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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 10:41

Personne ne comprend ce que réclament les indignés. Mais de leurs discours incohérents vient peut-être une véritable réclamation : celle d’un ras le bol d’une jeunesse qui se considère comme exploitée. Mais je ne suis pas si sur qu’elle ait correctement analysé qui les exploite : ils s’en prennent aux banques, au système financier ; pourquoi pas, mais franchement ce n’est pas l’essentiel.

L’essentiel est un système instauré par l’état basé sur la préférence aux vieux ;  quelques exemples parmi tant :

-          Les organismes sociaux distribuent plus qu’ils ne perçoivent ce qui est la négation d’un système de solidarité par répartition ; le déficit est couvert par des emprunts qui sont une future ponction sur les jeunes qui auront un jour à les rembourser ; les jeunes devraient demander l’instauration d’une règle d’or qui serait qu’il soit interdit qu’un régime de solidarité social puisse être en déficit (soit il augmente ses recettes, soit il réduit ses prestations) ;

 

-          Tout les accords sur les conditions d’emploi des salariés (et plus particulièrement des fonctionnaires) contiennent des prescriptions sur des augmentations en fonction de l’ancienneté ; on comprend que l’expérience acquise soit rémunérée, mais la courbe d’expérience est variable suivant les individus et rien ne justifie que l’on s’écarte de l’augmentation au mérite en instaurant une rente pour ceux qui vieillissent dans leur emploi ;

 

-       Les rentiers bénéficient d'un taux de CSG plus favorable; c'est deux fois absurde : une fois parce que on ne comprend pas pour quelle raison des revenus de rente soient mieux traités que des revenus du travail; une fois parce que dans la CSG est incluse la RDS qui sert à rembourser les dettes des régimes sociaux, dettes qui ont plus pour origine les classes âgées que les classe jeunes

 

Oui les jeunes devraient se rebeller contre les rentiers qui abusent de leur position au sein des administrations pour mettre en place des systèmes qui les spolient. Le résultat est une sous-rémunération de l’ensemble de la jeunesse (professeurs débutants, stagiaires de tout poil, emplois en CDD sous-rémunérés en première embauche, internes en médecine et doctorants  sous le seuil de la pauvreté). Qu’ils arrêtent de se battre contre les bonus et autres rémunérations scandaleuses de traders : ils sont envoyés par des manipulateurs contre des ennemis qui ne représentent pas le gros de leurs exploiteurs.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 12:04

Le blasphème fait-il partie de la liberté d’expression ? Oui a répondu Charlie Hebdo. Oui entonnent en chœur tous ceux qui se disent attachés à la laïcité.

La position est simpliste s’il s’agit uniquement d’autoriser des injures contre la religion catholique (ex religion dominante) et la religion musulmane (religion en plein développement sur notre territoire) pour au moins deux raisons :

-          Le blasphème est une injure envers tout ce qui est considéré comme sacré ou inviolable et le domaine du blasphème déborde largement les manifestations antireligieuses.

-          Le fondement de la liberté d’un individu est en réalité son aptitude à agir (parler, écrire) sans nuire à autrui ;

1° Tout le monde comprend qu’il est blasphématoire de proférer des propos négationnistes qui mettent en doutent la souffrance subie par le peuple juif pendant l’holocauste, par les peuples africains pendant la traite négrière. Qu’il y ait eu des lois votées à ce sujet ne rajoute d’ailleurs pas grand-chose au fait même qu’il n’est pas toléré de nier des évidences historiques. La tendance actuelle est même d’élargir ce domaine du sacré en considérant comme insupportable tout propos irrespectueux contre les femmes, les homosexuels, les communautés ethniques, culturelles ; faudrait-il penser que des adeptes d’une religion ne forment pas une communauté qui a le droit à un minimum de respect ?

