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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 15:40

Il faut lire le rapport annuel de Green Peace. Vous pouvez au moins en tirer deux conclusions : les donateurs français ne représentent qu'environ 5% des contributions, alors que les pays anglo-saxons et germaniques doivent en représenter les 3/4. Ils nous assurent qu'ils ne perçoivent aucune subvention d'état mais reçoivent des dons de fondations : lesquelles ? mystère.

Pudeur ou absence de transparence caractérisent cette organisation non gouvernementale. Il est extraordinaire que pour n'importe quelle société il vous est possible de consulter des comptes détaillés par zone géographique ou par activité, il vous est possible de connaître les rémunérations des dirigeants, il vous est possible surtout d'avoir une analyse précise des revenus. Rien de tel pour Green Peace : tout est camouflé derrière trois chiffres si globaux que l'on arrive même pas à connaitre le véritable nombre de contributeurs par pays, ou de savoir qui sont ces fondations si généreuses.

Quant à lire les statuts et les règles d'administration interne, il faut avoir le coeur bien accroché : on devine néanmoins que derrière la fondation de droit privé néerlandais qui est en quelque sorte la holding de tête, se cache une procédure complexe pour filtrer tous les candidats à ce qui leur sert de conseil d'administration, et laisser le pouvoir en réalité aux deux plus gros contributeurs, l'Allemagne et les Pays-Bas.

Qui a fait une enquête sérieuse sur qui dirige Green Peace et qui est derrière. Je n'imagine aucun complot, mais tout simplement des abus de position dominante des représentants néerlandais et germaniques. C'est ce qu'il faudrait bien avoir en tête lorsque sont relatés les derniers "exploits" ou "victoires" de cette organisation.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 21:09

« Halte au fanatisme écologique », un article brillant, incisif de Pascal Bruckner est paru dans le dernier Figaro-Magazine en bonne feuille du livre qu’il vient de faire paraître.

La réponse de Nathalie Kosciusko-Morizet  tente de détourner  la charge  en feignant de croire qu’elle ne vise que des extrèmistes de l’écologie, ceux qui veulent faire de l’homme un intrus, une catégorie qui, selon elle, n’existerait quasiment pas en France. Aveuglement, autosuggestion,  électoralisme ?

-          Aurait-elle oublié ses lunettes et n’a-t-elle pas lu ce que rédigent les Verts sur leur site : « l’agriculture française produit trop », « l’agriculture française n’a pas vocation à exporter », « la loi érigera le bien être animal en principe de base », la « réduction drastique des insecticides et des engrais » sera  couplée à « l’interdiction des OGM » ; tout est prévu pour refuser d’affronter le nécessaires approvisionnements des milliards d’être supplémentaires que doit nécessairement accueillir  la Terre (ils sont en trop ? on leur préfère le bien-être animal ?)

-          Oublie-t-elle de lire le passage à 100% d’énergie renouvelable en 2050 inscrit au programme des verts grâce à l’extinction du nucléaire en 20 ans et l’abandon d’ici à cette date des centrales fonctionnant aux énergies fossiles ; si c’est un modèle français que devront suivre les autres nations ébahies devant tant d’audace, où sont les préoccupations de fournir une énergie suffisante à ceux qui n’en disposent quasiment pas aujourd’hui ? (Ils sont trop nombreux pour avoir tous le droit à une quantité d’énergie suffisante ?)

Après s’être esquivée sur  le sujet  elle accuse avec candeur Bruckner de scientisme, de sacralisation de la science ; la lecture de l’article ne le laisse pas supposer. Mais NKM prend la pose de la personne pragmatique qui sait utiliser la science à bon escient lorsque les applications lui paraissent bienfaisantes. Le malheur veut que la ministre se soit distinguée surtout par son obscurantisme sur au moins deux sujets :

-          Sur les OGM, en bloquant quasiment les chercheurs par des mesures extraordinairement contraignantes ; bel exemple de défiance envers la science ;

-          Sur les gaz de schistes, en refusant toute recherche exploratoire (avant même que l’on parle d’exploitation) ;  curieuse manière de ne pas croire en l’évolution possible des technologies.

