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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 09:53

La bande de millionnaires incultes et vulgaires qui vaticine sur un carré d’herbe n’excite au mieux que mon indifférence. La liesse obligatoire proclamée sur les ondes après le match France-Allemagne ne suscite que mon exaspération. Les commentaires du style « enfin une victoire du multiculturalisme » provoquent mon indignation : ils ne sont que des manifestations de racisme, une allusion pesante à leurs origines ou couleur de peau, car je ne vois pas quelle culture peuvent partager ces footballeurs ignares.

Pourquoi ces mercenaires, pour les trois-quarts partis en exil fiscal, se vendre à des oligarques russes ou à des émirs du Moyen-Orient, provoquent-ils la moindre passion ? Ils seraient l’image actuelle d’un affairiste comme Platini, d’un tricheur comme Henry, d’un cogneur comme Zidane ? Incroyable comme cette adoration du sport fait porter au pinacle des personnes, au mieux médiocres, au pire liées à des milieux de gangsters.

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 14:00

Rocard a disparu. Il n’a jamais été président quoiqu’il l’ait voulu et en eut les capacités. C’est vrai d’autres de ce son acabit, tous très différents : Messmer, Barre, Delors, Balladur, Seguin, Fillon. Tous hommes de qualité, d’ambitions, tous éclipsés par un vaniteux comme Giscard, un escroc comme Mitterrand, un incapable comme Chirac, un matamore comme Sarkozy, un aboulique comme Hollande. Curieux ce manque de chance, ou de ténacité, ou de hargne pour passer du poste de brillant second à celui de président de la République. Est-ce vraiment leur faute, ou plutôt n’est ce pas la volonté d’un peuple qui préfère se choisir un chef parmi les velléitaires, les superficiels, les cyniques, qui se méfie des honnêtes pour se fier aux tordus, qui s’inquiète des talentueux pour s’abandonner aux imbéciles brillants.

Triste destinée de ce pays qui a rarement su choisir ses dirigeants et se convulse d’admiration devant les intrigues florentines, les préoccupations sibyllines, les manœuvres machiavéliques, les sous-textes, les non-dits, les coups à trois bandes, qui s’abandonne à celui qui ment de façon éhontée, courtise sans vergogne, achète sans état d’âme les appuis, les votes. L’envie, la haine, la vengeance sont des mobiles que notre peuple vit et comprend et qu’il aime donc retrouver chez celui qui l’incarne.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 18:36

Les Hauts de France pour un plat pays vaguement animé par les collines de l’Artois : on aurait mieux fait de l’appeler les Pays-Bas, des investisseurs étourdis auraient placé leurs billes à Dunkerque en croyant être dans un avant-port de Rotterdam. Le Grand Est ? C’est pour faire la nique à d’autres qui ne peuvent choisir le Grand Nord (ça ferait un peu trop glacial), ou le Grand Sud (pour le coup un peu trop sable chaud) ? Et le Languedoc qui ne veut pas s’appeler Languedoc, et l’Aquitaine qui se baptise grande alors qu’il lui manque (encore ?) Bourges et Clermont, voire Toulouse. Et pour la Provence qui s’affuble depuis longtemps déjà du sinistre sigle de PACA, ne serait-il pas temps de revenir à une dénomination logique. Et encore la Bourgogne-Franche-Comté dont personne n’a semblé penser que duché ou comté, tout n’est que Bourgogne. Enfin l’énumération idiote atteint son comble avec l’Auvergne-Rhône-Alpes, méli-mélo d’une vieille province, d’une partie de fleuve, et d’une portion de chaine montagneuse : touillez le tout et vous n’avez aucune identité ; le Lyonnais aurait été trop simple.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 12:36