 Là intervient la liberté de propos. Là commencent les difficultés pour trancher entre pouvoir tout dire et ne rien pouvoir dire. Il ne me paraît guère concevable de prétendre que vous ne nuisez pas aux adeptes d’une religion si vous dénigrer son Dieu. Tout le problème est de deviner ce qui est acceptable de ce qui est inacceptable. Tremper la croix du crucifié dans l’urine me paraît être une offense grave, insupportable, pour ceux qui le prient. Ridiculiser Mahomet et le Dieu qui l’inspire me paraît être une offense grave, insupportable pour les lecteurs du Coran.  Toujours la mesure et le bon sens doivent intervenir pour savoir jusqu’où le blasphème devient une blessure pour celui qui le supporte.

La liberté d’expression n’a rien à voir avec des lois, une constitution, un régime ; toutes ces structures ne sont pas là  pour la définir mais pour tenter d’en organiser l’exercice.  

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 10:41

Pourquoi faire une armée grecque (80 000 professionnels, 98 000 conscrits)  ? Pour dépenser 6 milliards d’euros ? Pour attaquer la Turquie et être immédiatement mise en déroute ? Pour préparer de nouvelles promotions de colonels grecs ?

Pourquoi faire un clergé orthodoxe rémunéré par l’Etat ? Pour administrer les 130 000 hectares de propriété de l’Eglise exonérés de taxes foncières ? Pour gérer toutes les fondations, et associations exonérées d’impôts sur les revenus ?

Pourquoi faire une fonction publique pléthorique, corrompue, inefficace ? Pour gérer les pots de vin qu’elle perçoit ? Pour ne pas percevoir les impôts qu’elle est chargée de collecter ? Pour manifester contre les plans de rigueur sur la place Syntagma ? Pour bloquer par des grèves le peu d’activité économique résiduel ?

Pourquoi faire une classe politique partagée depuis des lustres entre les clans Caramanlis et Papandréou ? Pour se partager des prébendes ? Pour faire la manche dans les organisations européennes et internationales ?

C’est de tout cela que les grecs doivent répondre. Entrés par effraction dans l’Europe sur le présupposé qu’ils étaient des héritiers d’une civilisation disparue depuis plus de deux millénaires, pas surveillés par une organisation bruxelloise dont on peut se demander à quoi elle sert, tricheurs dans les négociations qu’ils mènent depuis deux ans avec les autres pays de la zone euro, qu’espèrent-ils sinon une fois de plus faire chanter les allemands pour mieux prolonger l’indécence de l’existence de ce simulacre de régime.

La seule réponse n’est pas à une question que l’on ne connait pas lors d’un référendum hypothétique, mais le renversement  de ce régime, et l’organisation immédiate d’élections  pour une assemblée constituante.  Si le peuple grec n’est pas capable de cet effort que ses armateurs le rembarque et qu’ils aillent porter ailleurs leurs cadeaux empoisonnés.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 14:29

Comme beaucoup d' intervenants sur ce net, je considère que le problème de la balance commerciale française devrait être une priorité alors qu’elle n’est jamais abordée par l’ensemble de la classe politique (une allusion,quand même par Sarkozy hier, c’est nouveau, sur la nécessité de la réciprocité des avantages consentis entre pays) . Le solde négatif de cette balance qui s’est dangereusement aggravé est le signal d’alarme de notre désindustrialisation sur le long-terme. Et c’est bien ce déséquilibre qui est à l’origine de l’explosion de l’assistanat, donc des dépenses publiques, donc des déficits publics (de plus financé absurdement par des emprunts sur les marché internationaux).

Réindustrialiser (donc créer des emplois, donc entrer dans un cercle vertueux) ne se fait pas uniquement à coup d’anathèmes contre « la main invisible du marché » (je ne sais si elle invisible, mais elle existe), les «fonds spéculatifs » (le sujet n’est pas l’existence d’épargne et de structures qui les gèrent, mais de la nocivité des produits dérivés), « les ogres du CAC40 » (on devrait être fier de leur existence), mais d’abord de trouver pragmatiquement les moyens de relancer l’initiative privée. Les trois que je sens possibles sont l’amélioration de la compétitivité, la libération des contraintes administratives, l’appui de l’état à des secteurs stratégiques.

