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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 15:46

Deux assemblées incomplètes, une Chambre des députés résidu de celle du Front Populaire  amputée de ses députés communistes, un Sénat dominé par ces radicaux qui sont les représentants du parti de la défaite (Daladier, Gamelin), voilà les représentants disqualifiés qui ont voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.  Un armistice conclu en violation des accords qui nous liaient à nos alliés anglais, et annoncé avant même que les combats soient terminés. Ce changement de régime, fut une mascarade honteuse pour notre pays ; le seul d’ailleurs qui se soit complu à ce maquignonnage : la Pologne d’abord, la Belgique, la Hollande, le Danemark, la Norvège avaient subi la défaite peu avant, et avaient continué d’exister sous la forme d’un gouvernement en exil. La seule France qui exista fut celle du général de Gaulle à Londres, car non frappée de l’illégitimité de fonctionner sous la botte de l’occupant, et dans des conditions d’accès illégales.

Ce n’était pas la première fois dans l’histoire de France :

  • Déjà un roi à moitié fou Charles VI avait légué son royaume de France à Henri VI Tudor, son gendre. Mais c’est Charles VII, le fils que son père a déclaré bâtard qui a représenté la véritable France ; il était au départ roi de Bourges ; Henri VI était roi à Paris ; mais Jeanne d’Arc, comme tant d’autres n’a pas renié Charles VII.
  • Déjà une assemblée des bonnes villes, la Ligue, avait déclaré Henri IV illégitime parce que protestant, et confié la lieutenance générale du royaume au duc de Mayenne ; là encore c’était le parti de l’étranger (espagnol en l’espèce) qui prétendait vainement confisquer la France véritable à son profit.

Mais des présidents oublieux de l’histoire, Chirac, Sarkozy, Hollande, ont voulu faire croire que l’Etat Français de Vichy , criminel contre l’humanité, c’était la France et que la  quatrième puis la cinquième républiques en étaient les successeurs et devaient donc confesser leurs fautes passées. Macron nous fait une rechute dans la repentance : après l’assimilation des colonisateurs à des criminels contre l’humanité, le voilà qui  assimile la France à son bourreau nazi. Et dire qu’il fait tout se cirque pour se faire bien voir de l’interlocuteur du moment, une fois Bouteflika, une fois Netanyahou ;  la danse du ventre a ses limites, surtout devant ces vieux routiers de la politique ; ce fut obscène.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 10:25

Comme le rappelait Alain Finkielkraut, curieuse histoire de France que celle de Patrick Boucheron où sont ignorés Rabelais et Racine, La Fontaine et Proust ; et je dirais aussi Richelieu et Saint-Simon, Chateaubriand et Céline. Plus grave encore c’est une histoire sans chair humaine : les paysans sont au abonnés absents sauf pour parler de la Politique Agricole Commune de 1956 (extravagant pour un pays à la tradition rurale aussi forte) ; les commerçants ne sont cités que pour la traite négrière, les artisans passent à la trappe, et quant aux industriels ils n’existent que comme figurants d’une politique colbertiste. Il pense être novateur en en ne traitant que des rapports d’une entité dite France et des étrangers, d’une histoire de la frontière entre ce qui serait la France et ce qui serait l’étranger. Le sujet est pensable, mais il n’a pas été traité. Il transforme cette histoire d’une limite, d’une zone floue de fécondation ou de conflit en une histoire du pays. Ce livre est une imposture. Aimé Césaire et Franz Fanon sont de mauvais poètes, de plus anti-français, il est abusif de les présenter comme des symboles de notre histoire. La révolte kanake de 1917 ou la première idée d’un code noir en 1688 sont des phénomènes essentiels pour une histoire de la Nouvelle Calédonie ou des Antilles, et accessoires par rapport aux mutineries de 1917 sur le front, ou de l’échec des flottes de Louis XIV sur les mers. Il est hors-sujet de les inclure dans une histoire de la France même mondiale. Pour tenter d’expliquer l’irritation profonde qu’a suscitée en moi la lecture de ce pensum, j’ai choisi quelques exemples dans tout ce fatras, que j’ai classé sous différents motifs.

