Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:49

Vers midi flash de désinformation de Claire Servajean sur France-Inter : en résumé, les manifestations contre le mariage pour tous sont caractérisées par leurs dérapages, leur propension à l'homophobie, leurs atteintes à la liberté de circulation des ministres.

Elle n'appelle pas ce discours du sectarisme : elle n'a cure des braves gens qui croient que le droit de manifester est constitutionnel, elle ne s'attache qu'aux rares incidents qui ternissent la réputation de la foule des marcheurs tranquilles. Et que je t'en mets une tartine sur une attaque d'un bar gay, qui n'a rien à voir avec une manifestation et relève seulement du fait-divers sordide; et que je te plains ces pauvres excellences qui sont obligés de cacher leurs déplacements; et que je t'en mets une louche sur les mots de rappel d'Hollande qui fustige l'homophobie (lui aussi joue à dramatiser pour tenter de jeter le discrédit sur la mobilisation contre sa loi).

Son seul invité est un des rares députés de l'UMP qui a voté pour le projet de loi. Ses question sont orientées par une haine viscérale  : monsieur Apparu vous-a-t-on menacé ? (elle, est déçue, le député répond que non). Monsieur Apparu ne trouvez vous-pas que les leaders de votre parti n'ont pas assez stigmatisé les débordements (lesquels ? Il y a t-il eu des voitures brulées, des membres des forces de l'ordre agressés, des barricades quelque part ?); ce à quoi le député a été obligé de répondre que Fillon et Coppé tout en soutenant les manifestants avaient condamné tout recours à la violence et à l'insulte. Monsieur Apparu, tout partisan qu'il était de la loi, a bien été contraint de lui rappeler que tant d'indignation ne s'exerçait pas contre les débordements des manifestations d'ouvriers ou de jeunes.

Que croit-elle incarner : la voie du progrès vers l'égalité (si tant est que nier des évidences en est un),  la conquête d'un nouveau droit (celui des enfants de ne plus savoir qui les a engendré) ?

Croit-elle incarner la voix de la démocratie. Elle est absurde, le droit de manifester n'est pas une exclusivité de quelques ouvriers à la limite de la voyouterie (Aulnay, Arcelor), de quelques paysans chez qui c'est une tradition, ou de quelques étudiants ou lycéens manipulés par leurs professeurs.

La sainte Nitouche est la digne représentante d'une radio, France-Inter, qui a perdu les pédales.

Partager cet article
Repost0
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 20:40

Devant le déballage des misérables avoirs de la plupart des ministres, la première réaction est d'être perplexe. Puis vient rapidement la sensation que l'on se trouve devant une bande de minables. Depuis presqu'un an ils étalent leur insuffisance publique, mais on voit qu'avec horreur ils sont pour la plupart incapables de gérer leur patrimoine privé, ils sont  pour beaucoup d'entre eux inaptes  la vie de famille.

La confirmation arrive brutale de ce que l'on soupçonnait : des médiocres, des ratés de la fonction publique (26 sur 37 vivent sur des deniers en disposant de sinécures), des vieux crocodiles de la politique (7 sont entrés en politique active depuis plus de 30 ans , 10 depuis plus de 20 ans , 6 depuis plus de 15 ans, ceux qui n'ont pas cette longévité sont uniquement sous-ministres); non pas une élite, mais une caste de gens qui ne sont ni entrepreneurs (si, une, mais elle est sous-ministre), ni ingénieurs, ni industriels, ni commerçants, ni artisans, ni ouvriers, ni paysans.

L'information n'étonne pas : à part deux, aucun n'investit dans une activité économique quelconque. Ils sont hors de la vie économique, ils ne s'y intéressent, ils ont peur d'elle. Et ils veulent nous donner des leçons, nous parler de leur culture de terrain, nous dire leur vécu. Ils veulent nous parler de long terme, de futur, et pour certains on se pose légitimement la question de savoir comment ils vont boucler leur fin de mois.

