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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 16:55
La nature nous a affligé de différences dures à supporter. Une des plus fondamentales est que la femme peut enfanter si un homme consent un petit geste et que le mâle s’il a apporté quelque chose, ne porte rien du tout et reste d’ailleurs incertain de la postérité qu’il donne (sauf à se lancer dans des analyses chromosomiques possibles dans notre ère contemporaine). Dans le monde vivant où la filiation (la conscience d’avoir des parents ou réciproquement d’avoir des enfants) est soit inexistante, soit émergente chez les mammifères, l’humanité se fait gloire d’avoir inventé la famille : un père, une mère, des enfants qui a leur tour engendrent des petits enfants. La création de cette cellule familiale a été le creuset de la transmission des cultures, des apprentissages, elle a aussi donné à l’homme un rôle de cofondateur d’une famille. C’est sur cette évolution que les lesbiennes voudraient revenir, car ce sont elles qui sont à la pointe de la défense du mariage homosexuel, de l’adoption, de la procréation médicalement assistée ; leur bataille pour l’égalité (du droit d’avoir un enfant) cache mal leur androphobie ; dans leur antipathie pour le masculin, elles rêvent de le court-circuiter en rendant anonyme la figure du père, en niant le progrès représenté par l’indentification d’un père. Dans ce combat rétrograde, elles ont embrigadé les homosexuels, qui se retrouvent les cocus de l’affaire : ils pourront toujours se marier, ils ne pourront jamais porter d’enfant, c’est physiologique, ils n’y peuvent rien et devront continuer de subir leur infériorité ; ils adopteront ? Tous les pays émergents durcissent leurs conditions pour l’éviter ! Ils demanderont que soit autorisée la Gestion Pour Autrui ? Toutes les femmes seront opposées à une telle marchandisation du corps. Le mariage homosexuel est une régression culturelle proposée par quelques femmes haineuses, et quelques hommes naïfs. Dans leurs mythes, les grecs avaient baptisé ces féministes exacerbées les Amazones ; à une époque où la PMA n’existait pas encore, elles utilisaient, pour procréer, les plus beaux mâles de tribus voisines une fois l’an ; afin d’éviter toute concurrence au sein de leur tribu elles tuaient ou mettaient en esclavage tous leurs enfants mâles ; le mythe résume à la fois la tentation d’une société unisexuée et la pratique concomitante de l’eugénisme ; les grecs, pour exprimer toute leur horreur de cette utopie, avaient imaginé de situer cette tribu dans une steppe quasi inaccessible et d’y envoyer quelques héros, comme Bellérophon ou Héraclès, pour la massacrer. C’était peut-être beaucoup.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 11:38

Chantal Jouanno se découvre centriste. Elle se situe entre quoi et quoi ? Qu'est-ce qui structure cette personne (en-dehors de son ambition, bien entendu).

 

Est-elle pour la conservation de la terre, des espèces, des paysages dans l'exaltation d'un fixisme qui dénie tant à l'homme le droit de modifier son environnement, qu' à la nature le pouvoir de se régénérer ?  Est-elle pour l'apologie de ce droit de précaution qui attise les peurs, fortifie les paresseux, conforte les couards, et n'est que l'antichambre du conservatisme ? Pourquoi pas, mais  elle représenterait alors l'image de la réaction, la volonté du retour vers un âge d'or dans lequel nous vivrions dans un monde non encore contaminé par la pollution, appauvri par la surexploitation  des ressources naturelles et surchargé d'humains.  

 

Est-elle pour la négation du droit à la différence, en prônant le mariage homosexuel qui nie la spécificité de chaque sexe ? Est-elle pour la négation de l'expression des talents de chacun, en se félicitant de l'instauration de quotas de femmes là où elles sont moins nombreuses ? Pourquoi pas, mais qu'elle voit bien alors qu'elle est l'avant-garde des représentants de la théorie du genre qui prônent que la différence sexuelle n'est que physique et que les genres masculin ou féminin ne sont que des attitudes sociétales qui peuvent évoluer au fil du temps. Alors elle se voudrait la fossoyeuse de tout ce que l'on connait de nos cultures.