1° L’amélioration de la compétitivité passe en vrac par une restauration des termes de l’échange entre la France et les pays émergents (TVA sociale ? Contingentements aux frontières de l’Europe ? Dévaluation de l’Euro), par la restauration des termes de l’échange avec l’Allemagne (Sortie de l’Euro ? Création d’une zone Mark et d’une zone Euro des pays du Sud), par un allègement des charges des entreprises (Encore TVA sociale ? Abolition des 35 heures ? )

2° La libération des contraintes administratives passe, tout aussi en vrac, par la réforme du contrat de travail (suppression des conditions de licenciement contre une augmentation substantielle des indemnités de licenciement ?), la facilitation de la mobilité (abolition des taxes sur les ventes immobilières ?), la réforme profonde de toutes les procédures d’autorisation de création d’établissements nouveaux, de leur construction, de leur exploitation (trop complexes, trop propices à des recours abusifs ou au moins dilatoires ? trop tatillonnes et favorisant l’action de petits chefs et d’associations de protection d’intérêts locaux ?)

3° L’appui de l’état à des secteurs stratégiques est surement indispensable, pour favoriser la recherche (avec des systèmes d’élargissement du crédit impôt recherche ? avec l’élargissement de l’autonomie des universités pour lancer des programmes ?), pour aider les entreprises sur des secteurs pointus ou qui ne sont pas encore arrivés à maturité (ce qui implique, souvent, de faire abstraction de règles bruxelloises ?), pour abandonner les aides d’aubaine (style ADEME ou autres organismes du même acabit) et concentrer l’effort de l’état sur  des sujets qui ne sont pas nécessairement à la mode mais créateurs d’emplois, pour relancer les programmes énergétiques (sans tabous sur le nucléaire, les énergies fossiles comme le gaz de schiste ?).

L’économie, en bref, ce n’est pas que de la monnaie, des banques, et de la fiscalité mais bien d’autres éléments qui concourent aussi (essentiellement ?) à pourchasser les attitudes, les situations de rentier, de bénéficiaires d’avantages acquis au profit du mouvement, de la vie, de l’audace.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 12:01

Le délire médiatique a explosé. Les images du lynchage de Khadafi nous ont été montrées avec complaisance, en boucle, en détail ; la petite gêne des présentateurs se manifestait timidement dans le simple commentaire que ces images pourraient choquer des enfants. Mais ce ne sont pas que les enfants que cela choque, mais tous les adultes qui ont un mouvement de répulsion devant l’étalage de la cruauté, de la bêtise, de la mort donnée à celui qui est à terre par ceux qui on les armes. On se croyait revenu au temps des exécutions publiques, lorsque l’on servait au bon peuple, sa ration de sang, d’os écrasés, de têtes décapitées.

Le surprenant n’est pas que des actes de barbarie adviennent durant une guerre, mais l’acceptation par les journalistes d’une quasi normalité de ces actes, et de l’obligation qui en découlait de les montrer. L’un nous dit « cela existe, il faut donc le montrer », ce qui est absurdité et la négation même du travail de l’informateur qui est de choisir , trier, hiérarchiser. L’autre nie la réalité en nous précisant, au moment même où les images sont diffusées, « nous ne savons pas encore si Khadafi a été exécuté » ou « une enquête va être menée ». Le meilleur, il le sait, fut Bernard Henri-Levy qui après a excusé cette indignité en se réfugiant sous le parapluie de l’histoire : « notre Révolution Française a laissé faire les massacres de septembre ». BHL courant de plateau en plateau, pour célébrer « sa » victoire, offrait à l’ensemble des journalistes cette merveilleuse excuse d'entendre un philosophe, ami des révoltés de Benghazi, absoudre en direct des atrocités, au nom d’un égarement passager et de la justification par  des objectifs révolutionnaires.

