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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 12:22

Ismaël Margain n'a eu que le troisième prix au concours de piano Long-Thibaud.  Pourtant dans son interprétation de la sonate opus 11 de Beethoven lors des demi-finales, quelle compréhension chez un talent aussi jeune (il n'a que 20 ans) de ce sommet final de l'oeuvre du compositeur. Pendant la finale piano il nous a donné de bonnes interprétations du Gaspard de la Nuit de Ravel, et la sonate pour piano en si mineur de Liszt; je n'ai pas entendu sa finale concerto. Mais rien que pour sa sonate de Beethoven, je regrette qu'il n'ait pas eu ce premier prix (non décerné)  qui aurait reconnu en dehors de sa qualité technique (mais tous les candidats l'ont), les potentialités extraordinaire d'un interprète si convaincant. Le public conquis lui a d'ailleurs décerné son prix du public.

Mon deuxième regret est de ne pas voir figurer au palmarès le letton Andrejs Osokins; lui aussi, c'est au cours des demi-finales  que je l'avais le plus apprécié pour sa sonate de Haydn d'une pureté cristalline, et surtout son interprétation du Gaspard de la Nuit de Ravel; ses qualités de toucher ont fait ressortir toutes les nuances de Ravel. Dommage que le jury après l'avoir retenu, à juste tittre, parmi les cinq finalistes, n'ait pas gardé le souvenir de sa demi-finale sublime.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 13:10

L'égalité devant la loi, entendue comme l'abolition de tout privilège lié à la naissance est mise à mal avec les lois qui prescrivent des peines en fonction d'une origine ou d'un sexe.

L'égalité politique, entendue comme le droit d'élire et le droit d'éligibilité attribué à tous les citoyens majeurs, est mise à mal avec  l'idée que des droits de votes à des élections locales puissent être attachés à l'idée de résidence fiscale.

L'égalité sociale qui implique l'abolition de l'héritage, le droit à l'emploi, l'impôt progressif, est une idée révolutionnaire portée en particulier par Robespierre, reprise par les communistes, et  appliquée sans consistance par les gouvernements occidentaux  ils taxent les héritages sans les supprimer, ils remplacent le droit au travail par un droit à la solidarité (retraite, chômage, allocations), ils appliquent avec enthousiasme la progressivité de l'impôt.

A ces divers types d'égalité plus ou moins travestis, ou abimés, le libertaire veut en ajouter une qui abolirait les différences physiques, intellectuelles, caractérielles. L'inaptitude physique ou intellectuelle ou caractérielle doivent être gommées au nom de deux principes :

- celui de la liberté de chacun de faire ce qu'il veut en dépit de ses déficiences; l'idée que les talents de chacun ne sont que des privilèges de la naissance ou de l'éducation; que les déficiences physiques, les lacunes intellectuelles, les déviances ne doivent a contrario pas être prises en compte par quiconque dans ses souhaits de vie;

- celui de la compassion des autres qui doivent exprimer de l'admiration pour celui qui nie son handicap physique, intellectuel ou caractériel; qui doivent aider un individu à s'exprimer là où il n'a pas de capacités au lieu de l'aider à se développer là où il a des talents.

C'est cette dérive libertaire qui a commencé à fausser le principe essentiel de l'égalité devant la loi en y introduisant des notions de sexe ou de race (quotas, peines aggravées); c'est elle qui voudrait attenter à l'égalité politique en répudiant la notion de citoyenneté au profit de celle de résidence ; c'est elle qui au nom d'un relativisme généralisé veut maintenant nier la réalité du couple sexué, de la famille par le sang : il n'existe pas de loi naturelle, le chaos de la nature n'est organisé que par le désir individuel.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 14:48

50 000 emplois détruits au troisième trimestre en France dans les seuls services d'après l'INSEE : on nous bassine en boucle avec les 600 salariés de Florange qui sont légitimes dans leur lutte, mais qui à ce jour ont reçu une assurance de reclassement.

