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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 15:33

Mais qu'est-ce donc que le progressisme ? Ce ne sont pas des valeurs, le mot est trop beau ; pas des idées non plus, ce serait trop d’honneur ; tout au plus des stéréotypes pour journalistes engagés dans l’abêtissement de leurs auditeurs. Tout se résume à l’idée que nous devons nous fondre dans un village mondial ; l’universalisme se réduit à l’univers minimaliste d’un lieu idéal ou tout le monde peut surveiller tout le monde, ou chacun côtoie chacun dans une promiscuité hébétée ; l’humanisme est la croyance que la seule conquête qui vaille est un bonheur physique restreint à l’assouvissement de quelques besoins de confort corporel, l’adoration perpétuelle d’un corps divinisé par l’hygiénisme ; le métissage est  un mot clef qui veut nous faire croire que la culture et née un jour d’uniformité, lorsque les différences ont été gommées, les gouts rassemblés dans un brouet dans lequel tout a été mélangé et cuit ensemble, les personnalités atténués dans un insipide respect des autres; la nature devient la seule référence ontologique : elle est caricaturée comme une personne qui souffre se dérègle et se venge, elle est idolâtrée comme un être suprême à qui l'on doit respect et cadeaux. C’est l’univers du Grand Inquisiteur de Dostoïevski, sauvé des conséquences de la liberté d’agir et de penser, épargné des choix douloureux de la Vérité, de la Beauté, de la Bonté, anesthésié par ceux qui nous veulent du Bien.

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 11:11

Parmi mes bandes dessinées favorites : Tintin au Congo de Hergé. 

Parmi mes romans favoris :  Autant en emporte le vent de Mitchell.

Parmi mes tableaux favoris : Olympia de Manet.

La conjonction de ces choix ferait-elle de moi un raciste ?

 

Parmi mes romans préférés : Lolita de Nabokov.

Parmi mes tableaux préférés : Le bain turc d’Ingres.

Parmi mes chansons préférées : Valentine de Maurice Chevalier.

Coïncidence troublante, serais-je sexiste ?

 

Parmi les pièces que j’aime : le marchand de Venise de Shakespeare.

Parmi les livres que j’aime : Voyage au bout de la nuit de Céline.

Parmi les thèmes artistiques que j’aime : le massacre des innocents.

Ne serais-je pas un antisémite caché ?

 

Parmi les peintures que j’apprécie : le saint Sébastien du Pérugin.

Parmi les personnages de roman que j’apprécie : le baron de Charlus.

Parmi les hommes politiques que j’apprécie : l’empereur Hadiren.

Une telle sélection ne correspondrait-elle pas à la propagation de stéréotypes sur l’homosexualité ?

 

Il est dangereux de parler, il est encore plus dangereux d’écrire, seul le silence est tolérable. Les chantres du politiquement correct n’en finissent pas de bannir des termes, de vouloir corriger des textes, de saccager des images. La barbarie se répand à coups d’anathèmes, de contextualisation, d’ »affirmative action ».

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 11:33

Emission de fausse-monnaie à tire-larigot pour soutenir une économie massacrée par des gouvernements qui ont disjoncté.

Abandon de l’école obligatoire au profit d’un système de garderie, uniquement pour les plus jeunes, organisé par une moitié des instituteurs ; tout le reste des enseignants se la coule douce malgré l’indignation croissante des parents.

Autorisation de manifestations anti-policiers, anti-juges, anti-petit commerce au mépris de contraintes sanitaires dites nécessaires ; que ne ferait-on pas pour défendre la mémoire de Traoré.

 

Les fondements de la prospérité, de l’éducation et de la loi sont bafoués ; seraient-ce les débuts d’un monde futur ?

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 12:20

Les races existent, les genres ne sont pas niables, les différences physiques sont évidentes, les différences intellectuelles ne peuvent être cachées, les orientations sexuelles sont affichées. La gloire et l’honneur de toute organisation humaine (Etat, Eglise, Entreprise) est de ne considérer que des citoyens, des fidèles, des entrepreneurs ; elle n’est pas de nier ces différences au nom d’un humanisme qui voudrait gommer tout ce qui fait la variabilité et donc l’identité de chaque individu; elle n’est pas de promouvoir ces différences dans des luttes pour une égalité réelle,  reflets de comportements sectaires.

Mais des foules promptes à la colère et à la nuque flexible préfèrent se laisser influencer par des manipulateurs pour aller saccager au nom de malheurs qui ne devraient les concerner que de loin.

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 16:30

La privation de la liberté de se déplacer avait déjà pointé son nez dans l’état d’urgence proclamé pour une urgence terroriste ; elle a pris une ampleur extrême avec l’état d’urgence sanitaire. Ne désespérons pas de la prochaine mise en place d’une urgence climatique. Pourquoi avoir le droit d’aller et venir quand il est possible de ne plus bouger ? Le bonheur de l’escargot ou de la bernique.