Une fois de plus les grands démocrates se désolent du résultat d’une élection. Pour cacher leur fureur devant le choix de la majorité des anglais en faveur de la sortie de leur pays de l’Union Européenne, ils prétendent que l’on a menti à un peuple qu’ils jugent assez crétin pour croire n’importe quelles balivernes. Le problème n’est pas de savoir si les crétins sont plus nombreux que les gens éclairés, ni s’il est légitime d’octroyer le droit de vote à tous les citoyens, mais plus simplement de comprendre les raisons des anglais : ils ne peuvent se préoccuper d’une zone euro qui ne les concerne pas, ni d’un espace Schengen auquel ils ne participent pas, ni d’un marché commun des biens et des services dans lequel ils resteront au bout des négociations à venir entre la Grande Bretagne et ce qui restera de l’Union Européenne. A quoi renoncent les anglais, alors ? A pas grand-chose : une politique de subventions de quelques régions et de quelques secteurs, dont ils pensent qu’au final ils pourront l’assumer en économisant les transferts de la Grande Bretagne au profit des ex-pays de l’Est et des pays du sud.

Mais les anglais ont voté pour ce qui déplait à ceux qui nous gouvernent : la libre circulation des travailleurs au sein de l’Europe avec le dumping social et l’écrasement des salaires qui l’accompagne ; ils ont aussi repoussé la gouvernance européenne faite d’absurdes mesquineries réglementaires, de prétentions injustifiées de l’administration bruxelloise, et d’une confiscation des pouvoirs régaliens des états. Ils ont voté contre la mondialisation prônée dans les discours en volapuk d’apatrides européens, contre la débandade sociale prônée par des allemands et leurs séides de l’est emportés dans leur seule quête de la productivité à tout crin, contre la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à vivre comme ils l’entendent, dissout dans un vague syncrétisme associant turcs, africains, scandinaves, méditerranéens, tous communiant dans un prétendu vivre ensemble aussi pauvre que niais.

Une fois de plus le vote sera qualifié de populiste parce qu’il diffère de ce que prônent ceux qui sont à la tête des états ou des grands entreprises. L’intéressant sera de voir comment, une fois de plus, un vote aussi symbolique sera mis de côté par des gens qui se croient intelligents et aptes à diriger, rangé dans le placard des âneries de peuples décidément incorrigibles, brocardé par les journalistes qui tentent de manipuler des opinions qui restent rétives. Un vote du même type s’est pourtant déjà manifesté, naguère, en France, aux Pays-Bas, deux pays fondateurs de cette Europe, et ont été jetés aux orties. Il serait temps que les gouvernants comprennent qu’il est temps d’agir et de réfléchir sur le destin d’un continent qui se shoote à la fausse monnaie créée par la Banque Centrale Européenne, aux règlements et aux directives communautaires qui ont laissé prospéré dumping social et trafic de travailleurs, à l’incroyable aboulie face à l’immigration qu’elle soit la conséquence des guerres du Moyen-Orient ou des désastres économiques africains.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 17:56

Enseigner l’arabe à l’école ? Quel arabe ? Le coranique afin de pouvoir lire et réciter les sourates ? L’arabe maghrébin pour se faire comprendre et comprendre les terroristes du Sahel ? L’arabe du Moyen-Orient pour intégrer ou désintégrer les armées du califat ? L’arabe standard pour faire des affaires avec les dictatures pétrolières ?

Et pourquoi pas les langues étouffées comme le berbère, le copte, le syriaque ? Elles ne sont pas parlées par les élites dominantes ?

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 12:08

Façon de faire disparaître sites, œuvres d’art, voire personnes célèbres, derrière son propre visage grimaçant. Autocélébration de l’importance de soi.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 12:04

De crise, d’accueil, de réconfort, d’accompagnement, elles sont les outils de la compassion. Elles nous enferment dans la charité poisseuse et dégoulinante des bénévoles et autres personnes de bonne volonté. Les journalistes et autres politiques de bas aloi nous y internent dans le rôle de victimes sur lesquelles gémir et pleurnicher.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 09:53

Portrait tout en flagornerie de Catherine Poulain par Kathleen Evin de France-Inter. Avec tous les inévitables poncifs : « partir dans un monde d’hommes, brutaux … souvent », « l’Arctique, la dernière frontière » ; la voix de crécelle en admiration d’elle-même de l’une répondant à la voix de socialo-pédante de l’autre. La bergère de Haute-Provence nous fait l’honneur de ses souvenirs d’embarquement sur des navires de pêche au flétan de l’Alaska. La socialo recasée essaie de nous faire gober ce plat.

