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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:13

Il est parti avec 4.6 millions de chômeurs en juin 2012 (catégories A, B et C); il est satisfait avec 5.2 millions aujourd'hui (mêmes catégories). Il est malin, il ne nous avait pas promis la baisse du chômage, qu'attendait tout le monde, il nous avait annoncé l'inversion de la courbe du chômage ! Qu'elle s'opère (et il faut sacrément tripoter les chiffres pour en être convaincu) avec 600 000 chômeurs de plus lui paraît anecdotique.

Il est parti avec un budget de dépenses totales de l'état pour 2013 de  371.5 milliards d'€, il en promet 370.5 milliards d'€ pour le budget 2014 et Il nous annonce triomphalement une économie sur les dépenses publiques de 15 milliards d'€. On ne comprend rien, un n'est pas égal à quinze; mais lui qui est rusé, ne nous a pas annoncé une économie par rapport à l'an dernier mais une économie par rapport à ce qu'auraient pu être les dépenses; calculées comment ces dépenses  hypothétiques ? personne n'en sait rien.

En 2012, nos exportations commerciales se montaient à 443.5 milliards d'euros; elles ont diminué de 1.3%  sur l'année glissante finissant à fin octobre 2013 pour s'établir à 437.4 milliards d'euros.  Bagatelle d'avoir perdu pour 6 milliards de productions françaises de toutes natures qui ne sont plus achetées à l'étranger. Mais le gourou du faubourg Saint-Honoré a senti un frémissement positif de la conjoncture : "il suffit de pousser un peu plus" rigole l'oracle.

Tout est faux, tout est mensonge sur les indicateurs les plus pertinents : la production, la dépense publique, l'emploi. Monsieur petite blague nous balade (ou le croit, car qui est vraiment abusé ?), Monsieur normal nous bassine de ses bons mots (qu'il imagine tels, mais qui se fend la pêche ?), Monsieur le rad-soc fait confiance à son intuition (mais qui, hormis lui, croit que la France a le temps ?).  Le vote ne lui a donné aucune autre légitimité que celle d'avoir la possibilité de faire ses preuves; il échoue aux yeux de tous malgré ses contorsions verbales; il est devenu illégitime.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 12:29

"Tel père tel fils" de Hirokazu Kore-eda a perdu à Cannes la palme d'or face à "la vie d'Adèle".

"Lunch-Box" de Ritesh Batra sort en même temps que "Casse tête chinois".

Dans chacun des cas la sensibilité face à la vulgarité, la suggestion transformée en explicite,  des beaux visages qui sourient, qui pleurent, qui expriment dans la nuance, et de l'autre côté des caricatures grimaçantes, hurlantes, un environnement du quotidien japonais ou indien ou affleure la critique sociale remplacé par des photos de tous les jours sans âme. Quand on parcourt les critiques de ces quatre films je reste éberlué par leurs commentaires : ils crient au génie pour "La vie d'Adèle", et n'arrivent pas à taire que Tel père, tel fils" est un grand film; ils qualifient de feel-good-movie "Lunch-Box" (?, j'imagine que ça veut dire sirupeux ?), et malgré toute leur complaisance ne peuvent cacher leur déception devant "Casse tête chinois".

Si l'exception française consiste à sortir des films où s'expriment  uniquement le désir, la satisfaction immédiate desdits désir, l'indifférence profonde aux autres, le vocabulaire libéré, le poncif à la mode (la glorification du lesbianisme en milieu scolaire, un New-York de pacotille entre l'appart sur Central Park, un Chinatown dépassé, un Brooklyn tagué), alors je préfère la pépite indienne ou le chef d'oeuvre japonais.  On nous fait tout un plat du cinéma français, mais pourquoi subventionner un tel plat de nouilles. De tête je n'arrive pas à trouver un seul film qui arrive à la cheville de ceux produits en Espagne, en Angleterre, ou dans d'autres pays plus exotiques.  La production française est de toute évidence entre les mains d'une mafia qui puise à pleine main dans les ressources publiques et nous balance ses produits avec la complicité indulgente des médias. Il est quand même étonnant qu'il faille aller à Bombay pour retrouver la grande tradition française du roman par lettres, ou à Tokyo pour l'analyse approfondie des sentiments qui fit la gloire de nos romanciers.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 11:14

Père Noël : avatar de Saint Nicolas propulsé au rang de mythe planétaire par Coca-Cola.

