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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 21:43

Je viens de jeter un coup d’œil au rapport de Richard Descoings sur le lycée.  Rempli de bonnes intentions voire de bonnes idées. Mais butant sur l’essentiel : à quoi sert le lycée ? Et avant à quoi sert l’enseignement primaire et après à quoi sert l’enseignement supérieur ? A force de considérations d’une grande généralité, est esquivée la question fondamentale pourquoi des élèves sont-ils au lycée ?

Il existe un enseignement primaire, qui comme son nom devrait l’indiquer , donne aux élèves des bases de connaissance. Il devrait être admis que tant que ces connaissances de base ne sont pas assimilées, il ne devrait pas être question de passer dans un lycée.

Il existe un enseignement supérieur, qui est destiné à donner des savoirs, des méthodes, à des étudiants ayant prouvé leur aptitude à les maîtriser. Il ne devrait pas être admis que l’enseignement supérieur soit encombré de gens qui n’ont rien à y faire. Il ne devrait plus être question d’un « droit » à un enseignement supérieur.

Entre un enseignement primaire destiné à apprendre à lire et à compter, et un enseignement supérieur destiné à une élite apte à apprendre des savoirs complexes, il faut une gare de triage : c’est le rôle du lycée. Pour tous ceux qui ne montrent aucune aptitude à apprendre, ou qui ne manifestent aucun désir d’apprendre, il faudrait immédiatement les mettre en apprentissage. Mot grossier, qui  ne figure pas (ou peu, car je ne l’ai pas trouvé) dans le rapport Descoings ; rapport pétri de la supériorité affichée de l’intellect sur tous les autres talents ; rapport arrogant sur la croyance que se former à une vie professionnelle se fait dans le cadre de l’Education Nationale ; rapport ahurissant sur la croyance que la société a besoin de bacs + 2, tout à la fois incompétents, mal formés et aigris. Mais qui ne sait que plein de jeunes ne rêvent que de s’établir, de faire leurs preuves, de gagner. Mais non, il faut toujours en rajouter sur le rôle du lycée pour former des citoyens, sur les bienfaits de l’éducation physique, des arts voire de l’initiation à la vie associative.

Tout cela n’a rien à voir avec le rôle du lycée. Il est probablement nécessaire de donner à nos jeunes, des idées de cohésion sociale. Mais que n’invente-t-on pas un service d’éducation civique d’une année, obligatoire pour tous sans exceptions. Les anglo-saxons tentent de le suggérer, en facilitant les césures pour que des jeunes puissent s’engager pendant un an dans un service à l’égard des autres.

Le rapport de Richard Descoings ne propose que des retouches, il passe à côté de l’essentiel, qui est de tenter de recentrer le rôle du lycée. D’abord en s’assurant que les connaissances élémentaires sont bien acquises, que la sélection est à l’œuvre dans le lycée comme dans les universités pour éviter le gaspillage, et la multiplication des aigris, ensuite en généralisant l’apprentissage comme véritable outil pédagogique, enfin finalement en cimentant la cohérence d’une génération dans un service d’un an destiné à aider les plus faibles (en France ou ailleurs).

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 15:00

La dérive institutionnelle de l’Union s’incarne dans la résolution votée par le parlement européen le 9 septembre dernier.  Un parlement, quel qu’il soit,  est là pour voter des lois. Celui-là cède à la mode qui fait une obligation de faire des leçons de morale.

La résolution est édifiante, elle mérite d’être lue pour analyser l’ordre moral ambiant qui tend à se substituer à  la réflexion et à l’action.

Le premier alinéa indique que « l’Union est … fondée sur des valeurs et principes qui visent à y préserver et à y encourager l’existence d’une société ouverte et inclusive… ». Au nom de quoi cette assemblée belgo-luxembourgo-strasbourgeoise s’arroge-t-elle l’autorité de définir des règles quasi constitutionnelles ? A -t-elle un mandat des peuples ? Non, son mandat est limité à la coproduction législative sous l’égide du conseil des ministres.  Si elle entend se référer à des textes  de nature constitutionnelles (traités de Maastricht, Amsterdam, Lisbonne), ont-ils été votés, comme l’impose toute démocratie élémentaire, par les peuples ? Non. Déjà sur la forme, je ne vois pas au nom de quelle légitimité des principes non soumis à approbation par l’ensemble des populations européennes peuvent être pris en compte.

