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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 12:11

Les valeurs de la droite vont semble-t-il être au centre des réflexions des ténors de l'UMP.  Il serait temps. La défense des valeurs dites républicaines prônées par la gauche sont à peu près claires :

- égalité sociale qui en plus de l'égalité des droits du citoyen, déborde sur des notions telles que la parité entre différentes catégories de personnes, ou encore la socialisation de l'ensemble des prestations sociales.

- laïcité qui en plus de la liberté de conscience et de la neutralité de l'appareil d'état vis à vis de toutes les religions, s'ingère dans la vie privée pour  bâtir un corpus de moeurs  dites progressistes.

- état fort qui ne se borne pas à exercer avec autorité ses missions régaliennes (défense, justice, police, éducation) mais entend apporter le bonheur à l'ensemble de la population par une gestion économique orientée par la classe politique et la haute fonction publique.

 

A cette déclinaison de gauche de notre triptyque "liberté, égalité, fraternité", il serait temps d'offrir une authentique offre de droite :

- un état fort, mais svelte ce qui implique sa rationalisation (suppression des hautes autorités superflues, suppression des départements avec dévolution de leurs pouvoirs aux régions, regroupement des communes), l'abandon de son interventionisme économique pour qu'il se recentre sur ses missions de contrôle.

- une liberté qui ne se borne pas à la neutralité religieuse, mais défend les valeurs fondatrices de l'être humain comme la défense de la famille, la valeur du travail, le respect de la culture.

- une égalité qui s'établisse entre individus et non pas entre catégories de personnes, une égalité sociale qui s'occupe des exclus, des marginaux, des précaires et ne se polarise plus sur ceux qui sont organisés.

 

Le courage est de défendre l'individu face à un état prédateur, de proclamer que la générosité est de se soucier des malheureux et non pas des paresseux, de ne pas se laisser abrutir par un discours mondialisant sur la fusion des cultures et des moeurs et de développer nos originalités. Rien de très nouveau, encore faudrait-il que les dirigeants de la droite n'aient pas honte de le dire.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:54

Quelques brefs aperçus de l'humour de Sophia Aram éructés depuis son micro de France Inter  :

Sophia Aram tance Stéphane Guillon : il a manifesté un comportement inapproprié vis à vis d'un handicapé (6/6/2012)

Sophia Aram  tance  Bérénice  Béjo :  elle a manifesté une attitude anti-féministe pour avoir osé dire que les femmes étaient meilleures infirmières que les hommes (21/5/2012)

Sophia Aram tance Maryse Joissains-Masini , député-maire d'Aix : elle a propagé de dangereux propos anti hollande en s'énervant sur la victoire des assistés lors de la présidentielle. (9/2/5012)

Sophia Aram tance ceux qu'elle soupçonne de faire la guerre aux musulmans : les affidés de Sarkozy  (30/5/2012).

Sophia Aram (28/5/2012)  ironise sur la religion catholique et scatologise sur ses représentants : "les bouées que Jésus utilisait pour marcher sur l'eau",  "manque d'étanchéité des vieux cardinaux".

Mélange de conformisme (il ne faut pas attaquer les musulmans, il faut trainer dans la boue les catholiques), de niaiserie baptisée humanisme (les gentils handicapés, comme elle aurait pu parler des gentils pauvres, des gentils  gars des cités, ), de lâcheté  (toujours s'acharner sur ceux désignés à la vindicte publique par sa chère radio de service public), et de révérence pour les grands progrès  de la conscience universelle (la parité, la mariage gay). Pourquoi continue-t-elle dans l'humour ? Sa place ne serait-elle pas celle de propagandiste des idées butinées dans les coktails des quartiers bobos de la capitale, ou celle de surveillante générale des ondes distribuant les bonnets d'âne  aux récalcitrants.  Ceux qui l'écoutent ne rient pas, tout au plus ricanent-ils .

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:53

Simplicité ? Ne faudrait-il pas dire absence de complexes, à vouloir installer sa maîtresse dans un bureau de l'Elysée, avec  usage de toutes les facilités de la République. Favoritisme, dans le sens de la consécration de la favorite.

 

Morale ? Il faudrait préciser qu'elle est tortueuse à vouloir faire élire comme représentants de la gauche, les honnêtes Kucheïda  (pas d'adversaire socialiste contre lui à Liévin), Pupponi  (candidat socialiste à Sarcelles),  Andrieux  (sous le logo PS à Marseille). Reconstitution de ligue, celle des vieux copains que l'on abandonne pas dans le malheur.