Comme un impérator sanglant, BHL « le lybique »  éructait au micro sa compassion pour les exécuteurs, et son exécration de l’exécuté.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:03

La pantalonnade des primaires du peuple de gauche s’est enfin achevée.

C’est une offense à l’esprit de la constitution que de convoquer une partie du peuple, en utilisant les listes électorales du pays, pour lui faire choisir quelqu’un qui n’a aucune fonction à remplir :

-          Pourquoi certains prennent-ils le droit de voter sous prétexte qu’ils adhèrent à certaines valeurs ; en contrepoint cela signifie que ceux qui n’y adhèrent pas, ou les trouvent incomplètes, ou les jugent dérisoires ne peuvent s’exprimer ; la procédure n’est admissible qu’au seing d’un ensemble qui ne peut être le peuple français dans son ensemble ;

-          Pourquoi un parti s’approprie-t-il des listes électorales qui n’ont été établies que dans l’unique but de procéder à des élections par le peuple de ses représentants ou de ses opinions ; en l’espèce il ne s’agit ni de l’expression d’une opinion (puisqu’il fallait signer une charte définissant l’opinion acceptable), ni de la désignation de représentants (des candidats à une élection ne représentent qu’eux-mêmes tant qu’ils ne sont pas régulièrement élus)

-          La désignation des candidats à la fonction de président de la république relève d’une procédure parfaitement explicite : ils doivent recueillir un certain nombre de signatures de grands électeurs ; doit-on considérer d’une part que ce recueil de signatures n’est plus de mise puisqu’un peuple de gauche s’est chargé de la tâche, et d’autre part que ceux qui ne seraient pas passés par cette consécration semi-populaire seraient moins légitimes.

C’est une triste leçon sur la démocratie participative que de voir émerger par élimination successive le moins transcendant des candidats :

-          Un premier tour pour éliminer celui qui avait des idées, celui qui avait les pieds sur terre, et celle qui avait une expérience d’un campagne présidentielle ; et un deuxième tour pour éliminer celle qui connaissait le mieux ses dossiers ;

Tout ce bataclan pour porter au premier rang un médiocre qui s’assume laisse perplexe sur le mécanisme même de la démocratie. Car le problème est plus large : beaucoup ont le sentiment que depuis la mort de Pompidou la fonction de président de la République n’a été occupée que par des hommes qui n’étaient pas à la hauteur des enjeux et qui ont sciemment barré la route aux meilleurs :

-          Giscard qui n’a pas su redresser la barre après la crise de 1974,

-          Mitterrand qui a d’abord fait n’importe quoi dans un premier mandat, puis plus rien dans un second,

-          Chirac qui a joué les rois fainéants pendant douze ans,

-          Sarkozy qui a voulu faire, mais l’a fait de façon trop velléitaire et se heurte à une crise mondiale sans plus savoir que faire.

De toute évidence le problème du choix du candidat se pose. Mais la réponse qu’ont voulu y apporter les socialistes n’est ni pertinente, ni efficace.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 13:07

Isabelle Giordano  et sa troupe de pécores, ne nous font pas l’honneur de rediffuser l’émission « les affranchies » à laquelle elle a invité Alain Finkelkraut (toutes mes tentatives sur le site de France-Inter sont restées infructueuses). Honte, remords ? Degré zéro des questions auxquelles tente de répondre le philosophe qui reste coi parfois devant tant d’inanité.

L’une d’entre elles (on ne sait laquelle, tant leurs voix se confondent dans la morne uniformité de leurs opinions) se réjouit de ne l’avoir guère lu, l’autre se gausse de son hymne à l’amour, une autre encore (ou peut-être la même) peut-être s’extasie sur sa chevelure. Miettes que j'ai ramassées lors d'une unique écoute, en voiture, au mileu de la circulation.