 

Les tics :

  • Répétition inlassable de « l’homme de couleur » à la place de nègre, d’amérindien, d’indien ou de jaune ; « l’homme de couleur » s’oppose curieusement au blanc qui est par définition de toutes les couleurs par opposition au noir qui est l’absence de couleur ;

  • Ressassement du terme d’indigène, souvent mis entre parenthèses afin de suggérer toute une connotation de mépris du colonisateur pour le colonisé ; quoique, à la réflexion, un colonisateur né dans le pays que ses aïeux ont colonisé est techniquement un indigène ;

  • La mise entre guillemets de mots ou d’expressions de toutes les expressions que les auteurs ne peuvent citer ou écrire qu’avec des pincettes ou en se bouchant le nez : « nègre », « mission civilisatrice », « les Autres », « les indigènes », et j’en passe ; comme si ces mots n’étaient plus français.

  • Orthographe féministe comme cette superbe « Français.es »

Le charabia :

Livre écrit dans un style terriblement prétentieux qui tombe parfois dans un charabia parfaitement incompréhensible. Yann Potin, entre autres auteurs est le brillant auteur d’une des phrases les plus incroyables :

  • « Il y use ainsi d’une étroite dépendance à valeur mythographique, quasi religieuse quoique pleinement schizophrénique, entre la nécessité de la défaite et la certitude de l’identité. »

Mais Pascale Barthélémy n’est pas en reste avec une phrase presque compréhensible à propos de l’exposition coloniale de 1931 : « Une nation en crise dont l’identité fragile trouverait quelque réassurance à exposer les Autres ».

Ou encore cette petite merveille : « L’institution du secret, de la franc-maçonnerie aux manœuvres diplomatiques est le revers solidaire d’une illumination des corps et des esprits. Si la lumière a changé de source, c’est qu’elle propose de mettre en accord la raison et la sensibilité ».

Mais toutes ces petites mains ne font que travailler dans la ligne du maître, Patrick Boucheron, qui nous assaisonne de ses clichés sur la « crispation identitaire », ses fulgurances à prétention poétiques comme « les passions tristes du moment », ses trouvailles de pédant avec « l’étrécissement identitaire », et le plus ridicule sa prétention à vouloir appeler l’introduction ou la préface qu’il a rédigée : « Ouverture ».

 

Les approximations :

Elles sont innombrables. Je ne cite que celle concernant un des épisodes les plus douloureux de notre histoire puisqu’elle concerne la Grande Guerre.

Les troupes venant des colonies ont subi pendant la guerre 1914-1918 « des pertes équivalentes à celles des armées métropolitaines ». Bruno Cabanes a oublié de préciser en proportion des troupes engagées.

Toujours pendant la guerre de 1914-1918, le même Bruno Cabanes écrit : « Les colonies fournissent au marché européen des céréales, du bois et de la viande ». Comme il le dit lui-même la phrase suivante, il ne s’agit pas à proprement dire de colonies françaises mais de l’Argentine, le Canada, les Etats-Unis.

 

L’idéologie :

  • Il n’y a plus d’invasions barbares qui mettent fin à l’empire romain mais des migrations ; admirons l’euphémisme qui cache la profonde marque que les germains et autres tribus eurasiennes ont infligé : villes abandonnées, construction de remparts pour toutes celles qui ont survécu, baisse démographique, rupture dans quasi toutes les listes épiscopales. De la même façon plus de normands pour nous envahir et ravager bords de mers et de fleuves, mais une « diaspora viking ». Insupportable manière de plaquer sur le passé les débats d’aujourd’hui sur l’immigration.

  • Pour l’émeute du 13 mai Alger en 1958, Sylvie Thenault met sur le même plan la condamnation à mort par un tribunal et l’exécution du terroriste Aberrhamane Taleb, concepteur des bombes qui ont ensanglanté la ville d’Alger et l’exécution sommaire de trois soldats français faits prisonniers par des insurgés algériens. Déplorable manifestation d’une détestation de la colonisation française en Algérie et d’une glorification de la lutte du FLN.

  • Sur la bataille de Poitiers en 734, on frise le négationnisme. D’abord la date n’est pas choisie, mais une autre fictive, 719, qui serait celle d’un partage de butin d’une troupe musulmane près de Perpignan. Ensuite dans le texte il est précisé que la bataille de Poitiers n’est qu’une escarmouche, livrée on se sait où exactement entre des francs ridicules (« des barons assis sur d’énormes baudets ») et des musulmans au bout d’une épopée glorieuse. La méthode est classique : nier un fait difficile à cerner, pour ne pas parler de l’évidence qui est que l’invasion musulmane a bien arrêtée par quelqu’un au VIIIème siècle dans ce qui était l’Aquitaine et la Provence. Toujours cette même rétroprojection dans l’histoire de débats actuels sur la place de l’Islam en France.