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 09:39

J’aimerais faire une collection de poncifs ; ils sont très rares ; de ces petits morceaux de papiers avec lesquels les céramistes transféraient leur dessin sur les assiettes, beaucoup ont disparu.

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 10:48

Réservoir de paresse. Une fois c’est l’absentéisme dans les hôpitaux qui est pointé du doigt : celui des infirmières, brancardiers et autres personnels de salle. Une autre fois c’est le scandale de l’absentéisme dans la fonction publique territoriale : caricature d’un service public obsédé uniquement par ses siestes postprandiales dans les hôtels de régions, de départements, de communautés diverses. Encore une fois c’est l’incroyable absentéisme qui règne chez les enseignants : ils enseignent (mal, et de plus en plus) quand il leur plaît et s'ils n'ont pas un pet de travers. A côté des paresseux, des cyniques, des incompétents, s’échinent ceux qui tentent tant bien que mal d’assurer le minimum qui empêche l’hôpital de s’écrouler sous le poids de malades de plus en plus exigeants, qui permet aux collectivités territoriales de fournir un service de plus en plus délabré à des contribuables aussi pressurés qu’exaspérés, qui tente de fournir à des gamins odieux un niveau qui s’écroule lorsque l’on sort des établissements d’élite ou de centre-ville.

Monstre d’arrogance. Qui n’a pas côtoyé ces inspecteurs des finances qui ne jurent que par le poids de leurs neurones : Minc qui a entrainé son commanditaire à la ruine, Haberer qui a envoyé le Crédit Lyonnais au tapis, Trichet qui a conduit la zone euro au désastre, Qui n’a côtoyé ces ingénieurs des mines qui ne comprennent pas que tout ne leur soit pas dû : Lauvergeon la directrice à la disparition d’Areva, Théry qui ne croyait pas à l’avenir d’internet. Qui n’est resté sidéré face à la satisfaction de soi des défenseurs du service public en pleine grève, aux certitudes des serviteurs de l’état défendant leurs privilèges catégoriels, à la prétention des représentants de l’Etat face à ceux qui n’en sont pas (de l’état).

Havre de simoniaques, de concussionnaires, de prévaricateurs. Au sein de ce monde et de toutes ses annexes, les places se donnent, s’échangent, au sein des camarades de promotion, des copains de loge, des complices de cabinet, des affins dans les groupes de pression ethniques, partisans. Personne ne s’étonne qu’une certaine promotion de l’ENA truste les places les plus enviables, que les gardiens de musée semblent se recruter quasi exclusivement aux Antilles, ou que les journaleux des chaines publiques ne soient jamais de droite, a fortiori d’extrême droite. Les fonctionnaires préparent des lois sur la protection de leurs carrières, qu’ils font voter par des majorités de fonctionnaires de l’assemblée et bien entendu appliquées par des fonctionnaires : confusion des pouvoirs entre le législateur et l’exécutif ; un député ne saurait être un fonctionnaire ; on pourrait même se demander si un fonctionnaire peut avoir le droit de vote ; tout ceci conduit à une forme de concussion de la part de ceux qui votent des textes en faveur d’une fonction publique dont ils font partie et de prévarication pour ceux qui les préparent en sachant qui va les voter.

Sans doute pour remonter la pente où s’est engagée la fonction publique depuis une cinquantaine d’années faudrait-il d’abord revenir aux fondamentaux d’un statut qui prévoyait expressément des sanctions pour les incompétents, des récompenses pour les efficaces et des incompatibilités avec les postes politiques et les fonctions d’élus et puis sans doute quelques exemples ne feraient pas de mal en s’inspirant de ce qui fut réservé à Enguerrand de Marigny, Semblançay, Bichelonne.

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Published by olivier seutet - dans etat
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