4 870 000 personnes inscrites à Pôle Emploi à fin octobre en France : on pourchasse tous les créateurs d'emplois potentiels à coup de fiscalité personnelle, de normes administratives, et de haine médiatisée.

31.3 % du PIB de la France redistribué sous forme de prestation sociales (vieillesse, emploi, santé, famille, logement, exclusion) :  personne ne veut mettre le doigt sur les abus, les dérives, les fraudes, le maquis des prestations et le gouvernement préfère demander encore plus de solidarité.

200 000 (peut-être plus, qui le sait vraiment ?) clochards dans nos rues (SDF en langue de bois) : la ministre s'ingénie à décourager l'investissement immobilier  et continue comme ses prédécesseurs à  laisser des logements sociaux squattés par des gens qui ont les moyens de se loger ailleurs.

Quelques exemples de sujet sociaux cruciaux qui sont laissés hors champs dans la complicité des médias, des fonctionnaires e de ceux qui nous gouvernent. Il est tellement plus rigolo de nous rebattre les oreilles de journées de la femme, du Sida, de la légalisation d'un mariage pour tous, de la lutte contre la délinquance routière ou autres sujets prodigieusement intéressants mais parfaitement anecdotiques comparés aux enjeux oubliés.  La question sociale ce n'est pas de s'occuper  de quelques dames qui n'ont pas encore de siège à un conseil d'administration, de quelques jeunes qui n'ont pas compris que le Sida s'attrape dans le vagabondage sexuel,  de quelques lesbiennes en mal d'enfants, de contrôler que les français ne roulent pas trop vite, ne mangent pas trop de graisses, de sucres, n'ingèrent pas trop d'alcool, ne fument pas trop de tabac; la question sociale ce sont les sans emplois (avec l'accélération récente de la destruction des emplois), les sans abri, l'énigme de cette redistribution sociale massive  et de toute évidence inefficace, l'absurdité d'une politique qui prône la solidarité et décourage les initiatives.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 18:27

La nightmare team est assemblée autour  de Coppé.  Le perspicace Raffarin nous déclare sur son blog que "Copé a prouvé qu'il savait jouer collectif"; Rachida Dati, éternelle survivante du bling-bling , se fait en permanence ses griffes manucurées sur  Fillon;  la distinguée Morano, se répand sur le courage de Fillon, elle qui n'a pas peur de dire n'importe quoi dans les micros; Karoutchi, l'apparatchik du parti, l'apparatchik des Hauts de Seine, ne comprend même pas ce que veut dire le noyautage des instances de l'UMP par ses partisans;  Valérie Rosso-Debord, la virée de l'Assemblée comme sa copine Nadine Morano, rêve à voix haute et sectaire de sortir Fillon du parti.

L'intéressant de cet épisode est la révélation devant les yeux éberlués des sympathisants de l'UMP de la présence à la tête du parti d'une bande de minables dont le seul souci est de prendre les rênes au mépris de toute vraisemblance. Le parti socialiste a connu celà à plusieurs reprises, mais n'a pas exploité le filon pour se régénérer. La chance de la droite est qu'à cette occasion elle peut se débarrasser de ses personnalités les plus contestables. Copé est devenu inéligible à une quelconque élection nationale en montrant son intransigeance, son absence de sens de la négociation, l'impudence de sa langue de bois,  le cynisme de ses propos. Quant à ses séïdes, c'est le moment privilégié de les vouer aux gémonies de la politique.

Enfin il est possible de dire à voix haute que ces partis (UMP et PS) sont des cloaques, que les militants ont tort de laisser des gens à la moralité douteuse s'emparer des manettes, qu'il est scandaleux que de l'argent public puisse servir à faire fonctionner ces officines, que le régime des partis a pourri les élections présidentielles en sélectionnant depuis trente ans des candidats qui se sont révélés être tout sauf des hommes d'état, qu'il a pourri les élections législatives en nous faisant représenter par des professionnels de la politique ignorants de la vie économique et des réalités sociales, qu'il a pourri les élections locales en installant dans les régions, départements, grandes villes  des barons adonnés au mieux au népotisme, au pire au trafic d'influence.