 

Tous ces exemples pour dire que l’Histoire mondiale de la France de Patrick Boucheron et consorts n’est pas un outil de connaissance de l’histoire mais une enquête ethnologique sur les idées et les a priori de ceux qui ont rédigé ce livre. Une petite partie de la population, fonctionnaires, professeurs, qui s’abrite sous l’autorité d’un membre du Collège de France. Une minorité représentative surtout d’elle-même, mais qui malheureusement bénéficie d’une aura incompréhensible dans les médias. Alors cette histoire falsifiée de la France est présentée par les Léa Salamé et autres porte-paroles du même acabit comme un monument de la lutte contre le racisme, le colonialisme, le récit national, alors qu’il n’est que le triste constat de la médiocrité de ses concepteurs.  

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 10:00

Editorialiste des Echos, conseiller spécial à l’Institut Montaigne, professeur au King’s College, Il fait partie de ces élites autoproclamées qui affectent de ne pas comprendre ce qui se déroule sous leurs yeux. Ils baptisent du terme, méprisant dans leur esprit, de populisme ce qui contrevient à leur dhoxa basée sur deux convictions :

  • la mondialisation est inéluctable, avec les corolaires qu’il est vain d’aller contre la naissance d’un citoyen du monde, et que « big is beautiful », et donc l’avenir est dans l’abolition des pays dans des entités de plus en plus larges ;
  • la légitimité démocratique est synonyme de la primauté du juridique sur la culture ; ce qui est important n’est pas d’être libre de penser mais d’être obéissant à un état conçu comme l’expression parfaite de la volonté des citoyens.

Le populisme, à ce titre, et pour lui, n’est que l’inverse de ces principes.

Le Brexit est l’expression d’un rejet d’un certain type de mondialisation : celui qui fait que le moins-disant social triomphe, soit à cause de régulations européennes qui prétendent imposer une libre circulation des personnes sans harmonie des couvertures sociales, soit à cause d’une immigration du Commonwealth qui tire les rémunérations britanniques salariales vers le bas sans contreparties significatives exigées des pays sources. Evidemment un vote à un référendum mélange du rationnel (les régulations européennes) et de l’irrationnel (une immigration des ex-colonies) : mais autant il est légitime de qualifier l’irréalisme de populiste, autant il est absurde de ne pas vouloir comprendre que le rejet de l’Europe par les Britanniques est une option légitime. La Grande-Bretagne n’était pas dans l’Euro, sa place financière peut continuer à fonctionner aussi bien que New-York ou Dubai, la Grande-Bretagne n’a pas besoin du plombier polonais, ou du soudeur roumain; la Grande-Bretagne n’a besoin que de traités de libre-échange entre elle et les pays européens, traités dont on ne voit pas qu’ils seraient dans l’intérêt de toutes les parties et donc sans difficultés de principe à négocier. Alors le Brexit est populiste dans sa partie qui ne concerne pas l’Europe, il est parfaitement légitime dans son rejet d’un Bruxelles qui a abdiqué depuis longtemps (depuis toujours ?) dans sa rage de régulations (la foultitude des obligations sur la libre circulation des hommes et des marchandises) et son absence de principes (l’absence de toute définition de ce qu’est l’Europe et de ce qu’elle doit devenir).

Le populisme est également associé à un nationalisme identitaire porté par la crise migratoire. Je ne comprends pas ce qu’il y a de non défendable dans l’idée qu’un peuple, une universalité de citoyens, passe un contrat avec ses dirigeants pour leur déléguer un certain nombre de missions régaliennes, et parmi celles-ci la défense de sa culture incarnées par une langue, un mode de vie. Il est malhonnête de qualifier de « peur » une volonté de défendre (et pas seulement de défendre, mais de promouvoir, de répandre) des acquis, des modes de pensée, des façons de travailler et de réaliser. Le biais qui consiste à nier les identités en les affublant, pour les discréditer, du qualificatif d’ethnique est profondément malhonnête ; la relativité des identités (leur absence d’importance essentielle, leur absence de résilience) n’est qu’une opinion, celle de penser qu’un métissage mondial de toutes les cultures est un avenir inéluctable, qu’il est de plus souhaitable parce que la richesse viendrait du mélange. Dans l’esprit des contempteurs de l’identité des pays, des religions, des cultures, la liberté des individus doit s’effacer derrière une conception d’une démocratie mondiale qui n’aurait d’autre souci que le bonheur de chacun corseté dans un appareil de lois dites humanistes qui privilégieraient en fait les libertés d’aller, de commercer, sur celles de penser ou de créer.

