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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 10:43

La perte de la notion de salut dans notre monde actuel est un sujet essentiel mais il ne faut pas oublier sa contrepartie indispensable, la perte de notion de devoir tout autant en perdition. La recherche de salut n’avait de justification que si elle était accompagnée d’une obligation de remplir ses devoirs : un bonheur futur individuel ne pouvait être atteignable qu’avec la meilleure exploitation possible de ses talents, la prise en compte, non pas d’un bonheur terrestre inatteignable, mais des besoins de ceux qui nous entouraient. 

La désacralisation de la mort, le culte d’un bonheur terrestre ont très naturellement augmenté la peur de la mort. La mort n’est plus un passage mais l’interruption d’une félicité d’aujourd’hui. La vie n’est plus seulement une offrande à Dieu et sa protection une impérieuse nécessité pour permettre l’accomplissement de la destinée de chacun ; elle devient une idole en-soi, la réussite d’un projet individuel, l’accomplissement de désirs.

La recherche du salut s’amoindrit dans une politique sociale, une charité, la manifestation d’une bonne conscience. Retour au temps des indulgences ; les pénitences sont remplacées par des bonnes actions ; des prières inefficaces par des actions court-termistes ; avant il fallait acquérir le pardon de l’église ; il faut maintenant être approuvé par une O.N.G. humanitaire. 

Comment reconnaître l’expression du devoir dans ces larmoiements sur des immigrés, ces apitoiements sur des pauvres, ces geignements sur les victimes. La véracité des pleurs, des cris, des aides qui font plaisir au donateur, cachent l’inexistence de la réflexion sur le futur des malheureux, le mépris des situations au profit d’une prétendue générosité immédiate qui cache mal une profonde ignorance de l’avenir.

Aux bonnes âmes dévouées à tous dans leur sirop humanitaire, je préfère de véritables artisans qui savent faire la part entre ceux qu’il faut aider et ceux qu’il faut négliger, voire stigmatiser; Aux forcenés de l’aide tous azimuts perdus dans leur recherche d’une bonté universelle, je préfère les combattants qui aident là où il pensent que c’est nécessaire ou utile quitte à passer pour peu catholiques.

Les bons sentiments sont les mauvaises herbes du salut. Le devoir est plus souvent d'un accomplissement difficile.

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17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 15:58

« Je prends mon pied avec … la plus belle des cathédrales du monde » disait naguère Philippe Villeneuve architecte en chef des monuments historiques ;  on lui souhaite de le prendre lorsqu’il devra s’expliquer devant les juridictions compétentes pour son incompétence, son défaut de surveillance et sa prouesse d’avoir réussi à laisser brûler de que ses collègues avaient mis huit siècles à édifier et protéger.

 

Le pape François  est attendu avec impatience au chevet de Notre Dame ; il a oublié de préciser dans ses diverses interventions qu’il allait venir à Paris  ; nul doute qu’il arrivera à caser ce pèlerinage entre Maroc, Egypte et autres pays sud-américains. Après avoir loupé la cathédrale de Mossoul il serait dommage qu’il loupe celle de Paris.

 

La reine de l’Hôtel de Ville, Notre Drame de Paris, a omis de prononcer le mot de catholique pendant qu’elle se trémoussait sur le parvis entre Monseigneur Chauvet et le président Macron. Un mot terrifiant qui recouvre des populations haïes qu’il convient de laisser de côté, même devant leur lieu de culte en flammes, pour ne pas effaroucher les électeurs d'Anne Hidalgo.

 

Sans oublier le gilet jaune de service qui pleurait à l’antenne parce que les dons promis par de riches familles et de grands groupes pour la restauration de la cathédrale ne venaient pas dans la poche de ces pauvres malheureux qui n’ont gardé comme religion que le culte de la consommation.

 

"Je m’en fiche de Notre-Dame car je m’en fiche de l’histoire de France" disait  enfin Hafsa Haskar ; Madji Chaarana, Edouard Le Bert autres responsables de l’UNEF tiennent des propos analogues. Parmi les rationalisations du budget de l'Etat  : pourquoi ne pas réorienter ses subventions  à l’UNEF vers la reconstruction de lieux de culte.

