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22 février 2024 4 22 /02 /février /2024 11:47

Sinistre édifice imaginé dans un style composite par Soufflot, mal construit par ses épigones, défiguré par Quatremère de Quincy qui a obturé quasiment toutes les fenêtres, enlaidi à l’intérieur de pompeuses décorations peintes par les illustres Paul-Joseph Blanc, Jules-Ferdinand Humbert, Jules Lenepveu, Jules-Elie Delaunay, et autres grands hommes de l’art Troisième République.

Seule la façade donnant rue Soufflot donne à souffler. Le reste de la bâtisse étouffe la place du Panthéon de ses murs aveugles, attristant les façades de l’Ecole de Droit, de la Bibliothèque Sainte Geneviève et surtout écrasant de sa masse informe l’élégance de l’église Saint Etienne du Mont et les restes vénérables de l’abbaye Sainte Geneviève occupée maintenant par le Lycée Henri IV. En entrant ou sortant du lycée, j’ai longtemps tourné autour de de ce catafalque en me demandant ce qu’avait pu mériter ceux qui y reposaient maintenant après que leurs tombes aient été violées.

« Aux grand hommes la patrie sacrilège »  devrait être inscrit sur l’architrave.

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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 11:55

La satisfaction manifestée à propos de cette loi immigration est l’expression au mieux d’un manque de réalisme au pire de mensonges.  Le sujet ne peut se limiter à des mesures techniques sans apporter une réflexion sur des points difficiles mais essentiels :

  • le développement en France ne se fait pas en important de la main d’oeuvre sous-qualifiée et donc sous-payée au détriment de cinq millions de personnes sans emploi ou avec une activité réduite que l’on ne forme pas comme il faudrait;

      -     le développement nécessaire des pays d’émigration pourrait être une perspective européenne  plus enthousiasmante que le libéralisme économique d’un autre âge de Bruxelles;

  • La maîtrise juridique des flux migratoires passe par la restauration de l’autonomie de nos juridictions suprêmes (Cour de Cassation et Conseil d’Etat) à l’égard de jurisprudences nées de conventions internationales à dénoncer ou à renégocier.

Et j’omets le sujet le plus épineux, celui de l’identité culturelle et donc de l’assimilation des nouvelles populations.

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19 juin 2023 1 19 /06 /juin /2023 11:33

Boucheron a planté le dernier clou du cercueil de feu le Musée des Colonies, ou palais de la porte Dorée. Le bâtiment abrite désormais, en partie sous sa houlette, un musée de l’Immigration dont la vocation est de chanter la créolisation de la France. Le ci-devant Musée des colonies avait été préalablement pillé au profit du musée du quai Branly, oblitéré par la mise en réserve des objets qui n’avaient pas le sceau « objet d’art premier » ; il est désormais complètement effacé. Est-ce la fonction d’un historien d’effacer des souvenirs ? Ceux de la colonisation en sont, quels que soient les opinions que l’on peut professer sur son utilité, ses intentions, ses méfaits, ses gloires.

On n’est pas historien parce que l’on a passé des examens et conquis un poste, puisse-t-il être celui de professeur au collège de France. Monsieur Boucheron est le triste exemple d’un « expert » en antiquités plus préoccupé de multiplier des vérités à partir de trois petits débris, d’un « spécialiste » du passé qui écrase les médias de sa présence en particulier sur les sujets qu’il n’a guère étudié, d’un « sachant » qui fustige les incompétents d’avoir des opinions politiques et non scientifiques. Du haut de sa prétention il distribue les satisfecits aux études post-coloniales, aux repentances sur les hontes de notre histoire, du code noir au crimes en Algérie, et oublie toutes les épopées des Lyautey et des Brazza, des alsaciens, espagnols et maltais qui défrichent la Mitidja, de la libération des esclaves d’Afrique au XIXème siècle, des apports de la science et de la technique avec les médecins et les ingénieurs.