Arbre de Noël : sapin teuton imposé en France par les protestants.  

Réveillon de Noël : grosse bouffe promue par les célébrants du solstice d'hiver.

Trêve des confiseurs : a remplacé la paix de Dieu.

De la fin de l'Avent à l'Epiphanie la période des fêtes est devenue un méli-mélo d'ivresse, d'indigestion, et de dégoulinade de cadeaux. La joie de Noël c'est maintenant une teuf réussie.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 21:44

Il n'ira pas à Sotchi. Pour défendre l'honneur des sodomites. Pour s'indigner de la loi votée par les obscurantistes de la Douma qui interdit la propagande homosexuelle envers les mineurs. Un camouflet aux valeurs de la République qui avait voté, sous l'égide de saint Badinter, la dépénalisation de l'homosexualité entre adulte et mineur de plus de 15 ans.

Il se fout des atteintes à la liberté sexuelle des majeurs au Qatar qu'il a honoré de sa visite en juillet dernier, ou en Arabie Séoudite qu'il a gratifié de sa présence en novembre 2012, mais il est pris de nausée envers l'homophobie latente de la Russie.

Les principes hollandiens semblent varier au gré des humeurs qu'il professe à l'égard de tel ou tel dirigeant. Ce n'est plus de la diplomatie, c'est une politique étrangère à la diplomatie.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:16

Un pays sans nom, passé d'une dénomination fleurant le département IIIème république (l'Oubangui-Chari, coincé entre l'Orne et le Pas de Calais), à une appellation improbable, la république Centrafricaine; centre de rien du tout, au milieu de nulle part, perdue entre les confins du Sahel et les franges de la forêt vierge.

Un pays sans histoire, sinon celle de l'errance d' anciens esclaves bantous fuyant les razzias des peuls, puis celle du travail forcé au service de misérables entreprises forestières et minières, enfin celle de l'humiliation sous le joug de despotes obscurantistes; trop excentrique pour faire partie d'un quelconque empire, oublié des bienfaits de la colonisation, ravalé parmi les pays les plus malheureux de la planète par des gouvernements de malfrats.

Que va faire la France là-bas : empêcher des massacres en confisquant les armes ? Dans un pays plus grand que la France avec un millier d'hommes qui sillonneront le terrain ? C'est un mensonge ou une plaisanterie ! Affirmer la présence de la France dans un pays aux abois ? Celà fait un an que la situation s'était détériorée, que les forces de l'ordre en uniforme (policiers, douaniers, gendarmes) avaient disparu; il fallait s'en apercevoir avant et ne pas arriver trop tard ! Rendre confiance en notre pays aux nations avoisinantes ? Qu'ils fassent leur police pour ne pas être contaminés !

"Il fallait indiscutablement que la France intervienne en Centrafrique" assène le belliciste Bernard Guetta, chantre de la guerre en Lybie, en Syrie, au Mali, et fidèle porte-parole de la pensée élyséenne. Il fallait surtout, où y aller beaucoup plus tôt, lorsque la Selenka a renversé le régime existant, où assurer le commandement et la logistique de troupes des pays voisins. Il ne fallait pas se lancer dans un bourbier, sans les moyens nécessaires, sans les appuis indispensables, et beaucoup, beaucoup trop tard.

Hollande dit, la lanterne à la main :
J'ai beau chercher, où est ma stratégie ?
Elle était là pourtant hier matin.
Me l'a t’on prise ou l'aurais-je égarée ?
Prodige heureux ! La voilà, la voilà !
Ô ciel ! Que mon âme est ravie !
Mais non, qu'est-ce donc que cela ?
Ma foi, encore une armée ennemie.

On ne bataille pas aux quatre coins du monde, sans missions, sans objectifs, sans moyens, au seul nom de la lutte contre l'oppression.  C'est la politique du père Ubu.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 18:50

Seul Hubert Vedrine a cru bon de rappeler que le prix Nobel de la paix (pour une fois que ce prix était justifié) avait été décerné à deux personnes : Mandela et de Klerk. Il n'a pas été relayé  sur les ondes le lendemain de la mort de Mandela. Incroyable tour de passe-passe où le tam-tam mondial glorifie l'un des vainqueurs de l'apartheid et passe à la trappe l'autre grand responsable.

Et pourtant Mandela ne serait rien sans de Klerk  :

- qui a commencé à engager des négociations avec l'ANC  en 1989 ? de Klerk .