NKM, soit drague purement et simplement les écologistes ou leurs sympathisants en leur donnant des gages, soit, n’est qu’une représentante de l’idéologie verte qui s’est introduite subrepticement  au sein du gouvernement . Dans les deux cas elle est disqualifiée pour répondre à Bruckner.

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 09:59

Où s’est enfuie cette chienne de canicule ? Les températures du mois de juillet ont été en-dessous des normales saisonnières de la période de référence 1971-2000 (et ça continue au mois d’août). C’est comme le chien de Jean de Nivelle : plus on en parle moins on la voit.

Qu’est devenue l’omniprésente sécheresse ? Il a rarement autant plu qu’en ce mois de juillet (et la tendance est stable pour le mois d’août). A croire qu’à force de l’annoncer  elle a pris la poudre d’escampette.

Il est aisé de se moquer des prévisions, surtout lorsque le temps a pu permettre de constater leur inanité. Mais on aimerait quand même que les météréologues alarmistes, ministres prophétiques, et experts inexperts viennent un jour nous faire part piteusement de leur absence d’intuition ; qu’ils s’avancent sur le devant de la scène pour faire leur acte de contrition : « Oui, nous avons péché contre la vérité, nous avons dit des sornettes pendant tout le printemps en annonçant des records de canicule pour l’été, nous avons cédé à la facilité de croire que l’avenir n’est que la poursuite des tendances de l’instant, nous avons été orgueilleux de prétendre maîtriser le futur alors que nous sommes incapables d’analyser le présent ».

Et il serait bon que les Cassandre de tout poil viennent proclamer leur acte de repentance , non seulement pour la météorologie, mais aussi pour leurs prévisions de croissance économique, pour leurs anticipations sur le taux de chomage, pour leurs évaluations du déficit budgétaire, etc… etc…. Que revive l’humilité chez tous ceux qui veulent nous guider.

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 20:27

Conférence du directeur général adjoint de l’ADEME, Xavier Lefort,  sur la foi et le développement durable : pourquoi pas ? J’y suis allé.

Autant me parût claire sa présentation de la position actuelle de l’église qui insiste sur la sobriété (attitude de respect de la nature incompatible avec  la surconsommation, lutte contre l’hédonisme qui n’est qu’une forme d’égoïsme éloignée de toute préoccupation métaphysique), et sur la solidarité (qui est le fondement même de l’attitude chrétienne face aux autres).

Autant son lien avec le développement durable est entaché d’artifice : il nous présente comme une attitude scientiste tout ce qui ne correspond pas aux recommandations du GIEC. Je crois exactement le contraire : ce qui relève de l’attitude scientiste est de faire fond sur un seul rapport, sacralisé, non soumis à critique, Ce qui relève de l’attitude du philosophe chrétien est de penser que la Nature est généreuse, multiple, complexe, non maîtrisable in fine par l’homme.

Il nous dit que le chrétien doit se comporter en bon intendant de la planète qui lui a été confiée ; cela ce souffre guère de contestation ; l’artifice est que le bien est défini comme le recueil de conclusions d’un comité d’experts ; le bon gestionnaire serait celui qui applique les directives et lois promulguées par des gouvernements impressionnés par les scénarios catastrophes élaborés par ces instances. Là le bât blesse sérieusement : la légitimité ontologique d’un groupe d’expert souffre discussion. Le climato sceptique n’a pas à être convaincu par des bonnes paroles issues d’un raisonnement unidirectionnel ; Il n’a pas à suivre à l’aveuglette des principes non scrupuleusement démontrés ; il n’a pas à suivre l’opinion des autres sous le simple prétexte qu’ils représentent les puissants.

Il nous assène que la solidarité doit être mondiale et intergénérationnelle. Qui en doute ? AU nom de quelle logique cela conduit-il à faire croire que nous sommes enfermés dans une nasse qui, bien entendu, n’a qu’une porte de sortie : le développement durable, analysé artificiellement comme instrument de la lutte contre les dérèglements climatiques provoqués par l’activité humaine.

