Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 23:03

Bien entendu, il n'est pas question de faire confiance aux banques; bien entendu il faut des organismes de contrôle et de tutelle : ils existent d'ailleurs et depuis longtemps (une commission de contrôle des banques a été créée en 1941), la commission bancaire, l'Autorité des marchés financiers, la Banque de France. La véritable question est de savoir pourquoi ces autorités de contrôle ont failli en 2008; pourquoi leurs responsables sont toujours en poste. Lorsque la délinquance s'étend on réforme ou on renforce la police, on change des têtes. Lorsque la Société Gérale, Dexia et d'autres ont mal joué, les autorités de tutelle passent à travers les mailles.

La nationalisation des banques ne change pas la nature des banques : cette idée d'une économie administrée a faire les preuves de son inefficacité pourquoi revenir dessus. En France a-t-on déjà oublié le désastre du Crédit Lyonnais qui a trouvé son origine dans le pantouflage et la collusion entre l'état et cet établissement.

Il faut trouver les moyens de séparer entre les métiers bancaires qui relèvent de la banque commerciale (la gestion des comptes des particuliers et des entreprises, l'octroi des crédits, les activités de marché liées aux activités des clients) et les métiers de prise de risque spéculatifs (la notion demande à être précisée).

Enfin je trouve parfaitement démagogique de se polariser sur des bonus, certes immoraux, mais qui sont de la responsabilité ultime des actionnaires de ces groupes (imagine-t-on de limiter les bonus des footballeurs ?); la véritable question intéressante est de proposer une réforme de la gouvernance de toutes les sociétés (et pas seulement des banques) pour donner un pouvoir réel aux actionnaires des grands groupes, favoriser l'actionnariat des salariés etc...

Repost 0
Published by olivier seutet - dans economie
commenter cet article
5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 23:02

La politique n’est pas un métier. Ou plutôt ne devrait pas l’être. La réalité est tout autre en France : il y a ceux qui en ont fait une profession, et qui se targuent d’avoir une connaissance fine de tous les rouages de l’état, une aptitude éprouvée à  gérer leur communication, et un cuir tanné face aux attaques de leurs ennemis et aussi de leurs amis ; et puis il y a ceux que l’on dit curieusement issus de la « société civile ». Expression bizarre : existerait-il une sorte de caste « militaire » opposée à la caste des « civils » ; voudrait-on dire par là qu’il faut être initié très jeune par une sorte de service initiatique ?

 

La sélection du personnel politique est un problème grave qui se pose à beaucoup de démocraties. Cette sélection est particulièrement étrange en France . Constatons  le, par exemple, au niveau du gouvernement :  

-          Sur 39 membres du gouvernement (ce qui est beaucoup),  13 femmes (ce qui est déjà peu), et sur ces 13 femmes , 4 filles de députés ! A croire que les vocations féminines s’épanouissent mieux dans le cocon familial ?

-          Sur 39 membres du gouvernement, peu d’authentiques représentants du monde économique : je n’en ai compté que 8 (créateurs de leur entreprise, avocats d’affaires, cadres ou employés de société, en oubliant les passages épisodiques  et alimentaires entre deux mandats) ; à croire que les trois quart des actifs ne pensent qu’à leurs sous, ou à ceux de leurs actionnaires ?

-          Sur 39 membres du gouvernement il faut chercher les scientifiques de formation : à priori 6 ; ces formations si prisées pour nos enfants, n’emportent pas l’adhésion de nos décideurs politiques.

Ces quelques remarques ne font que ressortir l’ incroyable professionnalisation de nos élites politiques. Tout le monde s’étripe sur les modes de représentation (qui doit et peut voter, type de scrutin), mais la sélection des candidats que ce soit à des élections ou à des postes gouvernementaux reste confisquée par les apparatchiks. Car il s’agit bien d’une caste, en place, et n’entendant pas laisser sa place. La montée de la représentation féminine en est bien entendu handicapée. Mais aussi la dramatique sous représentation du monde économique. Il ne s’agit pas nécessairement de donner une image fidèle du pays au niveau de nos gouvernants. Mais la quasi-absence du monde de l’entreprise explique beaucoup d’orientations technocratiques. Mais la quasi-absence du monde scientifique explique beaucoup d’approximations sur des sujets techniques.  La France du coup se trouve sous la coupe de juristes, d’administrateurs publics qui ne fondent leur action que sur la règle, ses transgressions. Cette exclusivité est une calamité.

