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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 10:17

Occasion de se balader en jean et en basket à l’occasion d’un accident. Peut s’agrémenter d’un dépôt de fleurs (blanches, bien entendu), voire de bougies sur le lieu du drame . Elle est qualifiée de digne, se déroule dans un silence émouvant, aux dires des nuées de photographes immortalisant un visage à peine défiguré par une larmichette difficile à verser, et des hordes de journalistes arrachant un témoignage touchant de la bouche de quelqu’un qui n’a jamais connu les victimes.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 11:44

Qui ne peut être interloqué par l’idée de donner plus de pouvoirs à travers la proclamation de l’état d’urgence à un gouvernement d’une incompétence aussi manifeste.

Quelle est la légitimité d’un ministre de l’Intérieur qui a préféré les postures à l’efficacité. Tout le monde comprend la poudre aux yeux du déploiement de pauvres pioupioux dans les rues des villes de France : ils vont ouvrir le feu dans la foule s’ils sont attaqués par surprise ? Personne ne se fait d’illusion sur la hausse des niveaux d’alerte d’un plan Vigipirate qui est un gruyère : comment protéger le métro, les trains, les salles de spectacle. Qui ne peut s’interroger sur le degré de mobilisation contre le terrorisme lorsque les gendarmes en sont encore à poursuivre sur les autoroutes les terroristes de la route.

Quelle est la légitimité d’une garde des sceaux qui à titre de politique pénale laisse des forces de police perdre leur temps à écouter un ancien président de la République plutôt que de suivre les périples inquiétants de radicaux islamistes. Et sa politique pénitentiaire : qui ne comprend que son absence d’intérêt pour les prisons contribue à les transformer en lieux de recrutement, de formation et de complot pour les exaltés de l’Islam.

Quelle crédibilité donner à un ministre des affaires étrangères qui est incapable de comprendre les équilibres de forces du Moyen-Orient : fâché avec l’Iran, fâché avec la Syrie, fâché avec la Russie, il ne semble s’entendre qu’avec l’opposition à la Syrie dominée par Al Nosra, une succursale d’Al Qaïda, qu’avec le Qatar, mécène officieux de Daech, qu’avec l’Arabie Séoudite qui a interdit son territoire aux réfugiés syriens. Grâce à son action notre pays est devenu une ombre, sans influence, oublié par les Etats-Unis, la Russie.

L’amateurisme des exécutants a pour cause l’aboulie de leur chef. Hésitant, ondoyant, il nous assène depuis plus d’un an, d’un air martial, que notre pays est en guerre et se révèle inapte à la mener. Une armée mal conduite, dont les forces déjà limitées, ont été encore affaiblies par la rigueur budgétaire. Elle se retrouve, contre toutes les lois de stratégie, éparpillée sur trop de théâtres (Mali, Centrafrique, Liban, et maintenant Syrie). Elle est utilisée pour indisposer l’ennemi sans lui faire de mal comme nos quelques rares bombes larguées sur le nord de l’Irak et encore plus sur l’est de la Syrie.

Ce quarteron (Hollande, Fabius, Taubira, Cazeneuve) porte une lourde responsabilité dans les massacres de Paris. Une parole de regret ? Rien. La repentance c’est bon pour les autres. L’incroyable est qu’ils essaient de nous persuader de leur excellence : ils nous avaient prévenu de la menace, ils avaient fait des lois, ils avaient mobilisé des moyens. Ils ne se rendent pas compte que plus ils disent qu’ils ont été parfaits, plus ils contribuent à répandre l’inquiétude sur l’aptitude du pays à pouvoir répondre à cette menace : pourquoi un tel désastre avec des gouvernants aussi imbus de leur perfection. Nous ne devons pas être terrorisé par les terroristes, puisque ce serait céder à leur chantage, mais nous devons être terrorisés par nos gouvernants et dans un grand élan d’union nationale renvoyer presto tous ces matamores et autres guignols du théâtre de leurs activités.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 10:28

