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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 11:19

Les interventions des parlementaires n’ont pas brillé par leur force d’analyse. Qui a parlé du contexte tribal, pourtant essentiel dans l’échec des offensives des rebelles de Benghazi sur la Tripolitaine ? Qui a parlé de la césure entre la Lybie égyptienne et la Lybie tunisienne, vieille fracture qui date de l’empire romain ? Qui a parlé des réserves pétrolières, hormis une timide allusion d’un député communiste à des intérêts mercantiles ? Qui a parlé du contrat initial passé entre Khadafi et le peuple lybien : à ma tribu le pouvoir, aux autres la participation à la manne pétrolière ; contrat rompu par l’accaparement des richesses par la clique autour du guide de la Révolution?

 

Les interventions des parlementaires ont effleuré les motivations de l’engagement de la France dans ce conflit : qui peut croire que les révoltés de Benghazi justifiaient plus d’activisme que les massacrés du Yémen, de Bahrein, de la Syrie ? Les raisons invoquées sont navrantes :

-          l’ONU a voté une résolution ! Comportement moutonnier que ne prévoit pas notre constitution : ce n’est pas à New-York que doit se décider une politique étrangère, elle est obligée de s’y conformer, elle n’a certainement pas à y trouver sa source d’inspiration.

-          Nous devons protéger les peuples dans le respect de la légalité s’exclame Yves Lachaud ! L’immensité de l’objectif le rend inopérant ; à quoi sert d’afficher une telle ambition qui n’est même pas à la hauteur de la première puissance militaire mondiale.

-          Notre premier objectif passe par la chute de Khadafi explique candidement Axel Poniatowski ! Illégalité totale : ce n’est pas prévu par la résolution de l’ONU. Tant qu’à faire dans la déclaration farce, il aurait pu ajouter que l’élimination physique de la famille Khadafi était souhaitable.

 

Quant à la sortie de ce pétrin, tout le monde est d’accord pour laisser se débrouiller comme ils peuvent les deux ministres concernés, Alain Juppé et Gérard Longuet avec une seule consigne : trouvez une porte de sortie même si elle est un peu étroite. Mais même cet avis n’a été que sous-entendu, murmuré. Et la leçon de l’aventurisme sarkozien n’a pas été tirée : comment la décision a été prise, qui s’est inquiété des moyens à mettre en place, quels scénarios ont été envisagés. A quoi sert un débat parlementaire sinon à mettre en valeur l’insondable médiocrité en matière de politique étrangère des partis représentés à l’Assemblée Nationale.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 17:55

Otto de Habsbourg s’est effacé. Je crois qu’il fut une personnalité exceptionnelle qui n’a pas pu assumer un destin à sa mesure en étant une sorte de migrant ne sachant plus où était sa patrie. L’Empire de son grand-père s’est effondré pour s’être laissé entraîner par une clique militariste subjuguée par la puissance du premier Reich allemand. Son père a tenté de sauver  du désastre ce qui était l’essence de cet ensemble : une mosaïque de peuples, de cultures, de religions, une réussite de diplomatie étalée sur plusieurs siècles, une intuition d’Etats-Unis d’Europe centrale ; ses efforts de paix séparée ont été annihilés par les fringales territoriales italiennes, les théories fumeuses de Wilson sur les nationalités et surtout lahaine des français qui n’ont pas compris qu’il pourrait être le rempart contre un germanisme triomphant ; Charles de Habsbourg fut chassé comme un malpropre et son empire démantelé.

Otto de Habsbourg était l’incarnation de cet effort désespéré de toute cette Europe centrale de ne pas succomber aux sirènes allemandes : trop jeune pour être présent dans la lutte contre l’hitlérisme, trop marqué par ses origines pour pouvoir résister à l’invasion bolchevique, trop désabusé par les mesquineries des gouvernements autrichiens ou hongrois pour tenter de proposer des solutions. Un destin raté. Des pays qui auraient eu besoin de lui et n’ont pas su le trouver. Et après la chute du mur on en est encore à deviser sur la puissance économique de l’Allemagne, sa main-mise sur ces pays sans passé politique, sur le caractère raisonnable de cet état de fait.