Repost 0
Published by olivier seutet - dans politique
commenter cet article
2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 10:37

Monsieur Moïsi, dans votre chronique des Echos d'aujourd'hui, vous diagnostiquez que la guerre en Afghanistan est déjà perdue par l’Occident et qu’il faudrait que les puissances régionales, Pakistan et l’Inde prennent le relai. Perdue faute de capacités militaires de l’Amérique et de ses alliés de l’OTAN, faute de moyens financiers, faute de volonté politique. Je compléterai en disant que c’est faute de volonté politique  que les moyens financiers et donc les moyens militaires ne sont pas là.

L’absence de volonté cache mal l’incertitude de l’Occident quant aux buts de guerre ; sans en parler vous en évoquez deux :

-          L’Afghanistan, région stratégique

-          Un objectif moral qui est je suppose la défaite des talibans .

Ni l’un, ni l’autre de ces buts n’est évident.

L’Afghanistan ne présente stratégiquement que peu d’intérêt : il ne recèle pas de richesses naturelles ou produits de l’industrie humaine d’importance ; il n’offre pas de voies de communications entre différentes régions. La route de la soie n’est plus depuis longtemps (et ce n’était d’ailleurs que l’une des routes possibles qui transitait par l’Afghanistan), le « grand jeu » qui mit aux prises les anglais et les russes pour contrôler ce pays n’avait de sens que du fait de la partition de fait de la Perse (l’Iran) entre deux zones d’influence. Géopolitiquement ce pays est de nos jours une impasse, au mieux une forteresse. Bien entendu on peut toujours dire que du haut de cette forteresse, des armées fanatisées pourraient menacer ses voisins et en particulier le Pakistan. Certes, mais alors, je vous rejoins : ce n’est qu’une question régionale, à résoudre régionalement par les pays intéressés, c'est-à-dire le Pakistan, l’Iran (que vous ne citez pas, mais qui est bien entendu un des premiers concernés par la stabilité de cette région), voire l’Inde. L’intérêt de l’Occident n’est que plus lointain : protéger le Pakistan, possesseur de la bombe atomique, de toute inféodation à un régime extrémiste.

 

L’objectif moral  est nébuleux maintenant. Il était bien entendu, nécessaire moralement pour les Etats Unis de venir châtier ceux qui avaient collaborés à un attentat monstrueux et  effrayant ; il s’agissait plus en l’espèce du « moral » des américains à restaurer. La poursuite de cette aventure a voulu s’habiller de valeurs occidentales, telles que la démocratisation, et ce qui l’accompagne comme la liberté d’opinion, la liberté des femmes. Valeurs que nous portons en avant avec beaucoup d’arrogance, sans nous préoccuper beaucoup de ce qu’elles peuvent être déclinées de toute autre façon dans des cultures qui ne sont pas les nôtres ; arrogance qui j’en suis sur conduit les talibans à s’enfermer dans un régime particulièrement obscurantiste. Je ne suis pas d’accord pour dire qu’imposer la démocratie est un objectif moral ; et d’autant plus lorsque cela aboutit en Afghanistan à l’instauration d’un régime fondé sur la prévarication, et qui fait de la culture du pavot le pilier de son économie.

 

Je crois comme vous qu’il faut  tenter d’impliquer les puissances régionales Pakistan, Inde, Iran, voire Chine et Russie. Ils sont tous en première ligne. Ils sont tous réellement menacés à court-terme par une instabilité de l’Afghanistan qui pourrait s’étendre au Pakistan. Mais les vieux schémas ont la vie dure. L’Occident se croit toujours investi d’une mission. Là est le sujet. Nous n’avons plus de mission. Quitter l’Afghanistan rapidement, en l’annonçant clairement, serait le double signe

- que l’Occident n’est plus le gendarme du monde ; qu’il appartient dans un monde multipolaire à chaque grande région de s’assurer de sa stabilité ;

- que l’Occident n’a plus de grande croisade à mener ; après avoir voulu convertir des populations entières au christianisme, après avoir voulu convertir le monde au progrès par la colonisation, il faut montrer que nous voulons traiter tous les grands pays émergents sur pied d’égalité sans présomption culturelle.