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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 15:04

La catastrophe du concile Vatican II n’en finit pas d’ébranler l’Eglise et les catholiques. Ce concile funeste s’est enlisé dans d’obscures querelles théologiques, dans d’inutiles réformes de la liturgie, au lieu de s’occuper de l’organisation de l’Eglise. Tous les fidèles ont vu ébahis les prêtres et les moines quitter leur habit pour se mettre en ménage, ou bien rester dans leurs églises et leurs couvents pour les vandaliser et choquer les pratiquants par des discours marqués d’un piétisme niais. Ce concile a raté l’abolition de la monarchie papale, a oublié la restauration de l’autonomie des communautés, a négligé d’instaurer une place décente pour les femmes au sein de l’organisation ecclésiale, et a oublié d’abolir le célibat pour les prêtres. L’absence de réformes au sein de la cour romaine a plongé la curie dans des scandales sexuels, des scandales financiers. Le pape actuel n’est pas à la hauteur des enjeux : le lobby homosexuel qui s’est mis en place depuis Paul VI est toujours en place; aucune femme n’a été nommée cardinal; aucune libération ne se profile sur la possibilité des prêtres de vivre marié et non pas avec des gitons, avec des nonnes asservies, ou des bonnes à l’âge canonique. L’église est submergée par des discours débilitants sur l’accueil de l’Autre, sur l’oecuménisme, sur le dialogue inter-religieux : nous catholiques sommes la risée de l’Islam, de la religion rabbinique, des églises évangéliques. L’Autre c’est d’abord le diable qu’il importe de discerner et de combattre avant de geindre sur sa catégorie sociale, son niveau de vie : la charité est d’abord une obligation d’individus avant d’être une préoccupation d’une église; l’église n’est pas une OGM spécialisée dans l’accueil des pauvres, des malades. L’oecuménisme est une billevesée lorsque son corps de croyances est en lambeaux. Le dialogue inter-religieux est la pitoyable abdication d’une croyance face à d’autres ou plus conquérantes ou plus soudées dans leur culture.

Vivement un nouveau concile qui fasse un véritable aggiornamento des structures de l'Eglise.

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 09:14

Célébration du futur triomphe du bien sur le mal. Consécration de ceux qui oeuvrent pour le bien, le beau, le juste, le rationnel, qui luttent contre le mal, le laid, l’injuste, l’irrationnel. Une belle fête que les ratés, les corrompus, les hypocrites, les arrogants, les fats, feraient bien de méditer. Rien à voir avec une fête des morts : dans la religion chrétienne, il n’a d’ailleurs pas de mort définitive et donc pas de culte des disparus sauf pour ceux qui ont incarné les vertus qui leur font mériter le paradis. 

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 11:29

Epouvantable chaos de la pensée.

Confusion entre les devoirs individuels qui nous obligent à accueillir et à aider le malheureux, et les obligations d’un état à qui nous avons confié la violence nécessaire à la protection de nos existences. Des associations s’arrogent le droit de singer des états dans des prétendues politiques d’immigrations qu’elles sont illégitimes de proposer, tout en les habillant d’intentions qui ne relèvent que de la conscience personnelle.

Absence de vision qui privilégie le court-terme (indispensable mais qui devrait être transitoire) de nourrir, loger, soigner et oublie le long-terme : pourquoi condamner des immigrés à vivre en étrangers dans des pays qu’ils ne comprennent pas ; pourquoi les transformer en outils de production corvéables à peu de frais pour produire encore plus de biens de consommation dans des pays qui en sont déjà saturés.

Abus de langage qui veut faire croire que les droits de l’homme sont une religion respectable : synthèse de petits bourgeois entre quelques préceptes chrétiens aseptisés et le respect intransigeant du droit de propriété ; la déclaration des droits de l’homme est exactement l’arme que peuvent invoquer tous ceux qui refusent de partager.

Et puis éternellement tous ces chrétiens qui font la morale aux autres chrétiens parce qu’ils sont moins chrétiens qu’eux. Ils brandissent leur étendard de la tolérance en invectivant tous ceux qui s’écarteraient du droit chemin qu’ils savent qu’ils suivent. Que vive un peu d’humilité dans leur esprit, et qu’ils arrêtent de nous condamner à une recherche éperdue des satisfactions terrestres de bonne conduite.

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 10:04

Joie de Noël

Noël, pour nous chrétiens, est la joie de voir arriver parmi nous un sauveur, et de partager cette bonne nouvelle avec tous ceux qui veulent bien lécouter. Rien à voir avec des phobies et des haines. Rien de commun avec ces débauches des cadeaux et des réveillons.

 

Ni pisse-froids qui ne savent pas faire la teuf, ni niaiseux qui sabiment dans la compassion.

Ni coincés qui oublient de rire au prétexte du poids des malheurs du monde ; ni prophètes qui nous bassinent avec les malheurs inéluctables qui nous menacent.

Ni monomaniaques qui ratiocinent sur les plaies du passé, ni exaltés qui veulent se venger des

injustices d’aujourd’hui. Justes heureux de partager avec les « happy few » qui le veulent bien.

