Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 15:16

Le Fur veut élargir les bases de l’ISF en y intégrant les œuvres d’art.

Chantal Jouanno est pour l’institutionnalisation du mariage homosexuel et l’adoption d’enfants par des couples du même sexe.

François Mitterand considère que l’affaire Polanski (condamné aux Etats-Unis pour des relations sexuelles avec une mineure de 13ans) est une histoire qui n’a pas vraiment de sens.

François Jacob déclare qu’il ne faut pas aller dans l’aventure du gaz de schiste compte tenu du risque sur le plan écologique.

Christine Lagarde veut administrer les prix des carburants.

 

Dans ce pot-pourri, qui peut retrouver le programme des électeurs de ces responsables : où est la liberté du commerce, où est la politique de l’énergie, où est le respect des décisions judiciaires d’un pays ami, où est le respect de la famille, où est la baisse de la fiscalité. Toutes les opinions de ces responsables de la majorité pourraient être pertinentes si elles n’étaient contraires aux vœux de ceux qui ont choisi ces fantoches. Se croient-ils investis d’une perspicacité supérieure, d’une autorité de droit divin, ou bien pensent-ils que leur cynisme, leurs vertus de caméléon, leur désir de paraître devant quelques franges de l’électorat vaut mandat de dire tout et n’importe quoi.

Pendant que l’on nous assomme sur les travers sexuels de certaines de nos excellences, les débordements de  frais de voyages d’autres, un oubli charitable se fait sur leurs véritables déviances, qui sont elles des infractions sérieuses au pacte démocratique.

Partager cet article
Repost0
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 16:39

Bernar (d ?) Venet : non ce n’est pas la rouille qui dérange le plus dans ses monstrueux anneaux dressés à Versailles,  c’est l’hommage niais qu’il rend à la prétendue lutte entre l’artiste et la matière : » Je propose des directions alors que je suis dirigé par la barre d’acier qui résiste et ne cède pas à ma volonté de domination » ; forgerie d’un soit disant artiste qui fait fabriquer ses pièces par son atelier en Hongrie ; tromperie d’une découverte d’ un usage de mathématiques qui se limite à des équations simplistes pour élèves de collège ; pathos, du gigantisme qui tente de rattraper par le poids des œuvres l’inanité de l’inspiration ; prétention de l’artiste chéri des aciéristes et des sociétés d’autoroute à venir imposer son langage de multinationales ignares dans le lieu symbolique de l’esprit français ; hideur conceptuelle des œuvres d’un vieillard qui faute de talent révélé précocement, nous assomme de ses trouvailles héritées d’un art pauvre.

Non, ce qui m’afflige n’est pas la rouille sur ses œuvres, c’est la corrosion des esprits qui préfèrent ne pas juger de peur de se tromper.

Partager cet article
Repost0
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 21:37

L’ISF est un impôt pour les pauvres. Il s’agit de calmer leurs envies haineuses de la richesse, de les conforter dans l’idée que l’absence de travail et de réussite n’est pas discriminante, de les conforter dans leur prétention à vouloir profiter de tout sans payer pour rien.

Pourquoi pas si c’était le tribut à payer à la démocratie. Mais le problème est que ce prélèvement s’effectue sur les millionnaires et ne concerne guère les milliardaires qui ont l’arme de la délocalisation d’une partie (voire de la quasi-totalité) de leurs revenus et leur fortune. Il ne répond pas vraiment à la demande du bas peuple, sauf à considérer que l’envie s’exprime surtout sur la richesse proche et palpable : jalousie d’un plus bel appartement à côté de chez soi, d’une plus belle maison du voisin, d’une plus belle voiture.

L’ISF est un impôt pour les députés. Il s’agit pour eux de briller dans les réunions électorales en déclamant contre l’accumulation de richesses toujours issue de moyens impurs ; il s’agit pour eux de se répandre dans des tracts montant leur lutte exigeante pour plus de liberté réelle au détriment des accapareurs.  Les députés ont eu l’impertinence de voter à plusieurs reprises l’instauration de cet impôt antiéconomique et inquisitorial, ils n’ont jamais eu le courage de l’abroger pour trouver des modes de financement moins délirants comme l’augmentation des droits de succession.