Le problème n'est pas qu'il y ait trois ou quatre riches dans ce gouvernement, c'est qu'il y ait autant de pauvres, et qu'ils comptent sur les logements de fonction, les voitures de fonction, les employés de fonction, les voyages gratuits. A eux qui n'ont guère réussi, les ors de la République. Triste image qui heureusement ne va pas redorer leur blason mais indiquer leur véritable stature, celle de d'une vermine qui vit misérablement des impôts des autres.

Partager cet article
Repost0
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 16:15

Ce rapport a été commandé par Madame Vallaud-Belkacem. Elle en est tellement fière qu'il est consultable sur le site de son ministère des droits de la femme. Lecture édifiante.

Même approche de l'égalité que dans le mariage pour tous : nier les réalités physiques et psychologiques pour affirmer le primat de la volonté; comme on est parent non pas parce qu'on peut l'être mais parce qu'on veut l'être, le même raisonnement est appliqué aux enfants  de la crèche : ils doivent avoir les comportements qu'ils veulent avoir et non pas ceux qui sont naturels à une future femme ou un futur homme.  L'idéologie sous-jacente est patente : que l'orientation sexuelle de chaque individu s'éveille le plus tard possible.

Absence des parents et de leur rôle dans ce rapport : les seuls spécialistes sont les pédagogues et autres assistants. Pour mieux exprimer leur méfiance (ou leur antipathie) du cocon familial, les auteurs inscrivent à deux reprises dans leur rapport cette phrase qui éclaire sur leur volonté d'embrigadement : " nombre d'enfants de cette tranche d'âge ...  échappent à l'influence d'une action publique : ce ne sont que 30% des enfants qui sont accueillis par des intervenant professionnel ...". Cette méfiance des géniteurs laisse d'ailleurs ouverte la question : les auteurs du rapport ont-ils des enfants ?

Jargonisation bien dans le style des ultra -féministes. Le meilleur exemple de ces dérapages est "la castration psychologique opérée aux dépens des filles" que les auteurs croient déceler dans l'éducation actuelle de la petite enfance; les pauvres chéries seraient incitées à jouer à la poupée, au lieu de se battre avec des sabres de plastique. Jargon soutenu par un postulat particulièrement faible : sont qualifiés de stéréotypes ce qui ne plait pas aux auteurs, et de catégories ce qu leur convient.

Aveu de leur acceptation, avec des réserves qui hésitent entre le cynisme et le ridicule,  à la théorie du genre : "la mission n'a pas fait le choix d'adopter une position de neutralité totale ... à la fois parce que la société ne peut entendre un tel message aujourd'hui et pour ne pas enlever toute légitimité  la question de la différence des corps dans le développement du petit enfant".

Qui a demandé à la ministre de se focaliser sur ce sujet ? Comment se fait-il qu'elle laisse s'introduire en France une théorie aussi discutable ? Pourquoi ne pas voir dans cette logorhée  une atteinte aux droits les plus fondamentaux de parents : donner, transmettre des valeurs qui ne sont pas nécessairement celles d'experts en pédagogie ? Que cherche le ministre : crée un nouveau clivage dans la société entre ceux qui préfèrent confier l'éducation de leurs enfants à des pédo-spécialistes et ceux qui préfèrent faire confiance à leurs expériences propres et leurs intuitions personnelles ?

Partager cet article
Repost0
6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 11:00

L'obsession de la vertu telle qu'elle est enseignée par Edwy Plenel fait horreur : impunité des délateurs (la monstrueuse protection de sources), supplice du carcan en place publique pour des gens hâtivement jugés par les journalistes (inefficacité du droit de réponse).

La vénération de l'enfer fiscal dont les profiteurs du système se font les propagandistes est totalitaire  : une horde de fonctionnaires qui vit sur la bête a érigé  en péché contre le peuple entier toute velléité de ne pas contribuer à leur bonheur de rond de cuir.  La territorialité de l'impôt a été oubliée au profit de l'attachement du contribuable à la glèbe.