Merci  Jean-François Copé de remettre les pendules à l'heure, de montrer à tous le vrai visage de la politique, d'enfin révéler à tous ce qu'ont de délétères ces partis sangsues de la nation.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 10:32

Je n'ai aucune amitié pour cette organisation Civitas, et autres groupuscules qui ont organisé la manifestation anti-mariage gay de dimanche dernier.  Mais il est insupportable de constater qu'il leur est interdit de manifester paisiblement dans la rue; une démocratie c'est d'abord  pouvoir exprimer publiquement son opinion, sans être vilipendé, moqué, caricaturé. Or que c'est-il passé dimanche dernier  : face à une manifestation autorisée, ont soudain débouché une bande de perturbatrices, provocatrices (seins nus, coiffées comme des nonnes), insultantes  (fuck your god, fuck  your church comme slogans), agressives (armées d'extincteurs remplis de "holy sperm"). De toute évidence une manipulation d'une bande d'excitées ,les Femen, organisée par la sainte Nitouche des médias : Caroline Fourest; elle espérait une mauvaise réaction d'un service d'ordre au front bas et l'a eu.

Mais au fond où est la violence : dans les horions distribués avec trop de libéralité ou dans l'attaque haineuse ? La réponse est évidente. Est-il légitime de cracher à la gueule, insulter, perturber des gens qui  défilent  pour des opinions qui vous insupportent ? La réponse est évidente. Est-il normal que des services d'ordre de l'état  n'aient pas pris la précaution élémentaire de séparer la contre-manifestation de la manifestation ? Anormal. Est-il admissible que des voix s'élèvent pour demander la dissolution de Civitas sous ce prétexte ? Et la dissolution de Femen, alors.

Caroline Fourest a été corrigée; elle a selon ses termes été tabassée avec  sauvagerie et  barbarie; difficile à croire; elle a reçu tout au plus une fessée (j'imagine, puisque son beau visage de femme indignée était impeccable et sa démarche assurée sur les estrades où elle manifestait après coups sa colère);  je n'ose croire qu'elle a monté toute cette affaire par sado-masochisme; mon diagnostic est qu'elle a travesti  la vérité, ridiculisé quelques pauvres épaves ukrainiennes, instrumentalisé la démocratie.  Cette femme est dangereuse : avec sa beauté, son intelligence, elle répand le virus de l'intolérance au profit de la seule cause qui la passionne, la théorie du genre.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 09:37

Il était content. La suffisance s'étalait sur sa bonne bouille : tout ce qu'il avait fait en six mois était bien fait, prémédité, et entrepris avec une vue claire de l'avenir; tout ce qu'avait fait son prédecesseur avait été marqué du sceau de l'impréparation, de l'erreur et de l'injustice. Lou ravi nous aasénait sa bonne humeur de célébrer le sixième mois de son joyeux avènement au milieu des dorures et des pourpres style second empire, des mines ébaubies de ses fidèles ministres, et des journalistes empêtrés dans ce rituel suranné.

 

Qu'on l'expédie ad Patras. Qu'il comprenne ce que c'est la crise et le malheur.

 

Il a menti avec son application coutumière : 10 milliards d'économies sur les dépenses de l'état en 2013 (faux, il suffit de consulter le site du minestère du budget), renégociation du pacte de stabilité  et de croissance entre partenaires européens (faux, il n'a pas été modifié d'une virgule), application du rapport Gallois (faux, pas de choc industriel avec la mesure symbolique d'autoriser l'exploitation du gas de schiste, pas de choc compétitif en omettant d'augmenter la TVA qui renchérirait les produits importés tandis que les entrepriss françaises pourraient baisser leurs prix grâce aux allégements de charges). Pourquoi tant de respect de l'auditoire face à ces certitudes prudhommesques ?

 

Qu'on l'expédie chez les Grecs, ad Patras. Qu'il sache qu'on ne se laissera pas abuser par les mensonges des Achéens.

