Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 17:55

De l’italien saltare in banco, celui qui saute sur un banc, petit sauteur en bref. Son talent, le plus souvent, se limite à bien dire les mots des autres ; ce n’est pas rien, dommage qu’il veuille nous donner son avis sur des sujets qu’il ne maitrise pas.

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 18:56

L’effondrement de la pensée rationnelle dans le Monde Idées du 30 décembre est patent :

Un certain Thierry Hoquet, pour combattre le patriarcat (pourquoi pas), se lance malheureusement pour lui dans l’idée que les différences physiques entre hommes et femmes ne sont qu’une « pseudo-assise naturaliste » et que donc la virilité n’est qu’un leurre pour imposer un « diktat du genre « . Dans son enthousiasme à vouloir défendre le genre neutre, ledit Thierry Hoquet ne se rend pas compte qu’a vouloir nier l’importance d’une quelconque différence physique, il renvoie à leur néant tous les handicapés vis-à-vis de ceux qui ne le sont pas, les laids vis-à-vis des beaux, les gros vis-à-vis des maigres ; pour le plaisir de son combat « épicène » (le neutre dans son jargon), il interdit à tous ceux qui ont un manque quelque part (c’est-à-dire tout le monde) de vouloir le compenser d’une manière ou d’une autre. Cette théorie fumeuse conduit tout droit à l’abolition de toute individualisation au profit d’un clonage universel.

 

Un certain Pascal Chabot croit que travailler « c’est se fatiguer avec plaisir ». Tout est faux dans une telle définition : le travail n’est pas une fatigue, c’est une obligation à laquelle chacun doit se soumettre pour survivre et qui conduit à entreprendre des efforts qui eux fatiguent ; incapacité du jobard à distinguer cause et conséquence. De plus il introduit l’idée que l’objet du travail devrait être le plaisir : il se soumet à la pensée ordinaire que l’on ne travaille plus pour vivre mais pour accomplir un destin, obéir à une vocation; comportement vulgaire de quelqu’un qui ne veut pas lever les yeux de son petit monde universitaire.

 

Une certaine Antoinette Rouvroy a la bonne idée de vouloir théoriser le numérique : malheureusement, elle adopte une démarche non scientifique dont abusent tous les pseudo-chercheurs, en faisant croire que la corrélation est la clé de la compréhension des phénomènes. Navrant de voir cette fausse idée se propager non seulement dans les sciences molles mais de faire de plus en plus d’adeptes dans des sciences un peu plus dures : une corrélation n’est au mieux qu’un indice qui permet d’orienter la recherche, elle n’explique rien et donc ne prouve rien. L’idée que l’accumulation de données (le « big data ») va servir à expliquer quoi que ce soit est de la même nature que celle d’érudits du moyen-âge qui croyaient expliquer le monde en en faisant l’inventaire.

 

Emilie Hache, en parlant de la crise écologique (indubitable),  commence bien par nous dire qu’ »il s’agit d’abord et avant tout de reconnaître que nous sommes devant une inconnue ». Excellent début qui ne l’empêche pas de dérailler sur le traitement de ladite crise en faisant l’apologie de la peur qui serait un remède au progrès.  Apologie, elle l’est surtout du prophétisme de l’écologie millénariste qui préfère manipuler les chiffres (jamais cités avec une quelconque marge d’erreur de calcul), tronquer les réalités (toujours parler du gaz carbonique, et ne jamais parler de vapeur d’eau qui est de loin le premier gaz à effet de serre), établir des séries de données sur des échelles de temps insuffisantes (qui donc privilégient une explication récente à des explications sur la durée).

Curieuse anthologie qui fait de la liste de valeurs que prétend défendre ce quotidien, un répertoire de raisonnements biaisés sur la chasse au patriarcat, le culte du travail-plaisir, un big data mensonger, la tyrannie de la théorie du climat. Vulgairement, de la propagande, qui n’en acquiert aucune légitimité supplémentaire parce que propagée par des universitaires assis et rassis.

