaitement cynique. Y ont défilé des témoins de haute moralité comme Bruno Bézard : nommé ministre conseiller pour les affaires économiques en charge de la Chine par Christine Lagarde, maintenant animateur d’un fonds d’investissement chinois ; le haut fonctionnaire qui s’offusque parce que l’on n’a pas suivi son avis sur l’arbitrage ; et alors ? il n’est qu’un exécutant et non pas un politique, ses avis sont consultatifs ; le haut fonctionnaire jaloux qui bave en permanence lors des audiences sur le directeur de cabinet de Lagarde : la classe ! Et puis le témoignage de Thierry Breton qui joue les professeurs condescendants pour définir comment lui a été « un très bon ministre des finances » ; il aurait pu aussi nous expliquer comment il avait été ce merveilleux dirigeant de Bull, puis de Thomson, puis de France Telecom, au grand dam des actionnaires et des salariés, un spécialiste dans le genre je laisse des boules puantes à mon successeur.

Mais dans le populisme ambiant, le seul sujet n’est pas pourquoi on traine Christine Lagarde devant une juridiction d’exception, pour la faire juger par d’obscurs députés, et la condamner à une faute de négligence pour avoir suivi l’avis de son directeur de cabine et non celui d’autres fonctionnaires ; non le seul sujet est pourquoi elle n’est pas au trou.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 16:45

Hurlements le samedi soir des viandes alcoolisées, rythme lancinant binaire des batteries antillaises, stridence des voix féminines qui agressent leur téléphone portable tout en se laissant pincer les fesses, vrombissement des pots d’échappement des motos puantes qui s’acharnent à zigzaguer entre les voitures ; dans le Paris nocturne le vacarme fait jouir les sourdingues.  

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 10:00

Editorialiste des Echos, conseiller spécial à l’Institut Montaigne, professeur au King’s College, Il fait partie de ces élites autoproclamées qui affectent de ne pas comprendre ce qui se déroule sous leurs yeux. Ils baptisent du terme, méprisant dans leur esprit, de populisme ce qui contrevient à leur dhoxa basée sur deux convictions :

  • la mondialisation est inéluctable, avec les corolaires qu’il est vain d’aller contre la naissance d’un citoyen du monde, et que « big is beautiful », et donc l’avenir est dans l’abolition des pays dans des entités de plus en plus larges ;
  • la légitimité démocratique est synonyme de la primauté du juridique sur la culture ; ce qui est important n’est pas d’être libre de penser mais d’être obéissant à un état conçu comme l’expression parfaite de la volonté des citoyens.

Le populisme, à ce titre, et pour lui, n’est que l’inverse de ces principes.

Le Brexit est l’expression d’un rejet d’un certain type de mondialisation : celui qui fait que le moins-disant social triomphe, soit à cause de régulations européennes qui prétendent imposer une libre circulation des personnes sans harmonie des couvertures sociales, soit à cause d’une immigration du Commonwealth qui tire les rémunérations britanniques salariales vers le bas sans contreparties significatives exigées des pays sources. Evidemment un vote à un référendum mélange du rationnel (les régulations européennes) et de l’irrationnel (une immigration des ex-colonies) : mais autant il est légitime de qualifier l’irréalisme de populiste, autant il est absurde de ne pas vouloir comprendre que le rejet de l’Europe par les Britanniques est une option légitime. La Grande-Bretagne n’était pas dans l’Euro, sa place financière peut continuer à fonctionner aussi bien que New-York ou Dubai, la Grande-Bretagne n’a pas besoin du plombier polonais, ou du soudeur roumain; la Grande-Bretagne n’a besoin que de traités de libre-échange entre elle et les pays européens, traités dont on ne voit pas qu’ils seraient dans l’intérêt de toutes les parties et donc sans difficultés de principe à négocier. Alors le Brexit est populiste dans sa partie qui ne concerne pas l’Europe, il est parfaitement légitime dans son rejet d’un Bruxelles qui a abdiqué depuis longtemps (depuis toujours ?) dans sa rage de régulations (la foultitude des obligations sur la libre circulation des hommes et des marchandises) et son absence de principes (l’absence de toute définition de ce qu’est l’Europe et de ce qu’elle doit devenir).

Le populisme est également associé à un nationalisme identitaire porté par la crise migratoire. Je ne comprends pas ce qu’il y a de non défendable dans l’idée qu’un peuple, une universalité de citoyens, passe un contrat avec ses dirigeants pour leur déléguer un certain nombre de missions régaliennes, et parmi celles-ci la défense de sa culture incarnées par une langue, un mode de vie. Il est malhonnête de qualifier de « peur » une volonté de défendre (et pas seulement de défendre, mais de promouvoir, de répandre) des acquis, des modes de pensée, des façons de travailler et de réaliser. Le biais qui consiste à nier les identités en les affublant, pour les discréditer, du qualificatif d’ethnique est profondément malhonnête ; la relativité des identités (leur absence d’importance essentielle, leur absence de résilience) n’est qu’une opinion, celle de penser qu’un métissage mondial de toutes les cultures est un avenir inéluctable, qu’il est de plus souhaitable parce que la richesse viendrait du mélange. Dans l’esprit des contempteurs de l’identité des pays, des religions, des cultures, la liberté des individus doit s’effacer derrière une conception d’une démocratie mondiale qui n’aurait d’autre souci que le bonheur de chacun corseté dans un appareil de lois dites humanistes qui privilégieraient en fait les libertés d’aller, de commercer, sur celles de penser ou de créer.

Cette philosophie utilitariste conduit les Moïsi et autres à ne rien comprendre à ce qui provoque colère et révoltes chez les peuples occidentaux, et ne peut justifier qu’ils traitent avec condescendance, et même avec mépris, ce qu’ils sont incapables d’analyser correctement.

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 18:06

Va je ne te hais point dit Chimène.

Pour mieux te résister, j’ai recherché ta haine dit Phèdre.

Pour elles la haine est le contrepoint de l’amour. Elle n’a rien à voir avec l’expression des cités « j’ai ou je n’ai pas la haine » qui n’est que l’expression d’un contrôle ou d’une absence de contrôle de la rage d’êtres frustes.

L’absence de haine est le reflet de l’indifférence d’Hippolyte, de l’égoïsme guerrier de Rodrigue. L’humanité est du côté de Phèdre, et de Chimène, qui vivent, qui réagissent, qui sont pétries de sentiments qui flirtent avec la haine ; les Hippolyte et Rodrigue pourraient être considérés comme les représentants des bons sentiments, du respect des lois quelques injustes qu’elles paraissent, de cette froideur qui ignore la haine.

Il faut se méfier de la haine de la haine.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 17:43

Au 55 rue du Faubourg saint-Honoré, règne une mentalité d’assiégé. Le vulgaire est maintenu à distance : trottoirs interdits tout autour du palais. A croire qu’ils craignent le peuple. Et s’ils avaient raison ? Qui peut croire que ces crétins de d’électeurs n’ont pas envie de mettre le locataire à la porte, de lui faire payer ses mensonges ? Tous imaginent que les sans-dents rêvent de lui faire bouffer les kilomètres de lois, décrets, circulaires qu’il a prétendu inspirer pour leur bien ! Qui ne rêve d’une justice expéditive pour se débarrasser de l’incapable qui tente de s’incruster dans son fromage … d’un crétinicide.  

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Published by olivier seutet - dans politique
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 17:39

Etouffe-chrétien pourtant ni halal ni casher.

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