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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 16:34

Sommaire de la demi-journée du 8 mars 2012 sur France-Inter :

- Pierre Weill s'entretient avec Cesare Battisti avec chaleur. Il s'agit pourtant d'un assassin condamné par la justice italienne et qui s'est enfui de son pays pour ne pas exécuter sa peine.

- Piotr Smolar, journaliste du Monde déplore la timidité des mesures fiscales proposées par François Hollande de taxer à 75% les revenus au-dessus d'un million d'euros, et à 45% (au lieu de 4% les revenus au-dessus de 150 000 euros. Il regrette que soit oubliée la fusion de la CSG et de l'IRPP, élucubration du fumeux PIketty.

- Jean-Louis Murat  est ridiculisé puis stigmatisé pour avoir tenu des propos qualifiés de lesbianophobes.

- Jules Massenia s'enthousiasme pour les stages de désobéissance civile qui apprennent à freiner le travail des forces de l'ordre.

- Audrey Pulvar nous fait un plaidoyer pour le rétablissement de l'autorisation administrative de licenciement.

- Eric Fassin nous fait une apologie du mariage homosexuel. Les opposants sont qualifiés de réactionnaires, racistes, sexistes, et autres gracieusetés.

- Bernard Guetta nous sert son ragout habituel d'indignation contre Poutine :  oui il a été élu, oui personne d'autre n'aurait pu être élu, mais il n'aurait quand même pas du être élu.

- André Erofeev,  avec la complicité de Pascale Clark, nous décrit l'hypocrisie des manifestants qui ont soutenu Poutine, et la vertu des 20% de moscovites qui ont voté pour Prokhorov (oligarque, dont la qualité majeure est d'être opposé à Poutine).

 

Petit échantillon  d'un discours entièrement homogène des intervenants sur une radio dite de service public. Tous ceux qui sont opposés au discours tenu sur ces ondes sont d'abord non invités, ridiculisés, leurs arguments tordus. Il est extrêmement pénible d'imaginer que l'argent de tous les contribuables (dont le mien) vient financer les élucubrations de  d'une bande de journalistes fonctionnarisés qui se complaisent dans l'admiration de leurs propres opinions. Qui va proposer la vente de France-Inter à un quelconque tycoon de la presse, ou sa transformation en Société Coopérative et Participative, fonctionnant sans une quelconque subvention publique ? 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 15:23

La sexualité ne relève ni de la morale individuelle , ni d'une conviction philosophique, ni d'une conviction religieuse; pas plus que le fait de se nourrir ou de dormir. Tout au plus les excès de conduite peuvent-ils relever d'une croyance, ou d'une pratique : gloutonnerie ou ascèse,  sieste ou non. Les excès de la sexualité sont du même tonneau, abstinence ou hyperactivité, peuvent relever d'un credo quelconque, par contre le choix d'un partenaire ne relève que de lois de la nature, de la même façon que manger  et dormir pour survivre, et pratiquer l'acte sexuel pour tenter de se reproduire. Bien entendu bien manger, et bien dormir sont des plaisirs que beaucoup apprécient, comme d'avoir des relations sexuelles qui satisfont les deux partenaires, mais tout celà relève du domaine de la satisfaction de ses pulsions, encadrée ou pas par des rites, et l'on imagine peu de philosophies ou de croyances qui mettent en avant cette seule satisfaction.

Le mariage n'est pas une sorte de menu, dans lequel les gens ont le choix entre la sole meunière ou la tête de veau, ce n'est pas non plus une agence de voyage qui vous demande de choisir entre un trecking ou vous dormirez à la dure, ou un hôtel quatre étoiles qui vous proposera des édredons douillets.  Le mariage n'est ni un droit, ni un devoir, mais la seule constatation d'un état de fait : la volonté de deux personnes de s'engager sur le long-terme pour procréer. L'amour n'entre pas en ligne de compte ( ou alors tous les mariages arrangés seraient nuls), le plaisir n'en est pas la légitimation (ou alors l'adultère devient absurde). La volonté de deux partenaires de même sexe de vouloir se marier n'est alors qu'un déni de réalité, le refus de constater que leur union est par définition stérile. Pour contourner cette évidence les partisans du mariage homosexuel sont obligés de vouloir rendre licite les adoptions par leurs couples : c'est alors une autre histoire.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:37

"Au-delà des ajustements budgétaires indispensables ... le problème de la France est essentiellement un problème de commerce extérieur"

"La vision bruxelloise reste beaucoup trop marquée par la défense du consommateur. Or, avant de consommer, il faut produire".