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 10:04

Joie de Noël

Noël, pour nous chrétiens, est la joie de voir arriver parmi nous un sauveur, et de partager cette bonne nouvelle avec tous ceux qui veulent bien lécouter. Rien à voir avec des phobies et des haines. Rien de commun avec ces débauches des cadeaux et des réveillons.

 

Ni pisse-froids qui ne savent pas faire la teuf, ni niaiseux qui sabiment dans la compassion.

Ni coincés qui oublient de rire au prétexte du poids des malheurs du monde ; ni prophètes qui nous bassinent avec les malheurs inéluctables qui nous menacent.

Ni monomaniaques qui ratiocinent sur les plaies du passé, ni exaltés qui veulent se venger des

injustices d’aujourd’hui. Justes heureux de partager avec les « happy few » qui le veulent bien.

 

Noël pourrait être le symbole d’un moment privilégié où ne se confondent pas :

  • le désir et le plaisir partagé et savouré ; l’inverse des excès, des débauches, de la sacralisation de son plaisir personnel ;
  • la connivence intellectuelle et le respect des idées des autres ; de toutes les idées, même les blasphématoires, les iconoclastes, les inconvenantes, les offensantes ;
  • l’amour des autres et l’amour divin ; l’un n’est que le slogan d’organisations humanitaires qui vivent dans le court-termisme, et l’instinct, pour ne pas dire la niaiserie, l’autre est l’agapé qui est le service des autres avec tous les moyens que nos intelligences mettent à notre disposition.

Que vive la joie de Noël.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 10:01

Ni notable, ni esclave, à Babylone sous Hammourabi : le mesquin (de l’akkadien muskenum) était dans l’entre deux. Aujourd’hui, toujours, il n’est pas grand chose sans être rien, il croit que le milieu est une philosophie, il pense qu’haïr l’exaltation, la fièvre, la démesure, le génie sont des marques de sagesse. Il est tatasse plutôt que tranquille, soucieux de ses picaillons plutôt que généreux, idolâtre de son corps plus que de son âme, feignasse et tricheur quand il le peut, soucieux d’équilibre, de centralité, la bouche pleine de bons sentiments lorsqu’ils ne lui coutent rien, le cœur ouvert aux autres lorsqu’ils sont éloignés, le mépris sur les lèvres pour les perturbateurs de ses idées toutes faites.

Le mesquin est un type universel, il vient du fond de l’histoire et a un grand avenir.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 09:37

Droit dans ses bottes (parce que ses chevilles avaient trop enflé ?), mais mou du genoux. Sacré le meilleur d’une bande de ruffians par le chef des voleurs. Du haut de ce passé sans gloire, il continue d’asséner des platitudes sur l’humanisme, les lignes rouges, les valeurs républicaines. Trop de mots déjà pour un personnage aussi prétentieux.

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 09:23

Soulagement de voir ce Bertrand quitter Les Républicains. Il le fait avec l’élégance du goujat, le lendemain de la victoire de Wauquiez. Déçu d’avoir vu Philippe lui être préféré au lendemain des présidentielles, il ne désespère pas, le traitre, d’être repêché au prochain remaniement ministériel. A tort, je pense ; comment imaginer un type astucieux choisir un tel soliveau : le héros du Médiator (le ministre qui a laissé sur le marché ce poison), le combattant de la grippe aviaire (la chasse ridicule aux canards qui venaient contaminer nos braves poulaillers), l’initiateur de Saint-Quentin-plage  (il est l’inventeur de ce concept absurde), le thuriféraire du canal Seine-Nord (véritable assassinat du Havre et Dunkerque au profit d’Anvers !). Frère Bertrand, apôtre de la droite molle, allez vous vautrer  dans le Marais, c’est votre patrie.