Mais l’Europe centrale n’a pas de vocation particulière à être le jardin de derrière de l’Allemagne. C’est une espace ouvert sur la Méditerranée, sur la mer Noire, structuré géographiquement par le Danube, qui certes nait et coule en Bavière, qui certes est relié par un canal moderne au Rhin, mais qui est surtout l’artère qui peut irriguer tous ces pays jusqu’à son débouché naturel vers l’espace méditerranéen.  La diversité des langues est un obstacle au rassemblement ; mais s’il fallait une lingua franca parions plutôt sur l’anglais. La diversité des cultures est étonnante, mais elle n’a guère de points communs avec l’esprit rhénan ou prussien. La diversité des religions fut jadis un gros obstacle, l’est-il encore aujourd’hui ?

Je crains qu’Otto de Habsbourg n’ait ressenti beaucoup de découragement à constater l’immense aveuglement de la France et des pays de l’Europe méditerranéenne face à cet espace à reconstruire.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:39

Indécence de Pascale Clarck et autres médias qui arrivent à se réjouir de la libération d’Hervé et Stéphane (au degré de notoriété auquel ils sont arrivés leur prénom suffit à les identifier) sans avoir un seul mot, une seule pensée pour les trois humanitaires français enlevés au Yémen voici un mois (mais ils ne sont employés d’une obscure agence humanitaire provinciale), pour l’otage français en Somalie (mais il est militaire), pour les salariés d’Areva prisonniers au Niger ou au Mali ou quelque part dans le désert (mais ils sont au service d’une société qui fournit du combustible aux centrales nucléaires), pour Guilad Shalit (mais il est binational et probablement sioniste).

Joie communautariste qui s’exprime sans retenue sur les ondes et les plateaux, sur le blog de ladite Pascale Clarck. Indifférence partisane pour ceux qui ne sont pas de leur monde, de leur blogosphère, qui sont étrangers au parisianisme, soldé par l’institution militaire, au service de ce qu’ils catégorisent comme des ennemis de la pensée  humaniste.

C’est ce qu’on appelle une information mensongère : le mensonge par omission qui est plus proche de la propagande que de la vérité. C’est ainsi que procède la censure : caviardons quelques faits, coupons ce qui nous gêne ou ne nous intéresse pas. Vieux procédé qui consiste à hiérarchiser des informations pour ne retenir que ce qui va dans votre sens. Mais au nom de quoi deux obscurs reporters qui se sont aventurés sans précautions et contre les avis de tous ceux qui les entouraient dans des repaires d’insurgés se trouvent ils privilégiés par rapport à ceux qui remplissent une mission, font leur devoir, accomplissent leurs obligations ?

Madame Clarck et confrères, s’il vous plait abandonner le mensonge et dites nous la vérité, toute la vérité et non pas des bribes.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 23:05

Aux Etats-Unis c’est très grave de mentir. Triste phrase éructée par des personnes qui tentent de sauver (l’honneur ? le témoignage ?) de Nafissatou Diallo. Serait-ce qu’en France il est toléré de proférer des contrevérités au nom de certains combats (la lutte contre le machisme), il est admis d’être invité sur des plateaux de télévision pour tenir des propos invérifiables et pour le moins odieux (triste cas de la dénommée Tristane Banon et de sa mère).

Désolé, mais le mensonge est inacceptable partout et n’importe quelle lutte se défigure en travestissant la vérité, en sautant sur les conclusions, en croyant faire de la promotion de leurs combats dans l’approximation.  

