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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 12:04

La synagogue, en face de chez moi, est ouverte pour le shabbat, quelques fidèles y viennent prier. L'église de ma paroisse est hermétiquement close, et l'archevêque de Paris est claquemuré dans un silence pesant.
Les médecins prodiguent, avec dévouement,  leurs soins palliatifs aux malades qu'ils ne savent pas guérir. Les brancardiers et aides-soignantes pillent les stocks de masques dans les hôpitaux pour améliorer leurs revenus.
Les policiers verbalisent les promeneurs isolés pour remplir les caisses de l'état et compenser l'absence de circulation de voitures. Les dealers assurent dans Paris intramuros la continuité du service public de distribution de drogue aux shootés qui déambulent dès la nuit tombée.
Les clochards ont enfin trouvé un lit quiet, notre mairesse étant terrorisée à l'idée  qu'ils puissent contaminer les autres. Les provinciaux regardent d'un oeil torve les urbains qui se sont réfugiés près de chez eux.
Les morts enterrent les morts dans l'absence de toute famille, des proches, du notaire et du confesseur. Heureusement la vie est sauve pour tous les lâches qui exercent leur "droit de retrait", toutes les feignasses qui excipent du principe de précaution pour mieux étaler leur paresse.


Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, 
Simple et tranquille.
La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Reste muette.

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 17:07

« Le confinement devra durer autant qu’il le faudra ». Genre de déclaration absurde. Inspirée probablement par l’incapable du Faubourg relayé par sa porte-parole à la langue de bois, et son ministre bien obligé de s’exécuter. Nous allons attendre benoitement confinés, avec des salariés qui invoquent de plus en plus un droit de retrait, et des activités essentielles qui s’arrêtent ou se paralysent. Faut-il attendre que l’eau et l’électricité commencent à faire défaut pour se secouer. La seule urgence est d’essayer d’imiter les stratégies qui ont payé en Extrême-Orient avec la généralisation du masque, un confinement certes mais individuel qui n’empêche pas chacun de vaquer à ses occupations. Entend on parler depuis trois mois d’un grand effort pour lancer une production massive de masques ? En France, à Paris dans le Sentier, en Tunisie, en Turquie, à Madagascar : qui ne se remuerait devant des centaines de millions d’euros qui au moins ne seraient pas gaspillés.

 

« Les plages et les forêts sont interdites ». Et les déserts ? On rêve devant la fertilité d’invention de tracasseries administratives par des autorités radicalement incompétentes. Car en même temps (comme le dit notre guru en chef) les trafiquants se promènent dans les rues à la nuit tombée, surtout dans les quartiers, mais aussi dans les centres villes pour assurer la continuité du service d’approvisionnement du shit ou de la coke ; j’aimerais bien savoir combien de contraventions ont été infligées en Seine-Saint-Denis, Val de Marne et Bouches du Rhône pour circulation sans autorisation.

 

« Nous sommes en guerre ». Bien entendu, comme la concevait Badinguet : nous sommes prêts, il ne nous manque pas un bouton de guêtre. Ou encore suivant la stratégie de Gamelin : ne pas constituer de réserve stratégique et avouer que la bataille et la guerre sont perdues au premier enfoncement du front. Et pourquoi pas s’interroger comme le maréchal de Soubise la lanterne à la main au soir de la bataille de Rossbach   :  J’ai beau chercher ! où diable est mon armée ? Elle était là pourtant hier matin. Me l’a-t-on prise, ou l’aurais-je égarée ? Ah ! je perds tout, je suis un étourdi ! Mais attendons au grand jour, à midi. Que vois-je ! Ô ciel ! que mon âme est ravie ! Prodige heureux ! La voilà, la voilà ! Ah ! ventrebleu, qu’est-ce donc que cela ? Ma foi, c’est l’armée ennemie. Notre chef du palais de l’Elysée, sous toutes ses facettes.