Repost 0
Published by olivier seutet - dans monde
commenter cet article
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 10:32

Je n’adhère pas du tout aux propos de Max Gallo. L’ « identité française » , l’expression de Braudel, beaucoup plus parlante et moins connotée que « l’identité nationale », qu’il définit est un mythe d’aujourd’hui  bâti  en effet sur un héritage jacobin : centralisme, droit du sang, égalité, laïcité. A ce titre beaucoup ne participent pas de cette identité française.  Les propos de Michel  Wierviorka (cité par La Croix du 29/10) sont intéressants : si j’ai bien compris « l’identité nationale » ne devrait être qu’une notion purement juridique ; l’identité française doit exister comme un amalgame, un résidu, des additions, des mélanges (l’expression est de Braudel), le sol tempéré par le sang, l’égalité bridée par la liberté, le centralisme borné par le provincialisme. J’irai plus loin en disant qu’un amalgame se doit d’être cohérent ;  des cultures antagonistes ne peuvent faire un amalgame (c’est le cas de la Belgique avec son opposition entre flamingants et francophones) ; des mélanges doivent être acceptables (le problème  de la chariah, de pratiques comme l’excision ou la polygamie) ; le résidu ne doit pas être inexistant (l’exemple de la Suisse est éclairant, coexistence de communautés qui se méprisent entre elles et ne sont unies que par la peur d’être diluées) ; les additions doivent être dosées sous peine de fragiliser l’ensemble (l’exemple le plus instructif a été il y a 20 ans l’éclatement de l’URSS, qui aforce d’avoir voulu absorber trop, s’est délitée).

Repost 0
Published by olivier seutet - dans identité
commenter cet article
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 17:09

Quelle curieuse expression que « l’identité nationale », !  Pourquoi ne pas avoir choisi le titre du dernier livre inachevé de Braudel : « l’identité de la France ». Que l’on dise de quoi l’on parle au lieu de se cacher derrière une généralité. Mais de toute évidence, il s’agit de manœuvres électorales et non pas d’une recherche difficile. Deux propositions d’approche de Braudel méritent d’être citées :

-          L’identité de la France … c’est un résidu, un amalgame, des additions, des mélanges.

-          L’identité de la France … ce n’est pas un discours, une équation, une formule, une  image, un mythe.

Comme on est loin de cette prudence méthodologique. Déjà Mr Besson nous serine, dans l’émission « Mots Croisés » que la France c’est la laïcité, la République,  Renan … Un rêve de mépris de l’histoire longue au profit de l’immédiat , un rêve de mots à la mode, un rêve de conformisme. A ce titre, une foule du passé est d’emblée exclue, avec au hasard, Louis XIV, notre roi le plus célèbre,  ou Chateaubriand, un de nos plus grands prosateurs. Mais aussi une foule contemporaine qui ne se sent pas particulièrement laïque, car elle croit le religieux a une place essentielle dans sa vie et donc fatalement avec des implications sociales. Mais aussi une foule qui ne porte pas particulièrement dans son cœur une République à la constitution faiblarde, aux mœurs peu nobles, à l’arrogance certaine.

Bien entendu pour définir l’identité nationale,  qui de plus compétents que des préfets (qui n’en peuvent mais) entourés des forces vives ( ?) de la nation. La plaisanterie n’est plus racoleuse, elle est indécente, avec  toute honte bue la révélation qu’il ne faut pas laisser du grain à moudre au Front National. Qu’en pensent les "forces mortes" de l’identité de la France ?

Repost 0
Published by olivier seutet - dans identité
commenter cet article
27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 17:06

Monsieur Rasmussen, expose la politique de l’OTAN dans le Figaro du 27/10/2009.

