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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 11:20

Nous ne payons jamais de rançon à  des terroristes pour libérer des otages nous dit François Hollande; il aurait pu ajouter nous  ne payons jamais de joueurs ukrainiens pour que l'équipe de France de football puisse participer à la coupe du Monde. Un joueur ukrainien a tout de même marqué contre son camp, "à l'insu de son plein gré" j'imagine.

"On nous dit, cette équipe elle n'y arrivera pas, elle ne peut pas y arriver ... elle y est arrivée, et nous montre un exemple" nous déclare François Hollande au Stade de France dans une allusion transparente à son impopularité et son gouvernement. Un exemple à méditer, car si je comprends cette équipe a gagné à  11 joueurs contre 10 après une mise sur la touche d'un joueur ukrainien injustifiée au moins tirée par les cheveux. La triche fait partie des valeurs de la République ?

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 22:42

La caricature animale devient suspecte, ou plutôt nauséabonde. Faut-il interdire les crocodiles dans les marigots de la politique, les requins dans l'univers impitoyable de la finance, les hyènes , les chacals, les chiens qui ricanent,  hurlent , aboient dans les médias, les cloportes,  vieux crabes et autres singes qui empêchent les jeunes de prendre les places,  les infâmes vers de terre,  lombrics, vipères lubriques représentants de la réaction,  les cafards, grenouilles de bénitiers, punaises de sacristies  qui encombrent les églises, les moustiques, microbes, morpions qui piaillent dans les écoles,  les rats de bibliothèque,  les chevaux de retour, les ours mal léchés,  les sales chameaux,  sans compter ceux qui lézardent, serpentent,  fourmillent, singent, ceux qui croassent, cancanent, aboient, les éléphantesques, les  gueules de raies, mais aussi les maquereaux,  les cochons, les porcs, les boucs, et que dire des ânes, des veaux, des boeufs, des autruches, des perroquets , sans oublier les anguilles si adroites, les renards si rusés, les loups si voraces ? Que d'injures depuis la nuit des temps se sont déversées sur un individu, une catégorie d'individu, pour leur ôter leur dignité humaine, les avilir, en les ravalant au rang des animaux. Heureusement une nouvelle aube se lève, une révolution sociétale est en marche qui saura ne plus relativiser des expressions  aussi abjectes. Le glaive de la Justice saura pourfendre des comportements moutonniers où l'injure de l'un sert d'excuse à l'injure de l'autre.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 14:55

Le président est hué, sifflé, tout au long des Champs-Elysées. Il y a toujours un Valls pour prétendre que c'est interdit : parce que c'est le jour du11 novembre ! Personne ne siffle le soldat inconnu, pauvre pomme ! Personne ne hue le poilu que compte presque tous les français parmi ses ascendants, esprit confus ! Et puisqu'il a proclamé qu'il était illicite de manifester contre le président, il lance ses troupes à l'assaut des badauds criards; il se croit revenu à 'époque glorieuse de sa lutte contre les subversifs du mariage pour tous, de sa lutte héroïque contre les bandes d'hétéros qui menaçaient son idée de la république. Et que les valeureux pandores bastonnent, arrêtent les paisibles siffloteurs, et se plaignent ensuite d'avoir quelques contusions; ils feraient mieux pour éviter les gnons de se rebeller contre des ordres ineptes. Naturellement le grand Valls, héros de sa nation, vocifère qu'il a stoppé les légions aventurières de l'extrême droite.

L'épisode résume ce régime : un président froussard qui ne sort de sa tanière que pour s'isoler du peuple, un ministre qui  hait la démocratie et ne supporte pas les cris de colère d'une foule qui était conviée, un gouvernement qui ment en mettant sur le dos d'excités  l'irritation de beaucoup.  S'enfermer dans ses certitudes, ignorer les voix contradictoires, cultiver le déni des faits : ce fut le destin de tous les tyrans. Qu'Hollande se méfie : il ne pourra rester encore trois ans calfeutré dans sa bonbonnière pompadour en se moquant des manifestants. Ce serait la guerre et il serait chassé. Il ne devrait pas oublier que la France est un état autocratique (au moins pour un quinquennat) tempéré par les révolutions.  Qu'il prenne les devants et retourne devant le peuple, sinon, une prochaine fois, ce ne seront plus des sifflements mais la Carmagnole.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 18:54