Fausse pétulance qui cache la sinistrose du contenu des interrogations. Interruptions incessantes de l’interlocuteur pour faire croire que l’émission a un rythme endiablé, alors qu’elles ne manifestent qu’un désintérêt profond pour les réponses esquissées.  Impertinence affectée dans le ton et le discours qui révèle seulement leur adhésion farouche à une vague idéologie libertaire, féministe, progressiste.

Avec toutes ces cartes aussi misérables, pourquoi Isabelle Giordano continue-t-elle donc d’infliger ce pensum à des auditeurs ?  Il n’existe personne d’autre dans cette maison de Radio-France pour reprendre le flambeau d’une émission drôle et respectueuse, impertinente et animée ?  Les affranchies sont franchement  des chieuses.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 12:41

Deux zozos, une meilleure dans sa connaissance des dossiers et sa pugnacité, mais lamentable quand même au total. Comment passer deux heures sans parler de la création d’emplois, sans parler de la compétitivité de nos entreprises, sans parler du déficit abyssal de notre balance commerciale. Ces deux fonctionnaires ne connaissent rien d’autre que procurer plus de recettes à l’état (avec le slogan facile et faux, il faut faire payer les riches), sans comprendre une seconde que l’alourdissement des prélèvements qu’ils votent avec entrain résoudra peut-être provisoirement le déficit abyssal d’un état mal géré mais n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois. Ces forcenés du lobby du service public ne proposent que de rassurer sur leur sort les inamovibles qui bénéficient du statut de la fonction publique, mais ne proposent jamais une réforme qui pourrait inciter les entreprises à recruter. Comment peuvent-ils oser proposer comme seule mesure d’aide aux entreprises la hausse du taux de l’impôt sur les sociétés pour la partie des bénéfices qui seraient distribués. Comment peuvent-ils soutenir (avec timidité d’ailleurs) la proposition floue de l’échange équitable : ils vont négocier en bilatéral, au sein de l’OMC, au sein de la zone euro, nul ne le sait ; ils vont négocier quoi, des mesures de rétorsion, des contingentements, des droits aux frontières, à quelles frontières celles du pays, celles de l’Europe ? Ils nous ont laissé dans l’ignorance parce qu’ils n’en savent rien probablement.

Double monologue scandaleux de deux personnes qui prétendent vouloir diriger notre pays mais oublient les sans-emplois, les employés précaires, les aspirants à l’emploi. Comment oser prétendre diriger la France sans proposer une solution, une piste, non pas pour arrêter la désindustrialisation, mais pour relancer l’industrie. Qui peut se laisser abuser sur les vagues hypothèses d’un développement des nanotechnologies et des énergies alternatives :  pourquoi pas pour après-demain, mais pour aujourd’hui, que nous disent-ils de la préservation d’une industrie automobile, d’une industrie chimique, d’une industrie nucléaire : rien.

Silence consternant, brisé un peu par Arnaud Montebourg, immédiatement remisé dans son placard. Comment soutenir qu’ils nous proposent des idées innovantes à coup d’emplois jeunes, de calcul obscur sur l’âge de départ à la retraite, de tutorat, toutes propositions honorables mais dignes seulement d’un programme ministériel.

Sidérant que la primaire organisée par le parti socialiste n’ait réussi qu’à faire émerger ces deux apparatchiks, vieillis. Faut-il constater la puissance des appareils du parti, ou soupçonner le caractère moutonnier des médias qui refuse d’intégrer dans ses distributions d’autres étoiles que celles connues du public ?

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 10:20

A quoi sert la Banque de France et son président Christian Noyer ? Etaient-ils chargés de la surveillance des banques françaises ?