 

Il a promis monts et merveilles à venir de son action à venir, comme s'il avait à enthousiasmer un parterre de militants socialistes dans un meeting corrézien  : la courbe du chômage qui va s'inverser (sans dire quel secteur va se décider à embaucher, et pourquoi il se déciderait), 50 milliards de réductions de dépenses de l'état (sans toucher au nombre ou au salaire des fonctionnaires), le taux des prélèvements obligatoires ne va plus augmenter (sans annoncer une quelconque réforme sructurelle de l'Etat, des collectiviés territoriales ou de la protection sociale).

 

Qu'on l'expédie ad Patras. Comme le disait un naufragé dans un album d'Astérix : "timeo Danaos et dona ferentes".

 

Il a esquivé l'essentiel. Pourquoi demander un effort à 20% de la population lorsque l'on veut prôner un effort national : idée bizarre de mener une guerre en décourageant les régiments d'élite. Pourquoi attiser des querelles intestines à notre pays (mariage pour tous imposé, vote des étrangers à peine repoussé) alors qu'il serait de mobiliser tout le monde derrière le gouvernement. Comment ne pas mettre sur la table le décalage entre notre économie (marquée par la crise de notre balance commerciale) et notre surprotetion sociale (qui arrive en plus à laisser quand même des gens au bord de la route). Calculs politiciens d'un jésuite provincial, manoeuvres subtiles d'un apparatchik de parti.

 

Qu'on l'expédie ad Patras. Qu'il aille se faire voir chez les Grecs.

 

Le cabot nous a joué le rôle du chef qui détient tous les pouvoirs pendant cinq ans. Que l'on est loin de la conception gaullienne de la cinquième république, où le pouvoir fort du président était tempéré par des consultations référendaires régulières pour s'assurer que le peuple était bien en ligne avec les décisions du président. Il se coule voluptueusement dans le régime batard que lui ont légué des prédecesseurs inconséquents où les pouvoirs renforcés du chef ne  sont plus tempérés par rien pendant cinq interminables années. On me jugera aux résultats fanfaronne-t-il. Mais qui va vouloir attendre une éternité (cinq ans est une éternité dans un monde aussi bouleversant que le nôtre), après des débuts aussi calamiteux

.

Qu'on l'expédie ad Patras. Qu'il aille méditer sur le concept de démocratie

 

 

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 11:14

Dans notre monde de parlotte, le dialogue est devenu un paradigme.  Il a ses modes d'expression : assemblées, conventions, réunions, comités, entretiens, émissions interactives, d'autres plus anciennes comme discussion sur le zinc, d'autres plus modernes comme blogs, ou tweets. Il a ses rites : questions des chers auditeurs pendant une émission de radio, parole à des intervenants à la fin d'un discours, écoute compassionnelle de tous ceux qui n 'auraient pas votre niveau intellectuel  ou culturel (malades, enfants, handicapés), verbalisation de l'indicible (accidentés de la vie, minorités souffrantes) . Il a ses  passages obligés : ouverture (elle est la preuve de la largeur d'esprit, jamais de l'approximation, de l'imprécision, du relativisme) , tolérance (elle est proclamée obligatoire pour tous ceux qui trouvent intolérables certaines situations),  travail en équipe (la décision individuelle, l'opinion individuelle se doit d'être noyée dans un élan collectif), démocratie participative (les minorités ont tort sauf si elles sont opprimées).

Le dialogue moderne, s'éloigne tant de la maïeutique que de l'information réciproque. Il ne s'agit plus de trouver un raisonnement, ou d'acquérir des connaissances pour mieux formuler une conclusion. Il faut imposer des modes de pensée par ce que l'on appelait jadis la propagande, le prosélytisme,  la manipulation. La nouveauté est qu'il est présenté comme une médecine douce, homéopathique, dans laquelle la qualité d'écoute devient l'outil insidieux de la mise en condition de celui que l'on est censé écouter; une sorte de psychanalyse appliquée à des groupes.

