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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 15:22

Un nouveau port à conteneurs construit au Havre ; pas de chance, la décision de le relier au réseau fluvial de la Seine n’a jamais été prise ; les ports d’Anvers et de Rotterdam hésitent entre la joie et l’effarement.

Le tunnel Lyon-Turin est en construction ; zut, rien n’a été à ce jour arrêté pour les voies d’accès ; l’Italie et la commission de Bruxelles s’indignent.

La centrale à charbon de Saint Avold va être remise en service tandis que la centrale nucléaire de Fessenheim vient juste d’être arrêtée ; et vive les émissions de carbone et la programmation énergétique.

Le futur aéroport de Notre Dame des Landes a été converti en surfaces d’agriculture biologique pour la joie de quelques zadistes tandis que les dizaines de milliers de voisins de l’aéroport de Nantes se battent pour obtenir des interdictions de vol pendant les heures nocturnes ; bonjour au pays de la cohérence et du développement économique.

Qui a dit que nous avions une politique industrielle en France ?  Personne ? C’est heureux car tant d’incompétence frise la Cour de Justice de la République.

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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 10:28

La parenthèse enchantée de la mondialisation est en train de se renfermer. La désindustrialisation de l’Europe au profit de pays plus ou moins émergents a permis de faire baisser les prix pour les consommateurs grâce à la mise au travail des enfants et des adultes dans des conditions proches du travail forcé dans les pays pauvres. Les chômeurs de l’occident, inactivés du fait de la fermeture des usines, étaient soit dédommagés par des allocations permettant d’éteindre leurs récriminations soit recrutés dans des administrations publiques artificiellement gonflées, le tout au prix d’un dérapage monstrueux des déficits publics; la pollution liée aux activités industrielles a été délocalisée vers des pays moins regardants donnant des brevets de progrès écologique à des pays qui ne méritaient que la médaille du cynisme; l’inflation chassée des produits de consommation s’est réfugiée dans les actifs financiers et immobiliers seuls encore porteurs de rareté amplifiant le creusement des inégalités au profit  des nantis; les investissements se concentrèrent dans des secteurs de la communication (le web), du tourisme (les voyages), du service à la personne, surfant sur la destruction des acquis sociaux au nom d’une prétendue économie 2.0..

 

La mondialisation des biens a montré son vrai visage de la cupidité et de l’égoïsme à court-terme de l’occident, de l’hypocrisie de ses classes moyennes confites dans un état social qui lui garantissait la stabilité des prix de consommation, de l’aveuglement de ses classes pauvres endormies par des subventions massives non financées, de la satisfaction de ses élites voyant croitre la valeur de ses actifs.

 

Dans cette euphorie consommatrice, les quelques scrupules des peuplades profiteuses ont été noyés dans une idéologie des droits de l’homme d’autant plus agressive qu’elle émanait des classes les plus favorisées. Alors l’ anesthésie générale en matière économique s’est doublée d’une passion outrancière pour l’autre, l’étranger, conduisant à une même dissolution de nos cultures européennes dans un goubli-boulga de musique afro-américaine, ou maghrébine, d’art contemporain né dans l’underground ou les salles de marché, de révérence pour des coutumes de peuplades oubliées de l’histoire doublé d’un mépris pour tout folklore, ou tradition non étrangère. Ce prolongement de l’aveuglement économique dans le domaine culturel a conduit à un assèchement des initiatives locales au profit d’importations de mondes qui nous sont inconnus : le wokisme, le slam, le rap, la techno. La frousse de la faute morale a conduit à baptiser immorales toutes actions qui ne seraient pas repentir envers les populations exploitées.

 

Si vraiment la mondialisation ne peut maintenant que se ralentir, faute de peuples restant encore à exploiter, ou plutôt faute de volonté d’exploiter de nouveaux misérables, alors la baisse des prix ne pourra plus jouer sur tous nos objets de vie courante, alors l’inflation va reprendre son cours en bien et en mal. Et les taux d’intérêts existeront à nouveau comme critère de choix entre les investissements permettant d’éliminer les projets les plus hasardeux. Ce retour à un monde moins cynique et plus rationnel va se faire dans la douleur de la réadaptation à un monde moins rêvé, à l’abandon de l’imaginaire de la gratuité, à la restauration de la valeur travail. Place aux peuples courageux et fiers de l’être.

 

 

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23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 10:12

Entreprises qui n’ont jamais créé un emploi net. Toutes les embauches en grandes surfaces ne sont que la compensation de licenciement dans des petits commerces et de fermeture de boutiques.

Leurs centrales d’achat font régner la terreur chez tous les commerciaux des petites entreprises de notre pays. Elles leur permettent à peine de survivre les privant de moyens de développement, sous la menace permanente d‘acheter ailleurs, et en particulier là où les lois sociales et environnementales sont plus laxistes.

Elles bénéficient de la mansuétudes pouvoirs publics parce qu’elles elles font baisser les prix des produits alimentaires au détriment de producteurs de moins en moins nombreux. Qu’importe la survivance de quelques ruraux qui ont de moins en moins d’influence.