L’ISF est devenu la nouvelle marotte du député de Merdrignac, Marc Le Fur. Abandonnant ses  passions (les élevages porcins,  la bioéthique, que sais-je encore) il nous balance l’idée d’inclure les œuvres d’art dans la base de l’ISF. C’est une richesse non productive, clame-t-il, il faut la taxer. Il a raison en ce sens l’efficacité économique voudrait que l’on taxe tout ce qui est improductif afin de forcer les détenteurs à vendre et réintroduire des capitaux dans les circuits économiques. Mais ce pauvre Le Fur ne voit que son doigt qui pointe vers la lune. Derrière cette mesure démagogique, affublée d’un vague voilage économique, il en oublié la vertu cardinale de tout impôt : la simplicité du prélèvement. Comment va-t-il nous définir une œuvre d’art : celle qui a un prix supérieur à combien ? Celle qui est vieille ou celles qui sont produites actuellement ? Faudra-t-il généraliser des visites domiciliaires du fisc pour traquer les fraudeurs ?

Et par-dessus tout, obscur iconoclaste de Merdrignac, où croyez-vous que doivent être les innombrables œuvres d’art encore en France, ensevelies dans les tombes des musées, transformées en centres de vacances,  ou donnant quelque plaisir à des amateurs un peu fortunés ?

Partager cet article
Repost0
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 11:29

Les rumeurs sur les dépravations sexuelles de nos excellences ont toujours été nombreuses. Et celà ne date pas d’hier depuis les débauches imaginées  de reine Anne d’Autriche ou de la reine Marie-Antoinette, jusqu’aux ignominies qui ont tenté de salir Pompidou. Mais la donne change lorsque la rumeur ne colporte plus seulement des  comportements condamnés par des morales ou qui seraient considérés comme « non appropriés » ainsi que le disent nos amis américains, mais laisse augurer de conduites indubitablement criminelles comme la pédophilie assortie de tourisme sexuel.

Personne ne nie que le tourisme pédophile est avéré et prospère : n’importe quel voyageur au Maroc a juste besoin d’ouvrir les yeux pour le deviner. Personne ne nie avoir entendu des bruits sur telle excellence partant se débaucher avec des jeunes brésiliens, une autre racolant dans le souk de Marrakech,  une troisième écrivant explicitement son goût pour des garçons en Thaïlande (il a précisé que garçon signifiait mâle de 18 à 60 ans).  Personne n’a oublié les hurlements d’indignation de bien des politiques, journaleux et théâtreux pour refuser l’extradition de Polanski aux Etats-Unis afin de régler son compte avec la justice américaine.

Il est donc vrai qu’il ne faudrait pas écouter la rumeur, et encore moins la propager. Mais il est aussi vrai qu’une atmosphère de permissivité a régné jusqu’à naguère pour ne pas approfondir les enquêtes sur les errances sexuelles de nos dirigeants quand elles dépassent les bornes de ce qui est admissible pour un personnage public (le racolage, les partouzes qui sont quand même des offrandes aux maquereaux et maquerelles), et encore moins quand elle atteignent les limites de ce qui est encore considéré comme un crime.

Luc Ferry a manqué de retenue en proclamant une rumeur sur un plateau de télévision. Des cris d’orfraie se sont élevés pour stigmatiser son attitude. Mais n’a-t-il pas agi sous le coup d’une colère juste devant le non-dit, d’une fureur sacrée devant des comportements odieux couverts par les plus hautes autorités de l’état ; comme les prophètes de l’Ancien Testament n’a-t-il pas voulu vouer aux gémonies des attitudes inacceptables ; comme les oracles grecs n’a-t-il pas voulu signifier qu’un destin inéluctable viendra frapper ? Lorsqu’elle n’est pas un substitut aux mots, à une incapacité de s’exprimer, la colère est bonne conseillère car elle permet de dire l’indicible.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 10:45

L’aventure libyenne est  un abrégé de la politique extérieure de la France.

Lancée sur un coup de tête, entre Nicolas Sarkozy et Bernard Henri-Levy, sans approbation explicite du ministre des affaires étrangères Alain Juppé, sans consultation de représentants du parlement.

Lancée sans analyse de la situation : cent jours après la rébellion en est exactement au même point, sans progression sur le terrain, sans organisation sérieuse.

Lancée pour des motifs qui ne sont pas évidents : pourquoi faut-il protéger les populations de Benghazi, et oublier celles déjà révoltées du Yémen, de Bahrein ? Pourquoi faut-il oublier les massacres répétés perpétrés par le régime syrien ?