Venons en au fond : que signifie une société ouverte et inclusive. L’expression est tellement vague,  tellement fourre-tout, que la prendre comme principe fondateur est au mieux hasardeux. En analysant, quand bien même, le sens de ces adjectifs « ouvert » et « inclusive » j’y trouve surtout l’éternel discours sur la montée inéluctable de la mondialisation, de l’irréversibilité de la création d’un village mondial : il faut être ouvert à toutes les influences et les accepter ; la même logique qui prône le libre-échangisme économique s’étend au libre-échangisme culturel ; la même pente fatale qui nous fait oublier nos produits pour ceux fabriqués ailleurs, s’installe pour faire croire que les « marchandises culturelles » étrangères  sont à la fois séduisantes et incontournables.  Ce ne sont que des opinions. Contestables. Contestées. Je ne comprends pas que ces idées de quelques élus soient imposées comme principes. C’est une trahison de cette assemblée européenne de ses devoirs, de ses missions.

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 10:21

Qui défile dans les rues ? Où est l’analyse sociologique de ces foules qui se déplacent pour changer un rapport de force ? Pourquoi aussi peu d’informations sur ceux qui lancent des opérations aussi massives ?

Faute d’informations accessibles (en tous cas sur la dernière manifestation contre la réforme des retraites), il faut bien essayer de deviner, au gré de quelques indices glanés ici et là. Bien entendu, pas de surprise : se retrouvent sous les banderoles des fonctionnaires de certaines catégories, enseignants en bataillons serrés, fonctionnaires municipaux quasiment en mobilisation générale et personnel infirmier en nombre. A croire réellement que sont facilement mobilisables les catégories qui sont le plus sujettes à l’absentéisme.  Singulière corrélation, plus on a tendance à manquer au travail, plus on aime défiler pour réclamer un juste traitement de ses efforts au travail. En contrepoint, qui ne voit que les salariés du privés ne sont représentés que symboliquement : ils sont pourtant concernés, mais peut-être n’ont-ils pas suffisamment envie de protester, où ne croient-ils pas à l’efficacité de ces protestations, où n’ont-ils pas envie de se mêler à des gens qui ont fort peu de problèmes en commun avec eux.

Ce qui serait passionnant serait de savoir qui sont les un à deux ( ?) millions de personnes qui ont manifesté ; combien de fonctionnaires (sur les 5,2 millions de personnes qui ont ce statut) 20% à 30% des effectifs ? combien de personnes n’ayant pas le statut de fonctionnaires mais payés sur des fonds publics (sur un effectif de 1,7 million de personnes) 10% à 20% ? Sur les 19 millions d’autres personnes ayant un emploi, il ne reste peut-être 100 000 personnes qui seraient allées dans la rue, soit 0,5% de l’effectif ? En citant ces chiffres, je sais que je m’aventure dans l’incertain, mais sont-ils si faux que cela ? Et s’ils ne sont pas totalement faux, n’ont-ils pas une signification quant à la portée des protestations ?

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 11:16

Des manifestants qui vont défiler pour travailler moins et gagner plus. Rien de surprenant, la défense de ses intérêts est le moteur de toute protestation. Plus dur est de proposer  qui va travailler à leur place.  Et la seule réponse est  de multiplier les emplois, donc de relancer à outrance l’économie, donc de favoriser  l’esprit d’entreprise, la baisse des charges, l’assouplissement des règlementations.

Des manifestants qui se polarisent sur le maintien d’un système par répartition, prétextant qu’il est à la base d’un « pacte républicain » entre générations.  Extraordinaire de sacraliser une opération de circonstance initiée par le régime de Vichy, comme fondement de nos retraites.  L’argument de la solidarité entre générations est absurde puisqu’en tout état de cause quel que soit le système ce sont toujours les gens qui travaillent qui paient pour ceux qui ne travaillent plus.