 

Elle doit croire que centriste veut dire faire vivre ensemble des opinions parfaitement contradictoires avec d'une part un côté réactionnaire à peine tempéré par le pragmatisme et de l'autre un côté révolutionnaire à peine affaibli par la prudence. Elle n'est pas la seule de son acabit à vouloir surfer sur l'opinion publique en ramassant dans un seul catalogue les positions les plus exaltées pour les vendre dans l'emballage de la liberté de pensée. Elle n'est pas centriste, elle est deux fois extrèmiste.

 

Pour une personne comme elle ,sans colonne vertébrale,  qu'importe de se faire élire avec les voix de certains pour passer sans crier gare dans une écurie qu'elle pense plus prometteuse pour  son ego. Elle doit considérer que c'est typiquement centriste de trahir ses amis.

Chantal Jouanno, je le crains, est beaucoup plus structurée que  ne le laissent supposer ses discours. Elle est écologiste parce que c'est "clivant" par rapport à des concurrents; elle est pour la théorie du genre parce que c'est original à droite; le tout est de sortir de l'ombre. Le seul centre qui compte pour elle est son nombril. 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 16:27

Il faut taxer les riches clame le choeur des élus socialistes. Certes, personne n'a jamais eu l'idée d'opérer des prélèvements quasi confiscatoires sur les pauvres. Mais il faudrait aller un peu plus loin pour savoir ce que l'on définit comme riches : dans l'esprit étroit des comptables de Bercy les riches  englobent ceux qui possèdent beaucoup de biens matériels tels que foncier, portefeuille, liquidités. Les socialistes ravis se sont ralliés comme un seul homme (ou un seul godillot) derrière cette acception. Mais que font-ils des privilégiés qui ont des biens non matériels, ou du moins non immédiatement liquides : le contrat de travail garanti à vie, le temps de travail non extensif. Qui peut nier que c'est une vraie richesse aujourd'hui de disposer d'un emploi dans la fonction publique ou dans des sociétés du secteur public ou assimilé ? Qui peut  nier que c'est une vraie richesse de disposer de temps libres parfaitement délimités, et particulièrement amples lorsqu'on a une garantie de revenu décent ?

La logique de l'effort d'une nation pour affronter une période de très grandes difficultés est de demander des contributions exceptionnelles à tous. Mais le sectarisme de ceux qui nous gouvernent  s'est révélé sur trois facettes :

- l'effort demandé aux plus aisés n'est pas présenté comme devant être allégé dès que les circonstances le permettrait; ce n'est plus de l'effort c'est un garrotage avant exécution;

- l'effort de la fonction publique est absent du côté des dépenses (stabiliser les dépenses ne peut être présenté avec honnêteté comme une contribution)

- l'ensemble des salariés de la fonction publique et des sociétés du secteur public ne sont pas taxés  sur leurs richesses  (ou leur privilèges) : leur contrat de travail garanti, leur temps libre pour une très grande majorité d'entre eux.

Une société de privilèges ne peut subsister. Ou les fonctionnaires abandonnent leurs privilèges, ou ils paient. Le seul problème est qu'ils ont pris les manettes de l'état, et qu'ils tentent pour mieux asseoir leur pouvoir de résister à toute idée de baisse de leurs effectifs, voire de les augmenter. 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:03

Arrogance intellectuelle

 

Imagine-t-on Achille et Patrocle décidant d'adopter Astyanax après la prise de Troie ?  Ou Michel-Ange coulant des jours heureux avec le Sodome dans une villa florentine que leur aurait allouée l'état florentin ? Ou encore Proust léguant ses biens  à un compagnon ? Les moeurs ont évolué, il faut le concevoir.

 

A-t-on vu une gay pride à Delhi, au Caire ou  à Ho Chi Minh Ville, avec ses chars débordant de lesbiennes, d'homosexuels étalant leurs préférences sexuelles devant les badauds ébahis ? Pas encore, toujours interdit pour d'obscures raisons puisées dans des cultures rétrogrades ? Les moeurs ont évolué, il faut qu'ils y passent.

 

 

Egalitarisme forcené

 

La différence physique implique une différence d'aptitudes à exécuter certaines tâches  : un cul de jatte ne peut faire l'ascension du Mont Blanc, un vieillard ne trouve plus de plaisir dans la sexualité,  un garçon n'a aucune envie de jouer à la poupée, un aveugle cultive des talents autres que le goût des couleurs. Sont-ils malheureux pour autant de ne pouvoir pratiquer ce dont ils sont privés ? Non. Sont-ils mal considérés d'avoir à supporter ces handicaps ? Non. Réclament-ils d'avoir le droit de contrefaire ce qu'il ne peuvent faire ?