Cette philosophie utilitariste conduit les Moïsi et autres à ne rien comprendre à ce qui provoque colère et révoltes chez les peuples occidentaux, et ne peut justifier qu’ils traitent avec condescendance, et même avec mépris, ce qu’ils sont incapables d’analyser correctement.

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 09:59

Memorial ACTe, nom bizarre aux accents anglo-saxon, dont je n’ai pu trouver l’explication. Expression dispendieuse de ce travers contemporain de célébrer les victimes plutôt que l’histoire. Projet subventionné par l’état français au nom d’une responsabilité dans la traite négrière ; plutôt une contribution de plus à cette manie de vouloir guérir un abcès mémoriel ; culture narcissique d’une tragédie d’il y a plus de cinq générations ; soif de revanche qui s’exprime par une demande de réparations ahurissantes au vu des milliards que la métropole déverse chaque année sur ces iles paresseuses ; incapacité de digérer le passé et volonté de perpétuer un état de sous-développement marqué par la trinité subvention, emplois publics, défiscalisations.

Ce nouveau monument guadeloupéen est bien le symbole à la fois du triste échec de locaux, parasites, incapables de s’arracher au passé, et d’une métropole qui se complait toujours dans la repentance plutôt que dans un véritable développement.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:36

Bravo, ils ont honorés les morts en foulant avec respect les tapis de prière de la Grande Mosquée de Paris, ou en mettant la kippa dans la Grande synagogue. Mais les nains n’ont pas eu la grandeur d’âme d’assister à la messe de funérailles aux Antilles de la martiquinaise, pourtant employée de l’état qu’ils sont censés diriger. Pas même un sous-ministre, voire un préfet. Le fanatisme anti-chrétien est bien la marque de fabrique des gnomes de l’Elysée, de Matignon et de Beauvau. On comprend mieux pourquoi ces petits esprits dans ces petits corps ont le verbe si rare pour déplorer les massacres de chrétiens en Syrie, Irak, Nigéria, Cameroun, Niger. Dans les valeurs de la République, la compassion est sélective, les pleurnicheries n’arrosent que certains fidèles, les discours n’encensent que les morts libertaires ou appartenant à des minorités considérées.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 10:00

Incroyable manifestation d’égoïsme franchouillard avec l’exaltation de Charlie, de ses dessinateurs et de valeurs de la République. Pendant ce temps-là chrétiens et animistes se font massacrer par centaines le long du lac Tchad par Boko Haram dans l’indifférence de tous les médias : pas de journalistes sur place, pas d’image, pas de reportages, une vague mention et encore dans un journal télévisé u au détour d’une page de quotidien.

Criminelle apologie d’une soi-disante liberté d’expression, qui aboutit à faire hurler les foules musulmanes en Afrique et en Asie, et au massacre une fois de plus chrétiens au Niger en particulier. Que des francs-maçons sectaires, des dessinateurs irresponsables, les politiciens bas de gamme qui nous gouvernent exaltent au nom de la République le droit d’aller cracher sur la foi des croyants, ne comprennent pas que la blasphème est pire qu’une insulte, se drapent dans l’impérialisme de leur pensée dite humaniste, méprisent au nom du progressisme toutes les idées qui ne sont pas les leurs, voilà le véritable scandale que devraient conspuer les foules qui bêlent leur cri infantile « Je suis Charlie ».