Le culte de la transparence est la soumission au voyeurisme :  fouille des vies privées, extorsion de photos, enregistrements,  mille petits secrets misérables qui sont notre lot commun sont étalés à la grande satisfaction des envieux, des manipulateurs, des impuissants. Que Gilles Bernheim ait ou non une peau d'âne, qu'importe si ce qu'il a écrit ou réécrit est intéressant ?

Les codes d'éthique ne sont que les béquilles d'organisations qui ont abandonné la morale individuelle, le respect de soi et d'autrui au profit de notions vasouillardes de morale d'entreprise, de morale républicaine : valeurs bâties sur le sable d'histoires peu édifiantes. L'éthique d'Exxon fait rire lorsque l'on revisite les conditions crapuleuses de sa naissance. Les valeurs républicaines ne sont que le patient camouflage de deux siècles d'errements, de renoncements, de lâchetés.

Les conflits d'intérêts sont l'âme de la vie. A tout instant chacun doit décider entre son intérêt égoïste et ce qui serait bénéfique pour l'autre. Il faut sanctionner lorsque des malandrins vendent leur âme, il ne faut surtout pas prévenir. La manoeuvre claire de l'oligarchie fonctionnaire qui nous gouverne est de fortifier encore leur pouvoir en éliminant de toute fonction élective ceux qui ne sont pas de leur corps : tout entrepreneur, tout avocat, tout banquier, devrait être frappé d'inéligibilité ? de par leur profession ils seraient incapables de discernement entre intérêt privé et public ?

Oui, un coup de balai est nécessaire, non pas en alourdissant encore le poids de lois déjà trop lourdes, non pas en ajoutant des règlements pour prévenir tous les actes délictueux,  mais en nous libérant de la dictature des opinions, en donnant des moyens à une justice qu'elle accélère son cours. La prévention est l'âme de la dictature, la négation du libre arbitre. La sanction sur preuves, laissée à la seule justice est la reconnaissance d'une éthique de responsabilité.

Partager cet article
Repost0
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:44

Ce garçon est incompétent : dans une émission devant 8 millions de français, sur le sujet central de la maîtrise des dépenses et des déficits, il pourrait quand même ne pas se tromper à quelque dizaines de milliards d'euros près sur le budget de l'état  (seul Borloo a relevé l'erreur, aucun média !).

Il a montré les limites de ses capacités d'empathie en oubliant de dire qu'il avait un premier ministre et en omettant de dire un mot de sympathie sur Cahuzac qui a été viré, non pour faute professionnelle, non pour avoir été mis en examen, mais sur la base d'une enquête préliminaire lancée par un procureur.

Son absence de cohérence a confondu ses auditeurs : un coup je tape sur les dirigeants des grandes entreprises (avec son inoubliable taxe à 75%), un coup j'encense les entrepreneurs pour la qualité du dialogue avec les syndicats grâce à l'accord "historique" sur les conditions de travail; un coup je mets en place un schéma d'abaissement des charges par un mécanisme usine à gaz qui va profiter surtout au secteur des services (et guère au secteur de l'industrie), un coup je prétends lancer une grande opération de simplification des normes.

Il est velléitaire : de grandes exclamations pour dire qu'il va baisser les dépenses de l'état, pour aboutir au triste résultat qu'il va créer un niveau d'administration supplémentaire avec les métropoles, et qu'il va faire des économies de bout de chandelle sur les politiques d'achat.

Un froussard de première qui n'ose pas aborder le fond de l'affaire : pourquoi tant de fonctionnaires (plus qu'en aucun pays européen), pourquoi tant d'absentéisme chez les serviteurs de l'état (à croire que ces gens s'ennuient ou abusent), pourquoi sur une population de 2.2 millions de fonctionnaires de l'état moins de 300 par an sont licenciés ou révoqués (environ 1 sur 10 000 : chiffre qui montre bien que le système protège les paresseux, les nuls, les nuisibles).