"Il faudrait en faire plus dans la rigueur que ce qui est prévu ... par les différents candidats à l'élection présidentielle ... dans les trois composantes de la dépense publique : l'Etat, la Sécurité sociale, les collectivités locales".

Voilà quelques phrases extraites de l'entretien accordé aux Echos par le PDG de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar. En trois phrases, il stigmatise l'insuffisance de tous les candidats qui parlent à côté de la plaque :

- impôts au lieu de réduction des dépenses,

- défense du consommateur, de son pouvoir d'achat, au lieu de défense du producteur et de son niveau de vie,

- défense d' établissements en déclin, protection des avantages acquis, au lieu de relance de l'investissement productif, de l'esprit d'entreprise.

... et quand ils abordent ces sujets, et ne nous bassinent avec la viande halal, la moralisation des hautes rémunérations, ou la notation des professeurs du secondaire.

Mais qui propose des candidats aussi indigestes à écouter, manquant complètement de courage politique,  à l'élection présidentielle ?  D'où sortent ces médiocres  qui refusent de voir la crise actuelle de l'économie française, qui ne nous parlent jamais des chômeurs et autres déclassés ?  Pourquoi des professionnels de la politique aussi insuffisants en économie (aucun n'a de formation en ce domaine), en compréhension  de l'industrie (aucun n'a été réellement employé dans une société  qui ne relève pas de la sphère publique), en relations internationales (pas un qui parle convenablement anglais, pas un qui ait séjourné, ou travaillé à l'étranger) .

Comment être aussi sourd, aveugle, impotent face à tout ce que disent des conseillers dans chacun des camps  : Attali , Peyrelevade, Bébéar et tant d'autres ?  Le divorce entre le pays et les candidats est flagrant : une Marie Le Pen qui est rejetée par les 3/4 des sondés, un Bayrou qui est pour eux l'archétype du ni-ni, un Hollande choisi par les socialistes par hasard ou par dépit et qui ne l'emporte massivement que chez les fonctionnaires, un Sarkozy qui a tant déçu ses partisans qu'il est pour l'instant incapable de les mobiliser. Ce divorce n'est pas le fait du hasard, mais bien de l'incapacité de ces postulants à se concentrer sur le seul sujet qui importe :  créer de l'activité et donc des emplois  dans le privé, tout en menant une politique de rigueur dans le public. Le seul véritable souci de millions de gens est de retrouver un emploi, ou de ne pas perdre celui qu'ils ont; c'est prioritaire parce que c'est court-terme, et qu'il ne sert à rien de raisonner sur le futur si l'on ne sait pas comment vont se passer les années qui arrivent. 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 18:52

Elle est devenue une héroïne. Elle fait la une des journaux. Elle est fait l'ouverture des journaux télévisés. Mais qui est-elle ? Je n'ai jamais lu un article de sa plume (ou je l'ai oublié). Je ne l'ai jamais entendue dans une émission (sauf quand elle s'est enregistrée quelque part dans Homs). Je ne crois pas qu'elle ait jamais écrit un livre, laissé une trace quelconque sur le web hormis ses dernières tribulations.

Ah certes, elle est allée à Homs. Comme toute une flopée de journalistes, photographes, et autres techniciens du son, qui allaient remplir leur devoir d'informer les citoyens du monde. Indubitablement courageux d'aller se fourrer dans un merdier pareil. Tirons lui le chapeau pour avoir voulu remplir une mission qu'elle s'est donnée ou qu'on lui a imposée (peu importe l'un ou l'autre). Une fois ce hommage rendu, arrêtons là. A-elle aidé quelqu'un ? a-t-elle apporté du réconfort à des populations opprimées ?A-t-elle même apporté une information sortant de ce qui s'étalait partout : il y a des tirs de snipers, des tirs d'obusiers, et les membres de l'armée de libération de la Syrie colportent des récits plus atroces les uns que les autres.