Le rêve d’une action humanitaire, teintée d’une avidité économique certaine (le pétrole lybien), et d’un opportunisme électoral évident (la stature internationale du chef lancé dans une guerre juste), s’est heurté rapidement aux principes de réalité :

-          Un appui des autres nations arabes donné du bout des lèvres ; heureusement qu’il reste encore le Qatar pour apporter un soutien militaire à la coalition et éviter de donner l’image désastreuse d’une lutte entre l’Occident et le monde arabe ; mais cette contribution reste bien symbolique et peut flancher du jour au lendemain.

-          Une coalition franco-anglaise dont on s’est aperçu qu’elle était incapable de mener une action d’envergure sans l’appui de l’OTAN ; au lieu d’être une démonstration de la force de nos armées elle en pointe l’impuissance.

-          Une action militaire qui est vouée à l’échec tant qu’elle restera une action de pure attaque aérienne ; l’anéantissement des chars et des avions de l’armée régulière libyenne n’a pas empêché celle-ci de trouver la parade en lançant ses véhicules légers tout terrain dans des rezzous permanents ; la disproportion des moyens exorbitants mis en œuvre pour maintenant toucher de temps à autre un de ces véhicules légers tourne à la farce.  

L’aventure entre dans une impasse si Khadafi n’est pas assassiné par un de ses sbires.

L’impulsivité, l’absence d’écoute, le manque de prévision vont conduire, et ce serait normal, sauf coup de chance, à l’enlisement.

Partager cet article
Repost0
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 10:10

Elle parle anglais ! Quoi de plus incroyable, de plus admirable, de plus confondant, de plus insoupçonnable de la part d’un ministre de la République. Elle est idolâtrée par les Barrot, Barnier, Sarkozy, et tant d’autres ignorants pour savoir débiter avec aisance, dans les langues de Shakespeare et de Steinbeck, toutes les âneries qu’ils sont obligés de faire traduire. Les mêmes qui s’indignent de ce que nos gamins sont exécrables dans leur apprentissage des langues étrangères, pérorent dans un pidgin souffreteux dans les enceintes internationales. Les mêmes qui veulent imposer à nos bambins de s’habituer aux parlers du monde dès leur plus tendre enfance, traînent leur inculture avec désinvolture parmi les grands de la mondialisation. Heureusement, ils ont Christine Lagarde qui est capable de téléphoner en anglais directement à n’importe quelle sommité de la Terre.

Une fois l’admiration devant ce talent incontestable, exprimé et réitéré, il faut se rendre à l’évidence, nous sommes arrivés au bout du rouleau. L’élégante dégingandée a de la classe, de l’allure, de l’amabilité, toutes qualités remarquables chez le péquin moyen mais qui ne sont que petits amuse-gueules pour la grande prêtresse des finances de la France. Sa grande spécialité est de commenter avec satisfaction la statistique qui prouve la pertinence de son action (enfin, de celle des conseillers de l’Elysée qui la tutorent) : tout l’art est de choisir la série qui prouve la diminution de l’aggravation, le renversement de tendance, le changement de pente, la transformation de telle exponentielle en courbe moins inquiétante et d’attirer l’attention sur la pertinence des mesures prises par le gouvernement pour aboutir à un si heureux résultat.

Mais quand aux idées sur la politique économique, nul ne l’a jamais entendu en proférer une. A croire qu’elle ne sait pas exactement de quelle matière il peut s’agir. L’industrie est un gros mot qui pourrait fâcher les sensibilités vertes.  L’emploi une inconnue dont il suffit de dire qu’il est une priorité. L’euro une religion, contre laquelle toute attaque est un sacrilège, un crime de lèse Europe. Les impôts une salade qu’il suffit d’assaisonner des expressions de décentralisation, d’outil de justesse sociale. Le monde financier, une caverne de brigands, qu’il faut protéger néanmoins des excès des altermondialistes.

Ah pourquoi est-elle sortie de sa piscine ? Pourquoi n’agite-t-elle plus ses jambes effilées au galbe superbe ? Qu’est-elle venue faire dans ce marigot où elle nage si mal ? Quel triste spectacle de voir cette pauvre petite poule d'eau plonger désespérément dans le grand bain de Bercy pour tenter d'y trouver quelques miettes de réforme.

 

P.S. J'avais publié ce petit portrait le 19/12/2010.  Depuis l'histoire s'emballe, et maintenant notre nymphe se propose de remplacer un satyre.