Le chef de l’état, son gouvernement, et les médias ont transformé un acte de barbarie commis par des crétins abusés par des imams fanatiques, en une sorte de sacrifice en l’honneur d’une République dont ils oublient qu’elle est née dans le sang, a trébuché dans des défaites ignominieuses, et s’est enfin étalée dans le règne de fonctionnaires cleptocrates. Retour d’une sorte de religion laïque où les dieux ont été remplacés par des valeurs ; religion sans transcendance, sans colonne vertébrale, dont les nouveaux prophètes seraient Voltaire et Victor Hugo qui pourraient se demander ce qu’ils font dans cette galère.

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 10:51

- Avec Tarik Ramadam qui condamne les attentats mais déclare « je ne suis pas Charlie », comme une foule de musulmans !

- Avec Philippe Val, Cambadelis, Jean-Luc Hees, et autres anciens trotskystes apôtres de la violence, honnis comme des traitres par l’ex-équipe de Charlie Hebdo !

- Derrière un président de la République qui n’a besoin d’aucun satiriste pour être une caricature ambulante : une journée de deuil ne doit pas être l’occasion de suivre un clown …

- Sans invoquer la protection de Dieu, de ses saints, de ses envoyés, de ses représentants ? Non merci, cherchons un peu de verticalité au lieu de défiler en rampant. Face à la mort imposée, à la peur suggérée, aux interrogations évidentes, pas de refuge dans de la laïcité, de la compassion, de l’émotion, des pleurnicheries, de l’apitoiement sur sa propre tendresse de cœur, les victimes méritent mieux que des niaiseries.

- Sous la pression de médias en délire qui manipulent à tour de bras en déifiant les assassinés, en prenant pour une guerre ce qui n’est que du maintien de l’ordre, en s’indignant parce que les assassins n’ont pas été punis (fusillés ?) préventivement, en nous abreuvant de morts en direct comme si nous étions des anthropophages en manque de cadavres ; la conduite indigne de l’ensemble des médias doit être stigmatisée, et les réseaux sociaux s’en chargent déjà.

Non : ni derrière les tordus et les guignols qui ont voulu cette manifestation, ni sans ceux qui ne peuvent y aller pour d’excellentes raisons, ni sous la pression de journalistes hystériques.

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 18:34

Le Musée de l’immigration comme un coucou a fait son nid dans l’ancien musée des colonies. A l’épopée de français conquérant l’Asie, l’Afrique, l’Amérique, succède la chronologie d’individus fuyant leur pays d’origine. La fierté d’apporter culture, religion, progrès à des contrées sous-développées est remplacée par l’admiration devant l’importation de traditions et de modes vie qui nous enrichiraient. Cette évolution du bâtiment de la porte Dorée retrace l’engourdissement d’un pays passé de l’action (contestable, contestée, cruelle, égoïste, mais aussi admirable, dévouée) à l’exploitation de prolétaires importés. Le splendide projet art nouveau aux fresques et sculptures étonnantes abrite désormais une kyrielle d’objets et de photos plus ennuyeux les uns que les autres, plus inesthétiques les uns que les autres, bavards sous prétexte d’éduquer.

Dans ce lieu symbole du détournement de l’histoire, le président de la République a commis un discours affligeant bâti sur des principes bizarres :

- nier le passé colonisateur, nier le passé religieux, laisser croire que l’acceptation de l’immigration est une rédemption après une histoire qui n’aurait été marquée que de crimes ;

- omettre que la religion musulmane apportée à la semelle des souliers des immigrés maghrébins et sahéliens, peut poser un problème de cohabitation avec des institutions démocratiques ;

- insister sur la peur de certains envers l’étranger, alors qu’il s’agit de l’expression d’’une fierté de notre culture française face à celles multiples et tronçonnées des immigrés et de la volonté de ne pas la voir avilie ;

- proclamer l’ouverture à l’autre, alors qu’il s’agit d’une manifestation de mépris tant pour ceux qui sont accueillis sans que le pays en ait les moyens, que pour ceux qui devraient accueillir et qui sont déjà des assistés.

Le déni des réalités, l’ignorance de l’histoire, l’arrogance des certitudes, sont les injures proférées par ce président aux grandioses fresques du Palais de la Porte Dorée.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 11:06

Ces malheureux combattants de la guerre 14-18 sont dépouillés du peu qu’il leur restait, leur nationalité, leur origine, leur religion ; ne leur reste plus qu’un nom et deux dates sur une plaque de métal. La mondialisation fait son œuvre, vainqueurs, vaincus, nous sommes tous frères ; le relativisme triomphe : au diable les marques d’identification d’une religion sur ce cénotaphe. Dégradation des souvenirs dans un méli-mélo affadissant , insulte à ce que pouvaient croire ou penser ces centaines de milliers de malheureux, abus de mémoire des survivants qui se font plaisir dans la réalisation d’un monument aussi hideux que démesuré.