Le dialogue moderne est ennemi de l'action. Il est consensuel, elle est "clivante",  il est apaisant, elle est "stigmatisante", il est porteur de valeurs, elle est porteuse de brisures donc d'inégalités nouvelles, il est le symbole de la précaution, elle entraîne dans l'inconnu. La nouveauté est qu'il est une drogue douce qui endort les paresseux dans le confort de ses droits acquis, les rentiers dans la perpétuation de leurs privilèges.

Le dialogue est l'arme des puissants pour mieux asservir la foule.  Rien de très nouveau dans l'histoire. La seule modernité est que les outils de communication contemporains, les outils de contrôle d'un état moderne, ont transformé la parlotte en moyen inattaquable du triomphe du despotisme démocratique.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:07
L’amour charnel est une difficulté pour toutes les religions, et pour toutes les philosophies éloignées du religieux. Il n’en existe pas qui fasse du désir physique le moyen d’arriver à des états de détachement, d’équilibre, de béatitude ou de sainteté. Le mariage n’a pas été inventé comme une liberté, mais comme une contrainte pour tenter de discipliner une sexualité qui ne peut se contenter de l’ascétisme. L’hédonisme occidental est un sophisme : la recherche du bonheur est dans le plaisir, tous les plaisirs sont admissibles pour atteindre le bonheur, le plaisir est un droit pour tous, donc tout individu, au nom de sa liberté, doit pouvoir exercer toute la palette des plaisirs : avoir un conjoint de même sexe, avoir des enfants ; problème : vivre en couple n’est pas un chemin de roses, et élever des enfants n’est pas une partie de plaisir, et le seraient-ils qu’introduire les idées de fidélité (pour le couple) ou de stabilité (pour les enfants) est contraire au principe de plaisir. Vouloir admettre l’homosexualité comme une pratique normale, à l’égale de l’hétérosexualité, n’est que l’expression de ce droit au plaisir pour tous. Que chacun ait sa dose d’anormalité est une évidence ; cette connaissance aide d’ailleurs à la tolérer chez tous ; elle n’incite pas nécessairement à préférer l’anormalité à un haut degré, sauf à se complaire dans le langage convenu de la culture laxiste que tout ce que nous ressentons est un don (venant d’où ?) qu’il faut faire fructifier. Il n’y a rien de haineux, ni de rétrograde, ni de bourgeois, ni de droite, ni de conservateur, à penser que l’homosexualité est une débauche (c'est-à-dire un usage excessif ou déréglé de ses sens) ; il n’a pas de justification religieuse ou philosophique à institutionnaliser la débauche, et corrélativement à ridiculiser l’ascétisme. Vider les mots, et donc les réalités qu’elles recouvrent, de leur signification n’est pas une expression de l’amour.
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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 12:28
L'humour, à la différence de l'humeur (simple manifestation d'irritation épidermique), et de l'esprit (faire rire des autres), est censé faire rire de soi-même. Le problème avec Sophie Aram, qui se revendique humoriste, est qu'elle m' afflige. Passe pour sa propension au graveleux : - les ménagères qui " attendent de se faire fourer pour les fêtes" - DSK qui "sort son engin et... sodomise ..." - les députés âgés qui devraient "prendre leur retraite avant de s'apercevoir qu'ils ne sont plus tout à fait étanches" - les ministres qui "doivent se concentrer sur ce qui se passe au-dessus de la braguette". Passe encore pour sa tendance à glousser avant de délivrer ses plaisanteries de garçonne de bain, son incapacité à recevoir une réplique alors qu'elle agonit de sous-entendus son interlocuteur. Mais ce qui ne passe pas, est que dans cet emballage cradingue et mal ficelé, elle veuille nous faire passer sa doxa estampillée "France-Inter" : mélange confus de toutes les bienpensances de toutes les associations "convenables" (style Green Peace, Ligue contre le Racisme, ATD Tiers-Monde, CRAN, etc... ), de toutes les rumeurs complotistes propagées par les "gentils médias (Mediapart, Libération, etc...). La sauce du militantisme, de la vulgarité