Boucheron un professionnel de l’oubli, du déni, de l’effacement.  Un hémiplégique qui n'avait pas besoin de gommer la colonisation pour se soucier des immigrés.

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23 mars 2023 4 23 /03 /mars /2023 11:30

Racine n’a jamais eu l’idée d’écrire en picard. Gogol n’a jamais pensé écrire en ukrainien. Et pourtant la famille du premier était originaire de la région de Soissons capitale de nos premiers mérovingiens.  Et pourtant celle du second était cosaque des steppes de Kiev où régnaient les premiers princes russes. Ils ont préféré une langue de culture qui triomphait à un parler de grands anciens qui s’étiolait.

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6 janvier 2023 5 06 /01 /janvier /2023 14:53

Le maire de Pantin, en rajoutant un e au nom de sa ville, a-t-il pensé à ses collègues de Roubaix (Rou-baise), de Cherbourg (Chère bourge), de Périgueux (Péri gueuse), et tant d’autres malheureux obligés de renoncer à une telle novation. 

Ce Mair est un imbécil.

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14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 10:54

Un premier principe est simple : tu ne tueras point. Assister quelqu’un pour le tuer n’est qu’une forme de complicité active dans un crime. Il ne peut être assimilé à un quelconque réflexe de protection, comme tuer dans un état de guerre pour en principe défendre ses concitoyens, comme tuer un psychopathe (au moins dans certains états) pour en protéger les autres, comme tuer en légitime défense pour se sauver ou soi-même ou d’autres individus sous menace directe.

Un deuxième principe est intangible : personne n’a à juger si une vie est indigne au point de la rayer du monde des vivants. Le soldat ennemi est un adversaire, il ne porte aucune indignité. Le psychopathe est un danger, l’éliminer ne relève pas d’une punition mais d’une sauvegarde de la société.

 

Pour interdire les traitements qui relèvent de la prouesse ou de l’acharnement, il n’est pas besoin de compassion mais de respect de la personnalité d’un malade auquel on ne peut infliger ou des remèdes qu’il refuse explicitement ou des protocoles qui n’apportent que de la souffrance au nom d’un scientisme mal digéré.

Pour atténuer les douleurs d’un agonisant, inutile de faire montre là encore de compassion, mais uniquement de pratiquer la médecine qui n’existe pas pour guérir, mais pour soulager. Quoi de plus beau que d’apporter ces apaisements à celui qui est en train de quitter la vie.

La loi Leonetti avait apporté deux éléments essentiels : le respect de la volonté (explicite ou implicite dans le cas de l’acharnement) du malade qui a le droit de refuser un traitement et le droit d’être accompagné en fin de vie en éliminant la douleur autant que faire se peut.

 

Qui est ce comité d’éthique qui croit devoir ouvrir des possibilités de tuer, au nom de la compassion ? Serait-ce le même que celui qui a trouvé normal d’élargir les possibilités d’avorter en oubliant ce qui faisait la charpente de la loi Veil : seule la détresse absolue de la femme enceinte pouvait justifier dans des délais stricts une opération d’avortement. Serait-ce le même que celui qui a soutenu l’idée d’une procréation pour tous, anéantissant dans un délire techno-scientiste toute idée d’engendrement corporel.

D’où viennent ces gens qui émettent des avis aussi navrants. Même ceux qui émettent une réserve sont d’une telle timidité qu’ils n’osent dire leur opposition nette à ce funeste projet.

 

L’idée qu’il faille ou, aujourd’hui, payer pour aller se faire exécuter en Belgique ou en Suisse, ou, demain, quémander un poison à des médecins ou des juges est vicieuse. Que l’on libère la vente des pistolets dans les armureries pour que les candidats au suicide puissent vraiment assumer leurs actes et ne pas encombrer les autres de leurs velléités. Voilà une véritable réforme qui permettrait à ceux qui le souhaitent de mourir dans la dignité.

