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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 10:32

Un torrent d’éloges pour Louise Bourgeois. Quelques œuvres montrent un artiste de talent : la femme couteau de 1982, l’Arch of hysteria de 1993, voire ses araignées métalliques ; rien de très conceptuel dans celles-ci ; des formes et des matériaux qui parlent d’eux-mêmes ; un plaisir du regard qui peut les caresser ; compliments que l’artiste, j’imagine, rejetterait avec  horreur ; du beau ? du plaisir ? pas de compréhension des souffrances  de l’enfant qu’elle fût ? pas de message nécessaire longuement disserté dans son salon sur sa trajectoire, ses pulsions, ses frustrations ?

Pour moi, elle est surtout un artiste qui a gâché des qualités évidentes par ce goût si répandu chez les plasticiens des manifestations nombrilistes ; la complaisance peut conduire à la création, mais ce n’en est ni une condition nécessaire, ni une condition suffisante. Trop de dissertations sur son travail, trop de recherche sur l'expression de ses pulsions, trop d'anti-conformisme proclamé pour choquer (?) un public béat. Louise Bourgeois arrogante et inaccomplie sera l'exemple d'un destin à moitié raté.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:38

Christian Boltanski dit pour son exposition au Grand Palais vouloir aborder le hasard, la loi de Dieu, la mort.

Le hasard, accordons-le lui : c’est n’importe quoi. Une sorte de summum du hasard.

La loi de Dieu ? Il applique sa loi artistique, oubliant toute leçon du passé. Il doit se prendre pour Dieu.

La mort. Oui, certes, un assassinat.  Un crime. Il veut tuer l’art et y réussit fort bien.

 

Cet assemblage colossal de chiffonnier , dans une veine « Arte Povera », est bien le symbole d’un bégaiement du plasticien qui ayant perdu ses instruments artisanaux (ou plutôt ne les ayant jamais eu) les recherche vainement dans les poubelles.  Une démesure, dont on dirait qu’elle est la marque de tous les « plasticiens ». Il faut à tout prix remplir des espaces : dispersons l’attention faute de pouvoir la retenir. Et pour conclure le tout un discours prétentieux, qui parce qu’il inclut de beaux mots (Dieu, Hasard, Mort) , croit avoir fourni une clé à ce qui est incompréhensible.

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