 

Changement de méthode ? Le précédent premier ministre s'était fait taxer de collaborateur par le président Sarkozy; Hollande en écartant Martine Aubry, Moscovici ou Valls comme premiers ministres, a fait publiquement le choix du plus terne, du moins charismatique, donc du plus malléable des premiers ministres. Ressemelage des vieux souliers, ils ont fait leur preuve, il serait idiot de ne pas continuer de les utiliser.

 

Justice ? Pas de contestation possible, il est juste de récompenser les efforts de ceux qui ont déposé un bulletin de vote pour vous : des postes pour les fonctionnaires, des revalorisations de salaires pour les fonctionnaires. Vae victis pour ceux qui ont mal voté : des impôts pour ceux qui ont voté UMP, la poursuite des délocalisations pour ceux qui ont voté FN. 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:29

Nos entreprises manquent de rentabilité et n'arrivent plus à garder leurs marchés. L'idée de forcer des sociétés à continuer de survivre à coup d'incitations et d'interdictions prouve à la fois la méconnaissance des réalités économiques de nos dirigeants et leur lâcheté face à des idéologies.

- pourquoi créer une banque de financement publique si le but est de faire survivre des sociétés qui ont perdu leur marchés, si les dirigeant ne voient plus l'utilité d'investir sans espoir de retour profitable ? Le problème est moins de trouver des sous, que de trouver des projets rentables.

- pourquoi revenir à des autorisations de licenciement déguisées si c'est pour conserver des salariés qui ne fabriquent plus les produits achetés par des clients, si c'est pour transformer les entreprises du secteur marchand en sociétés d'assistanat ? L'efficacité n'est pas de protéger des emplois dans des secteurs à la dérive, mais de créer des emplois dans des secteurs à la compétitivité retrouvée.

- pourquoi interdire la recherche sur des sujets aussi variés que les cellules souches, les OGM, les gaz de schiste si ce n'est pour obéïr à des lobbies des écologistes aussi actifs que peu représentatifs (il suffit de lire leur score aux présidentielles) ? Il est navrant que là où nous pourrions nous développer, l'état s'ingénie à brider les entrepreneurs et les charcheurs.

- pourquoi proouvoir des énergies dites renouvelables au détriment de tout raisonement économique et ponctionner le pouvoir d'achat en subventionnant l'électricité des éoliennes et des panneaux solaires ? Comment oublier un de nos rares atouts, le faible prix de l'électricité nationale produite par des centrales nucléaires.

- pourquoi alourdir les charges des entreprises avec l'idée d'abolir le premier timide essai de TVA sociale, la réformette des retraites, sans compter tous les prélèvements supplémentaires nécessaires au      maintien tel que du train de vie l'état ? L'activité économique ne se développera pas avec le maintien d'une fonction publique pléthorique au vu des comparaisons avec presque tous les pays, mais avec la montée en puissance de petites et moyennes entreprises pouvant bénéficier enfin d'un allègement des charges qui pèsent sur leurs comptes.

- pourquoi lancer des négociations européennes sur des eurobonds qui ne seront accordés (si tant est qu'ils le soient) qu'aux élèves les plus méritants de la classe européenne, au lieu de se concentrer sur le seul sujet qui vaille,  la protection de nos marchés par rapport aux dumpings sociaux et écologiques des pays émergents ? Serait-ce indécent de reprendre les idées d'un Dupont-Aignan, d'un Montebourg, et de bien d'autres, pour sortir de la logique de la préférence du commerce (le libre-échange angélique) sur la production; pour enfin parler de la protection des marchés européens vitaux avec l'établissement d'un Tarif Extèrieur Commun, d'une gestion de la Banque Centrale Européenne qui se préoccupe de la parité de l'euro avec les autres grandes monnaies et plus seulement du taux d'inflation.

 

Quel économiste n'a pas parlé de cette nécessité de retrouver de la compétivité (Christian Saint Etienne, par dernier exemple, mais bien d'autres), quel éditorialiste n'a pas stigmatisé cette focalisation sur le problème des financements (Christophe Le Babier il y deux jours, mais d'autres, d'autres bords) ? Mais le gouvernement est autiste. Il n'écoute personne. Il croit, contre presque tous, qu'il est prêt pour la bataille économique qui s'annonce et qu'il va la gagner. Il me fait penser à cet Emile Ollivier qui proclamait en 1870 à la veille d'une défaite écrasante "pas un bouton de guêtre ne manque", ou encore à ce généralissime Gamelin qui proclamait la région des Ardennes infranchissable par l'ennemi avant d'être honteusement enfoncé sur la Meuse en 1940. A ces dates stratégiques, nous avions déjà laissé les commandes à des orgueilleux sans compétence.

