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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:13

Encore Bernard Guetta qui vient nous rabâcher son ragoût sans sel, sans sucre, sans épices. Jeudi dernier, au milieu du bruit et du sang des émeutes des rues arabes, il déclarait benoitement :

"le monde musulman vient là d’infliger un démenti aussi cinglant que salutaire à ceux qui le décrivent comme globalement fanatique et violent car le meurtre, mardi soir, des diplomates américains ne relevait en rien d’une hystérie de foules sanguinaires"

"la culpabilité morale des auteurs de ce film n’en sont pas moins immenses"

"Partout, des pans entiers de l’islamisme y rompent avec le djihadisme, commencent à accepter le jeu démocratique, comme en Turquie, et s’éloignent de courants violents qui leur reprochent cette évolution

 

Le raisonnement  s'articule en trois temps :

1° quelques exaltés ont tué l'ambassadeur des Etats-Unis en Lybie

2° le véritable responsable est l'auteur de la vidéo sacrilège

3° la Turquie est le modèle que suivent en réalité les rues arabes.


Décortiquons :

1° le problème que ne mentionne pas le père Guetta est que l'assassinat d'un représentant de la culture occidentale n'est qu' un épiphénomène au milieu des carnages perpétrés contre les chrétiens au Nigéria, en Syrie, au Pakistan, en Indonésie, la peur de l'anéantissement qu'éprouvent coptes en Egypte, diverses obédiences non musulmanes en Syrie,  la réalité douloureuse de l'exode des chrétiens d'Irak, la sauvagerie de la mainmise de l'Islam intégriste sur le nord du Mali.

2° la vidéo sacrilège qu'incrimine saint Guetta est de son aveu même un prétexte; qui n'a compris qu'il s'agissait de célébrer (si l'on ose dire) le 11 septembre; les invocations à Ben Laden (plutôt Oussama qu'Obama criaient les manifestants), la bannière étoilée brûlée en sont des signes manifestes;

3° la Turquie, invoquée à tour de bras par le révérend Guetta, est un drôle de modèle, hésitant entre la dictature militaro-fasciste et la dérive islamiste; se laisser obnubiler par la réussite économique de ce pays, l'intelligence de sa diplomatie, la puissance de son armée ne peut masquer la réalité d'un pays intolérant, qui tente d'affronter de difficiles problèmes sociaux et ethniques, par l'exaltation de la nation turque et de la religion sunnite.


Rien dans les faits ne contribue à l'optimisme béat de Dom Guetta. Mais qu'importe la réalité, seul compte pour lui l'univers radieux et hors-sol qu'il nous inflige depuis belle lurette.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 10:47

Vision caricaturale des Etats-Unis de Bernard Guetta. D'un côté le "conservatisme réactionnaire" représenté par Mike Romney , qui dans l'esprit de ce chroniqueur impartial se résume à un retour aux conditions économiques ayant permis l'éclosion de la crise financière; c'est "le sabre, la finance et le goupillon, la loi de la jungle et de l'ordre moral" parce qu'il refuse la réduction des budgets de la défense, et la libéralisation de l'avortement. De l'autre Barak Obama est le représentant de "l'amérique généreuse face à celle de l'égoïsme social", de la "défense des plus pauvres".

Dans ce langage outrancier, le chroniqueur ne décrit rien de la réalité des Etats-Unis d'aujourd'hui : lz coupure entre zones riches (la Californie des starts-ups du web, le mid-west du shale gaz, le Texas et sa croissance économique soutenue), et zones appauvries  (les downtowns de Detroit,  la Nouvelle Orléans, Pittsburgh etc...), le chômage des ghettos noirs (pour lesquels Obama n'a pas fait grand chose), la faillite financière qui s'est aggravée pendant les quatre dernières années avec la fuite en avant dans la dépense, le déficit. Ce que Bernard Guetta décrit, a travers les marionettes qu'il tente de faire bouger sur son théâtre d'ombres, est son univers intellectuel français : la croyance que la démocratie s'exprime dans un état omniprésent, la conviction que la tyrannie est légitime lorsque une majorité la soutient, la lutte manichéenne entre d'un côté l'argent, l'égoïsme, le libéralisme économique, incarné par des riches, et de l'autre la générosité, la répartition des richesses, la défense des droits de l'homme et de l'environnement..