La contestation par un intervenant de ce fatras d’idées qui traînent partout fut écartée d’une chiquenaude avec un regard de commisération. La pensée d’état, proclamée par un de ses serviteurs devient acte de foi : il ne s’agit plus de remettre en doute le scénario catastrophe qui nous guette si nous ne suivons pas les recommandations du protocole de Kyoto ; il n’est pas convenable d’hésiter devant le cause anthropique de l’effet de serre ; il est incongru (hérétique ?) de se poser des questions sur les éoliennes, l’utilisation de la biomasse, les problèmes de fabrication des batteries, et autres vérités issues du corpus de l’ADEME.

Je suis sorti de cette conférence en pensant que le développement durable, tel qui était entendu par l’ADEME, Le Ministère de l’Ecologie, n’était qu’un simple ramassis de croyances qu’un état obsurantiste tente de légitimer et de faire durer à coup de décrets et d’endoctrinement.

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:56

Un coefficient de corrélation élevé  entre deux séries de variables  est devenu l’outil de démonstration roi des sciences molles, des fausses sciences, des bonimenteurs, des falsificateurs ;  d’indice pour aider à rechercher dans une direction, la corrélation est de nos jours montrée comme une conclusion ; d’outil pour construire des hypothèses, elle est devenue explication. Les exemples sont légions :

-          Le tabac favorise le cancer ; personne n’a à ce jour expliqué la causalité entre tabac et développement des cellules cancéreuses ; il est simplement fait état que les populations de fumeurs sont statistiquement plus atteintes de cancer que les populations de non-fumeurs ; des présomptions de causalité existent, mais aucune démonstration.

-          La limitation de vitesse  imposée aux automobilistes est responsable de la baisse des accidents sur les routes ; voilà le roi des contre-exemples : pourquoi privilégier une variable spécifique par rapport à d’autres ? Quid de l’amélioration des tenues de route, des moteurs, des pneumatiques, quid des aménagements des routes, des croisements de routes, du développement des autoroutes ; le choix d’une variable par rapport à d’autre est une forgerie.

-          Le réchauffement climatique est du aux activités anthropiques ; là on trouve un autre type de dérive : le choix de la variable sert à une démonstration qui bien entendu a une cohérence, mais il est par contre hasardeux de présenter cette hypothèse comme la seule possible ; le mélange dans ce cas est plus subtil : à partir d’une corrélation, a été élaboré un modèle de causalité, mais on oublie de cerner ce qui est le calcul d’incertitude tant dans le choix de certaines variables plutôt que d’autres, que dans la collecte de ces variables ; le modèle souffre de la tare de ne pas être probabilisé par rapport à d’autres.

La logique souffre de ces manquements. La crédulité ne doit pas être abusée par des manipulateurs. Qui a peur de dire que les vérités sont complexes, et qu’il vaudrait mieux ne rien dire plutôt que d’imposer des idées simples et donc fausses ?

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:08

Par hasard, suite à la réunion de Cancun, je viens d’entendre les déclarations des Nathalie Kosciusko-Morizet, Corinne Lepage, Cécile Duflot. Leurs cris de soulagement , sont suivies par des commentaires soulignant l’insuffisance des mesures préconisées. Personne ne vient leur dire que cette sinistre farce onusienne orchestrée dans une station balnéaire sur la mer des Caraïbes ressort de l’éternelle tentative de hold-up de pays émergents (ou pas encore émergents) : au nom d’un postulat (le changement anthropique du climat), au nom d’une mystification (la responsabilité des pays anciennement industrialisés), ils tentent de faire les poches des pays prétendus riches ; qu’ils  transfèrent des technologies, qu’ils subventionnent un fond « vert », qu’ils s’obligent à dénaturer encore plus les restes de leur industrie et de leur agriculture en s’imposant des réductions drastiques d’émissions de gaz à effet de serre. Qu’elles se comportent en fossoyeurs des bribes encore intactes de nos activités économiques, ressort soit de la trahison, soit de l’imbécilité. Je penche pour la deuxième alternative.