 

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:25
Pourquoi cette analyse sexiste du gouvernement : parité entre hommes et femmes ? La capacité à réagir à la crise en dépend ? Comment concilier l’égalité entre tous les citoyens et cette règle de quota absurde. Pourquoi cette analyse raciste du gouvernement : nombre de personnalités issues de la diversité ? L’origine ethnique ou culturelle pèse-t-elle dans la création d’une « dream team » ? Comment laisser supposer qu’un gouvernement est une sorte d’image de la société, alors qu’il ne devrait être que la sélection des plus aptes à nous faire sortir de la crise. Quant on se penche sur ce gouvernement le mode de sélection laisse rêveur : - pas de scientifiques ou d’ingénieurs ; une population probablement inapte à promouvoir des idées et des actions sur l’arrêt des délocalisations, le renouveau de notre tissu industriel ; la pauvre Marie Curie aurait été bien dépitée de constater qu’une fois une gerbe de fleurs déposée à ses pieds, tout le monde lui tourne le dos ; - peu de gens issus du monde de la production des biens et des services ; je n’ai relevé que Benguigui, Arif, Carlotti et Duflot ; autant dire des deuxièmes couteaux cantonnés à des postes mineurs ; personne venant de l’usine, des champs, des activités financières, commerciales ; - une flopée d’enseignants (10 si j’ai bien compté) dont la vocation, si je ne m’abuse, est plus de discourir que d’agir, de transmettre des savoirs que d’écouter des doléances ; - une flopée de fonctionnaires ou assimilables (1à encore une dizaine) dont la dévotion à leur carrière politique (baptisée lutte pour ses convictions) est plus marquée que leur attachement au service public (leur carrière est plus riche en mandats électoraux, en postes d’attachés parlementaires, voire en détachés auprès d’organismes politiques, qu’en fonctions administratives au sein de ministères) ; - un petit bouquet de professions libérales (5 juristes, 3 médecins, 1 journaliste) pour égayer les discussions du conseil du mercredi, d’une touche de fantaisie. Ce n’est pas une équipe de rêve, c’est une équipe de cauchemar. Comment imaginer que par un coup de baguette magique des personnes sans expérience économique, sans vécu industriel, sans connaissance financière, qui n’ont connu que des carrières au sein de la France, vont trouver brutalement les intuitions nécessaires pour se colleter avec la mondialisation, les pays émergents, la désindustrialisation, la puissance germanique, la modernisation (ou pas) de l’Islam. La triste réalité est celle d’ un gouvernement élaboré dans le respect d’idéologies dominantes, par une camarilla de fonctionnaires qui s’est réservé l’essentiel du gâteau.
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 12:31
Les mouches commencent à s’agglutiner sur les bouses. Les homosexuels réclament à cor (à corps ?) et à cri (de plaisir ?) l’extension de la pension de réversion à leur ami (e) survivant (e) : un coût pour la collectivité de quelques milliards d’euros astucieusement camouflé sous la revendication de mariage gay. Les saltimbanques se rassurent sur la pérennité du statut des intermittents du spectacle dont la cour des comptes a dénoncé la gabegie et le déficit de plus d’un milliard par an pour l’ensemble des assurés sociaux : le rapport stigmatisateur de la prestigieuse institution va passer au broyeur, n’en doutons pas. Les associations de tout poil tremblent de désir en préparant le renouvellement à la hausse de leurs demandes de subvention : ONG alibis, Défenses de toutes sortes de catégories de gens unis dans un même égoïsme, Lobbies écologiques, antiracistes, gays, préparent leurs augmentations d’effectifs et de rémunérations de leurs permanents. Les croissances d’effectifs de la fonction publique sont sous presse : professeurs, éducateurs, policiers, gendarmes, infirmiers, juges et greffiers, accompagnateurs sociaux ; garder un niveau globalement stable des effectifs se révélera vite impossible une fois que l’on aura réduit drastiquement les effectifs de l’armée (pourquoi d’ailleurs en conserver une, puisqu’en majorité elle ne vote pas socialiste ?). Toute la France d’Outremer chante et danse : elle a voté dans l’enthousiasme pour le nouveau président, elle a reçu un premier témoignage de reconnaissance au travers de quelques maroquins, et n’entend pas se contenter de ces quelques miettes : il faut que l’oseille se déverse encore plus au nom du rachat des crimes de jadis de la métropole, jamais pardonnés malgré les repentances et les tombereaux d’aides, d’exemptions fiscales, et d’investissements hasardeux (mais qui n’a jamais eu la tentation de mordre la main de celui qui l’aide ?). Les mouches sont-elles les nouvelles représentantes de la morale et de la justice ? Elles vrombissent en tous cas, et les chasse-mouches ne semblent guère prêts à entrer en action.
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:44
Port ou pont à Lannion ? Un choix décisif entre ceux qui pensent encore que le développement passe par une amélioration de la desserte routière entre la zone commerciale sur la route de Perros et la rive gauche du Leguer et ceux qui prônent la création d’un port sur la zone de Nod Huel . Les uns se vautrent encore dans les idées d’élargir la zone urbaine, de multiplier les axes routiers, de désenclaver je ne sais quel quartiers suivant leurs termes barbares, de favoriser l’expansion de ces zones de hangars hétéroclites où s’accumulent les marchandises prêtes à consommer ; d’ autres sont sur le projet de réanimer le centre-ville, en créant à deux pas du centre historique, un port sur la rivière qui amènera animation et activités annexes, à deux pas du coeur historique de la ville, permettant, enfin, de redonner un peu de tonus au cœur de la terne cité. Les projets routiers sont la solution de facilité des communes en mal d’imagination : faute d’idées neuves, elles en reviennent éternellement au poncif des voies rapides. En l’espèce, ce projet va anéantir à jamais la possibilité d’utiliser rationnellement un espace communal idéal pour créer un port, et le transformer en une de ces zones macadémisé, encombré de ronds-points avec de terrifiantes œuvres d’art ( ?!!) au milieu, laids à pleurer, n’apportant que la possibilité de faire plus vite le trajet entre Perros et Plestin, ou Lannion et Morlaix. La belle affaire. Un port de plaisance au centre-ville, apporterait enfin à Lannion une idée neuve, une nouvelle perspective, une vocation nouvelle conforme à sa tradition, à sa situation, une opportunité de dépenser des fonds autrement qu’en les jetant par les fenêtres des voitures. Mais cela fait peur aux équipes en place. Mais cela irait à l’encontre de la politique municipale depuis un siècle, consistant à nier le caractère maritime de la ville : comblement de l’anse de Viarmes, avortement du projet de port dans l’estuaire du Leguer, oubli de toutes les activités maritimes. La construction du pont sera le signe final de la transformation de Lannion en nœud routier pour desservir entre elles les communes plus ambitieuses.
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 12:04