Un des plus beaux mensonges de l’affaire DSK aura été la sacralisation de la victime : il fallait dans un esprit de symétrie aussi curieux qu’illogique défendre la présomption de vérité de ses propos face à la présomption d’innocence de l’accusé. Le seul problème est que la balance n’est pas égale : l’une peut dire la vérité pour laver son honneur, et gagner une réparation, elle peut tout autant mentir pour accéder à la notoriété et se faire une grosse pelote. L’autre n’a rien à gagner et tout à perdre qu’il mente ou non. La présomption d’innocence est la justification même de l’existence d’une enquête et de sa présentation à un tribunal pour qu'il puisse juger. L’accusateur (en l’espèce la victime) doit prouver son accusation et ses assertions doivent être en permanence mises en doute. C’est cela l’honneur de la justice, ou bien il faut revenir au duels judiciaires où chacune des parties est représentée par un héraut qui doit combattre pour elle jusqu’à ce Dieu ou le Destin désigne celui qui a menti.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 17:54

Question : si le FN désire organiser une primaire, lui refusera-t-on d’utiliser les listes électorales ?  La réponse des socialistes serait intéressante.

Remarque : au nom de quel principe démocratique me demande-t-on de participer à un scrutin qui n’est pas prévu dans la constitution ; on me demande d’y participer puis que l’on me sélectionne d’office parmi les électeurs potentiels.

Aberration : il est curieux d’avoir à payer un écot pour participer à un scrutin ; d’ordinaire dans des pays démocratiques ce sont les grévistes des urnes qui doivent payer.

Doute : que pense Jean-Marie Guérini de cette idée de disposer des listes électorales officielles dans les bureaux de vote surveillés par les scrupuleux militants socialistes des Bouches du Rhône. Un pastis en perspective.

Indignation : les candidats à l’élection présidentielle sont parrainés par des élus (environ 45 000 personnes) ; si primaire il doit y avoir, ou ils se débrouillent entre adhérents du parti socialiste ou il consultent  le corps électoral prévu à cet effet par la constitution.

Certitude : les candidats qui auraient été battus dans les primaires socialistes, doivent pouvoir se présenter. C’est la logique de la cinquième république qui n’a prévu  de partis que dans le cadre du fonctionnement des assemblées.

Conclusion : ces primaires socialistes sont contraires à l’esprit de la constitution, dangereuses pour notre futur démocratique, insultantes pour l’électeur transformé en cochon de payant, et  par-dessus tout inutiles puisqu’elles ne peuvent heureusement empêcher quiconque de se présenter avec l’appui du seul corps électoral prévu : celui des élus.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:33

Je suis tombé par hasard sur la fin de l’émission présentée par  Antenne2, au moment d’un combat de catch entre Marie le Pen, Laurent Joffrin et  Caroline Fourest. Dans se genre d’affrontement tout est dans la posture, Marine Le Pen dans l’esquive, Joffrin dans l’attaque furieuse, genre taureau aveugle et Caroline Fourest dans l’agression serpentine et venimeuse. Pourquoi nous montrer ce genre de match truqué qui ne sert aux protagonistes que pour imposer leur image ; le seul problème est qu’il est légitime pour la leader du FN de propager ses idées, même approximatives, même fausses, mêmes indécentes, sachant que c’est aux auditeurs de juger de leur efficacité ou de leur nocivité ; il est par contre indécent de voir ses deux « examinateurs » ( ?) plastronner dans leur haine du Front National et de sa dirigeante, incapables de maitriser leurs émotions, soucieux de bien montrer qu’ils n’ont rien à voir avec elle, en clair en train de forger leur image médiatique ; ils se sont en réalité discrédités aux yeux des téléspectateurs, n’ont su qu’ajouter de la confusion dans l’explication d’un programme peu clair, se sont finalement identifiés au modèle vilipendé par Marine Le Pen des journaleux arrogants, méprisants, bardés de leurs certitudes.

Qu’ajouter à cette triste farce sinon que David Pujadas, insondable d’absence, a été incapable de faire respecter le minimum de courtoisie nécessaire, a été odieux dans son sectarisme en faveur de ceux de sa caste, était dépassé par les personnalités qui l’entouraient.

A quoi bon un service dit public pour nous offrir de telles simagrées : on feint d’inviter quelqu’un sans le respecter, on simule l’apparition de contradicteurs en les laissant injurier, couper la parole de celle qui devait clarifier ses positions. Quel objectif ? Attirer de la sympathie sur celle qui se fait maltraiter ? Faire baisser les ventes du Nouvel Observateur ? Envoyer aux oubliettes l’enquêtrice qui a commis ce livre sur la famille Le Pen ?