La panorama que nous propose Guetta de la lutte des prétendants à la présidence des  Etats-Unis, n'est que le reflet  d'une vision empreinte de religiosité issue des tréfonds des siècles : le dualisme, la lutte du Bien et du Mal, Ahura Mazda contre Ahriman, Dieu contre Lucifer. Le malheur est que notre pauvre chroniqueur veut inscrire ce propos dans un cadre laïque, et que l'on ne voit pas très bien pourquoi une moitié de la population se complait à continuer de pêcher en vénérant des idoles du mal alors que le péché n'existerait pas; à moins que l'on considère qu'il s'agisse de péchés que de maugréer contre la prévalence des théories environnementales, lutter contre l'autoritarisme de l'état centralisé, combattre les errements des politiques d'assistance sociale.  Mais alors, il n'est plus question de démocratie et de liberté de pensée, mais de dictature et de formatage des esprits.

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 22:34

Deux voyous disparaissent.  L'un arrogant, drogué, a triché pour gagner des Tours de France. L'autre tout aussi arrogant, vautré dans sa débauche et ses stupéfiants a trompé les spectateurs du petit écran sur sa personnalité. Lance et Delarue. L'un a gagné beaucoup d'argent  en ne ménageant ni ses efforts, ni la tyrannie qu'il faisait régner sur le peloton; il était certes un champion, mais d'autres l'étaient peut-être tout autant voire plus que lui et ont été écarté pendant des années des podiums. L'autre a gagné plein de fric, avec ses émissions racoleuses, accaparant de précieuses heures de diffusion sur une chaine publique au détriment de talents moins voyeurs.

L'intéressant est le traitement que les médias leur offrent. Pour Lance, il n'est pas de mots assez durs pour stigmatiser, avec  raison, sa conduite, pour déplorer le discrédit qu'il risque d'infliger à un sport déjà mal en point, pour célébrer la chute du héros qui ne méritait pas sa place. Pour Delarue, après un bref moment d'hésitation, les médias se sont repris pour voler au secours de la star déchue : et que Drucker s'attendrisse sur son professionnalisme, sur son combat contre la maladie; et que Filippetti  se croie obligée de sortir dans un communiqué "qu'il fut un animateur de talent" , en ne minimisant qu'à peine l'éloge avec une allusion discrète à "ses faiblesses" que bien entendu "il a affronté avec courage" ; pour Christophe Dechavanne, sa disparition n'est rien d'autre qu'une "catastrophe", et s'il était "givré" c'est comme tous les gens de son métier ; Pierre Lescure qui le trouve "exemplaire"; Laurence Ferrari qui le respecte et veut lui rendre hommage; Sophie Davant qui voit en lui un "être hors du commun" .

Pour couronner le tout le service public ne trouve rien de mieux que de programmer une soirée spéciale pour  ce zigoto.

Un tel dérapage montre que cette famille de l'audiovisuel est surtout une mafia qui lorsqu'elle ne peut plus pratiquer l'omerta, tente encore de couvrir ce contre exemple vivant. A croire qu'ils sont tous de la même étoffe. Seraient-ils tous à jeter au linge sale ?

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:54

Quelques brefs aperçus de l'humour de Sophia Aram éructés depuis son micro de France Inter  :

Sophia Aram tance Stéphane Guillon : il a manifesté un comportement inapproprié vis à vis d'un handicapé (6/6/2012)

Sophia Aram  tance  Bérénice  Béjo :  elle a manifesté une attitude anti-féministe pour avoir osé dire que les femmes étaient meilleures infirmières que les hommes (21/5/2012)

Sophia Aram tance Maryse Joissains-Masini , député-maire d'Aix : elle a propagé de dangereux propos anti hollande en s'énervant sur la victoire des assistés lors de la présidentielle. (9/2/5012)

Sophia Aram tance ceux qu'elle soupçonne de faire la guerre aux musulmans : les affidés de Sarkozy  (30/5/2012).

Sophia Aram (28/5/2012)  ironise sur la religion catholique et scatologise sur ses représentants : "les bouées que Jésus utilisait pour marcher sur l'eau",  "manque d'étanchéité des vieux cardinaux".

Mélange de conformisme (il ne faut pas attaquer les musulmans, il faut trainer dans la boue les catholiques), de niaiserie baptisée humanisme (les gentils handicapés, comme elle aurait pu parler des gentils pauvres, des gentils  gars des cités, ), de lâcheté  (toujours s'acharner sur ceux désignés à la vindicte publique par sa chère radio de service public), et de révérence pour les grands progrès  de la conscience universelle (la parité, la mariage gay). Pourquoi continue-t-elle dans l'humour ? Sa place ne serait-elle pas celle de propagandiste des idées butinées dans les coktails des quartiers bobos de la capitale, ou celle de surveillante générale des ondes distribuant les bonnets d'âne  aux récalcitrants.  Ceux qui l'écoutent ne rient pas, tout au plus ricanent-ils .