Que donner à la Montespan, la mère des enfants, pour qu'elle ne fasse pas de scandale ?

Que dire à la Maintenon, la concubine en titre, pour qu'elle ne tyrannise pas l'entourage ?  

Les courtisans murmurent, caquètent : la Montespan doit avoir une charge de prestige, elle fut aimée, elle fut puissante, elle ne mérite pas la relégation dans une obscure province.

La cour bruisse sur la puissance supposée ou réelle de la Maintenon : aura-t-elle un cabinet à proximité de la salle du conseil ? influera-t-elle sur le choix des collaborateurs,  sur la distribution des grandes places ?

Le premier ministre va bientôt être choisi : il doit être compatible avec la Maintenon, sans avoir jamais insulté la Montespan. L'ex et celle en titre sont au moins d'accord pour que le parti des débauchés et ceux qui le soutiennent encore soient exclus du ministère. Mais après, pour marquer le changement de règne, ne faut-il pas marquer les faibles esprits des gouvernés par un choix aussi surprenant qu'audacieux : un jeune sémillant venu d'Espagne; ou bien faut-il choisir un calculateur qui sut à temps abandonner le parti du pervers, et montrer que l'on sait pardonner; ou alors prendre un vieil ami qui n'a jamais fait défaut; ou encore propulser un grognon qui saura manoeuvrer face aux hordes teutonnes. Nul doute que les conseils avisés des reines du coeur du roi auront leur importance. 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 12:32

On nous rebat les oreilles de la présidence normale. Oui elle est normale, mais parce que complètement conforme avec toutes les pratiques anciennes. 

La constitution prévoit que le président nomme le premier ministre et que celui-ci présente au président pour approbation la liste de son gouvernement. La constitution ne fut jusqu'à présent appliquée qu'en temps de cohabitation. L'usage de tous les anciens présidents fut de composer eux-mêmes le gouvernement en ne laissant à son "collaborateur" que le choix de quelques maroquins (plutôt des secrétariats d'état que des ministères régaliens). A peine élu, Hollande qui se targait de changer de style, nous propose une redite des mauvaises coutumes du passé : personne ne connait le nom du futur premier ministre; du coup on ne voit pas très bien comment il peut préparer son gouvernement dans la transparence; le président élu, de toute évidence consulte, laisse filtrer des noms, en un mot ne s'embarasse guère ce torchon de constitution.

