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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 09:33

Face-à-face entre Demorand puissance invitante sur France-Inter et Dupont-Moretti avocat de Merah.  Choc entre un barbare et un civilisé, entre un journaleux qui  compatit sur des victimes et un avocat qui invoque le droit de défendre, non une cause, (car il est des causes indéfendables), mais un homme, même le plus abject.  Demorand trouve obscène qu’une mère d’un assassin puisse mentir pour défendre sa progéniture, Dupont-Moretti croit que les parties civiles  peuvent exprimer tout leur chagrin, toute leur haine, mais que le tribunal, les avocats de la partie civile et les commentateurs doivent eux rester sobres. Bien entendu le journaliste ne comprend pas, ni les chers auditeurs filtrés ( ?) par la station de radio qui se déchaînent contre le défenseur d’Abdelkader Merah ; ils voient de l’insensibilité, de l’absence d’empathie avec les victimes, ils soupçonnent du cynisme, là où ils ne font qu’exprimer de l’incompréhension des principes du droit, la tentation éternelle du lynchage, la  manifestation d’un pleurnichage qui est antinomique de la justice.  Merci à Dupont-Moretti d’avoir remis Demorand à sa place, celle d’un type à la hauteur de sentiments vulgaires,  et non d’un professionnel sachant raisonner.

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 15:15

Exhibitionisme de sodomites. Leurs frasques privées devraient le rester.

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 18:53

L’énervement de notre époque se traduit par la primauté des intentions sur l’action. Des gens sont jugés parce qu’ils auraient eu l’intention de commettre tel ou tel méfait, d’autre sont soumis à l’opprobre parce qu’ils ne manifestent pas de remords après une condamnation, certains sont traduits devant les tribunaux, ou lynchés médiatiquement,  pour avoir exprimé des opinions  non conformes à des lois. A l’inverse, l’affichage de la compassion, de l’empathie pour les malheureux touchés par une quelconque catastrophe, les victimes de n’importe quel fait divers vaut certificat de bonne conduite ; le remords, les regrets , exprimés en faveur de la victime d’un de ses forfait est quasiment une circonstance atténuante ; quant à la repentance pour les crimes commis par d’autres supposés être des coreligionnaires, des compatriotes, voire des ancêtres, elle devient paraît-il indispensable pour les consciences du repenti et du bénéficiaire.

Dans notre société, tout à la fois du spectacle et de l’instantané,  la parole devient primordiale par rapport à l’action : le verbe est immédiat, émotif, brillant, avec des effets immédiats ; tandis que l’action pue l’effort, la sueur, l’efficacité dans un avenir imprévisible. Le vernis vaut plus que les pigments, le gant que la main, le présent fugace par essence à  un futur  imprécis ou à un passé à oublier.

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 10:04

Au grand dam ! Un peu énervant cette manie  de dam de ne sortir qu’avec grand ! Un peu de retenue, moins de fatuité, je préfèrerais une pincée de petit dam car tant de situations ne justifient rien d’autre qu’une toute petite préoccupation.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 12:14

La reine des faux-culs faisait semblant d’accueillir Elisabeth Levy, ce main sur France-Inter, pour en théorie lui permettre de s’exprimer sur ce qu’elle pensait de ladite France-Inter : la soumission de cette radio à une pensée convenue, son intolérance à l’égard d’une moitié de la France, la vulgarité de ses humoristes.

La condescendance de Sonia Devillers s’est exprimée sous la forme d’injonctions, voire de réprimandes à l’égard d’Elisabeth Levy :

  • « prenez un plus de hauteur », « ne faites pas de l’école maternelle », « je ne peux pas vous laisser dire » ;

Ou alors la chroniqueuse de France-Inter dans une apothéose de fausse modestie feignait l’incompréhension :

  • « je suis complètement paumée », « vous qui êtes plus intelligente que moi ».

 

Sonia Devillers faisait très exactement la démonstration de ce qui peut être reproché à cette radio. Inviter certaines personnes, non pas pour les accueillir, mais pour les déstabiliser, les ridiculiser,  les caricaturer, les réduire à l’état de « non-êtres », d’infirmes de la pensée, de sous-développés culturels ; et toute cette attaque ne se fait pas avec des arguments, une dialectique mais par la dérision, l’insulte, la provocation.

