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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 12:22

Entre deux oligopoles, il faut préférer celui qui produit à celui qui distribue.  Donc entre Hachette et Amazone, je choisis Hachette ; l’un grâce à ses plateformes de distribution électroniques ou pas m’apporte un confort, l’autre la mise en forme d’un objet conçu par l’auteur ; j’inclinerai toujours pour celui qui apporte le plus de valeur ajoutée. Amazone, sous le costume séduisant de la technologie moderne, est le successeur du colporteur : c’est un aventurier sympathique mais facilement remplaçable.

Entre celui qui fait une marge convenable pour rétribuer ses clients, fournisseurs, salariés, actionnaires et celui qui travaille à perte, il faut préférer la société saine à celle qui est obligée de pourrir le marché pour tenter de survivre. Amazone a choisi un modèle de développement à tout prix de son chiffre d’affaires qui écrase ses concurrents, sans rétribuer correctement tous ceux qui y concourent ;  la fin d’un tel modèle est soit l’éclatement de la bulle, soit l’écrasement de la concurrence et la mise en tutelle des fournisseurs permettant in fine d’augmenter les prix de vente.

La leçon a déjà été servie en France avec le développement extravagant des grandes surfaces qui fortes de leurs prix bas sur quelques produits phares ont tué le petit commerce, désertifié les centres des bourgs et petites villes, appauvri la diversité de l’offre de produits, enlaidi les zones péri-urbaines ; un désastre.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 11:27

« Nous voulons des sanctions équitables qui punissent le passé mais qui ne punissent pas l’avenir » déclare Sapin à propos des peines encourues par la BNP. Un ministre français prend acte d’un hold-up commis par un politicien américain, tient pour acceptable qu’une personne morale française soit condamnée sans avoir contrevenu à une loi française pour des infractions commises en-dehors du sol américain, justifie des amendes exorbitantes qui flattent le bas-peuple américain et sont une insulte à la libre souveraineté de la France qui n‘a pas à se soumettre à des embargos qu’elle n’a pas décidés.

Sapin dans cette affaire n’a pas réussi, et n’a peut-être même pas tenté, de mobiliser nos partenaires européens (Londres, Berlin, et surtout la BCE à Francfort) contre le principe même qu’une transaction dollar hors les Etats-Unis (qualifiée de monnaie d’échange et de réserve internationale) soit justiciable des tribunaux américains. Sapin (et derrière lui Hollande) se couche devant Obama sans esquisser le moindre geste de défense face à une violation manifeste de la souveraineté de la France.

Sapin saura-t-il se ressaisir et dès la signature de la transaction effective :

1° appliquer la loi du talion et infliger une amende du même montant à toutes les sociétés américaines qui trichent  avec le fisc français en sous évaluant manifestement leurs profits en France comme Google, Amazon, et quantité d’autres qui agissent impunément malgré les évidence ;

2° manifester son désaccord sur le principe de la sanction en faisant voter une loi fiscale déclarant déductible de son bénéfice l’amende infligée à la BNP ;

3° déclarer que le gouvernement refusera d’approuver le projet d’accord de libre-échange entre Etats-Unis et Europe si la question de la sécurisation des transactions en dollar n’est pas incluse dans les négociations.

Mais je crains de rêver. La chiffe molle Sapin, appuyée sur le matamore Montebourg, sauront convaincre la carpette de l’Elysée de ne rien faire.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 17:32

Jim Ratcliffe, président d’INEOS (une des plus importantes compagnies chimiques mondiales), dans un entretien au Monde, rappelle des évidences :

« L'Europe a l'énergie la plus chère au monde, les impôts verts les plus élevés, les coûts sociaux les plus forts. En trois ans, mes bénéfices en Europe ont baissé de moitié, tandis que ceux aux Etats-Unis ont triplé. L'Europe n'est pas un bon endroit pour les affaires en ce moment, et ça empire. Je ne crois pas que les gens aient compris les défis qui leur font face. »

Il ne s’agit pas seulement de l’avenir d’INEOS en Europe mais de celui de l’ensemble de l’industrie chimique. Le sujet tourne autour d’ un million d’emplois. La commission européenne a-t-elle un projet en dehors de l’application de Reach. Le gouvernement français a t’il énoncé une seule idée pour tenter de sauver les sites menacés de Carling, Lavera, Dunkerque.