 

Il montre tout à fait clairement le marché de dupes auquel a souscrit Nicolas Sarkozy en réintégrant la France dans l’organisation militaire de l’OTAN. Beaucoup avait cru comprendre que c’était une sorte d’entrisme. L’idée de relancer la défense européenne en étant au centre du dispositif. L’idée de faire lâcher par les américains leur totale mise sous tutelle de cet organisme. Ses propos, dans une très pure langue de bois, sont en réalité parfaitement clairs :  n’espérez rien de concret sur la réforme du commandement de l’OTAN.

 

Il explique aussi, ce que l’on attend toujours en France, les buts de guerre en Afghanistan. Vieux laïus toujours resservi par les nations qui sont engluées dans des conflits ingérables :

-          Il faut transférer les responsabilités aux Afghans,

-          On ne peut laisser l’Afghanistan devenir un sanctuaire pour les terroristes.

 

Ce sont les mêmes antiennes, qu’au Vietnam, qu’en Algérie en particulier. Jadis il fallait contenir le communisme, ou le nationalisme arabe. Jadis il fallait constituer des armées locales avec certaines populations (vietnamiens du sud, harkas).

Il reprend , bien entendu, le même refrain que jadis : il est absolument nécessaire de renforcer à court-terme les moyens tant en hommes qu’en matériel.

 

Qui va proposer  le retrait de la France de l’OTAN puisque de toute évidence ce n’est pas le bon cheval pour créer une véritable armée européenne ?

Qui va proposer notre retrait d’Afghanistan. Si c’est un sujet majeur de crainte de contamination pour les russes et les chinois, que ne leur proposons-nous pas de nous remplacer ?

Repost 0
Published by olivier seutet - dans monde
commenter cet article
27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 09:26

Qu’il est agréable d’entendre quelqu’un exprimer clairement sa pensée comme Monsieur Badinter. Il est difficile de ne pas être d’accord avec ses propos sur la castration physique . Le débat bizarre lancé là-dessus par le ministre de la Justice devrait s’arrêter vite faute de quoi on pourrait croire à un populisme de particulièrement mauvais aloi.

Qu’il est agréable d’entendre Madame Boutin et Monsieur Moscovici dire à Monsieur Besson qu’ils ne voyaient pas l’utilité de débattre sur l’identité nationale, en tout cas juste avant une élection. Encore un débat mal venu, paré de mots qui soi-disant expriment notre identité et qui posent justement problème : laïc (les gens religieux sont exclus ?), républicain (et ceux qui n’en seraient pas fier de cette république ? Exclus ?) . Interrompons vite avant de croire à du racolage.

Qu’il est agréable d’entendre Madame Rama Yade ruer de temps à autre dans les brancards. « Ils » la ramènent dans le droit chemin, ceux qu’on nomme Guéant, Bertrand, Balkany. Mais enfin elle arrive à faire entendre ce qu’elle pense ; pas sur de très grands sujets ; mais c’est un embryon de parole libre au milieu de la cour.

Repost 0
Published by olivier seutet - dans portrait
commenter cet article
25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 16:04

Quels sont les ingrédients de la relance ? D’abord la confiance. Ensuite la possibilité de réaliser.  Les financements importent mais sont finalement  secondaires . La confiance, le gouvernement (les gouvernements, partout dans le monde) essaient tant bien que mal de l’instiller auprès d’acteurs économiques souvent déprimés. Quant aux financements, tous les états ont largement ouvert les vannes, quitte à prendre des risques inconsidérés  pour le futur.  Reste la possibilité de réaliser qui elle laisse les autorités françaises parfaitement indifférentes.

La possibilité de réaliser c’est au minimum trois éléments :

-          Faciliter les investissements,

-          Libérer le marché du travail

-          Protéger les futures productions.

Parmi ces éléments deux sont  certes indispensables mais difficiles à mettre en place rapidement. Pour protéger les futures productions il faut imaginer une gestion de monnaie différente, une protection aux frontières de l’Europe ; ç’est compliqué et long. Libérer le marché du travail du carcan d’un droit du travail touffu, ancré sur les avantages acquis, va demander bien du courage et nécessairement du temps.  Reste la facilitation des investissements, qui ne nécessite aucun effort financier mais tout simplement une adaptation de toutes les règles administratives à des circonstances économiques exceptionnelles.