Il se place dans la lignée des Mitterand et des Chirac : l'un croyait qu'il fallait du temps au temps (un rêve d'inaction),  l'autre pensait qu'il fallait toujours remettre au lendemain ce qu'on pouvait ne pas faire aujourd'hui (le nirvana de l'aboulique); lui nous déclare doctement qu'il a mis en place des outils, qu'ils sont dans sa boite, et que le monde peut changer, il n'en a cure.

 

Pépère a bénéficié de sa période d'essai (voire un peu trop longue). Son interrogatoire par les français est tout sauf probant. Avoir les capacités de bricoler un pédalo ne sont pas à la hauteur des enjeux. Sa personnalité n'a ni le charisme indispensable en période de cris, ni la nécessaire volonté d'action   qui devrait caractériser le meneur de la troupe. Le verdict ne mérite pas d'appel, il lui faut partir. Le mieux serait de le faire dignement (qu'il réfléchisse à un statut de président émérite ?). S'il veut continuer de végéter dans les ors de l'Elysée, au moins qu'il dissolve l'Assemblée afin de redonner une chance à un premier ministre compétent de diriger les affaires sans s'embarrasser des hésitations du chef de rayon de chez Bricorama. S'il ne se décide ni à l'une ni à l'autre des solutions, qu'il ne s'étonne pas que des Pépé Grillo , ou des succédanés, ne se faufilent sur la scène politique.

Partager cet article
Repost0
1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 13:19

MST (le beau surnom de Marie Sol Touraine en Médecine) incite à la débauche. Rembourser les contraceptifs à des jeunes filles entre 15 et 18 ans, rime à quoi sinon essayer de faciliter les relations sexuelles entre collégiens ou lycéens. Circonstance aggravante, les parents pourront rester dans l'ignorance de la dépravation naissante de leur progéniture.

L'excuse, la raison (si tant est que l'on puisse utiliser ces mots) brandies est l'amélioration de la santé publique : celà éviterait que ces Lolita aillent avorter. Pour empêcher un drame, MST, sous l'influence du programme présidentiel, préfère abolir la morale la plus élémentaire qui est de ne pas se montrer volage, oublier le principe d'éducation indispensable de ne pas élever le vagabondage sexuel au rang de comportement non seulement admissible mais encouragé par la société qui paie pour que des pétasse  à peine nubiles s'envoient des adolescents. Dans ce désastre éducationnel, l'autorité des parents, dont on se plaint à tire-larigot qu'elle parte à vau-l'eau, n'est plus bafouée, mais niée.

Mais pourquoi, MST impose une dépense pareille : elle n'est pas dans l'intérêt de jeunes filles que l'on préférerait, à tout prendre, voir mères que putes; elle n'est pas dans l'intérêt de parents dont on ne comprend pas très bien quelles règles ils peuvent encore essayer de transmettre. Ce n'est que le reflet, une fois de plus, de la double influence d'un principe libertaire propagé par les féministes, de la liberté du corps et du principe hédoniste du plaisir, tout de suite, pour tous. Une mesure reflet de la médiocrité, qui méprise le libre arbitre  au profit d'une socialisation d'un bonheur éphémère : jouissez, la société vous protégera contre les conséquences que vous jugez néfastes que celà peut engendrer.

Partager cet article
Repost0
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 11:54

Le mariage pour tous n'est pas l'extension d'un droit, comme se plaisent à nous seriner les journaleux comme Thomas Legrand sur France Inter lundi matin, ou Augustin Trapenard dans le Grand Journal  de canal+ : le droit au mariage est déjà parfaitement complet; n'importe quelle femme en âge de le faire a le droit d'épouser n'importe quel homme en âge de l'accepter et réciproquement; c'est une capacité de contracter entre deux êtres libres et capables dans le but d'institutionnaliser un engagement long-terme, et, le plus souvent, si possible, d'engendrer une descendance. Construction, basée sur le libre-arbitre, elle affirme la liberté des parties de choisir dans le champ des possibles; ce n'est pas un droit à faire n'importe quoi, c'est le droit d'exercer une prérogative dans le respect des qualités respectives de l'un et de l'autre, et en particulier de leur nature biologique.