D'un fait divers, une journaliste anonyme et son technicien qui se font exécuter après avoir enfreint les conseils de prudence que leur avait donnés l'armée, le monde médiatique, dans une crise de nombrilisme rarement égalée jusqu'ici, fait une épopée : la courageuse et insatiable professionnelle, suivie de son fidèle collaborateur vont traquer l'info au péril de leur vie, et les deux héros après avoir recueilli les confidences d'un noble touareg se font lâchement assassiner par des terroristes. Le ridicule de l'affliction submerge chaînes de radio, de télé, journaux papiers ou du net; aucun mot, aucune expression ne sont trop forts pour convaincre le clampin de l'étendue de leur chagrin :  "c'est comme un membre de notre famille qui disparaît", "RFI en pleurs", "la liberté de la presse assassinée", "ils ont succombé à la barbarie". Ils embrigadent dans leur cortège funèbre tous les hommes politiques qui se fendent de communiqués pesants; et Aurélie Filipetti qui proclame "Ghislaine Dupont et Claude Verdon sont tombés pour la liberté d'informer" (pourquoi a-t-elle omis "au champ d'honneur" tant qu'elle y était); et Hollande qui fait informer qu'il convoque des ministres en réunion de crise (pour quoi faire, les victimes sont mortes);  et Ayrault qui assure "que tout sera fait pour retrouver les auteurs de cet assassinat" (on s'en doute, la seule chose intéressante et qu'il n'a pas dite est avec quels moyens). Et travers feue leur consoeur, ils célèbrent leur amour de la liberté, leur dévouement à la cause de l'information, leur courage que ne sauraient abattre de tels drames.  Autocélébration qui transforme un deuil en ridicule étalage de vanité.

L'émotion avait été autrement bien canalisée pour le meutre de Philippe Verdon, géologue (?) cet été au Mali, ou l'assassinat Stéphane Frantz  par des insurgés d'Abidjan en 2011, ou encore bien d'autres disparus dans des circonstances tragiques. Mais leur nécrologie se devait d'être brève puisqu'ils ne faisaient pas partie de la sainte milice des journalistes.

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 16:02
Pourquoi nier qu’il y ait un malaise à voir la descente d'avion à Villacoublay de quatre des otages enlevés à Arlit. Accoutrement provocateur. Attitude contrainte, yeux baissés vers la terre quand le président fait sa petite allocution. Refus de dire un mot, même tout juste merci. Pas un mot de conversation, sauf pour Larribe, avec le président. Ce n’est pas parce que Marine Le Pen l’a signalé que cela devient nécessairement faux, indécent, un dérapage comme le dit le choeur des bonnes âmes. Pourquoi nier qu’il y ait une contradiction entre des autorités françaises qui proclament qu’elles n’on pas versé un sou et les nigériennes qui révèlent le montant payé. Le président avait affirmé devant les caméras que jamais la France ne verserait des rançons qui aboutiraient nécessairement à renforcer les ennemis du pays. Et l’on paierait des bandits qui affrontent depuis des mois nos troupes au sol au Mali ? Les otages feraient-ils la tronche parce que la rançon aurait pu être versée bien plus tôt, et qu’elle ne l’a été que pour des raisons de séquence politicienne : il fallait à tout prix repêcher le président au fond du marigot des sondages et après des semaines de gestion calamiteuse de l’état . Cela valait bien un transfert de quelque 20 millions d’euros et le reniement de la parole donnée !

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:46
Est-on français parce qu’on a un bout de papier où cela est écrit, et étranger si on ne l’a pas ? La gauche, les humanistes nous bassinent avec cette approche courtelinesque. Marguerite Yourcenar n’a jamais eu la nationalité française, et pourtant elle est entrée à l’Académie française. Necker n’a jamais demandé la nationalité française, et pourtant il a été ministre d’état entre 1788 et 1790. Picasso s’est vu refuser la nationalité française en 1940 et est donc resté espagnol jusqu’à la fin de sa vie, tout en séjournant en permanence dans notre pays. Ne sont-ils pas français ou assimilés ? Ils ne le sont pas au regard de la loi. Ils le sont dans notre imaginaire collectif. Pourquoi veulent se prétendre français des gens qui ne parlent pas notre langue ou l’ânonnent ; des manifestants qui agitent des drapeaux étrangers ; des mercenaires francisés à la hâte avant un match de football ou une épreuve olympique ; des cultureux qui veulent expurger notre histoire plus que millénaire de faits qui pourraient choquer leur communauté ; des inassimilés qui se ghettoïsent et pratiquent l’endogamie ; des contempteurs de coutumes dites réacs, chrétiennes, colonialistes, impérialistes ; des racistes anti-blancs, des communautaristes anti-élites, des culturalistes anti-occident ; des exaltés d’une religion d’import . Pourquoi veulent-ils prétendre être ce qu’ils ne sont pas. Pourquoi veulent ils faire semblant d’être ce qu’ils brocardent . On est français parce que l’on se sent héritier, redevable, structuré par ceux qui ont fait la France ; les immigrés qui ne veulent pas s’assimiler, les expatriés qui oublient leur culture ne peuvent le ressentir. Le passeport n’est pas une manifestation d’identité nationale, ce n’est qu’un signe d’une présomption.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 19:37
Quelques chiennes de garde ont proposé de panthéoniser Olympe de Gouges. Drôle d’idée de célébrer cette demi-mondaine, au nom d‘emprunt. Quitte à honorer une décapitée, pourquoi ne pas choisir Charlotte de Corday. L’une a commis quelques écrits estimables mais parfaitement oubliés, et a perdu la tête parce que girondine et ennemie des montagnards et tout particulièrement de Marat. L’autre, Charlotte de Corday est autrement intéressante : tout aussi cultivée, tout aussi girondine, elle est le symbole de tous les tyrannicides, de ceux qui n’acceptent pas que la loi soit trangressée par Marat instigateur sinon laudateur des massacres de septembre 1792 ; dans sa dernière lettre elle écrit « Ô France ! ton repos dépend de l'exécution des lois ; je n'y porte pas atteinte en tuant Marat : condamné par l'univers, il est hors la loi. « . Le 12 juillet 1793 Charlotte de Corday tue Marat. En éliminant cet ennemi du genre humain, elle savait qu’elle se condamnait elle-même à mort. Le 17 juillet 1793 elle fut guillotinée. Entre la publiciste sans saveur et l’immortelle combattante de la tyrannie, comment hésiter ?