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 10:28

Pourquoi voulez-vous devenir présidente de a République demandait Ali Badou à Ségolène Royal. Après quelques bredouillis de la candidate, elle déclama, enfin, triomphante : « Parce que j’ai un destin ».

Si elle était la seule paranoïaque de la bande, on pourrait pardonner à l’innocente, mais ils sont tous là à nous vendre cette même salade insipide de « l’homme providentiel », de la « rencontre d’un peuple et d’une personnalité », de «  leur envie viscérale de dédier leur vie à la France ». L’histoire est pourtant là pour nous ressasser que depuis Bonaparte, Clémenceau ou de Gaulle, beaucoup de médiocres ont usurpé leur statut héroïque : les deux derniers exemples étant Mitterand et Chirac, sanctifiés après des mandats d’une incroyable vacuité, au nom du papysme triomphant, de légendes qu’ils ont eux-mêmes tissées et e leur  canonisation par une bande d’affidés..

Cette tentation de sacraliser sa candidature devient particulièrement obscène, lorsque derrière le catalogue des cadeaux aux différentes catégories d’électeurs se devine l’âpre course aux places (je  suis candidat pour monnayer mon abandon dans la course au moment opportun), l’absence de morale la plus élémentaire (je pille la liste des électeurs pour organiser des primaires), l’arrogance des partis qui pensent avoir le monopole du pouvoir alors qu’ils ne sont que des rouages.

Non, chère Ségolène, et chers autres (car la critique ne se limite pas à elle), un destin ne se déclare pas, ne se décrète pas. Il n’est qu’une conséquence de circonstances qui désignent celui qui a seul les qualités nécessaires pour surmonter une crise exceptionnelle. Il n’est qu’une ardente obligation qui s’impose à celui qui s’est révolté contre les conformismes, les prêts à penser, les carcans des partis et des clans. Qui parmi nos candidats autoproclamés peut se targuer d’être de cette race. Aucun à ce jour.

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Published by olivier seutet - dans politique
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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:14

« La démocratie a donc deux excès à éviter : l’esprit d’inégalité qui la mène à l’aristocratie, ou au gouvernement d’un seul et l’esprit d’égalité extrême, qui la conduit au despotisme d’un seul . » Depuis cette réflexion de Montesquieu nos démocraties occidentales ont subi bien des avanies qui me laissent penser que l’alternative est moins claire qu’il n’y paraît.

La première leçon est que le pouvoir d’une majorité peut conduire à  l’oppression d’une minorité : ce fut le cas des whigs qui ont quasiment éliminé les tories du pouvoir pendant tout le XIX en Grande-Bretagne, ce fut le cas des radicaux et autres républicains opportunistes qui ont éliminé les conservateurs de la vie publique de la IIIème République en France, ce fut le cas des prussiens qui ont éliminé les rhénans en Allemagne depuis Bismark jusqu’à Hindenburg. Dans ces circonstances ce n’est pas un consensus qui a existé mais une lassitude (ou une lâcheté ?) de ceux qui n’étaient pas au pouvoir.

La deuxième leçon est que cette confiscation par une majorité s’est faite sur la transmission de valeurs qui étaient la glorification de la nation et son corollaire l’idée impériale : « England shall rule the world » et la création de l’empire des Indes, le « Drang nach Osten » et le Reich, la « mission civilisatrice de la France » et l’Empire colonial. Cette transmission a relativement bien fonctionné grâce à une intense mise à l’écart des idées hétérodoxes, et à un endoctrinement poussé dans les écoles.

Nous nous retrouvons aujourd’hui sur un système parfaitement bancal où les idées forces de nos nations sont complètement périmées mais où la sanctuarisation de la règle de la majorité provoque des rejets constants de ceux qui ne l’acceptent plus. Le communautarisme de nos sociétés occidentales (qui est un esprit d’inégalité) est peut-être un égoïsme, mais ne serait-ce pas surtout une répulsion vis-à-vis de l’oppression des autres.  L’absence d’idées forces (dans nos sphères occidentales, non pas dans le monde islamique, voire indien et chinois) a conduit à un affadissement de toute idée de transmission (transmettre quoi ? comment ?) et peut-être à cet effondrement d’une culture commune donc à une inaptitude à l’ égalité d’analyse et de réaction.