Mais peu importe la minceur de la personne et de son action , elle est devenue la gloire de la population des journaleux. Sa jambe cassée devient la preuve de son audace devant le danger. Sa fuite de son réduit une épopée. Bien entendu ceux qui l'ont exfiltrée sont condamné à l'anonymat le plus absolu, et ne reçoivent pas l'aumône du plus petit remerciement. L'histoire d'Edith Bouvier est l'apogée du journalisme contemporain qui a force de narcissisme, en arrive à trouver dans sa propre contemplation l'unique véritable objet de ses préoccupations. 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 14:00

Pourquoi tous les correspondants de presse sont photographiés, enregistrés depuis la zone rebelle d'Homs, et non depuis Damas ? Une seule vérité mérite l'attention? Le romantisme (et donc l'attention de l'auditeur occidental) est du côté des insurgés ?

Comment sont approvisionnés en armes et munitions l'Armée syrienne de libération ?  Par des pillages des casernes, par des importations financées par la diaspora syrienne, nous rétorquent les porte-parole de la dissidence. Peut--être vrai, peut-être court. En tous cas nous n'en saurons rien car cela n'intéresse pas les journalistes.

Les adversaires des rebelles sont listés pour mieux les stigmatiser; un grand mot que celui d'adversaires, tout au plus des méfiants, car personne ne soutient le régime d'Assad (au moins officiellement). Et dans le fourgon des ennemis de la démocratie (car c'est implicitement ce que sont ceux qui ne soutiennent pas explicitement les rebelles d'Homs) on retrouve pêle-mêle : les chiites iraniens, les terroristes du Hezbollah, Poutine et son complexe militaro-industriel, les anonymes et d'autant plus inquiétants dirigeants chinois, et enfin le Front National et sa bande de négationniste en tous genres. Les supporters des autres sont limités à quelques démocraties ou trop impuissantes ou trop prudentes; leurs seuls vrais amis sont les peuples, les amis de la liberté. Tant de diabolisation lise perplexe.

Evidemment les blessés et les morts ne tombent que d'un côté, et ils sont plutôt des femmes et des enfants. On se demande bien à quoi sert cette armée de libération si elle est incapable d'abattre même un seul sniper. Mais on se demande aussi comment il se fait qu'avec des chars, des obusiers, l'armée d'Assad piétine depuis des mois dans les banlieues d'Homs. RIen ne nous est dit sur une question aussi triviale; le déluge des mot et des images se concentre sur les images héroïques des reporters qui risquent leurs vies pour témoigner.

 

Ce ne sont que des questions auxquelles un individu lointain du champ des opérations ne peut répondre. Mais ce sont des questions que les journalistes ne veulent pas travailler. Il s n'entendent pas nous laisser faire une opinion, ils nous délivrent leur vérité d'amateurs de scènes violentes, de blanc et de noir, et d'énigmes sans réponses.

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 17:18

Bernard Guetta s'insurge, s'afflige, s'indigne, enrage, que personne ne manifeste contre le régime syrien, qu'aucun parti n'appelle à ... on ne sait trop quoi. Il imagine, un temps, que l'on livre des armes aux insurgés, avant d'avouer que c'est inutile ! Il aurait pu préciser que c'est déjà fait par les pays suniites tels que le Qatar et l'Arabie Séoudite, celà n'aurait nui en rien à son devoir d'information.

L'action selon le sachant de France-Inter, ce serait de manifester. C'est court, vieil homme. Les pleurnicheries ne servent à rien, lorsque l'on sait l'impossibilité pour les occidentaux d'envisager une opération militaire contre la Syrie, faute de moyens techniques, faute de moyens financiers pour soutenir une lutte longue, faute de solidité morale des opinions publiques. Mais à tout prendre les larmes ne font de mal à personne et satisfont la bonne conscience de celui qui les verse.

Le véritable problème de Bernard Guetta est son absence d'analyse. Pourtant d'autres ont mis à sa disposition des outils de réflexion (par exemple les dialogues de Gérard Chaliand et Vincent Desproges sur France-Culture, les articles de journaux du Moyen-Orient, et en particulier turcs). Mais le pauvre homme ne vit qu'avec ses quelques obsessions parisiennes, répandre la démocratie (comme en Irak par exemple), admirer les révolutions (comme celle de Lybie au passage),  être aux côtés des conquérants de la liberté (comme les frères musulmans en Egypte).