Ce qui est difficilement supportable n’est pas que Sonia Devillers soit une infirme de la pensée, ou du moins qu’elle le laisse éclater dans son interview d’Elisabeth Lévy, mais qu’elle pérore sur une radio qui se vante d’être de service public.  Ce qui est insupportable est cette prétendue diversité de cette radio où quelques noms servent d’alibi à l’armée mexicaine des bobos, écolos, gauchos, sociaux-démocrates, et autres variantes  des représentants de l’Armée du Bien ; où a pluralité des opinions des invités cache l’indulgence envers les représentants de certaines opinions, et la férocité envers les autres.

Mais je lui fait trop d’honneur. Après tout j’ignorais le nom de cette fleur vénéneuse des médias avant ce matin. C’était mérité.

 

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 12:33

Sorte de Charline Vanhoenacker masculin,  il marie sur les ondes, l’absence de drôlerie et le verbe haut.  Surtout ne pas le critiquer : il est le représentant de l’humanisme (mot amulette qui sert à parfumer de bons sentiments n’importe quel homme public) et résistera avec courage à toutes les attaques fielleuses qui chercheraient à le déstabiliser : aux avant-postes de la civilisation progressiste il est là pour tenir contre la marée des représentants de la tradition, du passé, de la réaction, du bons sens (surtout s’il est commun), des stéréotypes (de genre surtout), des lieux communs, des préjugés,  des négationnistes de tout poil  (aujourd’hui les sceptiques du bouleversement climatique),  de la religion (surtout catholique), de la piété, de l’ordre moral, de la mode loden-mocassins, et j’en passe ; en bref, un héros.

 

Mais un zéro pas rigolo. Avec toujours cette recette des humoristes de France-Inter : persifler,  trainer dans la noue, injurier. Toujours cette incapacité à faire rire sauf  dans le mode hyènes qui se repaissent. Pas de sourire avec lui, mais le rire mauvais de celui qui voit étriper un ennemi, piétiner un voisin qui pue, humilier quelqu’un qui se défend peu ou mal. Un humour aussi peu anglais que possible ou « l’understatement » cède le pas à la brutalité du bateleur qui ressasse à satiété ses saillies.

 

Comme ses congénères, il chasse en meute. Une fois, l’adversaire identifié, il passe d’humoriste en humoriste, pour être soigneusement lynché, disqualifié , éliminé.

Comme son inspiratrice belge, il ignore l’autodérision pour s’adonner au plaisir des rafales de kalachnikov dans le tas de ceux qui ne rigolent pas en l’écoutant.

Comme les autres vampires de l’humour de France-Inter, il se nourrit du sang de ses victimes.

A quand une battue pour éradiquer le fléau de ces moqueurs, ricaneurs, persifleurs qui polluent la radio de service public.

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 09:56

Avec ma gueul’ de harceleur,

De maghrébin, de blanc céfran,

Depuis Cologne jusqu’à Cannes ;

Avec mes oreilles ahuries,

Qui entendent tant d’âneries,

Moi qui aime tant la rêverie ;

Avec mes mains de papouilleur,

De producteur, de petit chef,

Qui ont pillé tant de jardins ;

Avec ma bouche qui a bu,

Qui a embrassé et mordu

Sans tuer l’hydre de Lesbos.

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 18:43

Dans l’abaissement de la parole publique les femmes tentent de mettre les bouchées doubles : les voilà qui, en même temps, font l’apologie de la délation en matière de harcèlements sexuels (balance ton porc), prônent l’instauration de l’imprescriptibilité des crimes sexuels (rapport au ministre de l’égalité femmes-hommes),  exigent des peines à vie pour les assassins de femmes (Bernard Cantat). Que certaines veuillent combattre la libido masculine et la testostérone relève uniquement de l’expression de leur déviance et ne justifie en aucune manière de mettre à bas de grands principes comme le mépris que doit inspirer le délateur (souvent proche du calomniateur), la sagesse de l’existence de la prescription qui permet  d’oublier des criminels que l’on ne peut plus juger faute de preuves solides, la foi en la rédemption qui fait qu’un criminel qui a purgé sa peine a le droit de vivre dans la société.