Son illustre prédécesseur Jean-Claude Trichet avait marqué son action à la Direction du Trésor, puis à la Banque de France comme un des responsables de l’écroulement du Crédit Lyonnais. Christian Noyer fait mieux avec l’effondrement de Dexia.  Comme il  nous le déclarait avec emphase naguère (le 23/10/2010) : « les stress tests donnent une vue fiable et crédible des capacités de résistance du système bancaire européen », et pour faire bonne mesure il nous assénait « Le système bancaire français est solide et résilient ». Il lui faut attendre le 26/9/2011 pour concéder que « le modèle de Dexia était confronté à un certain nombre de problèmes ».

Tout ceci relève-t-il de sa naïveté, de son impréparation, de sa fausse bonne conscience, de son aveuglement en matière de contrôle.  Un peu de tout probablement. Les seules questions à se poser sont la crédibilité du personnage, et l’énigme de sa survivance à ce poste de responsabilité. Est-ce lui qui va nous rassurer sur l’état des autres établissements de crédit, qui va faire partie des négociateurs chargés de mettre en place une nouvelle gouvernance bancaire, qui va apparaître comme un des experts sur la place de Paris. Comment ne manifeste-t-il pas son honnêteté intellectuelle en démissionnant sur le champ. Mais la colonne vertébrale de ce gens-là n’est pas d’os et de moelle, mais de caoutchouc et de sérum physiologique : sans émotions, sans orgueil, ils plient au gré des tornades.

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 11:34

En France on a des ressources, mais on n’a pas d’idées. L’exemple le plus éclatant vient d’être donné par l’interdiction, en bonne voie, de l’exploitation de gaz de schistes.  Elle est réclamée par un amalgame de cévenols (qui ont oublié leurs exploitations charbonnières), d’écologistes  qui ne pensent qu’à leurs randonnées pédestres ou à vélo, de socialistes dont on se demande pourquoi ils se sont embarqués dans cette galère et de tous les populistes de droite qui craignent tellement leurs électeurs que la plus petite des manifestations les met en transes. Tout ce beau monde ne parle jamais de l’intérêt potentiel de cette ressource : ils ne savent pas ? Ils ne veulent pas savoir ?

Et pourtant ce gaz de schiste peut être créateur de richesses, et la moindre des honnêtetés serait d’examiner ce qu’il y a dans les deux plateaux de la balance. Les arguments des opposants à son exploitation sont ressassés jusqu’à la nausée. L’intérêt de cette ressource n’est guère mis en avant. Il existe au moins deux raisons majeures :

-          Une source de gaz nationale pour faire fonctionner nos centrales thermiques, avec le double avantage d’une économie de devises  en substituant du gaz au charbon importé ou au fuel lourd désulfuré également importé(ce qui n’est pas négligeable en temps de crise aigüe de notre balance commerciale) et d’une indépendance énergétique accrue

-          Une matière première pour nos unités chimiques ; déjà aux Etats-Unis va se manifester une accélération d’une production compétitive d’éthylène, sur base de gaz, qui viendra concurrencer les production européennes, sur basse de naphta ; l’alternative pour les crackers européens sera de se concentrer sur la fabrication de propylène en important les naphtas à bas prix du Moyen-Orient  En ne produisant pas de gaz de schistes nous fragilisons  les derniers restes de notre industrie chimique nationale.

Faute de confiance en nos idées pour exploiter proprement ces gaz de schistes, nos politiques préfèrent se rallier à une bande de bobos mi-urbains, mi ruraux, et oublient avec enthousiasme leurs slogans sur la nécessité de réindustrialiser le pays pour y créer des emplois, ou pour au moins arrêter la délocalisation des unités de production industrielles qui nous restent. Pourquoi les syndicats ne réagissent-ils pas ? Pourquoi les électorats ouvriers ne manifestent-ils pas ? Qui ne comprend pas la fragilité de nos installations chimiques de Dunkerque, Carling, Marseille-Fos ?

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