 

Partager cet article
Repost0
21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 17:40

La seule bonne conséquence que je vois à l’affaire de DSK est le rappel opportun à tous nos hommes politiques français que la roche tarpéienne est près du Capitole. Coupable ou pas, ce pauvre DSK s’est montré indigne de la fonction qu’il voulait briguer, en étalant avant midi heure de New-York et après une heure,  heure de New-York, une insoutenable légèreté, imaginant vivre dans un  petit cocon protecteur  dans lequel ses lubies seront ignorées, oubliées. S’il n’était le seul ! Mais tous ses congénères qui pensent, et vous le répètent à l’envi que la politique est un métier, se construisent ce même cocon protecteur : abrité dans leurs palais nationaux, leurs voitures de fonctions, leurs emplois plus ou moins fictifs, certains en arrivent à ne plus s’apercevoir qu’ils sont des êtres comme les autres. Et de glissades en dérapages, de compromis en compromissions, de petits oublis à de gros mensonges, les plus fragiles d’entre eux entrent benoitement dans le domaine de la délinquance.

Le coup de tonnerre disqualifie certes un homme, mais il disqualifie surtout ce métier de politicien.  Les bonnes âmes se répandent en disant que les crimes d’un seul ne peuvent entacher la vertu des autres ; ils ont tort. Les débordements de tous ces professionnels sont légions : les ignominies  de Chirac dont certaines finissent par arriver devant un tribunal malgré les embûches semées par tous ses affidés, les grand guignoleries de Villepin devant un tribunal, les turpitudes de la famille Guérini en instruction, les dévoiements de Ségolène Royal condamnée au tribunal des prud’hommes, les maladresses d’Eric Woerth et de son épouse, etc… etc… obéïssent toutes au même adage « quos vult perdere, Jupiter dementat ».

Ce métier de politique, du moins lorsqu’il est pratiqué par les quelques dizaine qui détiennent la réalité du pouvoir, rend fou : la maladie fait son chemin au travers de la flagornerie de leurs cabinets, de leur starisation par les médias, de leur écartèlement entre des obligations qu’ils s’inventent.  Ils se croient hommes d’actions parce qu’ils sont des hommes occupés. Ils se prennent pour des décideurs parce qu’ils suivent les opinions de leurs conseillers. Ils s’imaginent populaires parce qu’ils trustent la parole et les images.  A force de s’abuser sur leurs propres forces, ils imaginent que tout est permis pour que se poursuivent des destins aussi prometteurs. A force de se raconter des histoires, et d’écouter complaisamment celles que leur entourage leur serine, ils croient que leur existence est un atout pour le peuple et qu’il importe de le leur conserver.  A partir de là (pour les plus naïfs, les plus cyniques, les plus bêtes, les plus retors) de privilèges indus, en entorses bien supportés, la chute vers la faute est inexorable.

Non, la politique ne devrait pas être un métier dans une démocratie : trop inhumaine, trop tentatrice pour y demeurer toute une vie. Non la politique ne devrait plus être viagère. Faison le rêve d’un pays dirigé par des amateurs.

Partager cet article
Repost0
18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 10:25

Enfin un éditorial  (Jean-Francis Pecresse dans les Echos du 18 mai )sur ce sujet qui fâche : l’absentéisme dans la fonction publique territoriale. Un problème révélateur de l’insatisfaction des fonctionnaires  face à  la dérive de nos administrations vers des statuts de type quasi-féodaux  où la fidélité à un « patron » qui vous a recruté, qui vous donne des dossiers, prime sur le dévouement à l’Etat ;  où la situation de « rentier » (en tant que bénéficiaire d’un statut protégé par des politiques qui généralement en  profitent) prédomine sur l’excellence du travail ; où les tentations des petits chefs, n’est pas arrêtée par des patrons qui préfèrent la gestion de leur carrière à la gestion des hommes.

Situation inconfortable qui se traduit par l’incroyable explosion de la fuite au travail.  Nous n’en sommes pas encore à l’état de la fonction publique italienne, par exemple, lorsque les employés des administrations viennent accrocher leur veste le matin dans leur bureau, pour aller s’occuper ensuite de leur deuxième emploi. Mais la dégradation est palpables à travers l’inflation de tous les indicateurs d’absence (de fait des signes de démotivation).

La réforme de la fonction publique (territoriale, hospitalière et de l’état central) passe certainement par des contrôles de la réalité des maladies invoquées, passe peut-être par une réduction d’effectifs que beaucoup considèrent comme pléthorique au vu des comparaisons internationales, mais surtout et d’abord par des changements de gestion : personne n’a envie de ne pas faire grand-chose,  ou personne ne désire voir ses travaux mal considérés et mal récompensés, ou encore personne ne croit que le service de l’Etat, de la collectivité, du bien public est à mettre sous le boisseau au profit de la satisfaction d’un « patron » ou des fameux « avantages acquis ».