Le mariage pour tous a deux objectifs : élargir le champ des possibles entre deux partenaires qui veulent s'engager sur le long-terme, et dissocier l'engendrement du mariage.

Le premier objectif s'il n'offense aucun principe de logique (établir des liens de long-terme entre deux êtres quels qu'ils soient), reste une bizarrerie quant aux fins de ce contrat; nul ne voit l'intérêt pour la société d'institutionnaliser la sexualité des sodomistes et des saphistes. Les intérêts matériels qu'apporte ce type d'union pour les parties sont certains (pension de réversion, droit à l'héritage, droit au logement etc...). Mais l'acceptation de ce type d'union transporte la sexualité de la sphère privée dans la sphère publique (au nom de la transparence ?), fait croire que tous les comportements sexuels sont équivalents (au nom du relativisme ?), veut transformer la notion de couple en lieu d'assouvissement de ses pulsions (au nom de la liberté sexuelle ?). Tout est discutable dans cette approche, rien ne constitue l'extension de droits déjà acquis.

Le deuxième objectif est lui partie intégrante de la généralisation du "droit à" qui pollue toute la vie sociale. Du droit à disposer de son corps, qui est un des éléments constitutifs de la liberté individuelle, qui est donc attaché à chaque personne, qui devrait être inaliénable, un glissement s'est fait vers un droit sur les autres. Le droit d'avorter en a été une des premières manifestations : la querelle s'est centrée, à juste titre, de savoir quand l'embryon devenait un être, certains le pensant dès la conception, d'autres un peu plus tard; le problème reste entier que le droit à avorter ne peut jamais se transformer en un droit sur un être. La deuxième manifestation, beaucoup plus ancienne, est le droit d'adoption plénière qui, par un jugement, rompt tout lien de filiation biologique; là encore au nom d'un droit à l'enfant, d'un droit au bonheur, se constitue une privation de liberté sur l'être adopté. La dérive s'accentue avec l'adoption par des couples homosexuels : au nom de considérations pratiques (le statut du ou des beaux-parents), de considérations philosophiques (le droit au bonheur de couples par définition stériles), la privation de liberté des enfants adoptés se fait non seulement vis-à-vis du ou des parents biologiques mais en plus dans le mensonge biologique.

Le droit à l'enfant ne fait pas partie de nos libertés individuelles (droit de penser, de s'exprimer, de se déplacer, de posséder) mais est une créance sur un autre être. Il se veut être un droit au bonheur qu'il est impossible de définir; il est de fait une expression de l'envie la plus élémentaire : "je veux disposer aussi de ceux qu'ont les autres". Ce n'est pas l'extension d'un droit, c'est l'assouvissement d'un sentiment médiocre.

Partager cet article
Repost0
25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 10:21

Bernard Boucault, aboyeur de Pépère, (le préfet de police de Paris, et son patron Hollande) a proclamé que la manifestation d'hier avait réuni 300 000 personnes contre 1 400 000 annoncées par les organisateurs, faisant disparaître ainsi plus d'un million de personnes. Ce garçon est en net progrès par rapport à la précédente où il n'avait anéanti qu'environ 700 000 personnes.

Avant d'éliminer par voie de communiqué, il avait avec une conscience inlassable tenté de saboter : itinéraire inconnu jusqu'au dernier moment pour désorganiser, lieu de rassemblement placé entre Neuilly et le 16ème arrondissement pour bien connoter, limites de défilé trop étroites pour tenter de minimiser l'affluence.

Pour se faire bien voir de Pépère claquemuré dans son palais de l'Elysée, le Boucault a de plus martialement donné ordre à ses troupes de repousser à coup de gaz lacrymogène les femmes et les enfants qui ont tenté de menacer le coeur de l'état en s'infiltrant sur les Champs Elysées.