Des manifestants qui demandent des assouplissements pour la pénibilité du travail. Généreux, sympathique. Mais qu’est-ce qu’un travail pénible ? La discussion va être chaude. Il existe, me dira-t-on des travailleurs dont la durée de vie est écourtée du fait des conditions de travail : c’est incontestable, mais cela n’a rien à voir avec la retraite, mais relève d’un régime d’invalidité ; d’ailleurs la notion même de durée restante de vie pour se reposer invoquée est non pertinente car à ce titre il faudrait que la durée de travail des femmes soit allongée pour tenir compte de leur espérance de vie.

Au final, ils devraient manifester pour demander au gouvernement de restaurer quelques principes de base :

-          Assurer le long terme, en sortant progressivement du système par répartition

-          Assouplir le court terme en généralisant le système par points déjà pratiqué dans toutes les retraites complémentaires

-          Donner de la liberté aux cotisants en permettant une gestion de sa retraite indépendante de leur âge

-          Restaurer l’idée que les organismes de retraite sont des organismes autonomes gérés paritairement et qui ne doivent distribuer que ce qu’ils ont reçu.

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 17:07

Le scepticisme de Luc Ferry, lors d’un passage au grand journal de Canal Plus,  vis-à-vis de réformes de l’Education Nationale est troublant . Voilà un ancien ministre de l’Education Nationale, plus aux affaires, ne manifestant pas le désir d’y revenir, qui déclare que notre enseignement est atteint de maux si profonds qu’ils dépassent même les frontières de notre pays. Le problème n’est même pas de dépecer le Mamouth (l’enseignement régionalisé en Allemagne donne des résultats encore pires), ni de tenter d’assurer plus de durée de vie aux ministres de l’Education en France (pendant la dernière décennie, leur mandat est d’environ deux ans, voire moins pour Fillon). Le sujet, pour Ferry, est que l’enseignement dans le monde occidental affronte deux problèmes : la perte de certaines valeurs (l’obéissance, le respect) au profit d’autres (la transgression, la déstructuration) ; un amour des enfants, inconnu à ce jour dans l’histoire des civilisations. Ce coktail explose dans les classes, entre des élèves qui ne font que répéter ce qui est magnifié dans le monde des adultes, et des professeurs ou des maîtres qui n’osent sanctionner des êtres surprotégés pas leurs parents et par l’état.

Le découragement de l’ancien responsable par rapport à quelques médecines douces est passionnant, car la guérison du mal, si je continue son raisonnement  est de remettre en valeur des concepts qui existent dans bien des endroits du monde, mais n’ont plus la cote chez nous : le respect vis-à-vis des autorités, les sanctions vis-à-vis des jeunes. Je ne sais pas si c’est envisageable dans nos pays. Les remèdes doivent toucher aux fondamentaux (rien de très original, beaucoup de ces suggestions circulent) : la fermeture des IUFM qui ont propagé une idéologie pédagogiste, sacralisant les désirs des enfants ; le retour des sanctions immédiates administrées par l’instituteur (sans conseil de classe, sous le seul contrôle du chef d’établissement) ; le retour de l’uniforme (la fameuse blouse, pour enfin cacher la débauche de vêtements de marque qui souligne les différences sociales) ; l’introduction dans chaque établissement d’un chargé d’éducation (non pas civique, mais d’un professeur chargé de donner aux enfants les leçons qu’ils ne reçoivent plus de leurs parents, sur le respect qu’ils doivent aux adultes, sur leur façon de s’exprimer, sur leurs attitudes). J’imagine que pour promouvoir ces révolutions dans le primaire, il faut briser le mammouth (ce n’est pas un objectif en soi, mais une obligation probable pour aller de l’avant).  Il y aura des manifestations, des défilés, des grèves pendant une année. Le jeu en vaut la chandelle.