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 16:22

Plus de bisous. Quel soulagement. Enfin ne plus manifester sa courtoisie en collant ses lèvres sur des joues flétries, boutonneuses ou barbues. Garder au baiser son privilège de geste d’amour.

Plus de coupes du monde ou du demi-monde, de trophée de La Turbie ou d’ailleurs, de championnats des sous-doués du cortex.

Fin du théâtre subventionné. De ses metteurs en scène abscons et de leurs mises en abyme de textes inaudibles ou de chef d’œuvres tronqués et massacrés.

Oubli des urgences climatiques et de son égérie manipulée d’IKEA, des fontes des banquises qui physiquement ne peuvent faire monter le niveau des mers, des pluies qui ne mouillent plus, des vents qui dessèchent et autres fariboles.

Abandon d’une élection qui risquait de ramener Hidalgo à l’hôtel de ville de Paris. Un peu de temps précieux pour que les parisiens reprennent leurs esprits.

Et enfin la possibilité de lire tranquillement, de jouer sereinement, d’écouter avec plaisir.

 

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 20:54

La peur ne me mobilise pas. Encore moins les discours des Cassandre. Et les injonctions de l’incapable qui prétend gouverner mes gestes ne sont pour moi que bredouillis d’un gribouille. 

Je ne suis en guerre contre personne. En particulier pas contre un parasite qui n’est même pas un être vivant. Les appels à l’unité nationale (contre qui ?) ne sont pour moi que des hurlements de procrastinateurs. 

Je hais les contraintes que le premier prisonnier venu trouverait insupportable. Quel péché, quelle faute ais-je commise pour qu’un état inefficace tente de me les imputer.

Et tout cela pour une épidémie qui rend la médecine et bavarde, et impuissante. Pas de médicament, pas de vaccin, pas de traitement, les seules solutions proposées sont des gestes d’hygiène, ou des machines pour nous faire respirer. En bref un choix entre générez tout seul vos anticorps ou recevez des soins palliatifs.

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 13:18

Je les prends en grippe : tous ces médecins qui nous enjoignent d’accomplir notre devoir civique ; ces comités de scientifiques qui entendent régenter nos modes de vie ; ces gouvernants qui baissent le froc devant cette horde de savants ou de sachants. 

Ils n’ont pas crié quand il le fallait : fermeture des frontières au tout début de l’épidémie ; mais c’était une idée politiquement incorrecte ; l’argument particulièrement imbécile pour s’opposer à cette décision était que le virus ignorait les frontières, alors que tout le monde sait que ce pauvre virus est un parasite, qu’il est incapable de trottiner sur ses petites jambes, et qu’il lui faut un porteur humain pour passer d’un pays à l’autre.

Ils crient trop fort maintenant qu’il est trop tard. Rien n’est suffisant : l’interdiction d’approcher des autres, le confinement avec surveillance par l’armée, la prohibition de toute pensée négationniste sur la dangerosité de l’épidémie. Rien n’est assez pour le glorieux corps médical : l’écoute de tous leurs avis, la prise en compte de tous leurs conseils, les privilèges pour leurs déplacements, la garde de leurs enfants, etc…

L’indécence s’affiche : le professeur Delfraissy, glorieux défenseur du droit à l’enfant des couples homosexuels et de l’euthanasie des vieillards devient désormais le chantre de la protection des « anciens », et de la mise au vert des bambins contaminateurs. L’autre chef de service d’urgence, ou chef de service de réanimation en profite pour réclamer des moyens : pour quoi faire, grands Dieux, puisqu’il est totalement inefficace devant la maladie. Les chiffres valsent dans la négation de toute arithmétique de base : moi, spécialiste je déclare que la létalité est de 1% ;  1% de qui, de quoi, personne n’en sait rien ; cela n’empêche pas ledit spécialiste d’extrapoler en calculant le nombre de morts envisageable en imaginant 40 ou 50% de la population contaminée ; et voilà comme un tour de main, se répandent les fausses nouvelles, les vraies rumeurs, sur la base de raisonnements biaisés et parfaitement non scientifiques.