Dans le recyclage des « huiles » usagées elle se fait particulièrement remarquer : l’increvable Corinne Lepage, après avoir gouté de tous les mouvements politiques et les avoir tous trahi, se pavanait, l'autre jour, devant le micro servile d’un certain Paoli, lui aussi réutilisation « ad nauseam » d’un journaliste décrépit de France-Inter. L’irrationnelle arrivait à déclarer qu’elle n’était ni de droite ni de gauche, mots qui, selon elle, ne signifient plus rien, mais qu’elle était contre l’extrême-droite, et qu’elle ne changeait pas dans une société qui se droitisait. Dopée par l’imminence de la conférence de Paris sur le climat, elle tente de ramasser les miettes du festin médiatique pour rendre plus visible la spécialité de son cabinet d’avocat d'affaires. Après avoir jeté aux orties raison, et morale, Lepage ronronna contre l’aéroport Notre Dame des Landes, les centrales nucléaires, le tout voiture. Toujours les mêmes vieux poncifs. Sans un iota de nouveauté. Pour tenter de replâtrer son vieux cagibi verdâtre (un mouvement écolo baptisé CAP 21), elle croit très fin de dire que révolution numérique et défense de l’environnement ont partie liée : deux notions parfaitement indépendantes l’une de l’autre, mais peu importe dans son esprit faux. Elle n’abuse probablement personne ; elle sert tout au plus de faire-valoir à quelques manipulateurs de l’opinion.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 09:50

Homme d’affaires qui a laissé un souvenir cuisant à Carlo de Benedetti qu’il a failli ruiner. Il hante encore les conseils des prestigieuses sociétés françaises. Probablement pour rappeler aux autres administrateurs la fragilité de toutes les constructions humaines.

Essayiste condamné à répétition par la justice pour ses plagiats éhontés. Il ne ménage d’ailleurs pas son admiration pour Internet (un éclair de lucidité sur l’incroyable côté pratique de cette source quasi inépuisable de documentation anonyme).

Laisse croire qu’il est conseiller de l’ombre, visiteur du soir, de puissantes personnalités des mondes des affaires ou de la politique. On se demande qui peut vouloir écouter (et payer probablement) les avis d’un tel raté.

Il est typique de l’homme qui met le pied dans la porte pour servir son baratin. De celui qui habille une absence de réflexion par une abondance de commentaires. Le drôle ressert son infâme brouet à cadence régulière, pour être bien sur que l’admiration légitime qu’il mérite ne baisse pas d’un iota, et surtout que le prix de ses heures d’intervention, porté par son aura médiatique, continue d’atteindre des sommets.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 09:49

Négationniste qui refuse les lumières de la science.

Engeance virée des ondes par cette vieille peau de Delphine Ernotte (probablement en remerciement d’avoir été nommée comme présidente de la télé d’état).

Ennemi de la fondation Nicolas Hulot, bras armé de l’ancien amoureux du Dakar converti dans la vitupération contre le diesel, l’avion, le nucléaire, la voiture, le fonds de teint, et j’en passe.

Adversaire sournois de la COP21 ; scénarisation du méchant qui combat à mort le bon flic qui veut amener un peu de fraicheur au monde entier.

Vilain petit canard, face aux sommités du GIEC, sorte d’académie qui fonctionne suivant un principe particulièrement stérilisant : elle ne fait pas elle-même aucune recherche, ne dispose d’aucun laboratoire, et se contente de synthétiser des études sélectionnées suivant des critères obscurs. Un rapport du GIEC est une synthèse dont on ne connait pas les ingrédients. Une sorte de hachis parmentier sans être sur qu’il soit confectionné avec des pommes de terre.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 11:58

Etres inachevés qui soulèvent l‘enthousiasme des hommes politiques : ils sont l’avenir du pays. Personne n’ose leur dire que tout le monde est l’avenir du pays, avec des échéances plus ou moins longues, et qu’il n’existe personne qui vive dans le passé (sauf bien entendu dans les romans de science-fiction où le héros remonte le temps).

Etres sympathiques parce qu’incomplets, ce qui ne justifie pas leur mise au pinacle, et n’excuse pas leur immaturité. Les médias n’en ont cure qui voient un plus là où il n’y encore qu’un moins. Excusons les cougars et autres pédophiles botoxées de répandre des inanités.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 11:42