Le résumé du professionnel qu’est Radcliffe est limpide pourtant :

  • Il faut baisser le prix de l’énergie, donc réenclencher la construction de centrales nucléaires qui produisent des quantités d’électricité stables et bon marché même en y incluant des coûts de démantèlement, donc abandonner l’énergie éolienne instable et chère, cantonner l’énergie solaire à des micro-marchés locaux, donc exploiter des gaz de schistes qui seraient éventuellement dans notre sous-sol et apporteraient à la fois une énergie bon marché, non soumise aux tensions des marchés internationaux, et la matière première nécessaire aujourd’hui à toute industrie chimique de base rentable.

  • Il faut baisser les impôts verts ; je ne l’aurais pas dit exactement comme cela, je pense plutôt qu’il faut baisser les coûts engendrés par la manie verte, la longueur des procédures d’obtention des autorisations sous la pression d’opinions apeurées par des discours millénaristes, l’explosion des contrôles mis en place avec bonne conscience par Bruxelles comme avec le programme REACH (Registration, Evaluation, Authorization and restriction of CHemicals).

  • Les coûts sociaux les plus forts sont une évidence et tout particulièrement en France ; le gouvernement essaie avec une maladresse consommée de corriger cet handicap avec des initiatives qui sont à côté de la plaque comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi qui avantage les entreprises employant du personnel à bas coût dans des entreprises non exportatrices (style La Poste ou les grandes surfaces), ou nébuleux comme le mystérieux pacte de compétitivité qui part d’une bonne idée (faire entrer les cotisation familiales dans le budget de l’Etat) mais serait compensé par des contreparties des entreprises dont personne ne comprend ni la nécessité, ni même la philosophie (voudrait on alléger des charges pour alourdir des procédures ?).

La bataille pour l’emploi devrait se mener sur tous les fronts. Il ne faut pas faire semblant de vouloir pérenniser nos industries sans en prendre les moyens. L’industrie chimique (au moins la chimie de base) est proche de l’agonie. La sauver impliquerait d’agir et de passer outre les cris des syndicats, des écologistes, des administrations bruxelloises, de tous ceux qui au nom de quelques intérêts partisans ou de philosophies de décroissance, ou d’idéologie consumériste refusent les mesures qui sauveraient des emplois. Il faudrait, pour favoriser, au moins le maintien sinon le développement de la chimie mettre un frein à la tentation du « not in my backyard » slogan des égoïstes, et de la nocive notion du principe de précaution, outil de la peur et du renoncement.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:13

Il est parti avec 4.6 millions de chômeurs en juin 2012 (catégories A, B et C); il est satisfait avec 5.2 millions aujourd'hui (mêmes catégories). Il est malin, il ne nous avait pas promis la baisse du chômage, qu'attendait tout le monde, il nous avait annoncé l'inversion de la courbe du chômage ! Qu'elle s'opère (et il faut sacrément tripoter les chiffres pour en être convaincu) avec 600 000 chômeurs de plus lui paraît anecdotique.

Il est parti avec un budget de dépenses totales de l'état pour 2013 de  371.5 milliards d'€, il en promet 370.5 milliards d'€ pour le budget 2014 et Il nous annonce triomphalement une économie sur les dépenses publiques de 15 milliards d'€. On ne comprend rien, un n'est pas égal à quinze; mais lui qui est rusé, ne nous a pas annoncé une économie par rapport à l'an dernier mais une économie par rapport à ce qu'auraient pu être les dépenses; calculées comment ces dépenses  hypothétiques ? personne n'en sait rien.