 

Sodomisés et sodomistes veulent sanctifier civilement leurs pratiques sexuelles sous prétexte qu'elle ne relève que de leur liberté individuelle. L'argument est bizarre : en quoi les pratiques de l'alcôve doivent-elles recevoir l'approbation d'une cérémonie publique; dès que l'on veut  donner une quelconque publicité à des turpitudes privées pourquoi s'étonner, se formaliser,  que certains en soient gênés, offusqués, scandalisés ?

 

L'amour d'un autre, la passion d'élever des enfants font partie des valeurs universelles : certes.  La passion du contrat synallagmatique, de la pension de réversion, de la cérémonie chez monsieur le Maire, du simulacre de maternité ou de paternité ne seraient elles pas que des manifestations de légistes soucieux de devenir des plaideurs à succès.

 

 

A côtés fangeux


Le mariage civil a été conçu comme une institution stabilisatrice, avec nécessairement des sanctions pour celui qui est le responsable de son échec : la pension alimentaire que doit verser celui qui se livre à des vagabondages érotiques. Il va falloir dans le monde homosexuel intégrer que la fornication (relations sexuelles entre célibataires) puisse devenir un adultère (relations sexuelles hors mariage d'un conjoint) punissable pécuniairement.

 

Les enfants ont toujours adoré leurs beaux-parents :  Hippolyte, fort peu amoureux de Médée qui tente de l'empoisonner, la contraint à s'enfuir; Baudelaire réclame, sur les barricades,  la tête de son beau-père le colonel  Aupick;  Blanche-Neige supporte que sa belle-mère danse avec des chaussures de métal chauffées au rouge jusque mort s'en suive; toute l'histoire et la mythologie pullule de ces relations exécrables entre enfants et beaux-parents.  Mais pourquoi donc  le monde des homosexuels va-t-il se fourvoyer dans cette impasse ?

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 12:23

Christian Eckert est né , pour moi, à l'occasion de sa défense du traité européen à l'Assemblée Nationale, et de son interrogatoire dans les Echos du 9 octobre. Ses propos m'ont laissé perplexe, et j'ai tenté de le découvrir à travers trois de ses prises de position.

 

 I. Admirable enthousiasme de Christian Eckert  (rapporteur du budget à l'Assemblée Nationale) pour faire ratifier le traité préparé par le précédent président avec Madame Merkel.  Etonnante hypocrisie qui  lui fait omettre le nom des auteurs dans son discours de soutien : Sarkozy n'en est ni l'inspirateur, ni le partisan, Merkel disparaît dans les brumes de la rhétorique. Que ne fait-il référence à ce qu'il exprimait  le 21/2/2012 sur son blog :

" François Hollande a clairement dit que la renégociation de ce futur traité sera pour lui une priorité, et que la légitimité issue de son élection en serait un levier important."

"le futur traité ... représente un vrai danger de perte de souveraineté"

Si l'on suit son raisonnement, puisque François Hollande a échoué dans sa tentative de renégociation, et que pas un seul mot a été changé, serait-il en train de souscrire à une probable perte de souveraineté de notre pays, remet-il en cause la légitimité de l'élection de François Hollande qui se rallie aux propositions de son prédécesseur ?


II. L'esprit confus de Christian Eckert se révèle aussi à l'occasion de la taxation sur les plus-values de cession des entreprises ; il veut absolument confondre quatre notions, la rémunération du capital d'investisseurs, la rémunération d'un créateur d'entreprise, celle de son développeur, la rémunération d'un salarié lambda. Il est évident que chacun peu assumer à la fois les quatre rôles et percevoir une rémunération adaptée à chacun  :

- être employé et percevoir un salaire, voire un intéressement aux résultats, et parfois une participation aux bénéfices;

- être dirigeant et du fait de sa contribution forte à l'accroissement de la richesse de l'entreprise percevoir des primes exceptionnelles;

- être créateur d'entreprise par son apport intellectuel et/ou physique et en recevoir la rétribution une fois la réussite acquise;

- être le financier qui permet le développement de l'entreprise en fournissant des capitaux et en acceptant l'idée de pouvoir les perdre et percevoir la légitime rémunération de sa prise de risque.