- comment Mandela a-t-il pu sortir de sa prison en 1990 : il avait les clés du cachot, ou  avait finit son temps d'incarcération ? Non, de Klerk avait ordonné son élargissement sans conditions.

- qui a entamé les longues négociations jusqu'en 1993 aboutissant à l'abolition de l'apartheid et à la rédaction d'une nouvelle constitution ? de Klerk.

 

Ils ont été deux à forger la nouvelle Afrique du Sud, tous deux d'accord pour oublier l'un le mal causé à son peuple et l'autre sa peur de la vengeance.  Mais,  dans une logique raciste, seul Mandela a droit aux honneurs, aux ovations et l'autre  à l'opprobre d'être issu de la minorité honnie. Mandela est mort et entre dans le panthéon des grands hommes, et de Klerk n'est pas encore décédé  mais déjà enterré dans la fosse commune.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 11:07

Qui est raciste en France ? Pour tenter d' y répondre il faut d'abord se référer à la définition de Levy-Strauss dans Racisme et Culture :

"- il existe une corrélation entre le patrimoine génétique et les aptitudes intellectuelles;

- ce patrimoine est commun à tous les membres de certains groupes humains;

- ces groupes appelés races peuvent être hiérarchisés;

- cette hiérarchie autorise les races dites supérieures à commander, à exploiter les autres, éventuellement à les détruire."

Clairement, en fonction de cette définition, il n'existe pas en France, hormis cas pathologiques, de racistes. Un des tests les plus probants, pour vérifier la neutralité vis-à-vis du patrimoine génétique, est l'accueil d'étrangers au sein des familles françaises : il n'existe quasiment plus de familles "français de souche" qui hésite à adopter un enfant d'une couleur de peau différente de la leur.

Il existe, par contre, des préjugés, abusivement rangés sous l'étiquette raciste, qui font que la fidélité à certaines valeurs rend des groupes  étrangers à d'autres valeurs : le cas le plus évident est le rejet absolu de l'exogamie par les musulmans et  juifs pratiquants; un autre cas, parfaitement véniel mais hautement symbolique, est l'affichage communautariste (attitude qui se propage de plus en plus) du choix du prénom : un musulman se croira obligé de le choisir dans un stock arabe, un juif dans un stock biblique. Rien de tout celà n'est du racisme, mais pour les uns une affirmation communautaire, et pour les autres un refus d'assimilation d'une minorité à la majorité.

Le racisme, à l'état latent, transparaît lorsque les préjugés d'un groupes ne s'identifient plus à ceux d'une religion (hindouiste, musulman, juif, chrétien), ou à ceux d'une origine clairement identifiée (basque, corse, italien, portugais, antillais, marocain etc...), mais à un concept flou comme africain (qui tend à faire de la couleur de la peau un marqueur suprême), ou maghrébin (qui fait un fourre-tout entre berbères et arabes, sunnites et kharidjites, nomades et sédentaires) : il s'agit moins de se définir soi-même, que de définir les autres comme n'étant pas de votre groupe. 

Le racisme affleure lorsque  la critique ou la louange d'un individu s'appuie sur les actes d'héroïsme ou les crimes de ses ascendants : la petite-fille de Mussolini est suspecte à ce titre, le petit-fils d'un résistant est glorieux en son nom; plus grave on semble faire peser au titre d'un devoir de mémoire soit une malédiction héréditaire pour les descendants des négriers, des colonialistes, soit une aura génétique pour les descendants d'esclaves ou d'exploités.  Plus généralement, on regarde d'un oeil torve le fils d'un capitaliste, d'un trader, et l'on couve d'un oeil attendri le fils d'un ouvrier ou d'un syndicaliste.

 Décidément, le racisme véniel est partout.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 11:56

A la base de toute réforme de l'impôt, il faut revenir aux principes constitutionnels :

- la contribution de tous les citoyens est consentie pour l'entretien de la force publique et pour les dépenses d'administration (article XIII de la déclaration des droits de l'homme); le préambule de la constitution du 27/10/1946 a rajouté un certains nombre d'obligations de financement sociales à la Nation : l'éducation, la santé, le chômage, la retraite.

- elle n'est décidée que par les citoyens ou leurs représentants (article XIV de la déclaration des droits de l'homme).

-  "elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés" (article XIII de la déclaration des droits de l'homme).