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 09:23
Un mode favori d’expression des stars des matinales de France-Inter est le raclement de gorge ; je ne sais pas si cela traduit exactement le son qu’ils émettent, feutré, venant du fond de la gorge, pouvant s’écrire Hmmm. Ce n'est pas un feulement grondant jusque dans la poitrine qui exprimerait un sentiment profond, ni un toussotement taquinant le bord de la luette qui ne serait qu'une mesure prophylacique; comment définir ce bruit exprimé qui se doit d'être retransmis sur les ondes et qui en même temps, on le devine, est prononcé bouche fermée; c'est donc un message pour le public puisque pafaitement audible par "les chers auditeurs"et une sorte de propos a parte comme sur une scène de théâtre . Toute la prouesse est la nuance du raclement : il en existe de dubitatifs, de réprobateurs, d’encourageants, et rarement de louangeurs. Le raclement de gorge permet d’exprimer une opinion, tout en prétendant n’avoir rien dit. Il déstabilise l’interlocuteur qui croit souvent devoir répondre à l’intention exprimée, et du coup se retrouve en porte à faux avec l’Audrey Pulvar, la Patricia Clark ou le Patrick Cohen interrogateurs qui jouent tout d’un coup les étonnés devant les récriminations, les colères, les exaspérations de leur souffre-douleur. Ce jeu est parfaitement imbécile, puisqu’il ne trompe ni l’auditeur, ni le questionné, ni le questionneur. Ces raclements sont des modes d’expression de raclures. Ces grognements sont des onomatopées de grognasses. Ces sous-entendus sont des débinades de débineurs professionnels. Ces tours de cochons sont des sacrilèges envers la profession de journaliste : ce n'est ni parler pour informer (fondement du métier), ni parler pour ne rien dire (qui est une forme répandue de journalisme), c'est ne pas parler en face, en tentant de discréditer (définition du médisant) . En aucun cas ces gens-là (à dire avec l’accent de Brel), ne méritent la moindre considération.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 10:13

Elle nous assomme avec sa martiniquité;  on s'en bât l'oeil; est-ce que j'ennuie quiconque avec mes côtés percherons ou charolais; du coup elle se croit obligée de prendre Aimé Césaire, pour un grand poète et Franz Fanon pour un patriote alors qu'à vrai dire l'un est un écrivain indigeste et surfait et l'autre un de ces traitres qui encombrent les coulisses de l'histoire.

 

Elle pense que la couleur de sa peau est son drapeau dans sa lutte contre le racisme; le symbole visuel de l'abominable sort réservé à ses ancêtres esclaves; la justification des procès qu'elle lance dès qu'un insulteur s'en prend à elle. Mais, il faudrait arrêter cette paranoïa  :  de quoi nous parle-t-on ? de  négriers qui ont opéré il y a plus de deux siècles,  que je ne compte pas parmi mes ancêtres d'ailleurs;  d'un responsabilité collective de ces prétendus ancêtres, que je récuse comme toutes les repentances.

 

Elle croit qu'elle est journaliste, parce qu'elle le proclame : mais où sont ses enquêtes, ou sont  ses reportages, où se camoufle la tentation de l'objectivité. Il faudrait le lui dire : mademoiselle n'est qu'une saltimbanque , un de ces monstres que l'on exhibe parce que celà fait frissonner ou rire une foule; et elle est un de ces phénomènes, par sa méchanceté partisane, sa volubilité sans concession pour ses interlocuteurs, sa bonne conscience étalée avec autosatisfaction.

 

Elle est pesante avec sa défense des femmes qui j'imagine se passeraient bien de cette virago. Dans ses dernières prestations contre un Stéphane Guillon rigolard,  un Guerlain gâteux, ou un Jacques Séguéla décontenancé, elle roulait des yeux furibards derrière les soucoupes de ses lunettes, elle coupait ses invités en prétendant  avoir été interrompue avec un aplomb d'arracheur de dents, elle levait les yeux pour prendre le ciel à témoin de l'audace de ceux qui voulaient contredire le grand inquisiteur, elle inclinait la tête d'un air apitoyé lorsqu'elle était en panne de réplique. Tout celà au nom de ses sempiternels slogans "j'existe", "je suis une femme et j'ai le droit de mépriser et maltraiter ces hommes".

 

Mademoiselle, vous trônez, maintenant, sur la couverture des Inrokuptibles , tout est résumé  : idole du  journal attrape-bobos de la rive gôche de la Seine, affublée du signe de votre caractère partisan, cette rose rouge tenue avec préciosité entre vos dents carnassières, camouflée derrière d'épaisses lunettes qui mettent toute la distance nécessaire entre l'icône des médias et le vulgum pecus convoqué pour  vous admirer. 