Dans son discours populiste, Eckert veut nous faire croire que la contribution du salarié lambda est de même nature que celle des autres acteurs : "Il y a des accidents du travail tous les jours, et quand des plus-values sont réalisées, les salariés y ont aussi contribué. Je ne vois pas pourquoi les investisseurs paieraient moins d'impôts qu'eux.". La recherche intellectuelle, la suractivité, la capacité à diriger, la prise de risque sont des notions qui sont étrangères au professeur Eckert.

 

III. La fringale fiscale du maître (il fut prof de math jadis) s'exprime aussi dans son désir de taxer les oeuvres d'art à l'ISF. Il avoue lui-même que "le rendement budgétaire n'en serait d'ailleurs pas considérable".  Ce serait précise-t-il "une mesure d'équité". Il brandit un grand mot dont on ne voit pas bien ce qu'il recouvre : quelle justice il y aurait-il à taxer des objets qui en règle très générale ont coûté beaucoup  acquérir, coûtent parfois à  protéger et ne rapportent rien financièrement. Si l'on suit le raisonnement de l'éminent socialiste, l'idée serait de taxer le plaisir : si vous avez une passion que d'autre n'ont pas (ou ne peuvent avoir, ou ne veulent avoir), il serait juste de mesurer votre degré d'assouvissement de cette passion et la taxer proportionnellement; faute de pouvoir mesurer le degré de plaisir, on se contentera de faire une évaluation (au prix de marché j'imagine) des objets que vous détenez. Devant la richesse d'un tel concept, je ne vois pas que l'on s'arrête à l'identification de simples objets : pourquoi ne pas taxer le plaisir que vous apportent vos animaux de compagnie, votre temps d'écoute d'une bonne musique, le conjoint que vous aimez, les enfants que vous adorez; le plaisir ne peut s'arrêter à la détention d'objets d'art matériels, il faut élargir cette notion ; pourquoi ne pas essayer de trouver une note de bonheur individuel, et de taxer d'autant plus les gens les plus heureux, pour apporter au moins cette maigre consolation aux plus malheureux.


J'en termine avec cet élu sinistre (de gauche étymologiquement) qui unit dans sa riche personnalité la schizophrénie (je soutiens ce que j'ai voué aux gémonies), les troubles maniaco-dépressifs (je stigmatise plutôt qu'analyse), et la paranoïa (je délire sur la taxation du plaisir).

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 15:35

Le déni, comme nous le rappelle Nicolas Baverez dans son dernier livre est toujours à l'origine d'analyses fautives et donc de solutions inadaptées. La France actuelle se berce de litanies sur le modèle républicain, l'exception française, la patrie des droits de l'homme, l'héritière des Lumières, le pacte social issu de la Résistance, toutes rengaines qui ont plus d'un demi-siècle, qui ont pu avoir leur vérité un temps, qui ne sont maintenant que le cache-misère d'une absence de réflexion sur la situation d'aujourd'hui. Les médias, les politiques nous gorgent d'expressions qui servent d'alibi à la paresse intellectuelle et ne proposent rien d'autre qu'un conservatisme de la pensée : le principe de précaution (la précaution est sagesse, elle ne peut être préjugé), le refus de stigmatiser (le principe de récuser la haine se transforme en refus d'analyse de comportements collectifs),  l'égalité des droits réels (l'égalité des droits politiques transformée en une tentative tyrannisante d'égalité des modes de vie), le métissage culturel  (qui d'enrichissements d'apports extérieurs s'est abâtardi en relativisme mondialisant). Tout ce méli-mélo s'incarne dans un seul mode d'expression : la compassion. La compassion pour les communautés, les minorités, les exclus, les pauvres, les vieux, les jeunes, les grabataires, les gros, avec en contrepoint une haine mal dissimulée pour tous ceux qui d'une manière ou d'une autre ne correspondent pas à ces critères. La compassion est doublement utile pour celui qui la manifeste, en lui apportant une satisfaction personnelle (voyez comme je suis bon, attentif aux autres) et en lui fournissant le prétexte de déverser sa bile sur ceux qu'il juge responsable de l'exclusion, la pauvreté, les mauvais traitements (c'est le défilé des patrons voyous,  de la finance folle, des populistes racistes, des petits blancs, des conservateurs et intégristes de tous poils). La compassion est à la fois le miroir dans lequel se regarde complaisamment  notre élite gouvernante, et la justification des châtiments (ou au moins du mépris)  qu'il faut imposer à certaines catégories de la population. Elle est surtout synonyme d'un déni de la réalité, permettant de faire l'économie d'actions difficiles en flattant la plèbe.