Ce Boucault est ridicule et sectaire de sa propre initiative, sous les ordres de Manuel Valls, ou bien à l'instigation de Pépère Hollande ?  Ce déni de démocratie dans l'expression libre de ses opinions, s'accompagne d'une surdité totale des autorités face à des demandes de référendum qui n'ont rien de bouleversant pour l'état de droit. Si l'Elysée devient un Versailles ou un Tsarkoïe-Selo, il va falloir songer à passer au stade suivant de la démocratie : le crétinicide.

N.B. 1 : En quittant la manifestation j'ai été prié avec deux amis, par des policiers un peu conscient du ridicule de leurs demandes, de camoufler les petits drapeaux qui nous avaient été distribués. Que je sache ces fanions ne portaient aucune inscrition attentatoire à la dignité d'êtres humains, ou au respect de l'état; illégalité pure d'interdire ce qui ne pouvait constituer une atteinte à l'ordre public. Mais on s'approchait trop (peut-être ?) du saint des saint et il ne fallait pas que d'augustes yeux présidentiels puissent être incommodés par des revendications inopportunes.

N.B. 2 : Rentré chez moi, j'ai entendu Montebourg déclarer que le projet de mariage pour tous ne pouvait être remis en cause par "une poignée d'individus"; commentaire insensé qui met en évidence la volonté de déni de ce pouvoir; que déclarera-t-il lorsque la poignée d'individus se décidera à lui donner un coup de pied au cul ?

Partager cet article
Repost0
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 16:31

La censure est omniprésente, protégée par des lois qui permettent à n'importe quelle association non représentative de vous trainer devant un tribunal, glorifiée par des médias qui au nom d'un humanisme que personne ne définit interdisent d'aborder un certain nombre de sujets, et surtout mise en oeuvre au travers de tous les moyens d'écoute modernes qui permet de traquer la moindre expression. Elle est devenue tellement intégrée à notre mode d'être que la délation est encouragée : les sociétés vous rédigent des codes de bonne conduite qui la promeuvent, les administrations prévoient récompenses substantielles et anonymat pour la susciter, les journalistes ont même inventé la théorie de la protection des sources pour en faire le pilier de leur métier. L'oxymore le plus évident est qu'au nom de la transparence sur certains on couvre d'un voile épais les pratiques nauséeuses des coquins qui ont escamoté des documents, espionné des conversations, fait fuiter des confidences, volé des photos, pillé des ordinateurs. L'autre incongruité est qu'au nom de grands principes, dont personne ne sait qui y adhère, sont défendus des catégories en piétinant des individus. Rien de neuf sous le soleil : la censure a toujours existé pour anéantir l'individu au nom d'idées; pour lui interdire de penser de façon autonome au profit des raisonnements développés par une oligarchie; elle a toujours été là aussi pour empêcher toute critique contre des institutions : le président, la justice, l'autorité publique. Voyez la levée de boucliers pour un adjectif prononcé par Guaino : est-il si malséant pour un juge qui a signé une tribune contre Sarkozy lorsqu'il était président, qui insulte les capacités d'une vieille dame qui n'en peut plus mais,  qui jette aux orties le respect dû à un ancien président même s'il ne l'apprécie pas ?  La censure régnait hier sur toutes les ondes : il ne fallait pas dire un mot contre le pouvoir judiciaire, il était séant de gloser sur tous les malheurs qui pourraient être réservés à un présumé innocent. La justice n'est qu'une institution parmi les autres, nécessaire mais trop suffisante. L'indépendance dont elle se targue n'est que la contrepartie de la confiance que veut bien lui donner le peuple. Son indépendance ne doit être mesurée que par rapport au pouvoir exécutif; elle a bien entendu comme toute institution des comptes à rendre à la Nation et à se titre, sans que ses membres soient individuellement insultés, elle doit pouvoir être critiquée.