Mais dans l’hystérie des réseaux sociaux, relayés par des médias grand public froussards, il devient inaudible de prononcer un mot sur des dérapages de groupuscules activistes qui prétendent parler « au nom des femmes ». Il est suspect pour un homme de dire un mot qui ne soit pas complaisant sauf à se faire traiter de fasciste, réactionnaire et sexiste. Matraquage d’autant plus exaspérant qu’il oublie les véritables violences subies par les femmes dans les cités : interdiction du port de la jupe, interdiction de certains lieux publics, excision,  mariage forcé, tournantes , autant de pratiques non dénoncées parce que dans des cités abandonnées au règne des communautarismes. Totalitarisme de la pensée qui prend des faits divers pour des crimes, qui mélange sans scrupule attitudes équivoques et conduites inacceptables. Et des tonnes d’avocates, de procureurs, de témoins, de victimes se répandent pour disent-elles libérer la parole. Ce qu’il importerait de faire serait d’arrêter le robinet des amalgames, des calomnies, de la haine du masculin, de la libido. Si c’est pour s’exprimer aussi mal, qu’elles se taisent !

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 10:03

Enfin la parole a été libérée clament les guignols et autres saltimbanques. Et ils se glorifient de la création d’un appel à délation sur tweeter, appelé gracieusement « balance ton porc ». Le réseau social se révèle pour ce qu’il est, un égout qui charrie dénonciations infondées, jugements expéditifs, condamnations abruptes. La parole de quelques femmes qui ont un compte tweeter, qui savent l’utiliser : un micro-milieu empli de haine pour les turpitudes qu’elles ont cru nécessaire de subir pour arriver à leur petite réussite; une petite caste dominée par les zélotes du combat contre l’hommes qui les oppresse, qui les surpasse, qui leur fait des enfants ; les épigones des Beauvoir, Duras, Lauvergeon, Ernotte, Duflot et autres combattantes de la liberté du corps des femmes.

Et ce concert de délation de ces privilégiées hargneuses s’accompagne de réclamations absurdes comme de verbaliser des incivilités de rue, en ignorant le malheur profond et véritable des femmes des banlieues, exposées aux tournantes, aux incitations à porter le voile, aux traitements mutilants, à l’interdiction camouflée de l’espace public. Ces délatrices sont schizophrènes : elles se contemplent l’ombilic et ignorent leur congénères dans le malheur. Elles se polarisent sur leurs « témoignages » souvent minables, rarement tragiques. Elles ne comprennent pas qu’elles se ridiculisent en se mettant comme cela en avant : elles transforment la cause des femmes en un farce sinistre où les vrais coupables ne sont pas désignés, et les véritables victimes une fois de plus, oubliées.  

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 09:25

Elles poussent des cris d’orfraie. Que ne l’ont-elles fait plus tôt ? Pourquoi ont-elles laissé ce Weinstein continuer ses turpitudes sexuelles à Hollywood, à Cannes ou dans tous les festivals de cinéma, Baupin à Paris et dans tous les congrès écolos, Strauss-Kahn à Bercy, Washington ou dans toutes les réunions politiques ? Aucune ne leur a jamais mis une claque dans la figure à ces malades qui n'arrivaient même pas à cacher, en public, leurs débordements ? Ce n’est pas parce que le type est ignoble que ses accusatrices ne sont pas hystériques. Ce sont les mêmes qui viennent gémir devant les caméras qui, naguère, déblatéraient sur  le sexisme de Trump ou autres réactionnaires. Ce sont les mêmes qui râlent contre Christine Ango qui s’est insurgée, à juste titre, contre les larmoiements médiatisés d’une victime de Baupin confondant abusivement drame et mélo.  Ce sont les mêmes qui se plaignent à demi-mot de cette justice qui réclame des preuves, applique une prescription, au lieu de condamner.  

Tout cela pue l’hypocrisie. Elles ont accepté et n’ont rien dit. Elles ont obéi à la loi du milieu. Ce milieu délétère des médias, de la politique du show-biz. Maintenant elles viennent nous proclamer toute leur indignation, en élargissant leur hargne à tous les hommes. C’est trop et trop tard. Le soupçon qui tenaille est qu’elles ont laissé leur ambition prendre le pas sur le respect d’elles-mêmes.. L’antique promotion canapé. Elles tentent maintenant de rattraper leur lâcheté par leurs hurlements. Qu’elles se bornent à faire condamner (et/ou payer) ces obsédés au lieu de transformer en problème de société les pratiques nauséeuses d’un milieu médiatico-politique  gangrené.

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