Son seul propos est que nous proclamions tous notre haine de Bachar El Assad. Oui, certes, personne ne va défendre un tortionnaire, assassin d'enfants. Tout appel en ce sens est parfaitement oiseux, sauf à considérer que nous sommes des psychopathes qu'il est urgent de guérir. Les seuls propos qui seraient intéressants serait de savoir pourquoi cette guerre civile a éclaté en Syrie, quelles sont les motivations des différentes communautés religieuses (les 65% de sunnites, les 15% d'alaouites, les 10% de chrétiens, et les 15% de druzes et autres), des différentes communautés  culturelles (celle de la côte, celle de Damas, celle d'Alep, celle d'outre-Euphrate) qui ont connu des histoires différenciées qui se mesurent en milliers d'années; quelles sont les inquiétudes des grandes puissances régionales (Turquie, Iran, Arabie Saoudite, Israël); quels sont les scénarios possibles (création d'un sanctuaire alaouite/chrétien, intervention militaire turque, terrorisme chiite).

Non, tout ceci n'intéresse pas notre penseur diplomatique du service public de France-Inter. Il fuit faut proclamer depuis sa chaire médiatique le langage convenu qui plaira dans les couloirs de sa maison, chez ses vieux amis, dans les cercles qui l'encensent dans la capitale. 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:58

Pourquoi les riches doivent-ils être ostracisés ? Car il s'agit bien d'ostracisme à les forcer à prendre la route de l'exil, vers la riante cité de Tournai, les bords tordants du lac Léman, ou tout autre destination tellement plus hilarante que notre bonne France. Ont-ils gagné leur argent illégalement ? A priori non. N'ont-ils pas payé leurs impôts ? Le fisc fait normalement son boulot, que l'on sache. Ne dépensent-ils pas ce bon argent dans leur pays ? Généralement si. Ont-ils travaillé, ont-ils pris des risques, ont-ils créé des emplois, ont-ils généré de l'activité, ont-ils enchanté des spectateurs ? Peut-être pas tout  la fois, mais surement une partie du tout. Alors pourquoi faut-il déclarer indésirables sur notre sol, sportifs de renom, hommes de spectacle à succès, créateurs d'entreprises qui les ont vendu, héritiers de fortunes familiales, patrons enrichis du CAC 40 ?

Pourquoi une portion de la population est-elle rangée dans une catégorie que l'on affuble de tous les adjectifs les plus avilissants : hautaine et méprisante, bling-bling ou opaque, vivant sur le dos des pauvres, exploitante de la misère des autres, incapable de fraternité. Vous imaginez la révolte d'une quelconque autre communauté qui serait traitée d'une façon aussi indigne. Où est de plus la définition de ces immondes riches ? Des très riches ostracisés, elle glisse de plus pernicieusement à tous ceux qui ont plus que les autres, et que l'envie du médiocre, de l'insatisfait, de l'envieux, du raté, ne supporte pas. Toujours cette même rengaine mal camouflée du "chacun à chacun selon ses besoins" , éternelle tentative de restaurer un âge d'or qui n'a jamais existé, refrain des révolutionnaires, des indignés, des affligés qui  veulent faire le bonheur des autres malgré eux. 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 10:41

Elle a donc trouvé son gigolo trop cher, pour aller lui faire un procès en extorsion de fonds ? Pendant des années, elle a pondu livres et films  relatant avec complaisance sa recherche du plaisir, de la jouissance : elle en trouve, elle en en crie et ne veut pas payer. Elle nous a assommé de ses états d'âmes, en prétextant que c'était de la littérature ou du cinéma, et maintenant elle nous accable des détails sordides de sa vie dans les prétoires, en croyant que c'est recherche de justice, alors qu'il s'agit au mieux du hurlement d'un Harpagon femelle déplorant la perte de sa cassette, ou de la vengeance d'une amoureuse déçue de la froideur de son sigisbée.

Plus que de la femme déçue, c'est la procédure de l'intellectuelle dont la vanité a été éraflée . La manipulatrice manipulée. La penseuse bafouée par un médiocre. La scribouillarde de romans et de scénarios, flouée par un inventeur d'intrigues véritables. Car Rocancourt n'a peut-être guère de talent de plume ou de réflexion, mais il est un authentique aventurier, autrement vivant que les vedettes sexuelles qui grenouillent dans l'imaginaire de la dame. Et la dame, furibarde, non seulement l'envoie en prison, mais tente à tout prix de détruire les quelques souvenirs, vrais ou faux, qu'a tenté de se construire le pauvre Rocancourt.