En 2012, nos exportations commerciales se montaient à 443.5 milliards d'euros; elles ont diminué de 1.3%  sur l'année glissante finissant à fin octobre 2013 pour s'établir à 437.4 milliards d'euros.  Bagatelle d'avoir perdu pour 6 milliards de productions françaises de toutes natures qui ne sont plus achetées à l'étranger. Mais le gourou du faubourg Saint-Honoré a senti un frémissement positif de la conjoncture : "il suffit de pousser un peu plus" rigole l'oracle.

Tout est faux, tout est mensonge sur les indicateurs les plus pertinents : la production, la dépense publique, l'emploi. Monsieur petite blague nous balade (ou le croit, car qui est vraiment abusé ?), Monsieur normal nous bassine de ses bons mots (qu'il imagine tels, mais qui se fend la pêche ?), Monsieur le rad-soc fait confiance à son intuition (mais qui, hormis lui, croit que la France a le temps ?).  Le vote ne lui a donné aucune autre légitimité que celle d'avoir la possibilité de faire ses preuves; il échoue aux yeux de tous malgré ses contorsions verbales; il est devenu illégitime.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 15:50

Yann Galut et d'autres députés proposent la déchéance de la nationalité française pour les exilés fiscaux. On pourrait aussi imaginer de les assigner à résidence dans notre pays pour les contraindre à payer leurs impôts. Ou encore leur confisquer les biens qu'ils auraient oubliés de délocaliser hors de France. Que ne ferait-on pas contre ces immigrés qui bafouent la liberté de contribuer à l'effort public. Comme le disait Saint-Just : "pas de liberté pour les ennemis de la liberté".

D'autres proposent ingénument que les mêmes exilés fiscaux paient ce qu'ils ont coûté à la France (une sorte d'exit tax); oui, mais alors il faudrait en déduire ce qu'ils ont versé au fisc et à la sécurité sociale depuis le début de leur carrière professionnelle; un tel calcul n'obligerait-il pas l'état à verser un "golden hello" à ceux qui fuient l'oppression fiscale de notre pays ?

Parmi les intouchables : Omar Sy s'en va faire de la promo pour son film aux Etats-Unis et y tourner on ne sait trop quoi; comme il nous l'explique "je me suis éloigné de la France pour me rapprocher des miens" ; les miens ? les siens ? ses picaillons ? Zinedine Zidane parfait son espagnol, se repait de sa popularité,  et nous bassine avec ses actions caritatives; Yannick Noah préfère nous assaisonner de tant de déclarations moralisatrices qu'il en oublie de déclarer au fisc ses comptes à l'étranger, et qu'il ne sait plus s'il est encore en France ou s'il s'est cassé en Suisse.

Ayrault  trouve Depardieu minable. Libération titre pour Arnault "Casse-toi riche con". Yann Galut les trouve sobrement égoïstes. Mais qui sont véritablement les minables cons ?  Ceux qui sont chassés de leur pays ou les grandes gueules qui aboient contre certains et se taisent pour leurs copains, qui éructent plutôt que de raisonner, qui suggèrent des règles à la fois indignes et inapplicables.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 16:27

Il faut taxer les riches clame le choeur des élus socialistes. Certes, personne n'a jamais eu l'idée d'opérer des prélèvements quasi confiscatoires sur les pauvres. Mais il faudrait aller un peu plus loin pour savoir ce que l'on définit comme riches : dans l'esprit étroit des comptables de Bercy les riches  englobent ceux qui possèdent beaucoup de biens matériels tels que foncier, portefeuille, liquidités. Les socialistes ravis se sont ralliés comme un seul homme (ou un seul godillot) derrière cette acception. Mais que font-ils des privilégiés qui ont des biens non matériels, ou du moins non immédiatement liquides : le contrat de travail garanti à vie, le temps de travail non extensif. Qui peut nier que c'est une vraie richesse aujourd'hui de disposer d'un emploi dans la fonction publique ou dans des sociétés du secteur public ou assimilé ? Qui peut  nier que c'est une vraie richesse de disposer de temps libres parfaitement délimités, et particulièrement amples lorsqu'on a une garantie de revenu décent ?