Partager cet article
Repost0
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 09:58

Après avoir agoni d'injures Ben Ali qu'ils avaient tant adoré, Moubarak qu'ils avaient tant respecté, Khadafi qu'ils avaient tant craint, nos gouvernants se mêlent maintenant de vouloir soutenir par les armes la rébellion contre Assad qu'ils avaient tant chouchouté. L'échec de toutes ces révolutions arabes est pourtant patent. Les tunisiens et surtout les tunisiennes perdent leurs droits élémentaires. Les égyptiens attendent le prochain coup d'état militaire. Les lybiens sont revenus à l'état tribal. Les yéménites enlèvent, pillent, assassinent comme jamais. Mais nos grandes âmes persistent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes : à l'encontre du bon sens le plus élémentaire, elles veulent nous faire croire que des élections qui portent au pouvoir des majorités obscurantistes sont des progrès de la démocratie.  A l'encontre de la réalité, ils passent l'éponge sur l'oppression renforcée subie par les coptes, la perte de libertés de la femme tunisienne, la partition de la Lybie entre Senoussis, Toubous et Tripolitains. Ces révolutions arabes l'Europe, la France ne les avaient au départ ni voulues, ni encouragées. Puis vint l'épisode lybien, où entraînée plus par la haine de l'humilié, que par le raisonnement, la France (et l'Occident) ont cru bon d'intervenir  afin de se débarasser d'un potentat ingérable; il n'est pas évident que cette option militaire ait été la meilleure.

Maintenant, la situation en Syrie est autrement complexe; il ne s'agit plus de se rallier in extremis à un nouveau régime comme en Tunisie ou en Egypte, ni d'anticiper une succession de Khadafi inéluctablement porteuse de tensions. Là clairement nous sommes entrés dans une guerre civile, non pas entre un despote et ses fidèles aveuglés d'une part et des adeptes de la démocratie et de la liberté d'autre part mais entre sunnistes salafistes (dont personne ne sait combien ils représentent parmi les 70% d'habitants de cette confession)  et les minorités alaouites (10%), chrétiennes (8.5%), druses (1.1%) chiites et autres hétérodoxes musulmans (2.4%). Le soulèvement salafiste, est de toute évidence et depuis le début aidé, armé, soutenu par les monarchies de la péninsule arabique, et les minorités au pouvoir à Damas par la Russie et l'Iran. La lutte engagée est une vieille affaire entre persans et arabes pour le contrôle de la Mésopotamie, entre russes et turcs pour le contrôle de la Méditerranée orientale. La Chine et Israël jouent un rôle trouble, destiné plus à maintenir un foyer d'infection que d'apporter une solution.

Quel est le devoir des états européens ? Certainement pas de défendre les libertés : lesquelles d'ailleurs, celles de ceux qui sont écrasés sous les bombes d'Assad, ou celles des minorités qui craignent d'être exterminées ? Certainement pas d'aider un camp : celui des djihadistes (terroristes potentiels et déjà actifs) ou celui des gouvernementaux (terroristes effectifs). Certainement pas de jouer les marchands d'armes, ce qui serait au mieux une politique de Gribouille. La seule mission de la France et de l'Union Européenne est de défendre son intérêt : celui de ne pas se laisser se développer une zone de guerre quasiment à ses frontières, avec tous les risques d'extension possibles; celui donc de défendre à tout prix un embargo non seulement sur les armes, mais aussi sur les financements des parties en guerre; celui d'amener à une table de négociation les deux parties, et non pas d'excommunier une des parties.

Mais au détriment de l'intérêt des européens et des syriens, la France préfère se draper dans des positions contraires au droit international  en anathémisant Assad, en reconnaissant comme légitime un pouvoir insurrectionnel; elle nous encense avec des propos sur les droits de l'homme en se focalisant sur les seuls crimes d'une des parties, et en oubliant la dangerosité de l'autre partie; elle se vautre dans le respect de médias qui croient que la démocratie est la clef de toutes les solutions alors qu'elle n'est qu'un mode de gouvernement à l'occidentale; elle est l'expression d'une arrogance sans justification face à un pays vieux de plus de  5000 ans.

Partager cet article
Repost0