Pourquoi cette sinistre commémoration.

- Au nom de la bêtise comme l’exprime Yves le Maner l’historien en charge du lieu : »on les réunit de manière posthume » ; on s’en doute, ils ne vont pas ressusciter ; on l’espère, ils ne vont pas voir où on les a rangés.

- Au nom de la provocation comme la clame l’architecte Philippe Prost : « un monument en porte-à-faux pour signifier la fragilité de la paix » ; inutile de le préciser, tout est faux dans ce truc monstrueux qui ressemble surtout à un gigantesque carcan destiné à exposer le malheur du passé aux suffisants qui viendraient à s’ égarer devant.

- Au nom de la sénilité comme la signifie Daniel Percheron : »illustrer la ronde enfantine de tous les belligérants d’antan ». Embringuer des enfants dans le cortège hideux de la guerre ? Parler avec tant de légèreté de la mort, de la laideur, de la haine ? Il faut être retombé en enfance.

Les blasphèmes sont patents. Il ne reste plus qu’à en condamner les auteurs en effaçant de notre sol cette insulte érigée face à la nécropole nationale de Notre Dame de Lorette.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 11:07

Qui est raciste en France ? Pour tenter d' y répondre il faut d'abord se référer à la définition de Levy-Strauss dans Racisme et Culture :

"- il existe une corrélation entre le patrimoine génétique et les aptitudes intellectuelles;

- ce patrimoine est commun à tous les membres de certains groupes humains;

- ces groupes appelés races peuvent être hiérarchisés;

- cette hiérarchie autorise les races dites supérieures à commander, à exploiter les autres, éventuellement à les détruire."

Clairement, en fonction de cette définition, il n'existe pas en France, hormis cas pathologiques, de racistes. Un des tests les plus probants, pour vérifier la neutralité vis-à-vis du patrimoine génétique, est l'accueil d'étrangers au sein des familles françaises : il n'existe quasiment plus de familles "français de souche" qui hésite à adopter un enfant d'une couleur de peau différente de la leur.

Il existe, par contre, des préjugés, abusivement rangés sous l'étiquette raciste, qui font que la fidélité à certaines valeurs rend des groupes  étrangers à d'autres valeurs : le cas le plus évident est le rejet absolu de l'exogamie par les musulmans et  juifs pratiquants; un autre cas, parfaitement véniel mais hautement symbolique, est l'affichage communautariste (attitude qui se propage de plus en plus) du choix du prénom : un musulman se croira obligé de le choisir dans un stock arabe, un juif dans un stock biblique. Rien de tout celà n'est du racisme, mais pour les uns une affirmation communautaire, et pour les autres un refus d'assimilation d'une minorité à la majorité.

Le racisme, à l'état latent, transparaît lorsque les préjugés d'un groupes ne s'identifient plus à ceux d'une religion (hindouiste, musulman, juif, chrétien), ou à ceux d'une origine clairement identifiée (basque, corse, italien, portugais, antillais, marocain etc...), mais à un concept flou comme africain (qui tend à faire de la couleur de la peau un marqueur suprême), ou maghrébin (qui fait un fourre-tout entre berbères et arabes, sunnites et kharidjites, nomades et sédentaires) : il s'agit moins de se définir soi-même, que de définir les autres comme n'étant pas de votre groupe. 

Le racisme affleure lorsque  la critique ou la louange d'un individu s'appuie sur les actes d'héroïsme ou les crimes de ses ascendants : la petite-fille de Mussolini est suspecte à ce titre, le petit-fils d'un résistant est glorieux en son nom; plus grave on semble faire peser au titre d'un devoir de mémoire soit une malédiction héréditaire pour les descendants des négriers, des colonialistes, soit une aura génétique pour les descendants d'esclaves ou d'exploités.  Plus généralement, on regarde d'un oeil torve le fils d'un capitaliste, d'un trader, et l'on couve d'un oeil attendri le fils d'un ouvrier ou d'un syndicaliste.

 Décidément, le racisme véniel est partout.

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