Elles imposent leur laideur aux entrées de toutes les agglomérations : mêmes hangars limite bidonville, mêmes hectares de bitumes pour entasser les voitures des clients, mêmes panonceaux géants pour nous réassurer sur la présence prochaine de ces mochetés.

 

L’intérêt de ces entreprises pour le pays ne saute pas aux yeux : socialement inutiles, nocives pour l’industrie et l’agriculture locales, lèpres esthétiques qui contaminent tous les environs des villes ; leur seule justification est l’existence de leurs armées d’acheteurs au sein des centrales d’achat : ils savent, à perfection, jouer du fort (les quelques centrales existantes sur le territoire) contre le faible (les innombrables agriculteurs, les industriels en quête désespérée d’un référencement). ; ils savent de ce fait rogner les marges de ceux qui leur vendent au profit des clients de leurs magasins. Gains de pouvoir d’achat qui a clos les yeux des gouvernements, au détriment de l’exercice normal de la concurrence. Ils ont été des acteurs essentiels, avec la complicité de l’Union Européenne, de la mondialisation des produits ; ils ont été avec elle les fossoyeurs de l’industrie française et européenne ; ils sont, avec l’Etat au premier rang, de ceux qui ont appauvri et notre agriculture et nos agriculteurs.

 

L’espoir est que leur survie n’est plus assurée. Se déplacer en voiture pour aller dans ces temples de la consommation devient problématique quand tous les services de proximité gagnent du terrain. Le refrain lancinant du produit « le moins cher » est remis en cause par la recherche de qualité, la provenance locale, le goût de la diversité. Et peut-être qu’un jour les autorités de la concurrence se pencheront sur la pertinence de l’existence de ces structures d’achat qui faussent le fonctionnement des marchés.

 

 

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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 18:28

Les tricheurs

  • Les infirmières et aides-soignants et leur taux d’absentéisme supérieur à 10% en 2020 (enquête Fédération hospitalière française);
  • Les professeurs et leur temps de travail annuel réduit à peau de chagrin par les vacances et la maigreur de leurs obligations de service (« Un agrégé, c’est-à-dire le sommet en matière de compétences, c’est quinze heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Un certifié, c’est dix-huit heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Et un professeur des écoles c’est vingt-quatre heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année » disait officiellement Nicolas Sarkozy) ;
  • Les assistés et leur fraude sur les prestations sociales qui se situe au moins à 15 milliards d’euros par an et atteint plus probablement 45 milliards par an (rapport de l’Assemblée Nationale) ;

Tous ces tricheurs en rajoutent en niant leurs forfaits et en réclamant ou de effectifs supplémentaires (pour faire monter le taux d’absentéisme ou réduire encore plus le temps de travail), ou faire pleurer sur leur pouvoir d’achat. Triste tropisme.

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7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 12:30

Personnages qui mélangent une nécessaire santé physique et une exacerbation de leur volonté de domination. Rien de plus méprisable que ces manifestations de gloriole pour avoir écrasé un adversaire ; d’autant plus répugnantes lorsqu’elles s’habillent de prétentions nationales ou politiques ou sociétales. Rien de moins raisonnable que cet avilissement de son corps pour de tels objectifs quand il est une médicalisation qui tutoie le dopage, une mise en exploitation pour des gains incompréhensibles, un statut d’idole sans neurones.

Les Jeux Olympiques sont la caricature du sport qui libère l’esprit, un barnum pour faire exploiter des naïfs par des marques cupides, une dérive populiste de l’exaltation du désir. A quand l'extinction de ce cirque ?

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 11:08

Triomphe incompréhensible des responsables européens : enthousiasme pour lever des dettes ce qui correspond à une charge mise sur le dos des générations futures ou créer de nouveaux impôts ce qui est un poids pour la population actuelle. Où est le souffle, où est la perspective ? Tout effort qu’il soit d’aujourd’hui ou de demain doit être justifié par un projet fédérateur. Il ne peut s’appuyer sur une utopie passéiste comme « combattre le changement climatique ». Il ne peut être une ambition de restaurer la société factice et servile du tourisme de masse. Il ne doit pas être fondé sur la peur de l’inconnu, la précaution tous azimut, la protection d’avantages acquis. Il faut mobiliser sur le progrès technique (des moyens de transports économes et rapides, des infrastructures spatiales à la hauteur de nos puissances, des ordinateurs et des algorithmes ), sur de nouvelles avancées scientifiques (la pile à combustible, les surgénérateurs, les OGM,  les nouvelles molécules), sur la diffusion des connaissances et des cultures (une éducation sélective et adaptée, des réseaux culturels attachés à  la transmission).

Je suis persuadé qu’il existe de nombreux projets fédérateurs : qu’ils soient annoncés, structurés et localisés. Alors, et alors uniquement il sera temps d’organiser les financements nécessaires. L’approche choisie n’est qu’une course à la création de fausse monnaie pour tenter de prolonger des industries à l’agonie comme celles des moteurs thermiques, ou des secteurs en pleine bulle comme le tourisme de masse. 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 11:33

Emission de fausse-monnaie à tire-larigot pour soutenir une économie massacrée par des gouvernements qui ont disjoncté.