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 10:38

Pourquoi ligoter nos dirigeants entre effondrement cataclysmique et fédéralisme ? Aucun peuple ne désire un cataclysme, aucun peuple n’a donné mandat pour une Europe fédérale. Certes tout le monde comprend désormais que la solution d’aide à la Grèce mise en place l’an dernier était vaine, tout le monde sait qu’un processus analogue serait tout aussi vain et de contribuerait qu’à éteindre superficiellement l’incendie.

Dire de la zone euro que son effondrement serait un cataclysme est quand même oublier qu’il existe de facto une zone mark (Allemagne, Pays-Bas, Finlande et quelques pays qui aimeraient s’y agréger) qui subsistera probablement en tout état de cause et des pays qui n’ont plus rien à y faire pour des raisons toutes différentes : manque d’outil industriel, manque de compétitivité industrielle, vocation de services, dépendance pour les matières premières. Que le fédéralisme soit une solution afin de tenter d’équilibrer les différentes régions implique fondamentalement des compensations financières entre grandes zones et surtout des mouvements massifs de travailleurs : qui y est prêt ? Est-ce même envisageable à court-terme ? Le fédéralisme ne peut se construire sur des fondations vacillantes, il nécessite un travail de préparation et d’adhésion. Comme nous n’y sommes pas il faut d’abord briser le tabou du libre-échangisme qui fait prospérer artificiellement certains (la zone mark) et accable les autres. Un véritable bras de fer entre les deux composantes de la zone euro est à l’ordre du jour pour trouver dans la négociation les moyens tout à la fois de protéger le marché européen et de gérer l’euro de façon plus agressive face au dollar et au yuan. La négociation est possible puisque chacun a à y perdre dans l’éclatement de la zone euro : les allemands une perte de compétitivité face aux pays qui dévalueraient,  les autres une gestion de sortie de l’euro difficilement contrôlable.

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Published by olivier seutet - dans economie
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:46

Alain  Minc, feu de Saint-Elme s’accrochant aux mats des navires des grands patrons du CAC 40, ou des ténors de la politique. Brillant de ses succès qui conduisirent à la catastrophe la seule affaire qu’il ait jamais dirigé (Cerus) , il assomme de ses conseils éclairés des interlocuteurs pétrifiés devant tant d’audace.

Edwy Plenel, artisan frénétique de la transformation d’un journal de référence en une feuille secouée par une lourde crise morale, s’est autoproclamé journaliste de référence qui fait jaillir au sein des ténèbres de l’information la flamme de la vérité dans sa start-up de communication sur internet.

Ils virevoltent tous deux sur les plateaux de télévision, devant les micros des radios, pondant avec une fébrilité étonnante livres sur livres pour exposer leurs pensées, leurs pantomines, leurs avis, leurs vies, insatisfait de leurs rôles d’hommes de l’ombre, jouissant de parader devant des millions de gens, soucieux d’oublier leurs passés sans gloire, avides de prouver aux yeux de tous leurs étonnantes qualités.

Rien de ce qui est intelligent ne leur est étranger. Tout chez leurs interlocuteurs est médiocrité. A partir de cet adage simpliste, ils nous donnent des leçons, nous assomment de leurs préjugés. Si tant est qu’ils fussent originaux, décapants, drôles, constructifs, mais baste rien de tout celà. L’un est européen avec intransigeance, l’autre altermondialiste avec fanatisme, l’un se cramponne aux vertus du libéralisme, l’autre aux délices de l’étatisme, et les deux sont sur la même longueur d’onde pour exhaler leur anticléricalisme, leur tolérance vis-à-vis de tout et n’importe quoi, leur ouverture (ah le mot magique qui absout tous les péchés du raisonnement, et donne bonne conscience aux auditeurs crédules). Ils se rejoignent bien au sommet de la montagne de leur suffisance dans leur adoration de leur moi.

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Published by olivier seutet - dans portrait
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