Le style soit disant éloigné des flonflons du règne précédent, s'est aussitôt installé dans une pipolisation de mauvais aloi : une certaine Valérie Trierweiler, dont on nous dit qu'elle est la fidèle maîtresse du président, nous parle de sa conception d'un poste qui n'existe pas, première dame de France, dont on ne comprend pas à quel titre elle l'imagine : nouvelle Maintenon, elle chasse de la cour un Julien Dray qui s'est compromis avec le Diable. La mère des enfants du président envahit les écrans pour nous assomer de sa grandeur d'âme de femme délaissée qui a pardonné et peut donc (à titre de compensation ?) briguer un poste de responsabilité . Et l'aîné des enfants est filmé sous toutes le coutures, pour nous proclamer toute l'admiration dévote qu'il porte à son papa. Marivaudage à Gérolstein.

Les mythes sont époussetés, pour nous servir dans une nouvelle sauce radical-cassoulet, les grands accents de la gauche mitterandienne : l'abolition de la peine de mort est remplacée par l'octroi du droit de vote aux étrangers aux municipales (un combat moral nous assène l'inusable Badinter), la réduction à 39 heures du travail hebdomadaire est remplacée par une retraite à 60 ans pour la classe d'âge des 19 ans (un combat pour la justice ? Parce qu'il est juste que ceux qui n'ont même pas eu de BTS se reposent plus tôt), la réévaluation du SMIC est omise au profit de  l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire (une mesurette digne d'un président ... de conseil général), et la fête de la Bastille est resservie dans une version sans enthousiasme symbolisée par un revenant (Pierre Bergé) et un évadé fiscal (Yannick Noah).

Tout est normal, les chaussons des prédécesseurs sont réenfilés, l'illusion du rassemblement autour de l'âtre pendant que soufflent les tempêtes de la mondialisation est offerte à tous.

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 22:03

48% des votants viennent d'élire Hollande président; 6% des votants ont glissé dans l'urne un bulletin nul ou un bulletin blanc. 

Un résultat ras des paquerettes acquis par la conjonction d'un noyau de rentiers de la fonction publique (les joyeux lurons recrutés,  en particulier, dans les havres de la territoriale), et de la bande des profiteurs de l'assistanat (le plus grand enthousiasme de tous les départements français s'est manifesté pour Hollande en Guadeloupe et à la Réunion avec des scores de plus de 70%).

Triste message transmis par les paresseux qui espèrent encore profiter, un temps, des misérables avantages que les circonstances leur ont octroyés. Triste message reçu par la France qui travaille et espérait voir sauvés les avantages acquis et mérités, la solidarité face à l'adversité.

Pied de nez puéril au monde extèrieur qui voit notre grand pays se complaire dans la dépense proclamée, la fiscalité déjà trop lourde magnifiée comme un outil de moralité, la contradiction entre une volonté faible de réduire le déficit de l'état et la tentation forte d'endetter l'Europe après être arrivé aux limites de l'exercice pour notre pays.

Insulte à ceux qui pensent que les réformes dites de société (adoption par les couples homosexuels, droit de vote aux étrangers, égalitarisme poussé aux frontières du système des quotas) sont autant de coups de couteaux à des valeurs fondamentales, dont on ne comprendrait pas qu'elle soient imposées par une minorité des électeurs.

Atterrement de voir choisi le moins expérimenté, le moins charismatique, le plus méprisé des socialistes par ses propres troupes, arrivé où il est par un mystérieux destin qui a fait trébucher DSK dans les bras de Nafissatou Diallo, qui a empêché François FIllon de porter les couleurs de l'UMP; drôle d'itinéraire qui a fait écarter les meilleurs de la gauche au profit de ce terne successeur des Laniel et autres Chirac; incroyable victoire du flou, de l'indécision, de l'approximatif, au milieu d'une bataille mondiale qui a besoin de généraux décidés et audacieux. 

Les hommes politiques ne peuvent pas dire tout celà, même s'ils le pensent; on crierait aussitôt au déni de démocratie, à la stigmatisation, voire à l'appel à la guerre civile. Extraordinaire de constater que sur les idées ou les constatations les plus élémentaires il soit impossible de s'exprimer sauf en privé. Le déni de démocratie serait là.

 

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