La logique de l'effort d'une nation pour affronter une période de très grandes difficultés est de demander des contributions exceptionnelles à tous. Mais le sectarisme de ceux qui nous gouvernent  s'est révélé sur trois facettes :

- l'effort demandé aux plus aisés n'est pas présenté comme devant être allégé dès que les circonstances le permettrait; ce n'est plus de l'effort c'est un garrotage avant exécution;

- l'effort de la fonction publique est absent du côté des dépenses (stabiliser les dépenses ne peut être présenté avec honnêteté comme une contribution)

- l'ensemble des salariés de la fonction publique et des sociétés du secteur public ne sont pas taxés  sur leurs richesses  (ou leur privilèges) : leur contrat de travail garanti, leur temps libre pour une très grande majorité d'entre eux.

Une société de privilèges ne peut subsister. Ou les fonctionnaires abandonnent leurs privilèges, ou ils paient. Le seul problème est qu'ils ont pris les manettes de l'état, et qu'ils tentent pour mieux asseoir leur pouvoir de résister à toute idée de baisse de leurs effectifs, voire de les augmenter. 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 15:45

Un rappel du projet de loi de finances tel que publié par le ministère du budget

Recettes fiscales nettes 2012 (évaluations révisées)  :  270.3 milliards, plus 14.1 de recettes non fiscales

Recettes fiscales nettes 2013 : 298.5 milliards plus 14.1 de recettes non fiscales

Calcul du gouvernement : accroissement de la  fiscalité de 20 milliards dont 10 pour les personnes physiques et 10 pour les entreprises là où l'on lit une augmentation de 28.2 milliard. La réalité, telle que décrite en page 3 du document du ministère est que les recettes de l'impôt sur le revenu augmentent de 23% (après une augmentation de 16% en 2012), celles de l'impôt sur les sociétés de 29.7% (après une augmentation de 4% en 2012), et celles de la TVA de 3.4% (après 3.6% en 2012).

 

Dépenses de l'état 2012 (format 2013) : 368.6 milliards

Dépenses de l'état 2013 : 374.6 milliards

Calcul du gouvernement : réduction des dépenses de 10 milliards là où l'on lit un alourdissement des dépenses de 4 milliards. La réponse va cingler : on a dit 0% en volume, pas en valeur.

 

Solde général 2012 (révisé) : -84.2 (ce qui correspond bien à 284.4 - 368.6) ou pour mieux dire, les recettes couvrent  77.6% des dépenses.

Solde général 2013 : -62 (ce qui correspond bien à 312.6 - 374.6) ou pour mieux dire les recettes couvrent  83.% des dépenses.

 

Le mensonge d'état

Pour faire avaler la pilule que l'Etat n'augmentera que très légèrement l'ensemble de ses dépenses, il nous fait croire qu'il les diminue, en sacrifiant les dépenses d'investissements (grands projets, programmes de défense etc...) et en augmentant les dépenses de fonctionnement.

Pour faire avaler la pilule que l'Etat matraque fiscalement les contribuables, il fait croire que l'effort n'est que de 20 milliards (au lieu de 28) et qu'il sera supporté par 10% de la population.

L'article 68 du titre IX de la Constitution prévoit que  "Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat."

Qu'un président, et son premier ministre (son porte-parole en fait) mentent au moment de présenter le premier texte important de leur mandat, est manifestement une forfaiture. L'Assemblée  devrait en tirer immédiatement les conclusions, sinon en se constituant en haute cour, au moins en exprimant un vote de censure.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:29

Nos entreprises manquent de rentabilité et n'arrivent plus à garder leurs marchés. L'idée de forcer des sociétés à continuer de survivre à coup d'incitations et d'interdictions prouve à la fois la méconnaissance des réalités économiques de nos dirigeants et leur lâcheté face à des idéologies.

- pourquoi créer une banque de financement publique si le but est de faire survivre des sociétés qui ont perdu leur marchés, si les dirigeant ne voient plus l'utilité d'investir sans espoir de retour profitable ? Le problème est moins de trouver des sous, que de trouver des projets rentables.