 

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16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 13:47

Ces gens-là sont insupportables : qu’ils vivent leur sexualité comme ils l’entendent m’indiffère profondément ; leur conduite reste pour moi un péché, ils s’en arrangeront le jour du jugement dernier si celui-ci advient ; le seul sujet est qu’ils veulent faire de leur déviance une norme et de refuser que je puisse considérer leurs pratiques comme dégoutantes. Je ne stigmatise personne tant que ces gens-là ne m’indiquent pas ce que je dois penser de leurs actes sexuels, tant qu’ils ne prétendent pas au nom d’une égalité promouvoir la farce d’un mariage entre personnes du même genre, et le crime de vouloir des enfants sans mère. Mais certains ne peuvent s’empêcher, d’exiger  (comme Clément Beaune par exemple) une égalité des « droits » des homosexuels : curieuse expression ; quels droits ? En France personne ne se soucie de ce qui se passe dans l’intimité, à condition que rien ne tombe sous le coup d’agressions, de pédophilie voire d’éphébophilie. Si c’est le droit de faire du copinage dans certains cercles, de stigmatiser certains propos, de préempter l’éducation des enfants, alors il faut combattre ces gens-là. Triste dérobade de Madame Cayeux, qui a manqué de courage pour assumer ses propos; guère étonnant de la part d’un traitre.

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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 10:28

La parenthèse enchantée de la mondialisation est en train de se renfermer. La désindustrialisation de l’Europe au profit de pays plus ou moins émergents a permis de faire baisser les prix pour les consommateurs grâce à la mise au travail des enfants et des adultes dans des conditions proches du travail forcé dans les pays pauvres. Les chômeurs de l’occident, inactivés du fait de la fermeture des usines, étaient soit dédommagés par des allocations permettant d’éteindre leurs récriminations soit recrutés dans des administrations publiques artificiellement gonflées, le tout au prix d’un dérapage monstrueux des déficits publics; la pollution liée aux activités industrielles a été délocalisée vers des pays moins regardants donnant des brevets de progrès écologique à des pays qui ne méritaient que la médaille du cynisme; l’inflation chassée des produits de consommation s’est réfugiée dans les actifs financiers et immobiliers seuls encore porteurs de rareté amplifiant le creusement des inégalités au profit  des nantis; les investissements se concentrèrent dans des secteurs de la communication (le web), du tourisme (les voyages), du service à la personne, surfant sur la destruction des acquis sociaux au nom d’une prétendue économie 2.0..

 

La mondialisation des biens a montré son vrai visage de la cupidité et de l’égoïsme à court-terme de l’occident, de l’hypocrisie de ses classes moyennes confites dans un état social qui lui garantissait la stabilité des prix de consommation, de l’aveuglement de ses classes pauvres endormies par des subventions massives non financées, de la satisfaction de ses élites voyant croitre la valeur de ses actifs.

 

Dans cette euphorie consommatrice, les quelques scrupules des peuplades profiteuses ont été noyés dans une idéologie des droits de l’homme d’autant plus agressive qu’elle émanait des classes les plus favorisées. Alors l’ anesthésie générale en matière économique s’est doublée d’une passion outrancière pour l’autre, l’étranger, conduisant à une même dissolution de nos cultures européennes dans un goubli-boulga de musique afro-américaine, ou maghrébine, d’art contemporain né dans l’underground ou les salles de marché, de révérence pour des coutumes de peuplades oubliées de l’histoire doublé d’un mépris pour tout folklore, ou tradition non étrangère. Ce prolongement de l’aveuglement économique dans le domaine culturel a conduit à un assèchement des initiatives locales au profit d’importations de mondes qui nous sont inconnus : le wokisme, le slam, le rap, la techno. La frousse de la faute morale a conduit à baptiser immorales toutes actions qui ne seraient pas repentir envers les populations exploitées.