La privation de s’exprimer est bridée depuis longtemps avec la promulgation des lois mémorielles. Elle était circonscrite, de plus, par le conformisme médiatique qui listait ce qui était dicible de ce qui était indicible. Voilà, maintenant, la loi Avia qui privatise la judiciarisation de la liberté de parole sur les réseaux sociaux. C’est vrai, pourquoi dire ce que l’on pense alors qu’il est si confortable et sage de se taire. La joie de la carpe.

Quant à la liberté de manifester elle est restreinte. Plus de baisers sur les bancs publics (un amour dynamique est-il encore toléré ?). Plus de prière dans une quelconque bâtisse religieuse (même les anachorètes sont privés de désert). Plus de grève (à remplacer par un droit de retrait pas net). Plus de rencontre entre amis (sauf derrière un hygiaphone). Plus de communion devant une oeuvre d’art (exceptée la mélancolie solitaire devant des images et musiques virtuelles). Le destin tranquille de l’autruche, la tête enfouie dans son masque.

Nous sommes enfermés dans un zoo. Et nous trouvons les barrières satisfaisantes pour notre futur.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 14:28

Nous attendons, de pied ferme, une manifestation de tous les hommes politiques, ingambes et encore en possession de leurs neurones, pour réclamer le retour d’une liberté que jusqu’à présent personne n’avait imaginé supprimer : s’asseoir sur une plage. Le flou d’ailleurs existe sur le délit inventé par d’absurdes séides de la puissance publique : est-il possible de s’asseoir du un rocher en bord de mer ou bien la notion de plage est-elle assimilable à l’ensemble du trait de côte. Cette contrainte la plus idiote ne répond à aucune préconisation sensée : le littoral est par définition non confiné, la station assise est la plus écologique puisque le sujet du fait de son immobilité ne dégage qu’un minimum de gaz carbonique, les postillons de ceux qui voudraient trop s’approcher les uns des autres sont emportés par les vents bienfaisants ou les brises suaves. Comment une rébellion générale ne se déclare pas immédiatement contre une mesure aussi attentatoire à la liberté d’aller et de venir et surtout au simple bon sens. 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 14:26

Bientôt, comme du temps de la prohibition, vont s’ouvrir des arrière-salles de troquet où jeunes et moins jeunes viendront se glisser en catimini, et pourront s’envoyer un godet en bonne compagnie hors la présence de policiers, gendarmes, délateurs, bien-pensants, adorateurs du règlement, et autres pisse-froids. Un développement économique appréciable en ces temps de catastrophe pour l’emploi.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 14:25

Des pleutres envahissent nos rues. Camouflés derrières des masques, ils prétendent imposer leur vérité sanitaire : quoique porteurs malsains, nous vous protégeons de nos haleines pourries. Tant d’abnégation pour sauver les autres de leurs postillons méphitiques cache leur terreur abjecte d’être contaminés par les virus convoyés par ceux qu’ils doivent croiser.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 10:56

L’Etat n’est coupable de rien, il n’est qu’un outil à disposition de dirigeants à qui les peuples ont choisi de déléguer quelques pouvoirs dans les limites d’une constitution écrite ou coutumière. Les médecins hospitaliers, en France , sont deux fois coupables : d’abord d’avoir fixé comme objectif primordial de sauver leurs services de l’engorgement (ahurissant de penser qu’un objectif d’organisation ait eut une priorité quelconque) ; ensuite d’avoir eût les plus mauvais résultats au monde (la France est le pays ou le taux de léthalité est pour l’instant le plus élevé). Les politiques et journalistes de notre pays sont coupables deux fois :  d’avoir apeuré et infantilisé toute la population alors que les populations à risque sont très limitées, et que pour l’immense majorité il ne s’agit que d’une affection non dangereuse ; d’avoir supprimé des libertés essentielles sans avoir sauvé les personnes les plus à risque et en ayant plongé dans la crise la population active. Les uns courent, avec une indécence rare, les plateaux pour nous parler de leurs scénarios, ou pérorent dans des comités sans base légale pour préconiser des comportements. Les autres nous parlent d’un monde d’après qui n’est que la course vers l’abîme des déficits et du chômage. Curieux, cette obsession des incompétents de vouloir faire accroire non seulement qu’ils ont bien fait mais de plus qu’ils nous préparent un avenir sous contrôle. La seule question n’est pas de mettre en cause les pontes de la médecine et les gouvernements c’est de les oublier très vite … à condition que les uns ne se confortent dans leur mandarinat et les autres oublient de consulter le peuple.

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 22:27

Postillonner est-il un geste, une provocation, une agression. La messe est dite. C’est une désobéissance civique, une infraction à la loi, une mise en danger de la vie d’autrui. Comme trop souvent il n’y a pas intention de nuire, tout au plus une imprudence dangereuse. La solution donnée par la Faculté m’a enthousiasmé : il faudrait moins parler et quand il n’y a pas moyen de se dispenser de blatérer alors il faut s’abstenir d’utiliser les lettres occlusives et particulièrement les plus explosives comme p ou b et les remplacer par un l.

Nous serions moins lavards et n’émettrions plus que des lostillons.

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