- pourquoi revenir à des autorisations de licenciement déguisées si c'est pour conserver des salariés qui ne fabriquent plus les produits achetés par des clients, si c'est pour transformer les entreprises du secteur marchand en sociétés d'assistanat ? L'efficacité n'est pas de protéger des emplois dans des secteurs à la dérive, mais de créer des emplois dans des secteurs à la compétitivité retrouvée.

- pourquoi interdire la recherche sur des sujets aussi variés que les cellules souches, les OGM, les gaz de schiste si ce n'est pour obéïr à des lobbies des écologistes aussi actifs que peu représentatifs (il suffit de lire leur score aux présidentielles) ? Il est navrant que là où nous pourrions nous développer, l'état s'ingénie à brider les entrepreneurs et les charcheurs.

- pourquoi proouvoir des énergies dites renouvelables au détriment de tout raisonement économique et ponctionner le pouvoir d'achat en subventionnant l'électricité des éoliennes et des panneaux solaires ? Comment oublier un de nos rares atouts, le faible prix de l'électricité nationale produite par des centrales nucléaires.

- pourquoi alourdir les charges des entreprises avec l'idée d'abolir le premier timide essai de TVA sociale, la réformette des retraites, sans compter tous les prélèvements supplémentaires nécessaires au      maintien tel que du train de vie l'état ? L'activité économique ne se développera pas avec le maintien d'une fonction publique pléthorique au vu des comparaisons avec presque tous les pays, mais avec la montée en puissance de petites et moyennes entreprises pouvant bénéficier enfin d'un allègement des charges qui pèsent sur leurs comptes.

- pourquoi lancer des négociations européennes sur des eurobonds qui ne seront accordés (si tant est qu'ils le soient) qu'aux élèves les plus méritants de la classe européenne, au lieu de se concentrer sur le seul sujet qui vaille,  la protection de nos marchés par rapport aux dumpings sociaux et écologiques des pays émergents ? Serait-ce indécent de reprendre les idées d'un Dupont-Aignan, d'un Montebourg, et de bien d'autres, pour sortir de la logique de la préférence du commerce (le libre-échange angélique) sur la production; pour enfin parler de la protection des marchés européens vitaux avec l'établissement d'un Tarif Extèrieur Commun, d'une gestion de la Banque Centrale Européenne qui se préoccupe de la parité de l'euro avec les autres grandes monnaies et plus seulement du taux d'inflation.

 

Quel économiste n'a pas parlé de cette nécessité de retrouver de la compétivité (Christian Saint Etienne, par dernier exemple, mais bien d'autres), quel éditorialiste n'a pas stigmatisé cette focalisation sur le problème des financements (Christophe Le Babier il y deux jours, mais d'autres, d'autres bords) ? Mais le gouvernement est autiste. Il n'écoute personne. Il croit, contre presque tous, qu'il est prêt pour la bataille économique qui s'annonce et qu'il va la gagner. Il me fait penser à cet Emile Ollivier qui proclamait en 1870 à la veille d'une défaite écrasante "pas un bouton de guêtre ne manque", ou encore à ce généralissime Gamelin qui proclamait la région des Ardennes infranchissable par l'ennemi avant d'être honteusement enfoncé sur la Meuse en 1940. A ces dates stratégiques, nous avions déjà laissé les commandes à des orgueilleux sans compétence.