Je crois, heureusement, que certains dirigeants ont toujours été réticents (aux Etats-Unis, en particulier), et que d'autres rejoignent leur rang (en France peut-être). Il serait temps que l'impérialisme de la pensée écologique s'efface. Il serait temps que nous cessions de battre une coulpe pour des péchés peut-être réels mais qu'il me paraît parfaitement inefficace de ressasser. Il serait temps que des principes de réalité, remplacent les discours d'abdication tels que ceux entonnés par cette bande de sottes.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:58

Tous les gouvernements européens parlent de restrictions budgétaires, d’économies de fonctionnement. Dans le même temps  personne ne semble interloqué par le programme de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre sur la période 1990-2020 ; la commission européenne  le chiffre à 70 milliards d’euros pour la période de 10 ans à venir (elle désirerait même le porter à  81 milliards pour atteindre un objectif de réduction de 30%). La question de la pertinence d’un tel investissement devrait être posée.  Pour au moins deux raisons : son fondement théorique,  son opportunité.

Sur le fondement théorique du caractère anthropique de l’augmentation des quantités de certains gaz à effet de serre, la polémique enfle. Les modèles fournis par le GIEC sont de plus en plus controversés par ceux qui pointent ses approximations théoriques sur en particulier le rôle de la vapeur d’eau et des nuages. Le problème aujourd’hui n’est pas de savoir si le GIEC a raison ou pas, c’est que les modèle doivent être développés et améliorer avant d’arriver à des conclusions justifiant d’actions pratiques. Il parait au moins hasardeux de se lancer des actions sur des bases aussi fragiles.

Sur l’opportunité de l’Europe de s’investir autant sur un sujet qui la concerne beaucoup moins que d’autres régions (les Etats-Unis, les pays émergents) il faudrait au moins se poser la question. Si le sujet est de montrer l’exemple, sans que les plus nocifs suivent, la réponse est claire : négocions d’abord, avant de se jeter à corps perdu dans une bataille inutile. Si le sujet est de développer une « industrie verte », encore faudrait-il la définir : ses contours actuels semblent au moins indécis ; ni les éoliennes, ni le photovoltaïque ne sont à l’heure actuelle, au vu des technologies déjà au point, des secteurs matures ; avant de se précipiter sur des solutions couteuses, ne serait-il pas plus judicieux de continuer la recherche fondamentale et appliquée ; le développement des véhicules électriques est probablement plus prometteur, mais là encore les modèles de voiture proposés méritent beaucoup d’améliorations ; là aussi, comme dans beaucoup d’aventures industrielles, il vaut mieux être le second à l’affut, que le premier qui essuie les plâtres.

Toutes ces remarques ne sont là que pour demander si un investissement aussi massif est bien réfléchi. Comme tout investissement il doit être analysé en terme de marché potentiel (à l’extérieur de l’Europe), en terme de surcoûts potentiels pour les industries existantes encore dans la Communauté,  en terme de retour des fonds ainsi ponctionnés au détriment d'autres initiatives.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:48

Face au péril vert propagé par des partis écologiques tenant de vieilles idéologies fixistes  (il faut arrêter les pendules à aujourd’hui), malthusiennes (il faut réduire la population humaine et ses activités), chamanistes (adoration d'une Nature idéalisée et personnalisée), hédonistes (il faut profiter au maximum des charmes d’un monde débarrassé de ses industries polluantes), il serait utile de proposer des alternatives. Où trouver enfin un homme politique qui voudrait jeter  les bases d’un manifeste sur l’environnement :

1° Abrogation du principe de précaution inscrit dans la constitution ; application, comme il se doit du principe de prévention lorsqu’il est nécessaire ;

2° Dissolution des ligues terroristes qui nuisent à l’expansion économique et au développement industriel ;

3° Généralisation pour toutes les élections d’un système de vote à deux tours avec choix entre deux candidats au deuxième tour ; application du système de la démocratie représentative ;

4° Réorganisation du Ministère de l’environnement en véritable Ministère de l’Innovation industrielle ; axé non plus sur la défense frileuse des territoires mais  sur l’aide à un développement durable ;

5° Dénonciation du protocole de Kyoto bâti sur des présupposés hasardeux  et nous engageant sur des positions absurdes vis-à-vis de la Chine et des Etats-Unis ;

 

a)      Promotion de la consommation sobre, particulièrement en matière d’énergie, mais en faisant attention au développement des productions d’énergie les plus compétitives (nucléaire, hydraulique, thermique) ;

b)      Promotion d’un développement industriel raisonné, alliant la sécurité et la compétitivité ;

c)       Abandon d’un urbanisme désordonné , source de laideur, de pollution et de contraintes insupportables pour les équipements collectifs

d)      Rationalisation des transports : priorité au fer, aux voies navigables, aux transports maritimes

e)      Aide aux pays n’ayant pas encore émergé concentrée sur des projets concrets de développement industriel afin d’éviter une exploitation sauvage conduisant au gaspillage.