 

Si vraiment la mondialisation ne peut maintenant que se ralentir, faute de peuples restant encore à exploiter, ou plutôt faute de volonté d’exploiter de nouveaux misérables, alors la baisse des prix ne pourra plus jouer sur tous nos objets de vie courante, alors l’inflation va reprendre son cours en bien et en mal. Et les taux d’intérêts existeront à nouveau comme critère de choix entre les investissements permettant d’éliminer les projets les plus hasardeux. Ce retour à un monde moins cynique et plus rationnel va se faire dans la douleur de la réadaptation à un monde moins rêvé, à l’abandon de l’imaginaire de la gratuité, à la restauration de la valeur travail. Place aux peuples courageux et fiers de l’être.

 

 

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7 mai 2022 6 07 /05 /mai /2022 10:07

Lulla a rappelé à l’ordre les pays occidentaux dans leur appréciation du conflit russo-ukrainien : oui, Poutine est un boucher qui ne maîtrise pas ses armées, mais Zelenski reste le clown qu’il fut, Biden et les pays occidentaux les boutefeux qui ne veulent pas reconnaître leurs responsabilités. L’hystérie médiatique de nos pays ne peut effacer ces vérités ; elle plonge dans l’ombre et l’hypocrisie d’acheter du gaz à un pays que l’on dit mettre au ban et les guerres, elles vraiment meurtrières, pratiquées par les alliés des occidentaux au Yémen, ou au Congo ; elle exalte un nationalisme ukrainien tout en le condamnant à l’intérieur de l’Europe. Incohérence de nos journalistes et politiques.

 

La lutte contre le climat (expression d’ailleurs bizarre) entonnée par le groupe de pression du GIEC oublie les faits inscrits dans leur rapport (augmentation de la température entre 0,85° et 1,25° entre 1900 et aujourd’hui) au profit de leurs prévisions marquée par une imprécision ahurissante avec l’utilisation d’adverbes comme certainement, probablement, surement qui remplace une approche scientifique avec probabilités et écarts d’incertitude. Combat néfaste qui oublie les réalités elles sans conteste de la finitude des ressources et de l’envahissement par les déchets au profit d’un catastrophisme météorologique (sécheresses dites historiques, montée des eaux qui oublie l’enfoncement des terres sous le poids d’alluvions ou de constructions). Mais l’apocalypse paie plus chez les journalistes que l’honnêteté intellectuelle.

 

La guerre contre la pandémie se termine en queue de poisson. Entre des chinois qui continuent de vouloir se protéger contre un virus qu’ils n’arrivent pas à endiguer, des pays qui proclament leur foi dans un vaccin qui paraît plus comme un placebo, et des infirmes du cerveau qui s’abritent derrière leur masque pour sauver leur précieuse existence. Le terrorisme sanitaire chinois, la crédulité des foules avec ses enthousiasmes successifs (le confinement, le masque, le vaccin) et l’égoïsme profond de ceux qui cachent leur visage pour mieux exprimer leur sécession du reste de l’humanité, nous racontent un épisode peu glorieux de l’humanité terrorisée au point d’abdiquer toute idée de liberté élémentaire, d’incarcérer les vieillards des hospices au prétexte d’allonger une vie, de privilégier leur petite vie confortable sur tout ce qui fait l’honneur d’un être humain. Niaiserie sentimentaliste qui sacralise l’égoïsme.

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7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 12:01

Kharkov : trois batailles y furent livrées par l’armée russe contre l’armée allemande, les deux premières en 1942, particulièrement sanglantes et la troisième en 1943, (76 000 morts sur le champ de bataille) qui aboutit, enfin, à la libération de l’Ukraine par les troupes soviétiques. Le souvenir de ces luttes ne doit pas être obscurcit par l’agression de Kharkiv par les troupes de Poutine.

Lviv : nom obscur qui camoufle les noms célèbres de Lvov, patrie des rois polonais Poniatowski ou Sobieski, et celui de Lemberg, patrie de Simon Wiesenthal et autres célèbres ashkénazes.

Le révisionnisme de l’histoire est dans tous les rangs. Certes au Kremlin, mais aussi dans les médias occidentaux qui oublient trop vite des passés qui n'ont pas un siècle.

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