Misérable ? c'est peut-être le condamné, c'est surtout la pimbêche qui se sert de ses faiblesses pour mieux accabler son ennemi.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:05

Les Grecs ne veulent pas payer d'impôts pour plein de bonne raisons :

- l'église orthodoxe parce qu'elle prétend avoir besoin de ses ressources pour faire la charité,

- commerçants et clients qui évitent de payer la TVA puisque c'est plus de profits pour les uns (économie au noir) et moins de dépenses pour les autres,

- les armateurs parce qu'ils ont placé leur fortune hors des frontières,

- tous les propriétaires fonciers parce qu'ils refusent l'établissement d'un cadastre,

Les Grecs ne veulent pas trancher dans leurs défenses :

- leur armée est toujours aussi disproportionnée par rapport à la taille de leur pays, avec des missions incompréhensibles : veulent ils annexer Chypre, se défendre contre une attaque turque sur trois ilots de la mer Egée ?

- leur fonction publique est toujours aussi pléthorique, incompétente, inefficace malgré des plans de réduction d'effectifs, toujours votés,  jamais appliqués,

Les Grecs prétendent toujours vouloir appartenir à l'Europe, en promettant et votant n'importe quoi :

- pour continuer de toucher des subventions,

- pour que certains abandonnent leur dettes, afin qu'ils puissent continuer d'emprunter à d'autres.

 

Au nom de quel principe l'Europe continue-t-elle d'aider de pareils jean-foutres, si ce n'est par peur, d'une contagion de la méfiance des marchés financiers, d'une fragilisation de nos établissements financiers si les banques grecques s'écroulent, de la propagation de l'idée que la sortie de l'euro est pensable pour d'autres pays. La peur est mauvaise conseillère dans les trois cas :

- les marchés financiers ne sont pas tétanisés par une faillite de la Grèce probablement inéluctable, mais par l'incapacité des gouvernants européens à trancher dans le vif,

- nos établissements financiers peuvent supporter la perte de leurs actifs grecs, et la Banque Centrale Européenne a déjà mis en pace un outil de maintien illimité de leur liquidité,

- la sortie de l'euro en catastrophe n'est une tentation pour personne; la réforme complète de l'euro est un impératif.

 

Alors à quoi bon tergiverser et charger la barque de pays déjà surendetté pour sauver un pays qui ne veut rien.

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 13:21

La question qui se pose au gouvernement n'est pas de sauver la raffinerie de Petit-Couronne, désuète, mal située, mal entretenue, mais de fortifier les raffineries encore existantes sur le sol français, sur la Seine (Gonfreville et Gravenchon), sur la Loire (Donges), à Marseille (Lavera, Berre, La Mède, Fos), sur le Rhône (Feyzin) et en Région parisienne (Grandpuits). L'arrêt de Port-Jérôme (et des autres raffineries de Petroplus à Creyssier, Ingolstadt, Anvers, Coryton) a eu pour immédiate conséquence un redressement salutaire des marges de raffinage. La surcapacité globale de raffinage en Europe a été partiellement gommée. Le but n'est pas de remettre en route des outils trop anciens au risque de fragiliser d'autres outils tangents comme le sont les raffineries françaises. Le véritable courage est de fermer Port-Jérôme, de ne pas la laisser agoniser entre les mains de groupes spéculatifs avides de faire un coup (lequel, je ne saisis pas trop bien, peut-être de récolter des subventions ?). Le dialogue est à mener avec les groupes encore actifs en France (Total d'abord, bien sur, mais aussi Esso, Ineos, Lyondell-Basell) pour qu'ils remettent à niveau leurs outils et d'éviter que ces derniers soient les prochains à fermer. Total, s'est enfin aperçu du retard qu'elle avait pris dans la modernisation de ses unités et a lancé un premier programme en particulier sur Gonfreville. Il est essentiel qu'un dialogue constructif s'instaure entre l'Etat et ces grands groupes pour décider d'un plan moyen-terme de sauvetage de toutes les raffineries qui nous restent, au prix probablement d'investissements lourds permettant d'adapter la production aux demandes du marché, de retrouver une flexibilité dans l'utilisation d'une large gamme de pétroles bruts, de disposer d'outils concurrentiels capables de résister aux concurrents et particulièrement à ceux des Pays-Bas et de Belgique.

Le problème urgent n'est pas d'imposer les pétroliers, de les assommer de réglementations, mais tout au contraire de conclure un partenariat avec eux pour éviter des délocalisations.

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