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 15:08

La ville de Jérusalem, en droit international, devait être une ville indépendante dont la gestion devait être commune entre les musulmans, les chrétiens et les juifs : c’est la résolution 181 de l’ONU du 29 novembre 1947 qui l’a décidé, résolution jamais abolie. Toutes les revendications israéliennes sur une prétendue Jérusalem Ouest ne reposent que sur un droit de conquête suite à la guerre arabo-israélienne de 1948 et de l’armistice signé entre les belligérants en 1949 qui fixaient une ligne d’armistice provisoire. Encore pire pour les tentatives d’appropriation d’Israël sur la vieille ville et Jérusalem Est qui ne reposent que sur la force des armes et la conquête de 1967. Un état de droit ne peut décréter comme capitale une ville qui ne lui appartient pas (ni Jérusalem Est, ni Jérusalem Ouest) ; elle peut le revendiquer dans la cadre d’une négociation sur des frontières définitives qui modifieraient celles fixées par la communauté internationale lors de la création concomitante de l’état juif d’Israël et de l’état arabe de Palestine.

Que l’état d’Israël, s’appuie sur ses conquêtes pour tenter d’imposer par la force sa mainmise sur Jérusalem, passe encore ; c’est une logique de vainqueur. Mais que les Etats-Unis soutienne la position de son protégé, l’état d’Israël est une forfaiture de vis-à-vis de l’ordre international insupportable de la part d’un pays démocratique, et sa démission du rôle naturel de modérateur qui devrait être dévolu à la première puissance économique et militaire du monde.

Que des association communautaristes françaises, comme le CRIF, au lieu de se cantonner dans un silence de prudence, expriment une satisfaction bruyante à l’idée de l’annexion de Jérusalem  est l’indice de leur aveuglement : déni de l’archéologie qui met à mal les rêveries sur le grand Israël du roi Salomon, déni de l’histoire du Moyen-Orient qui  a vu se succéder les protectorats sur les royaumes de Judée et d’Israël, et bien plus important déni d’un ordre international auquel ils se réfèrent quand cela les arrange et qu’ils oublient lorsque leurs mythologies historiques les enflamment.

 

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 15:06

L’Andalousie, il est urgent de ne pas l’oublier, n’est que la forme abâtardie du pays des Vandales : la Vandalousie nommée ainsi lorsque ces barbares ont saccagé la province romaine de Bétique. Notre vandale municipale, Anne Hidalgo, continue sur sa lancée de destructrice de Paris : elle empuantit et embouteille Paris avec ses ultimatums sur la circulation, elle enlaidit le centre de ses aménagements minables, elle détruit le patrimoine en oubliant d’entretenir tout le patrimoine religieux, elle laisse la ville à l’appétit des rats qui ont tout envahi. La vandalouse est digne de se ancêtres.

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 10:41
  • Vous connaissez Jean d’O ?  nous demanda notre guide à Udaïpur ;  chaque fois qu’il vient ici, il me choisit et en profite pour améliorer mon français.

Dans ce Rajasthan qu’il adorait, nous avons profité pour parler un peu de ce gentilhomme et de l’excellent souvenir qu’il avait laissé à cet indien qui imaginait de venir un jour en France et lui rendre visite ; il ne pourra plus le faire et je suis sur qu'il en a de la peine..

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 10:37

Plutôt sympathique et talentueux. Pas de quoi tolérer ce tsunami de commémorations. La marée populiste attisée par les médias ne justifie pas de transfigurer quelqu’un qui fut quand même un pâle imitateur de musiques d’ailleurs, un paumé perdu dans la drogue, un exploité d’un entourage de tiques, en un héros symbole d’une France. Laquelle ? Je ne suis jamais allé à un de ses spectacles. Je n’ai jamais acheté un de ses disques. Je ne suis pas le seul.

Une manipulation médiatique de plus pour tenter de hisser Halliday à la hauteur de Victor Hugo. Je refuse d'être embrigadé dans ces hordes d'idolâtres.

 

Nota Bene 

Finalement le camé, l'exilé fiscal a été outrageusement célébré dans l'alliance de la Gueuse et du Goupillon. Les musulmans n'ont pas participé; ils n'aiment ni l'une, ni l'autre.

Partager cet article
Repost0