A force de nier la réalité du monde existant , nos gouvernants refusent d'articuler des évidences : les français ne produisent pas assez et consomment à crédit (c'est la vérité exprimée par notre déficit commercial abyssal), les transferts sociaux sont excessifs (c'est dit dans le montant record de la part du PIB  prélevée par  le secteur public), le communautarisme galope (zones de non-droit dans des cités, règles de quotas, effondrement de la transmission de la culture française). A ces trois évidences (celles que j'ai trouvées, mais il y  en a certainement d'autres) ne sont proposées que des réponses  de circonstance, comme s'il suffisait de donner un cachet d'aspirine à un malade que l'on a pas ausculté. Vous ne produisez pas assez ? Empêchons les licenciements dans des industries malades, sans se préoccuper d'en développer de nouvelles. Vous consommez trop de produits importés ? Surtout pas de réponses qui pourraient conduire à développer l'exploitation de gaz de schistes, ou la construction de nouvelles centrales nucléaires. Vous vivez du travail des autres (retraite, chômage, couverture médicale, etc...)  ? On va créer des commissions pour corriger à la marge certaines prestations sans se donner l'audace de tailler dans les abus. Vous profitez de prestations gratuites du service public ? Concert de hurlements pour préserver ce sanctuaire, voire l'étendre encore, au lieu de se poser la question de la disproportion de certains efforts par rapport au résultat constaté.  Vous vous repliez sur votre communauté ? Là c'est le grand écart entre le respect de n'importe quelle culture et la nécessité prosaïque de quand même vivre ensemble.

Et le peuple conscient de ces problèmes, incline quand même à donner sa confiance à quelques zozos en se disant qu'ils ont peut-être, caché dans leurs manches, une martingale qu'ils n'ont pas vue. Mais comme il ne croit quand même pas vraiment à l'existence de cette solution miracle, il se dit qu'il vaut mieux réclamer encore plus, sur tous les tons, tant qu'il est encore temps. Et naît la rumeur de l'insuffisance de moyens : il n'y a pas assez de policiers, de greffiers, d'infirmières, de professeurs, de gardiens de prison,  de médiateurs, d'aides à la personne. Et prospère le bruit que l'argent existe, et qu'il suffit d'aller le chercher dans les poches idoines : les patrons, les riches, les sociétés du CAC 40, les exilés fiscaux, les hedge funds, les banques, les pétroliers, les agriculteurs productivistes, l'industrie pharmaceutique. Mais la véritable martingale des zozos qui ont été élus depuis des décennies est de hurler avec les loups, prendre quelques boucs émissaires, et espérer que quelque part dans le monde quelqu'un viendra nous sauver : ils appellent celà la croissance économique mondiale ( en espérant que Chinois ou Américains veuillent bien à l'occasion nous laisser quelques miettes d'un festin à venir !), ou bien les eurobonds (pourquoi les allemands ne viendraient-ils pas nous sauver sans que nous ne fassions d'efforts ?), ou encore l'avènement du village mondial qui réduira à peu de choses les différences constatées chez nous (le petit problème est que l'attrait de notre petit village à l'occidentale n'est absolument pas évident dans d'autres mondes comme l'Islam, l'Inde, voire la Chine) . 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 15:39

Le décideur

"Monsieur on verra" dixit Martine Aubry

"Guimauve le conquérant" d'après Guillaume Bachelay.

 

L'homme du changement

"Fraise flagada dixit Laurent Fabius

"Flamby" d'après Montebourg;

 "Mollande le fromage à pâte molle" d'après Marine Aubry.

 

Le dirigeant charismatique

"Un éléphant derrière une fraise des bois" ou encore "Monsieur petites blagues" d'après Fabius;

"Capitaine de pédalo" d'après Mélanchon.