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 15:11

Trop d'évènements qui paraissent incompréhensibles du fait de la partialité du scénario, dont deux majeurs : pourquoi ce succès du FLN dans les campagnes, pourquoi cette panique des pied-noir à l'heure de l'indépendance ?  Dans les deux cas l'esprit partisan l' emporté sur le souci de clarification. Si l'origine du soulèvement est correctement analysée (immobilisme du statut, massacre de Sétif, mépris des populations musulmanes sensible particulièrement vis-à-vis des anciens combattants), son succès au fil des années ne paraît dans le film que soutenu par un désir d'indépendance et de liberté qui fait fi des efforts de l'Armée avec  ses sections administratives spécialisées, ou de l'accession au statut plein de citoyen de l'ensemble de la population  décidé in extremis par de Gaulle. C'est trop court, et dans un récit soit-disant équilibré il est fautif d'avoir passé sous silence la terreur qu'a fait régner le FLN tant dans les campagnes, que chez les immigrés en France (seul un massacre d'un douar est évoqué). De la même façon comment expliquer l'exode massif, quasi-total, des pied-noir, en se limitant à la seule propagande de l'OAS, prônant la terre brûlée, et oubliant les massacres perpétrés par l'ALN après le référendum sur l'indépendance, tel que lui d'Oran avec ses centaines de tués, disparus, torturés.

Une approche déplaisante qui range les harkis parmi les traitres, et les porteurs de valise parmi  des héros.  Les fameux porteurs de valise, comme Francis Jeanson,  Henri Maillot,  Fernand Iveton, n'ont rien fait d'autre que fournir des armes à ceux-là  même qui tuaient leurs compatriotes : si  le mot traitre a une signification, il les qualifie parfaitement. Les harkis,  quant à eux, ont choisi le mauvais camp, celui des vaincus, sous l'influence, la sollicitation des autorités françaises; certes, ils ont trahi la cause algérienne; mais n'est-il pas abusif de faire porter la responsabilité de leur massacre sur la France qui ne les a pas accueilli et non pas sur l'état algérien qui les a fait massacrer en masse, dans des rafinements de cruauté.

Un ton général nauséabond, qui insiste lourdement sur la présence de Maurice Papon, comme préfet en Algérie, puis à Paris, comme préfet de police, lors de la manifestation des musulmans du 17 octobre 1961, puis lors du drame de Charonne : un ancien collabo pour diriger la répression c'est le choc des photos, le choc des mots.  Par contre les dissensions entre l'armée de libération intérieure et l'armée dite des frontières installée en Tunisie et au Maroc, ne sont pas évoquées : silence pesant sur les querelles  de clan et le lachage des combattants de l'intérieur  par les futurs dignitaires installés dans des pays étrangers.

C'est un mauvais film. D'autant plus mauvais qu'il se targue d'être objectif. Il ne dit pas de mensonges, il travestit la vérité, en choisissant, en censurant. 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 16:34

Sommaire de la demi-journée du 8 mars 2012 sur France-Inter :

- Pierre Weill s'entretient avec Cesare Battisti avec chaleur. Il s'agit pourtant d'un assassin condamné par la justice italienne et qui s'est enfui de son pays pour ne pas exécuter sa peine.

- Piotr Smolar, journaliste du Monde déplore la timidité des mesures fiscales proposées par François Hollande de taxer à 75% les revenus au-dessus d'un million d'euros, et à 45% (au lieu de 4% les revenus au-dessus de 150 000 euros. Il regrette que soit oubliée la fusion de la CSG et de l'IRPP, élucubration du fumeux PIketty.

- Jean-Louis Murat  est ridiculisé puis stigmatisé pour avoir tenu des propos qualifiés de lesbianophobes.

- Jules Massenia s'enthousiasme pour les stages de désobéissance civile qui apprennent à freiner le travail des forces de l'ordre.

- Audrey Pulvar nous fait un plaidoyer pour le rétablissement de l'autorisation administrative de licenciement.

- Eric Fassin nous fait une apologie du mariage homosexuel. Les opposants sont qualifiés de réactionnaires, racistes, sexistes, et autres gracieusetés.

- Bernard Guetta nous sert son ragout habituel d'indignation contre Poutine :  oui il a été élu, oui personne d'autre n'aurait pu être élu, mais il n'aurait quand même pas du être élu.

- André Erofeev,  avec la complicité de Pascale Clark, nous décrit l'hypocrisie des manifestants qui ont soutenu Poutine, et la vertu des 20% de moscovites qui ont voté pour Prokhorov (oligarque, dont la qualité majeure est d'être opposé à Poutine).