Entre la peste des spécialistes et le choléra des suiveurs politiques, nous sommes mal partis.

 

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 14:33

Le terrorisme que fait régner le personnel de santé devient insupportable. Ils sont incapables de soigner les malades du coronavirus, ils peuvent tout au plus accompagner les quelques sérieusement atteints dans des mouroirs baptisés services de réanimation des hôpitaux.  Ils ne disposent d’aucun remède (baptisés molécules pour faire scientifique) et refusent d’envisager le meilleur moyen d’arrêter l’épidémie qui est la répartition rapide de la contamination et l’immunisation collective qui en résulterait. Leur seul argument est qu’il faut protéger l’hôpital ! Mais pour quoi faire ? Ils n’ont pas d’autre fonction que de prodiguer des soins palliatifs avant, soit que le patient trouve en lui-même ses propres défenses, soit de faire passer les cadavres à la morgue. 

 

L’arrogance de ces médicastres entend imposer des priorités qui ne sont pas les miennes : ne plus voir personne, ne plus bouger de chez soi, ne plus prier, ne penser qu’à sa précieuse petite santé. Pour moi un impératif : il est d’urgent qu’ils se taisent.

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 14:27

Leila Slimani nous propose un ragout à base d’un style plat et sans saveur, d’un scénario inspiré de Margaret Mitchell l’auteur d’Autant en emporte le vent, et d’un décor brossé par Pascal Blanchard le prétendu historien post colonial.  Tous les ingrédients d’une faussaire. Heureusement pour elle, elle dispose d’un métier hors pair de propagandiste. Elle utilise toutes les ficelles : son métissage ethnico-culturel utilisé comme un faire-valoir quand il ne devrait être qu’un état de fait ; son genre féminin qui ne devrait pas jouer de rôle dans sa carrière d’écrivain ;  son réseau dans les milieux médiatico-littéraires qu’elle utilise jusqu’à plus soif pour lancer son bouquin. 

Son triste opus est remarquable d’insignifiance quand il est comparé au livre de Brasillach, « La conquérante ». Un livre extraordinaire, beau, faisant le portrait d’une jeune femme au Maroc ; sans les préjugés historiques ; avec un regard tendre sur la culture arabe, berbère, musulmane ; avec surtout un talent. Sans hésiter je préfère, et de loin, Brasillach, le salaud doué,  à Slimani, l'inconsistante.

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 10:13

Passionnant : les sots se révèlent en disant ou faisant des sottises ; la première, la dame Lagarde, présidente de la banque centrale de la première puissance économique mondiale qui ne sait rien faire d’autre que de refiler le ballon aux chefs d’états ; c’est tout son caractère un mélange de lâcheté et d’incompétence que l’on retrouve en  permanence dans sa carrière ; le deuxième le président Trump, qui vacille entre les avis de ses conseillers et ses intuitions fulgurantes pour au final faire un coup en douce ; vraiment pas le type du cow-boy qui incarnait le mythe de l’américain courageux et obstiné. Les verbeux continuent de parler : un président Macron qui nous inflige une demi-heure de truismes pour aboutir à des mesures incohérentes avec sa fermeture des universités (les étudiants sont propagateurs de virus ?), son confinement des gens de plus de soixante-dix ans (mesure parfaitement stigmatisante et illégale à laquelle je m’empresserai de déroger !) ; des politiques qui s’extasient sur une prétendue « union nationale » et la guerre « contre le virus » en oubliant de transmettre ce que leur ont dit les infectiologues : 40% ou 50% de la population sera contaminée,  il n’existe pas de remèdes, heureusement le virus est très peu mortel et seuls seront véritablement en danger les hommes vieux ayant des problèmes de défense immunitaire.