 

 

 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 11:44
Guetta ne comprend rien à son habitude. Dans sa dernière chronique il tente de nous faire croire que la relance proposée par Hollande est la solution qu’attendaient tous les européens sans oser la demander et que son idole vient soudain de révéler aux foules ébahies. Mais que cache ce mot de relance dans la bouche d’un socialiste : l’augmentation du pouvoir d’achat (augmentation des minimas sociaux, allocations diverses supplémentaires), des recrutements de fonctionnaires, un programme de grands travaux européens, tout celà financé par la seule entité qui ne soit pas encore endettée : la zone Euro (les fameux eurobonds). Dans ce programme prétendument keynésien, le monsieur oublie bêtement qu’un des grands principes de Keynes est qu’il faut rechercher un équilibre de la balance des paiement courants entre tous les pays de la planète, et que cet équilibre ne peut s’atteindre qu’avec des ajustements monétaires, des gains de productivité. Le monsieur oublie de dire qu’il est parfaitement inutile de dépenser plus si la compétitivité du pays n’est pas restaurée. Lorsque monsieur Draghi donne son accord à l’idée d’un plan de relance, ce n’est que sous condition que des réformes de structures soient lancées et activées. Mais ce malhonnête de Guetta tente de faire oublier l’autre volet du diptyque, il nous proclame les vertus curatives de la relance en omettant la nécessaire augmentation de la compétitivité de nos entreprises. C’est Gribouille : encore des dépenses, sans se poser la question essentielle de savoir si elles contribueront à l’amélioration de notre balance commerciale. C’est Folleville : embrassons-nous entre dirigeants socialistes européens pour profiter de la dernière cagnotte non encore utilisée que sont les eurobonds. C’est Gamelin : lançons toutes nos troupes à l’assaut, sans se préoccuper de ce que font les concurrents. Tant de court-termisme, oint de bons sentiments, soulève le cœur. Comment est-il possible de fermer les paupières avec tant de vigueur, pour précipiter notre pays dans une nouvelle aventure, pour mentir au peuple en lui faisant croire que l’on sauve son pouvoir d’achat en le compromettant à long-terme. Pourquoi ne pas dire que la relance indispensable, ne va de pair qu’avec une chasse forcenée contres les dépenses non productives d’une administration tentaculaires, la rationalisation des dépenses de la sécurité sociale, le nettoyage au karcher de l’armada des lois sur le travail, l’environnement qui brident les initiatives, l’exploitation rationnelle et contrôlée des richesses de notre pays comme l’agriculture, le gaz de schiste. La relance de Hollande, relayée par Guetta est une imposture.
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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:01

Encadrer les loyers. Encore une preuve de l'imagination hollandaise. Pourquoi chercher des solutions neuves lorsque l'on peut trouver  dans l'arsenal du passé des mesures qui ont fait preuve de leur inefficacité. C'est pire que pas d'imagination, c'est le refus de prendre en compte les leçons du passé, avec le ratage de la célébre loi de 48 sur les loyers qui mena au sous-investissement pendant des decennies dans l'immobilier : pas assez de constructions neuves, pas de rénovation de l'habitat ancien, désertification ou apauvrissement des centres villes. On en était sorti, faut-il y retourner ?

 

Avant de contraindre les propriétaires, ne serait-il pas sage de regarder un peu du côté des utilisateurs.

D'abord virer de leurs HLM et autres ILM tous ceux qui n'ont rien à y faire car ils ne sont ni nécessiteux, ni en peine de payer un loyer normal; certes, ils sont apparentés, ou amis (ou le furent dans le passé), d'un notable quelconque de leur commune; la raison est insuffisante pour abuser  d'un droit d'occupation au détriment de ceux qui en ont vraiment besoin et stagnent pendant des années sur des listes d'attente.

Ensuite faire exécuter toutes les expulsions prononcées par les tribunaux de ces gens qui n'ont pas payé leur loyer ou utilisé leur logement en dehors des règles de copropriété. Ils sont peut-être nécessiteux, mais d'autres le sont autant voire plus qu'eux, et aucune logique ne permet de privilégier les mauvais payeurs; ils abusent surtout du droit. L'inexécution des procédures d'expulsion  de plus conduit insidieusement les propriétaires à tenter de se couvrir de multiples cautions, de louer en meublé, voire de ne pas louer du tout.

 

En clair, avant de faire des lois, il serait judicieux de tout bonnement appliquer celles en vigueur. Pour un candidat qui se dit épris de justice, ne serait-ce pas naturel ?

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