 

La stature internationale 

 "Pizza boy", "l'homme marshmallow" pour la presse étrangère;

"La médiocrité ne doit pas devenir l'étalon" réplique Angela Merkel aux propositions de François;

"J’ai prévenu M. Hollande qu’il ne pourra plus se déplacer en scooter à Paris" déclare Obama après leur première rencontre.

 

L'homme du compromis

"Embrasse-moi" lui intime Valérie Trierweiler sur un podium face à la foule, et il s'éxecute;

"Dis-moi bonjour" lui intime Ségolène Royal dans un couloir de l'ONU à NewYork, et il s'enfuit.

 

Ponce PIlate

 «C'est aux Africains eux-mêmes de régler la crise» esquive-t-il pour la guerre au Mali;

«Chacun doit faire preuve d'imagination, d'audace pour faire des économies» assène-il pour la crise budgétaire; l'imagination et l'audace c'est pour les autres;

« J’ai pris la décision au nom de la France de reconnaître le gouvernement provisoire, représentatif de la nouvelle Syrie, dès lors qu’il sera formé. »; avec des si, il est possible de faire toutes les politiques que l'on veut.

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 15:45

Un rappel du projet de loi de finances tel que publié par le ministère du budget

Recettes fiscales nettes 2012 (évaluations révisées)  :  270.3 milliards, plus 14.1 de recettes non fiscales

Recettes fiscales nettes 2013 : 298.5 milliards plus 14.1 de recettes non fiscales

Calcul du gouvernement : accroissement de la  fiscalité de 20 milliards dont 10 pour les personnes physiques et 10 pour les entreprises là où l'on lit une augmentation de 28.2 milliard. La réalité, telle que décrite en page 3 du document du ministère est que les recettes de l'impôt sur le revenu augmentent de 23% (après une augmentation de 16% en 2012), celles de l'impôt sur les sociétés de 29.7% (après une augmentation de 4% en 2012), et celles de la TVA de 3.4% (après 3.6% en 2012).

 

Dépenses de l'état 2012 (format 2013) : 368.6 milliards

Dépenses de l'état 2013 : 374.6 milliards

Calcul du gouvernement : réduction des dépenses de 10 milliards là où l'on lit un alourdissement des dépenses de 4 milliards. La réponse va cingler : on a dit 0% en volume, pas en valeur.

 

Solde général 2012 (révisé) : -84.2 (ce qui correspond bien à 284.4 - 368.6) ou pour mieux dire, les recettes couvrent  77.6% des dépenses.

Solde général 2013 : -62 (ce qui correspond bien à 312.6 - 374.6) ou pour mieux dire les recettes couvrent  83.% des dépenses.

 

Le mensonge d'état

Pour faire avaler la pilule que l'Etat n'augmentera que très légèrement l'ensemble de ses dépenses, il nous fait croire qu'il les diminue, en sacrifiant les dépenses d'investissements (grands projets, programmes de défense etc...) et en augmentant les dépenses de fonctionnement.

Pour faire avaler la pilule que l'Etat matraque fiscalement les contribuables, il fait croire que l'effort n'est que de 20 milliards (au lieu de 28) et qu'il sera supporté par 10% de la population.

L'article 68 du titre IX de la Constitution prévoit que  "Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat."

Qu'un président, et son premier ministre (son porte-parole en fait) mentent au moment de présenter le premier texte important de leur mandat, est manifestement une forfaiture. L'Assemblée  devrait en tirer immédiatement les conclusions, sinon en se constituant en haute cour, au moins en exprimant un vote de censure.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 14:42

"Aucune donnée factuelle, si utile soit-elle, ne peut remplacer cette liberté et cette responsabilité (d'arrêt du traitement actif) sans laquelle la médecine ne serait qu'un acte technique dénué d'humanité" écrit le professeur Jean-Roger Le Gall dans le Figaro d'aujourd'hui. Cette phrase pose plusieurs problèmes :

- quid d'une volonté exprimée par le patient, relayée (et prouvée) par l'entourage lorsque le patient n'est plus en état de s'exprimer; le médecin, n'est certainement pas propriétaire de la vie de son patient; devant la volonté supérieure de celui-ci, il redevient un simple technicien (ce qui n'est pas un terme infamant) qui se borne à juger de la validité des désirs dits ou rapportés.