Abandon de l’école obligatoire au profit d’un système de garderie, uniquement pour les plus jeunes, organisé par une moitié des instituteurs ; tout le reste des enseignants se la coule douce malgré l’indignation croissante des parents.

Autorisation de manifestations anti-policiers, anti-juges, anti-petit commerce au mépris de contraintes sanitaires dites nécessaires ; que ne ferait-on pas pour défendre la mémoire de Traoré.

 

Les fondements de la prospérité, de l’éducation et de la loi sont bafoués ; seraient-ce les débuts d’un monde futur ?

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 11:32

Quelques adultes prématurément vieillis dans leur banlieues sordides sont revenus casser dans les centres villes. Ils sont minables; ils ne demandent pas ce qui serait indispensable à une sortie de leur médiocrité :

  • la suppression progressive de la TICPE (taxe sur les carburants qui représente 30 milliards d’euros de recettes pour l’état) qui épargnerait aux condamnés à la voiture de se faire tondre par ceux qui disposent de transports en commun subventionnés; cette taxe spoliatrice pourrait être avantageusement remplacée par une augmentation de la TVA (par exemple de 20 à 22%) qui pénaliserait les importations et relancerait un peu l’inflation;
  • La création (massive et par administration ou grande société) de logements de fonction pour ceux qui doivent travailler dans les métropoles mondialisées et la suppression des taxes de mutation sur les ventes de logement; ces opérations faciliteraient la mobilité et pourraient être financées par un rétablissement de la taxe d’habitation supprimée par un gouvernement inconséquent; profit subsidiaire, ceci provoquerait une relance  de l’investissement dans la construction et une baisse de la spéculation dans les hyper-centres.

 

 

En bref, il ne faut pas augmenter les revenus des gilets jaunes et assimilables; il faut diminuer leurs dépenses qui se révèlent abusivement élevées. La taxation des carburants est une lubie d’un état despotique qui rappelle la gabelle dans son principe de pomper un maximum de taxes sur un élément complètement vital. L’envolée de la spéculation dans les appartements des centres villes est peut-être la rançon du succès mais il serait indispensable que ceux qui rendent un service payé par l’état, les personnels médicaux, les personnels de l’enseignement, les forces de l’ordre et de la sécurité, les personnels de la justice disposent de logements à loyer modéré financés par leurs administration.

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17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 15:58

« Je prends mon pied avec … la plus belle des cathédrales du monde » disait naguère Philippe Villeneuve architecte en chef des monuments historiques ;  on lui souhaite de le prendre lorsqu’il devra s’expliquer devant les juridictions compétentes pour son incompétence, son défaut de surveillance et sa prouesse d’avoir réussi à laisser brûler de que ses collègues avaient mis huit siècles à édifier et protéger.

 

Le pape François  est attendu avec impatience au chevet de Notre Dame ; il a oublié de préciser dans ses diverses interventions qu’il allait venir à Paris  ; nul doute qu’il arrivera à caser ce pèlerinage entre Maroc, Egypte et autres pays sud-américains. Après avoir loupé la cathédrale de Mossoul il serait dommage qu’il loupe celle de Paris.

 

La reine de l’Hôtel de Ville, Notre Drame de Paris, a omis de prononcer le mot de catholique pendant qu’elle se trémoussait sur le parvis entre Monseigneur Chauvet et le président Macron. Un mot terrifiant qui recouvre des populations haïes qu’il convient de laisser de côté, même devant leur lieu de culte en flammes, pour ne pas effaroucher les électeurs d'Anne Hidalgo.

 

Sans oublier le gilet jaune de service qui pleurait à l’antenne parce que les dons promis par de riches familles et de grands groupes pour la restauration de la cathédrale ne venaient pas dans la poche de ces pauvres malheureux qui n’ont gardé comme religion que le culte de la consommation.

 

"Je m’en fiche de Notre-Dame car je m’en fiche de l’histoire de France" disait  enfin Hafsa Haskar ; Madji Chaarana, Edouard Le Bert autres responsables de l’UNEF tiennent des propos analogues. Parmi les rationalisations du budget de l'Etat  : pourquoi ne pas réorienter ses subventions  à l’UNEF vers la reconstruction de lieux de culte.

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 10:00

Hiérarchie des concepts surprenante : le paradis (fiscal) est un lieu d’exil pour ploutocrates à la limite de la malhonnêteté ; la niche (fiscale) est un petit havre pour besogneux méritants.  D’un côté d’infectes capitalistes, financiers, profiteurs de tout poil, de l’autre les journalistes qui bénéficient d’un abattement particulier sur leurs revenus, les fonctionnaires internationaux qui ne paient pas d’impôt sur le revenu, et les innombrables dérogations accordées aux Corses. Les valeureux habitants de l’Ile de Beauté, défenseurs de leur culture communautaire, les apatrides faiseurs de règlements hors sol, les héros du combat pour la transparence tous azimut sont récompensés.

Triste morale : les chiens à l’abri de leur niche mordent, les légalistes trinquent.

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