Je ne sais pas s’il va s’en trouver pour défendre de telles propositions. La crainte des politiques d’aujourd’hui est de se fâcher avec quelques uns qui crient beaucoup en oubliant d’autres qui vocifèrent moins.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 09:37

Extravagant enthousiasme médiatique pour les éoliennes à l'occasion du Grenelle 2. Ceux qui s'y opposent sont bien entendu des lobbies actionnés par des industriels cyniques, ceux qui sont pour sont des écologistes responsables dont l'influence monte dans la population. Et pourtant :

- les éoliennes c'est moche ; l'argument est faible, mais il n'y a pas lieu de l'occulter;

- les éoliennes c'est cher ; avec un prix moyen de l'ordre de 60 à 70 dollars le baril, le prix moyen de marché de l'électricité produite est de l'ordre de 55 euros par mégawattheure (voire moins pour la France grâce à son parc nucléaire); le prix de production de l'électricité éolienne est supérieur à 80 euros en supposant des économies d'echelle par rapport à aujourd'hui; 40% plus cher au moins ! [source Coe-Rexecode]

- les éoliennes c'est inefficace; elles produisent quand il y a du vent donc pas nécessairement quand on en a besoin; pour pallier ce sérieux inconvénient on associe toujours à un parc d'éolienne une centrale thermique fonctionnant au ralenti pour prendre le relai en cas de saute de vent; bonjour pour le coût supllémentaire !

N'y aurait-il pas de l'idéologie qui obsurcirait le raisonement ?

 

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:52

Je ne sais pas ce qu’est une croissance verte. Je ne sais pas ce qu’est le développement durable. Expressions généralistes, sous-tendues d’idéologie, permettant à coup sur de faire la guerre au « productivisme » (ce qui est un comble, comment peut-on être ennemi de la productivité !), aux activités décrétées « polluantes » (ce qui d’un souci louable est devenu une discrimination contre la quasi-totalité des activités humaines hormis l’agriculture bio, la construction d’éoliennes ou de capteurs photovoltaïques et encore quelques autres du même acabit).

Les querelles d’experts sur le climat ne me semblent pas avoir plus d’intérêt que les discussions des siècles passés entre experts théologiens sur le sexe des anges ; luttes stériles sur des domaines non maîtrisés. Les ultimatums sur la biodiversité relèvent du folklore : a-ton jamais entendu parler de la défense de telle ou telle bactérie, voire de tel ou tel virus ; protéger les espèces n’implique pas de tout protéger afin de rester à une époque particulière de la création.

Mais œuvrer pour la sobriété  est un véritable combat. Ne pas dilapider les richesses de nos sols et de nos sous-sols. Ne pas jeter nos déchets à tort et à travers. Réutiliser, recycler les objets vieillis, passés de mode, inutiles ou inutilisés. Gigantesque et vieux combat : toutes les civilisations ont aspiré à donner de l’ordre là où régnait le désordre naturel ; et le gaspillage est l’essence même du désordre ; malgré nos prétentions notre civilisation n’est pas différente sur ce plan de celles qui l’ont précédée. Là où le combat me paraît un peu faussé est que la responsabilité du gaspillage repose essentiellement sur les producteurs, alors qu’en réalité elle est le fait des consommateurs. Le producteur cherche logiquement à garantir ses ressources et à augmenter sa productivité ; bien entendu à condition que lui soit imposé un minimum de règles pour prévenir un butinage court-termiste ; le consommateur n’a guère d’autre logique que son porte-monnaie et/ou son plaisir. Le combat pour la sobriété est difficile parce qu’il demande une mobilisation générale pour consommer plus de façon intelligente. Il faudrait introduire l'idée d'augmenter la productivité de ses consommations, de moduler son plaisir en fonction de celui des autres. Pas évident dans une société soucieuse de liberté.

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