 

Quand on a lu ces textes issus du bloc constitutionnel, il est légitime de se poser au moins trois questions :

- il n'existe nulle part de notion d'impôt redistributif;  ce n'est pas sa fonction; l'idée des constituants est claire et simple :  d'un côté tous les citoyens contribuent, de l'autre l'Etat, en dehors du financement des dépenses d'administration et de sécurité,  met en place des systèmes destinés à aider, les familles, les chômeurs, les retraités, les malades; la redistribution ne se fait pas au niveau du prélèvement, mais des dépenses.

- il n'existe pas de notion d'impôt progressif;  le texte de l'article XIII de la déclaration des droits de l'homme stipule "la contribution commune doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés"; il est parfaitement limpide et signifie que ce n'est pas le même montant qui est demandé à chacun mais un montant proportionnel à ses facultés (revenus ou capitaux). L'impôt progressif, que l'on dit "juste" (on entre d'ailleurs, alors dans des querelles byzantines pour savoir à partir de quel pourcentage il serait juste de confisquer un surplus de capital ou de revenu) est tout bonnement inconstitutionnel.

- il n'existe nulle part d'idée que l'approbation de l'impôt puisse être déléguée, confiée, à quiconque hormis tous les citoyens (par voie de référendum), ou leurs représentants (les membres des Assemblées Nationales); la procédure d'imaginer des consultation de représentants  de corps sociaux (syndicats, association, ou autres corps intermédiaires) est dénuée de toute légitimité; les avis de ces corps intermédiaires ne font qu'instaurer une dislocation de la notion d'Etat, au profit de l'expression d'intérêts catégoriels.

Le délire qui s'est emparé du monde politique fait que les socialistes au pouvoir tiennent des propos de factieux (ils essaient de créer des oppositions entre citoyens, au mépris de la constitution) et que l'opposition s'en offusque à peine. Il est pourtant clair qu'une réforme de l'impôt, conforme à la constitution, commence par un examen des missions de l'état et un retour  à la perception des contributions nécessaires à ces missions conforme à l'article 13 de la déclaration des droits de l'homme.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 11:20

Nous ne payons jamais de rançon à  des terroristes pour libérer des otages nous dit François Hollande; il aurait pu ajouter nous  ne payons jamais de joueurs ukrainiens pour que l'équipe de France de football puisse participer à la coupe du Monde. Un joueur ukrainien a tout de même marqué contre son camp, "à l'insu de son plein gré" j'imagine.

"On nous dit, cette équipe elle n'y arrivera pas, elle ne peut pas y arriver ... elle y est arrivée, et nous montre un exemple" nous déclare François Hollande au Stade de France dans une allusion transparente à son impopularité et son gouvernement. Un exemple à méditer, car si je comprends cette équipe a gagné à  11 joueurs contre 10 après une mise sur la touche d'un joueur ukrainien injustifiée au moins tirée par les cheveux. La triche fait partie des valeurs de la République ?

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 22:42

La caricature animale devient suspecte, ou plutôt nauséabonde. Faut-il interdire les crocodiles dans les marigots de la politique, les requins dans l'univers impitoyable de la finance, les hyènes , les chacals, les chiens qui ricanent,  hurlent , aboient dans les médias, les cloportes,  vieux crabes et autres singes qui empêchent les jeunes de prendre les places,  les infâmes vers de terre,  lombrics, vipères lubriques représentants de la réaction,  les cafards, grenouilles de bénitiers, punaises de sacristies  qui encombrent les églises, les moustiques, microbes, morpions qui piaillent dans les écoles,  les rats de bibliothèque,  les chevaux de retour, les ours mal léchés,  les sales chameaux,  sans compter ceux qui lézardent, serpentent,  fourmillent, singent, ceux qui croassent, cancanent, aboient, les éléphantesques, les  gueules de raies, mais aussi les maquereaux,  les cochons, les porcs, les boucs, et que dire des ânes, des veaux, des boeufs, des autruches, des perroquets , sans oublier les anguilles si adroites, les renards si rusés, les loups si voraces ? Que d'injures depuis la nuit des temps se sont déversées sur un individu, une catégorie d'individu, pour leur ôter leur dignité humaine, les avilir, en les ravalant au rang des animaux. Heureusement une nouvelle aube se lève, une révolution sociétale est en marche qui saura ne plus relativiser des expressions  aussi abjectes. Le glaive de la Justice saura pourfendre des comportements moutonniers où l'injure de l'un sert d'excuse à l'injure de l'autre.

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