 

Passionnant : la seule question est de savoir si le gouvernement en a fait assez, jamais s’il en a fait trop ; l’ambiance de panique se camoufle derrière un prétendu sens des responsabilités ; l’hypocondrie étouffe toute velléité de protester contre des confinements qui n’aboutissent qu’à faire durer le plaisir. La seule voix permise est celle du prophète qui tonne contre les péchés (capitalisme, libéralisme, écocides, et autres joyeusetés complotistes) qui nous valent cette sanction et qui demande l’extension de toutes sortes de contraintes qui nous amèneront vers le bonheur. Le seul impératif est de traiter les atteints du coronavirus, quant aux autres, cardiaques abandonnés, frappés d’AVC oubliés, et innombrables agonisants atteints de pathologies qui ne sont pas à la mode, qu’ils attendent !

 

Passionnant : certains vont se révéler dans cette atmosphère délétère pour trouver un chemin entre une foule d’hystériques dont il faut malheureusement tenir compte, une vision teintée de raison pour sauver ceux qui méritent quand même de l’être, un appétit de vivre qui fait songer à la survie économique plutôt qu’à cette dermatillomanie de vouloir tout fermer, tout arrêter.

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 11:27

 

La comedia dell’arte bat son plein. Le Capitan, interprété par le gouvernement italien, appuyé sur les doctes avis du docteur Balanzone qui représente les experts, mystifie Pantalone qui n’est rien d’autre que le peuple crédule. Pour cacher l’échec de l’hôpital italien inapte à juguler une grippe un peu méchante, le président Conte met tout le monde en prison ! 

La paranoïa saisit tous les gouvernements de la terre qui étalent à qui mieux mieux leur panique devant un phénomène insaisissable, leur égoïsme populisto-nationaliste, et leur à-plat-ventrisme devant des experts qui annoncent benoitement que de toute façon ils n’ont aucun médicament pour guérir les malades.

Et tous d’annoncer des morts fictifs : morts de quoi ? du coronavirus ou de pathologies qu’avaient déjà les contaminés ?

Et tous d’annoncer des taux de décès imaginaires : personne ne connait le nombre d’infectés par le coronavirus, et donc personne ne peut mathématiquement indiquer un taux de décès parmi les contaminés.

Et tous d’annoncer le nombre de morts, oubliant qu’il est beaucoup plus probable que nous mourions assassinés ou par suicide que de l’attaque du coronavirus.

 

Ne serait-il pas opportun d’enfin répandre ce que disent beaucoup d’infectiologues : de l’hygiène, de la patience, et cette épidémie disparaîtra d’elle-même quand la moitié de la population aura été contaminée.

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 13:38

Un clou chasse l’autre. Le coronavirus a bouté hors des médias le dioxyde de carbone. En attendant qu’il soit terrassé par des immigrants ou par un tsunami. Greta Thunberg doit maintenant pleurnicher dans son coude et Yann Artus-Bertrand faire de belles images dans le nano-univers. 

La versatilité de l’opinion publique obéit à des pulsions irrationnelles et des experts se ruent vers les micros pour expliquer gravement que le principe de précaution est la clef de voute du monde futur. A un GIEC foyer d’experts autoproclamés, succède un OMS qui proclame des vérités successives et tout aussi invérifiables ; une pathologie commune à ces deux entités issues du mondialisme : le ton de voix sinistre pour bien exprimer le caractère irrémédiable de leurs prédictions, des yeux chassieux comme épuisés par la bêtise de ceux qui refusent de les croire, et des mots qui tombent de leurs lèvres comme autant de comprimés qu’ils savent eux administrer.

Le populisme frétille dans ces discours prophétiques pour mieux flatter l’hygiénisme salvateur, la terre qui ne ment pas et le peuple qui n’obéit pas assez vite aux injonctions vertueuses des prophètes. Qu’il serait bon de débrancher tous ces automates spécialisés dans le bonheur qu’ils veulent nous administrer.

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