 

Petit échantillon  d'un discours entièrement homogène des intervenants sur une radio dite de service public. Tous ceux qui sont opposés au discours tenu sur ces ondes sont d'abord non invités, ridiculisés, leurs arguments tordus. Il est extrêmement pénible d'imaginer que l'argent de tous les contribuables (dont le mien) vient financer les élucubrations de  d'une bande de journalistes fonctionnarisés qui se complaisent dans l'admiration de leurs propres opinions. Qui va proposer la vente de France-Inter à un quelconque tycoon de la presse, ou sa transformation en Société Coopérative et Participative, fonctionnant sans une quelconque subvention publique ? 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 18:52

Elle est devenue une héroïne. Elle fait la une des journaux. Elle est fait l'ouverture des journaux télévisés. Mais qui est-elle ? Je n'ai jamais lu un article de sa plume (ou je l'ai oublié). Je ne l'ai jamais entendue dans une émission (sauf quand elle s'est enregistrée quelque part dans Homs). Je ne crois pas qu'elle ait jamais écrit un livre, laissé une trace quelconque sur le web hormis ses dernières tribulations.

Ah certes, elle est allée à Homs. Comme toute une flopée de journalistes, photographes, et autres techniciens du son, qui allaient remplir leur devoir d'informer les citoyens du monde. Indubitablement courageux d'aller se fourrer dans un merdier pareil. Tirons lui le chapeau pour avoir voulu remplir une mission qu'elle s'est donnée ou qu'on lui a imposée (peu importe l'un ou l'autre). Une fois ce hommage rendu, arrêtons là. A-elle aidé quelqu'un ? a-t-elle apporté du réconfort à des populations opprimées ?A-t-elle même apporté une information sortant de ce qui s'étalait partout : il y a des tirs de snipers, des tirs d'obusiers, et les membres de l'armée de libération de la Syrie colportent des récits plus atroces les uns que les autres.

Mais peu importe la minceur de la personne et de son action , elle est devenue la gloire de la population des journaleux. Sa jambe cassée devient la preuve de son audace devant le danger. Sa fuite de son réduit une épopée. Bien entendu ceux qui l'ont exfiltrée sont condamné à l'anonymat le plus absolu, et ne reçoivent pas l'aumône du plus petit remerciement. L'histoire d'Edith Bouvier est l'apogée du journalisme contemporain qui a force de narcissisme, en arrive à trouver dans sa propre contemplation l'unique véritable objet de ses préoccupations. 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 11:33

Si AREVA s’exprime, défend sa stratégie, son métier, ses méthodes c’est du lobbying.  Si Ecologie-Les verts propose la suppression de la filière nucléaire, c’est une simple manifestation de la liberté d’expression. Voilà l’extraordinaire conception de la démocratie propagée par les porte-parole les plus représentatifs des écologistes, Duflot, Bové, Joly. Les 48 000 salariés d’AREVA n’ont-ils pas le droit de parler ? Leur opinion n’ est pas digne d’être entendue ? Seule la CGT esd-elle autorisée à dire quelque chose en leur nom ?  Leurs dirigeants ont-ils été condamné à une interdiction de médias, sont-ils sous le coup d’une condamantion judiciaire leur interdisant d’entrer en contact avec un quelconque homme politique ?

Les 30 000 adhérents et coopérateurs que revendique Ecologie les Verts ont-ils des drois à s’exprimer supérieurs aux membres des filières qu’ils critiquent ? Quelle légitimité autorise Eva Joly à considérer comme sacralisée la parole d’une représentante d’un parti et inconvenante celle qui s’exprime autrement que par le filtre d’associations, de mouvements politiques ? Pourquoi juge-t-elle que la  pensée d’un salarié est automatiquement polluée par son intérêt personnel ? Qui lui permet de condamner sans appel ceux qui se sont investis dans un métier qu’elle dénigre ? Quelle idée bizarre de l’égalité des droits que de réserver à des groupements baptisés partis politiques une sorte de monopole de l’expression sincère des convictions, une exclusivité de la pertinence des idées, une élimination hors du cercle des gens soucieux du bien public  de ceux qui ne militent pas, ne cotisent pas, ne sympathisent pas avec les partis.

Vraiment effrayant de voir défiler sur les écrans, tous ces invités écologistes, verts de rage à  l’idée que l’on puisse porter une autre parole que la leur, rouges de colère lorsqu’on les suspecte de magouilles électorales dans des luttes qu’ils prétendent mener. Degré zéro de la démocratie lorsque celui qui crie le plus fort croit pour celà avoir plus de légitimité. 

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