Dans la politique de la compassion, record inégalé avec la tragédie de l’accident d’un car. Radio (France-Inter) qui s’étale pendant presqu’une demi-heure dans le journal du matin sur l’accident pour nous expliquer sans relâche que la route était étroite et sinueuse ; elle n’avait rien à dire d’autre puisque personne ne connaissait encore les circonstances du drame, mais rien ne l’ arrête lorsqu’il s’agit de broder sur le malheur : et on interroge Noël Mamère qui stigmatise le sous-entretien des routes du département, et les criailleries d’un voisin qui « savait que cela allait arriver », et les obscénités de Madame Perrichon qui s’indigne sur les excès de vitesse, et le malheur des parents des jeunes accidentés. Mais le pire allait arriver avec le débarquement, séance tenante du premier ministre accompagné de deux séides du gouvernement qui proclame que la France est en deuil : premièrement sa présence sur les lieux est parfaitement inutile, voire encombrante, deuxièmement une telle pantomime ridiculise la parole publique par ses exagérations, troisièmement perdre leur temps dans de tels déplacements est une insulte à ceux qui leur confié des tâches autrement plus importantes à traiter.

La quête de l’audience des uns, d’un sursaut de popularité des autres aboutit à noyer les français dans un torrent de larmes de crocodiles.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 13:10

Socialiste : uni à national, à révolutionnaire, mot hideux associé au XXème siècle aux plus grands crimes de l’histoire ; camouflé derrière démocrate, libéral, il est devenu l’emblème de la mainmise d’une nomenklatura de fonctionnaires avides sur les peuples. Ce mot est le symbole du mensonge de nos siècles contemporains.

L’évangile est proclamation de la lutte contre l’hypocrisie et les hypocrites ; qu’il soit utilisé par ceux-là même qui devraient se sentir visés est peut-être signe d’espoir : les socialistes finiront-ils, enfin, dans la repentance de toutes leurs turpitudes passées et présentes ?

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 14:02

A plat ventrisme : il fleurit à toutes les époques pour flatter les mérites d’un étranger idolâtré ; souvenez-vous de la ferveur des compagnons de route du parti communiste envers le petit père des peuples, de la stupéfaction des maoïstes devant le petit livre rouge et son inspirateur. Aujourd’hui, faute de mythes internationalistes qui se sont abîmés dans le sang, les zélateurs de la soumission devant ce qui n’est pas de chez nous se complaisent dans une indulgence coupable envers l’Islam. Toujours le même mécanisme à l’œuvre :

- distinguer entre le fond enthousiasmant (la poésie du Coran) et des zélateurs maladroits voire criminels (salafistes et autres djihadistes),

- ne pas s’abuser d’un présent encore imparfait (application de la chariah) et des lendemains qui nécessairement chanteront (l’Islam de France humaniste et démocratique),

- et surtout ne pas oublier l’abjection de la conduite de ceux qui s’opposent aux musulmans : dans l’histoire ancienne (ne pas oublier l’Inquisition ou les croisades), récente (le colonialisme et des repentances très insuffisantes), voire contemporaine (le manque de tolérance).

Dans les zélateurs de l’à plat ventrisme bien entendu se retrouvent les partisans de l’entrisme (genre imam dit modéré parce que ne proférant pas d’horreurs sur la femme, l’incroyant), les vieillards libertaires (soixante huitard gatouillant qui ne sait plus comment exprimer sa haine des lodens et autres versaillais), les exaltés de l’esprit-saint (spécialistes des autres qui dans leur piétisme détaché des contingences matérielles rêvent d’une religion monothéiste unique).

Je me sens loin de ces gens-là qui à force d’humilité, de concessions, de compréhension, en arrivent comme Florence Aubenas, face à Finkielkraut, à déclarer : « il faudra bien, un jour ou l’autre, rendre obligatoire l’enseignement de l’arabe en France ». Certes, il sera alors possible de mieux comprendre un Coran par définition intraduisible. Faut-il abdiquer à ce point ?

J’ai peur de ces gens-là : ils me font penser à ce tableau de Peter Brueghel, « la parabole des aveugles », (une des œuvres retenues, comme c’est curieux, dans l’exposition du Louvre sur une brève histoire de l’avenir) ; cohorte de ceux qui refusent de regarder la réalité d’un chemin difficile et vont s’abîmer dans le fossé.

Je rêve de cet anonyme de la place de Tian’anmen qui tente d’arrêter une colonne de chars par sa seule présence ; il sait probablement qu’il court à l’échec, mais il manifeste son incompréhension de la barbarie d’un régime ; et je crois que le principe de réalité est de son côté, car il a raison, et non du côté de ceux qui se précipitent pour le ceinturer et l’emmener hors du champ de la caméra, et qui ne sont que raisonnables.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 21:01

Circonlocution utilisée par des arrogants pour cacher leur ignorance de la politesse.

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