et du contentement de soi est parfaitement indigeste. Ne pourrait-elle aller rire ailleurs ? Ce matin, 29 octobre, sur France-Inter, sans surprise, la dinde a gloussé sur les opposants au mariage homosexuel : mise en scène ridiculisant les manifestations passées et à venir de la droite, des conservateurs, des pimbêches à l’accent pointu censées incarner ces rétrogrades, un Benoit XVI ridiculisé. Mais ce n’était pas assez drôle pour la pourfendeuse du passéisme, alors ont dégouliné de sa bouche, présentés comme des mises en garde aux enfants , toute une série d’insanités : - la masturbation ce n’est pas sale … c’est hypersympa ; - la vierge marie aurait eu un enfant en restant vierge … opération du Saint-Esprit … mensonge aux enfants … ça ne marche pas comme ça . Mais qu’a-t-elle besoin de mélanger le cul et la religion chrétienne ? L’obsession du dessous de la ceinture et d’un anticléricalisme farouche est révélateur d’exhibitionnisme, et de tendances mère fouettarde. Oh, bien entendu, elle ne va pas nous parler de ce que pense de l’homosexualité le grand rabbin de France, ou l’imam de la mosquée Al Azhar, les tabous reprennent le dessus, la délurée redevient craintive. Je crois qu’il serait temps que la dinde reçoive une remontrance publique de la part des chrétiens ; pas de fessée ce serait peut-être exaucer ses souhaits.
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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 16:55
La nature nous a affligé de différences dures à supporter. Une des plus fondamentales est que la femme peut enfanter si un homme consent un petit geste et que le mâle s’il a apporté quelque chose, ne porte rien du tout et reste d’ailleurs incertain de la postérité qu’il donne (sauf à se lancer dans des analyses chromosomiques possibles dans notre ère contemporaine). Dans le monde vivant où la filiation (la conscience d’avoir des parents ou réciproquement d’avoir des enfants) est soit inexistante, soit émergente chez les mammifères, l’humanité se fait gloire d’avoir inventé la famille : un père, une mère, des enfants qui a leur tour engendrent des petits enfants. La création de cette cellule familiale a été le creuset de la transmission des cultures, des apprentissages, elle a aussi donné à l’homme un rôle de cofondateur d’une famille. C’est sur cette évolution que les lesbiennes voudraient revenir, car ce sont elles qui sont à la pointe de la défense du mariage homosexuel, de l’adoption, de la procréation médicalement assistée ; leur bataille pour l’égalité (du droit d’avoir un enfant) cache mal leur androphobie ; dans leur antipathie pour le masculin, elles rêvent de le court-circuiter en rendant anonyme la figure du père, en niant le progrès représenté par l’indentification d’un père. Dans ce combat rétrograde, elles ont embrigadé les homosexuels, qui se retrouvent les cocus de l’affaire : ils pourront toujours se marier, ils ne pourront jamais porter d’enfant, c’est physiologique, ils n’y peuvent rien et devront continuer de subir leur infériorité ; ils adopteront ? Tous les pays émergents durcissent leurs conditions pour l’éviter ! Ils demanderont que soit autorisée la Gestion Pour Autrui ? Toutes les femmes seront opposées à une telle marchandisation du corps. Le mariage homosexuel est une régression culturelle proposée par quelques femmes haineuses, et quelques hommes naïfs. Dans leurs mythes, les grecs avaient baptisé ces féministes exacerbées les Amazones ; à une époque où la PMA n’existait pas encore, elles utilisaient, pour procréer, les plus beaux mâles de tribus voisines une fois l’an ; afin d’éviter toute concurrence au sein de leur tribu elles tuaient ou mettaient en esclavage tous leurs enfants mâles ; le mythe résume à la fois la tentation d’une société unisexuée et la pratique concomitante de l’eugénisme ; les grecs, pour exprimer toute leur horreur de cette utopie, avaient imaginé de situer cette tribu dans une steppe quasi inaccessible et d’y envoyer quelques héros, comme Bellérophon ou Héraclès, pour la massacrer. C’était peut-être beaucoup.
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