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 10:14

La rentrée des classes donne lieu, comme d’habitude à des remarques d’une indécence incroyable de la part des enseignants du primaire. Au hasard recueilli de la bouche d’une institutrice « je vais connaître une journée de malade », entendu dans une émission de radio « des jeunes enseignants vont être lâchés dans le grand bain sans formation  pédagogique », proféré par une autre institutrice « ma rentrée n’est pas facilitée, je change de livre de maths ». Ils vivent décidément sur une autre planète où  les notions d’intensité de l’effort, de relativisation des difficultés, d’utilité de s’adapter en permanence sont absentes. Je ne suis pas convaincu que 114 jours de cours dans l’année, avec pause déjeuner confortable, arrêt des cours vers 17 heures, représente une norme pour les autres travailleurs. Je ne crois pas qu’enseigner à des élèves du primaire soit particulièrement difficile, ni du fait du contenu, ni du fait de bambins qui ne sont pas encore adolescents. Je suis convaincu que les nouveaux diplômés (ou pas diplômés) qui  ont un premier contrat de travail dans une entreprise ont à se former sur le tas, très vite, au secteur particulier où ils opèrent, aux méthodes spécifiques de la société qui les emploie, aux clients exigeants chez qui ou pour qui ils travaillent,  faute de quoi ils prennent la porte.

Que les instituteurs sortent de leur bulle. Ce niveau d’enseignement est si facile qu’il est urgent de stigmatiser (horresco referens)  leur comportement d’enfants gâtés ; ils ne sont pas très bien payés,  certes, ils ne sont pas très considérés (quoique, leur image n’est pas si mauvaise), mais franchement ils ont choisi en toute connaissance de cause un métier peu exigeant : qu’ils arrêtent de faire semblant de ne pas le savoir.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 11:24

Extraordinaire cette volée de bois vert sur la transaction envisagée entre la Mairie de Paris et le duo UMP-Chirac. Comme d’habitude les professeurs de vertu  sonnent la charge, Eva Joly, bien entendu en tête ; elle a toujours eu une grande finesse pour se mettre sous les projecteurs de l’actualité. Et pourtant le dossier est ennuyeux ; et Delanoë l’a très bien sous-entendu, lorsqu’il fait allusion à la transaction faite avec Blondel. Je comprends de sa remarque que des emplois fictifs il y en a légion, et pas seulement avec Chirac pour subventionner ses activités politiques, mais aussi (je rajoute et surtout)  pour aider les syndicats. Quid de ceux qui travaillent pour l’UNSA-Education ? Ils sont professeurs ou permanents des syndicats ? Où finit la défense des intérêts de la corporation et où commence l’abus. Qui peut ignorer que l’abus est gigantesque, que les emplois fictifs sont nombreux et peut-être indispensables pour faire fonctionner cette machine syndicale et les autres aussi. Ceux qui ne sont pas d’accord avec la transaction entre Mairie de Paris et Chirac devraient aussi engager le combat (peut-être nécessaire d’ailleurs) pour purger aussi le monde syndical de ces pratiques.

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Published by olivier seutet - dans politique
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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 10:59

Derrière l’expression administrative « les gens du voyage » se cache un peuple ; peu importe que juridiquement ils soient français ou roumain ; on a l’air d’attribuer à des « papiers  d’identité» un pouvoir de  transmutation qu’ils n’ont jamais eu. La réalité de l‘existence d’un peuple tsigane (ou gitan, ou rom, ou manouche) ne fait pas l’ombre d’un doute : leur histoire existe, leur langue originelle existe.  Leur originalité est forte : elle résiste à l’intégration dans les différents pays où ils sont passés.  Ils ont peu être trouvé dans le nomadisme un moyen de lutte contre les cultures qui tentent de les noyauter, de préserver leur identité.

Comme tous les nomades, ils ne sont pas aimés par les sédentaires. Vérité incontournable depuis le néolithique. Pour les uns les attaches à un territoire ne sont que des symboles de subordination, pour les autres l’errance ne s’explique que par une propension à la rapine, au vol. Leur nomadisme est-il compatible avec notre pays ? Une fois évacués les mythes romantiques sur la beauté du voyage accessibles de fait qu’à des célibataires épris d’aventures, comment concrètement faire vivre une famille dans un pays de notre temps sans point d’attache fixe ? Comment éduque-t-on les enfants ? Comment distribue-t-on des prestations sociales, et réciproquement comment prélève-t-on des impôts ? La réponse passe par une sédentarisation, ou temporaire, ou plus probablement pour tenir compte d’activités non fixes, d’une installation sur un centre de résidence principal avec une nomadisation à partir de ce point fixe. Je ne vois pas que nos populations tolèrent de nouvelles entrées  sans que soit négocié un pacte sur un style de vie compatible avec nos exigences. Cette idée n’est pas nécessairement iconoclaste lorsque l’on entend un Rom interrogé déclarer que s’il ne veut pas retourner en Roumanie c’est faute de terre pour y vivre !