- quid de l'éthique du médecin qui veut sauver une vie résiduelle; devient-il un créateur qui, au nom d'une technique triomphante, veut s'opposer à l'inéluctable ? Le médecin ne peut être un assassin (pas plus et pas moins que les autres êtres humains), il ne peut non plus être un Prométhée qui veut insuffler la vie là où elle n'a plus lieu d'être. 

 

Aucune loi ne peut demander à quiconque de donner la mort sinon à restaurer la profession d'exécuteur des hautes oeuvres, et celà n'est pas un problème spécifique  de la profession médicale.  Le véritable sujet, qui ne doit pas être esquivé, est de faire survivre un malade par des moyens non proportionnés à son état, à sa volonté, au désir recueilli par son entourage. Il est évidemment extraordinairement complexe, et ne se résout pas avec des lois. Mais une fois que l'on s'en tient aux fondamentaux, le médecin est au service du malade, il n'est porteur d'aucune métaphysique lui commandant de faire l'impossible pour garde un souffle de vie, il n'est pas là pour décider en son âme et conscience si untel doit continuer de vivre ou pas, il n'a pas à faire à tous prix des gestes mécaniques pour prolonger une existence, alors il est possible de revenir à la seule donnée qui vaille : que veut, que voudrait, qu'avait voulu le patient; et en fonction de celà faire les gestes techniques, non pas pour interrompre une vie, mais pour arrêter les traitements actifs.  

 

Je sais bien que la réponse du corps médical est que la quasi totalité des malades voudrait survivre. Je pense, quant à moi, que c'est une surinterprétation : le codicille arraché à quelqu'un dans un état semi-comateux n'a pas de valeur juridique face à des volontés fermes exprimées par un être conscient. La grandeur de la médecine se révèlerait bien plus en s'astreignant à explorer les volontés des individus tombés en son pouvoir que d'exercer une dictature sur des corps.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 19:29

Quels sont les ressorts de la colère de la rue musulmane ? Un film obscur déniché au fin fond des Etats-Unis ? Certainement pas, ce ne fut qu'un prétexte trouvé providentiellement par quelques manipulateurs. Des caricatures sacrilèges publiées par des fouteurs de merde ? Certainement pas, ce ne sont que des réponses d'excités à d'autres.

 

Si la colère se déchaine, elle a bien un objet de haine : les dévoiements des médias occidentaux, dont il serait parfaitement abusif de prétendre qu'ils sont représentatifs d'une culture, ou d'une civilisation. C'est l'incompréhension de sociétés pour lesquelles le mot de respect d'un certain nombre de valeurs fondamentales a un sens, envers des manifestations sur les écrans, sur les ondes, dans les journaux d'une philosophie relativiste qui claironne que tout se vaut pourvu que l'individu y trouve satisfaction. La pornographie, le libertinage, le sacrilège sont montrés comme des badinages, ou pire des manifestations d'une liberté d'expression que rien ne devrait censurer, ou encore pire comme des oeuvres de l'esprit pouvant atteindre le statut d'oeuvres d'art. Le droit de dire n'importe quoi, au mépris de l'histoire, en crachant sur la culture, en dénigrant la civilisation est caractérisée comme un progrès des moeurs, une évolution des mentalités (vers quoi, on se le demande !), une victoire pour tout dire de la démocratie (ou de la médiocratie ?).

 

La colère est rentrée, non exprimée dans la rue occidentale, tétanisée par le discours ambiant, peureuse des condamnations, des procès, de la mise au ban des médias. Elle s'exprime dans la rue musulmane. Comment en être surpris. Quelle tartuferie d'y voir l'expression d'extrémistes : ils la suscitent, la manipulent, mais de fait ils ont trouvé un terreau fertile.  Comment des non-occidentaux ne peuvent être sidérés non seulement par les débauches montrées avec complaisance, mais aussi par l'exemple calamiteux du tourisme sexuel qui s'affiche à Marrakech, Tanger, Hammamet etc..... etc..., mais aussi par l'immonde emprise de la drogue qui pourrit commanditaires et clients, mais encore et surtout par le mépris de tout rite assimilé à un folklore désuet.

 

Condamner, interdire : les mots tabous, deviennent des obligations lorsque qu'il s'agit de dénoncer ceux qui critiquent nos modes de vie.

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