 

Là, rien. Le gouvernement, les élus régionaux laissent leurs administrations continuer de gérer le futur comme si de rien n’était : les délais continuent de galoper pour obtenir des autorisations, les administrations n’ont de toute évidence reçu aucune instruction pour aider les industriels. Les fonctionnaires confits dans leur emploi protégé se fichent de la création de nouvelles activités, de nouveaux emplois, de nouveaux produits. Les réponses aux demandes d’accélération, de dérogation, de renouvellement d’autorisation, sont toujours soumises à des impératifs d’un autre âge appliqués avec un maximum d’étroitesse d’interprétation : le développement durable (il faudra un jour se pencher sur le sens de cette expression), le principe de précaution (principe ennemi de tout développement), la croissance verte (mythe et/ou mode), la protection de l’environnement (qui extravague sous la pression de lobbies baptisés associations de défense de tout et n’importe quoi cachant des intérêts égoïstes camouflés d’un souci de protection de la planète). Voilà un chantier prioritaire. Voilà du boulot pour le ministre de la relance : que ne nous propose-t-il pas un discours vis-à-vis des administrations pour inciter à faciliter la tâche des industriels, que n’impose-t-il pas (par voie règlementaire, voire législative) l’obligation pour tout dossier de demande d’autorisation de répondre dans un certain délai, faute de quoi l’autorisation serait censée être accordée, que ne demande-t-il pas au président de faire réviser  la Constitution pour abroger le principe de précaution, et de le remplacer par un principe d’efficacité : laisser faire et sanctionner lourdement après si c’est mal fait.

 

Réellement il est temps de bousculer les administrations, il est temps qu’elles soient au service de l’économie et non pas du droit. Monsieur Devedjian prenez l'initiative. Que craignez-vous ?

Repost 0
Published by olivier seutet - dans economie
commenter cet article
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 09:40

En lisant l'article de Jean-Pierre Vesperini dans les Echos du 24/10/25009, je trouve enfin un point de vue exprimé dans les grands medias sur la prodigieuse inefficacité de l'euro depuis sa création.
L'histoire a montré en effet l'échec de l'euro, facteur de croissance. Peut--être faudrait-il ajouter que celà est du au péché originel qui marque cette monnaie : la tutelle de la Banque Centrale Européenne assortie d'impératif de lutte contre l'inflation dans les limites manquant de souplesse; celà a abouti à une gestion des taux qui a longuement  et profondément handicapé la zone euro et a accéléré sa désindustrialisation.
La conjoncture actuelle, en effet ne rassure pas sur l'utilité de l'euro. La surévaluation actuelle des monnaies européennes est le premier handicap à toute relance. Certes celà permet d'acheter moins cher à l'extèrieur et en premier lieu le pétrole (la communauté européenne est de loin le premier importateur de brut au monde) : mais je compléterai en disant que l'actuelle et brutale remontée des prix du brut (et d'autres matières premières) n'est probablement pas étrangère au bouble balancier de chute du dollar et de montée de l'euro. Donc même en ce domaine d'un accès à bon prix aux matières premières l'euro est sans doute inefficace.

Repost 0
Published by olivier seutet - dans europe
commenter cet article
22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 09:56

Le délit d'intention se confirme. Que Dominique de Villepin se soit intéressé à une affaire ou pouvaient être compromis de hautes personnalités c'était de son devoir. Et si le Président le lui avait demandé, peu importe que ce ne soit pas exactement de la compétence de son département ministériel. Qu'il ait laissé tomber le dossier lorsqu'il s'est apperçu qu'il était monté par des zozos, et qu'il n'en ait rien dit, ce n'est pas un délit. Qu'il ait pensé que celà pouvait nuire à Nicolas Sarkozy, ce n'est qu'une pensée, une idée, ce n'est même pas une intention. Extraordinaire que le ressentiment présidentiel élargisse, par la voix du procureur, l'accusation à un témoin.

Repost 0
Published by olivier seutet - dans justice
commenter cet article