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 10:37

André Babeau dans son article des Echos, « pour un nouveau modèle de protection sociale » critique, avec raison, le principe de l’universalité du versement des prestations sociales : principe simple et généreux, mais qui devient inapplicable lorsque les ressources financières des organismes sociaux deviennent de plus en plus contraintes.  Plusieurs solutions sont possibles pour sortir de cette impasse. La première appliquée de façon parcellaire et erratique est de lier certaines prestations à un niveau maximum de ressources. La deuxième, suggérée par André Babeau est d’imaginer un taux de couverture sociale inversement proportionnel au niveau de revenu.

Sa  solution qui est de rationaliser des pratiques déjà existantes , me paraît présenter au moins deux dangers majeurs : l’une évidente est de monter une usine à gaz administrative ; l’autre plus insidieuse est de faire régner une incertitude chez les bénéficiaires des prestations : il ne saurait plus vraiment quel serait son taux de remboursement au moment d’une maladie grave ; ses chutes de revenus (qui peuvent justement être concomitantes avec un besoin d’aide sociale) ne seraient prises en compte qu’avec retard. En définitive l’incertitude s’introduirait là justement où elle devrait disparaître : la solidarité sociale.

Pour atteindre l’objectif d’André Babeau, il existe une méthode, moins ambitieuse, qui ne remet en cause aucun principe, et applicable immédiatement :  la fiscalisation totale de toutes les prestations sociales (allocations, remboursements maladies, aides, bourses) ; le paiement de cette fiscalité supplémentaire devrait être lié aux revenus monétaires de l’individu (il faut qu’il existe un bouclier fiscal, « horresco referens ») ; il est possible d’imaginer que pour la part de fiscalité qui n’ a pu être acquittée du fait d’un bouclier fiscal, l’état soit titulaire d’un droit sur les actifs de l’individu concerné. Un tel système n’est compatible qu’avec une universalité complète de toutes les prestations sociales.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 11:58

Ils parlent tous du retrait de leurs troupes d’Afghanistan. Obama  a fixé la date pour 2012. Cameron s’interroge publiquement , comme Zapatero. Quelle entreprise bizarre où l’objectif fixé n’est pas de gagner une guerre (qui n’ d’ailleurs pas dit son nom comme toute opération dont on ne saisit pas bien le sens), ni de constater que le maintien de l’ordre est assuré (hypocrite objet officiel des missions). Non le but est de prouver, face à l’opinion publique,  que l’on a fait des efforts raisonnables pour tenter de juguler le terrorisme des talibans et que si ces derniers ne se décident pas à comprendre où est le bien et où est le mal, alors les coalisés, avec une infinie tristesse,  les laisseront méditer dans leur jus sur la grandeur des démocraties face au fanatisme de l’islamisme intégriste.

Un seul (ou quasiment), ne parle pas du retrait de ses troupes d’Afghanistan : Sarkozy. Deux possibilités : ou l’OTAN ne l’a pas encore informé de sa stratégie , ou il compte poursuivre en solitaire ce glorieux combat. Les trompettes ridicules lors de l’enterrement de deux nos soldats  ne sont que des bruits de cymbales.  L’hommage au devoir et au courage n’implique pas de dire des âneries : « la France restera en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire ». Qu’est-ce que cette décision, qui n’est pas en ligne avec celle de nos alliés ? Que pense le gouvernement souverain ( ?) de l’Afghanistan de cet engagement sans but, ni durée ? Nécessaire à quoi : l’anéantissement des Patchouns ? L’éradication de l’Islam intégriste ? En somme beaucoup d’à peu près à la minute où il était opportun, en simple respect pour ces deux morts, de dire le pourquoi et les moyens de cette opération.

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