Le laxisme des dirigeants territoriaux laisse prospérer une culture de la paresse qui désenchante tous leurs subordonnés.

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:36

Image dégradante des Etats-Unis qui met quelqu’un en garde à vue pendant trente heures sur plainte d’une femme de ménage entrée par erreur  dans une chambre. Image d’une justice de desperados où le présumé innocent sort entravé, débraillé, mal rasé, au bout d’un interminable interrogatoire pour être offert comme objectif aux cameras du monde entier. Image de justiciers assoiffés de publicité (le corps judiciaire est élu) qui déploient une armada de policiers pour aller fouiller la chambre du présumé suspect, qui sous-entendent qu’il a quasiment pris la fuite (sur un vol qu'il avait réservé à l’avance, en téléphonant, sur son trajet,à son hôtel pour qu’on lui fasse porter un téléphone qu’il y avait oublié).

Incroyable nouvelle d’apprendre que le directeur général du FMI ne bénéficie pas de l’immunité diplomatique. Cela signifie que son patron actuel (comme le futur) est soumis à n’importe quelle pression du soit disant pays d’accueil, ce qui pour un personnage censé prendre des décisions (ou du moins de les faire approuver par son conseil d’administration) de nature mondiale est proprement insupportable. Cet épisode burlesque va immédiatement poser pour l’ensemble des pays membres du FMI la question soit du déménagement vers des cieux plus accueillant soit une protection minimale des membres de la direction de cet organisme pour qu’ils ne se retrouvent pas soumis au premier chantage venu.

Stupéfaction des autorités françaises qui, je l’imagine, doivent être partagées entre le désir légitime de protéger un ressortissant de notre pays contre des abus de procédure, et la crainte d’aggraver le cas du probable inculpé par des déclarations intempestives. Stupéfaction de ses amis, prêts à se lancer dans la bataille présidentielle, qui se retrouvent avec un héros entraîné dans un drame grand guignolesque, avec si l’enquête progresse des arguties dégradantes dont l’Amérique a le secret (souvenons-nous des attaques contre Clinton).

Je me sens triste de voir quelqu’un que je n’estimais pas particulièrement, mais dont je respectais les capacités immédiatement jeté aux chiens sur une plainte peu crédible, des déclarations hâtives d’un corps judiciaire affamé de gloire, et une absence de sureté diplomatique d’une organisation internationale d’un aussi grand prestige.

Partager cet article
Repost0
13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 16:12

Pour une fois qu’une utilité était trouvée au Larzac : forer pour y trouver des gaz de schistes.  Donner à cette région l’opportunité de servir à quelque chose dans le concert national, au moins pour lui fournir une source d’énergie, ce qui était peut-être plus noble que de devenir un lieu de test pour des munitions de l’armée française.  

Mais, nous surprendrons toujours les gardiens de la néoruralité : d’une seule voix ils clament leur refus de tout changement. Ils sanctifient les petits canaux « ancestraux » qui viennent arroser leurs jardinets. Ils déclarent en professionnels de l’amalgame à connotation historique « on n’est pas là pour se faire gazer ». Ils s’emportent contre les lobbies des industriels qui voudraient briser l’exclusivité qu’ils s’arrogent sur ce territoire.

Des habitants du Larzac, toujours en pointe pour défendre l’obscurantisme en se cachant derrière le principe de précaution travesti en obligation de ne rien faire, on peut encore comprendre : ils sont cohérents. Mais les députés qui s’engouffrent sur cette bataille donnent l’image terrifiante de ce que peut donner une démocratie mal comprise : grappiller les voix de n’importe quel groupuscule en foulant aux pieds le droit à la recherche conduite scientifiquement, le droit au développement économique, le droit de ceux qui ne vivent pas au Larzac.

La loi de circonstance votée (sinon approuvée) par tous les groupes de l’Assemblée ternit l’image de la représentation nationale qui a cédé au lobby des néoruraux, aux peurs des petits propriétaires craignant que l’on écorne la valeur de leur patrimoine, à une crainte diffuse attisée par la projection de quelques films montrant les méfaits d’une exploitation incontrôlée ; aucune de ces raisons n’est satisfaisante pour excuser l’abandon de toute réflexion,  le mépris des scientifiques non consultés, la vindicte envers les industriels haïs pour on ne sait quelle raison.

Il serait urgent d’introduire dans la constitution un principe de raison qui s’imposerait au funeste principe de précaution.

Partager cet article
Repost0