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 12:01

Le principe d'un pouvoir totalitaire est toujours le même : sous couvert de défense de la "nation", de "l'individu", de "nos intérêts", "de nos valeurs", tous mots fourre-tout, il met en place des outils de coercition destinés à assurer la pérennité de son emprise.

La lutte contre le terrorisme est un paravent actuel très commode. En France en particulier, elle a permis de justifier devant l'opinion publique l'extension de la garde à vue de 48 heures avant 2004 à 96 heures voire 6 jours; en réalité les motivations d'une garde à vue dépassent largement les seules nécessités de la lutte contre les terroristes. Elle explique l'ahurissante timidité de nos réactions face aux révélations des écoutes universelles des Etats-Unis : pas de droit d'asile pour Snowden, des réactions d'une timidité ahurissante lorsque le Monde repasse les plats sur le même sujet; impossible de vraiment réagir puisque notre pays, à son échelle, fait exactement la même chose. Elle sert de paravent à une politique de restriction de l'immigration qui ne veut pas dire son nom, mais qui du coup est inefficace car axée sur des dangers supposés au lieu d'être réfléchie sur les besoins économiques et sociaux de notre pays; il s'agit de ne pas mécontenter un vote communautariste archi-socialiste sans se mettre à dos ouvriers et employés. Elle impose un plan Vigipirate dit rouge depuis huit ans : « Prendre les mesures nécessaires pour prévenir le risque avéré d’un ou plusieurs attentats graves, comprenant certaines mesures de protection des institutions, et mettre en place les moyens de secours et de riposte appropriés, en acceptant les contraintes imposées à l’activité sociale et économique »; il permet de vivre en permanence dans une sorte d'état d'urgence qui fait peser sur le citoyen une peur diffuse et l'empêche de se mobiliser sur d'autres sujets. Pour appuyer cette lutte contre le terrorisme, l'état dévoie ses outils de défense nationale dans des opérations de prestige : guerre en Afghanistan qui est en train de se résoudre dans le désastre de la corruption, et d'une guerre civile annoncée; guerre en Lybie qui s'abime dans la création d'une immense zone d'anarchie aux portes de l'Europe; guerre au Mali qui n'a en rien résolu le problème des bandes d'insurgés et d'exaltés qui parcourent tout le Sahel sans s'inquiéter de frontières théoriques; mais rien n'est trop cher pour raviver les peurs de nos citoyens.

La lutte contre le terrorisme a perdu sa signification. Au lieu de localiser et d'éliminer les sources potentielles de danger, elle est devenue un outil d'oppression, de surveillance, et de propagande au service d'un pouvoir aux abois.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:51

Impulsivement, il vote Front de Gauche ou Front National. Ce n'est qu'à force de courage, de persévérance, qu'il résiste à la tentation de sortir ceux qui nous dirigent, et glisse in fine un bulletin de vote moins sectaire. Même après avoir réfléchi, il se sent parfois incapable de reconduire des incapables, et se réfugie dans l'abstention ou le vote blanc. La seule conséquence drôle est que certains élus croient fermement qu'ils le sont devenus par leur mérite, leur programme, alors que l'électeur a toute juste refusé des inacceptables. La légitimité des urnes me paraît sentir la cendre.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:49

Peu nombreux dans la foule des saltimbanques et des cabots qui règnent sur les scènes, les écrans.

A peine reconnus sous le règne des mercantis qui envahissent galeries, foires et autres musées d'art contemporain.

Tout juste audibles dans le fracas de bruits proclamés musique.

Edités avec regrets au milieu de tas de bouquins d'introspection, de voyages autour de son nombril, et autres ouvrages d'autocomplaisance.

Dans les chroniques pipole des journaux glacés, dans les biopics tournés à la hâte, dans  les mémoires écrits par des nègres, sur leurs sites alimentés par leur impresario, s'étale l'impudeur de demi artistes à la frange du demi-monde.

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