 

Noël pourrait être le symbole d’un moment privilégié où ne se confondent pas :

  • le désir et le plaisir partagé et savouré ; l’inverse des excès, des débauches, de la sacralisation de son plaisir personnel ;
  • la connivence intellectuelle et le respect des idées des autres ; de toutes les idées, même les blasphématoires, les iconoclastes, les inconvenantes, les offensantes ;
  • l’amour des autres et l’amour divin ; l’un n’est que le slogan d’organisations humanitaires qui vivent dans le court-termisme, et l’instinct, pour ne pas dire la niaiserie, l’autre est l’agapé qui est le service des autres avec tous les moyens que nos intelligences mettent à notre disposition.

Que vive la joie de Noël.

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 09:48

Islam est peut-être une religion, mais d’abord un mouvement politique. Un seul Dieu, une seule communauté de croyants sont les préceptes qui relèvent de la religion ; mais la chariah, le djihad, le djihad étant l’outil pour étendre la chariah du Dar al Islam au pays des infidèles, sont des préceptes politiques : ils relèvent de l’organisation de la société, non des convictions ontologiques des populations ; ils relèvent d’un impérialisme assumé et très souvent mis en pratique dans l’histoire. Alors être antiislamiste est une opinion politique. Elle n’a pas à être baptisée islamophobie, tentative de la rendre illégitime , irrationnelle.

La méfiance à l’égard de la doctrine de l’Islam, la haine suscitée par certaine de ses pratiques, laissent perplexes vis-à-vis des tentatives de dissociation entre un Islam modéré et un Islam radical. Par définition l’Islam se veut radical, dans sa conception d’un Dieu unique, dans la pureté qu’il exige de ses adeptes, dans son mépris des incroyants. Radicalité doctrinale mélangée à un pragmatisme affirmé : le devoir de dissimulation temporaire, pour mieux exalter le triomphe futur de la religion est connu et assimilé de tous les musulmans.

Le combat contre l’Islam est une lutte politique qui ne peut se limiter à la dénonciation de courants qualifiés d’extrèmistes comme le salafisme, le wahabisme. Il doit dénoncer toutes les pratiques cultuelles qui sont une tentative de mainmise sur la société et non une expression d’un amour de Dieu. Il doit mettre en cause toutes les propagandes qui sont une manifestation d’impérialisme et non pas la légitime ambition de partager son amour de Dieu.

Trop souvent cette lutte politique contre l’Islam est disqualifiée par son travestissement en un racisme anti-maghrébin, anti-arabe, anti-oriental. Curieux amalgame entre des descendants de tribus bédouines qui ont répandu leurs idées nomades depuis l’Iran jusqu’à l’Atlantique et les rejetons des occupants berbères, coptes, syriaques, mésopotamiens héritiers des civilisations néolithiques sédentarisées. En réalité il s’agit d’une tentative de sanctuariser l’Islam en décrétant illégales les attaques lancées contre ce mouvement politico-religieux.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 17:03

Islamophiles : élus socialistes qui veulent récompenser leurs électeurs musulmans en affirmant que l’Islam doit être accueilli comme n’importe quelle autre religion au prix d’une légère adaptation de quelques coutumes manifestement incompatibles avec une démocratie occidentale ; élus centristes, hurlant leur devise « in medio stat virtus », qui laissent croire que la tolérance peut se résoudre dans une indifférence envers toutes le religions, ou corollaire, une acceptation de toutes les identités culturelles.

Islamophobes : élus de gauche qui dénoncent le fascisme vert au nom d’un haine de toutes ces religions qui aliènent la liberté de l’homme ; élus de droite qui dénoncent la dérive communautariste des pratiquants de la religion musulmane.

L’attitude envers l’Islam entre en force dans le débat politique. Certains veulent en faire l’économie en faisant un distinguo entre le djihadisme (haïssable) , et des musulmans pieux ; attitude certes louable de ne pas mettre tout le monde dans le même panier mais qui a l’inconvénient de se fracasser sur l’impossibilité à ce jour d’avoir vu émerger sur notre sol un Islam réformé, rejetant toutes les interprétations littérales du Coran. D’autres s’écharpent sur la question fallacieuse de savoir si les inégalités sociales favorisent l’émergence d’un Islam radical ou si cette religion est le terreau de dérives sectaires empêchant l’agrégation de ces populations à notre pays ; la réponse est bien entendu compliquée.

Ces débats nécessaires sur la compatibilité entre Islam et démocratie, Islam et racines chrétiennes, Islam et culture européenne, ne sont encore qu’à leur début. Trop de cyniques ou de crétins (difficile de comprendre une volonté de ne pas voir) veulent encore les occulter, en taxant de racisme l’examen critique d’une religion et de ses adeptes ; mais comment ne pas parler de la ghettoïsation des cités, de la propagation de cultures et de coutumes jusque là totalement étrangères à notre sol, de la tentation du terrorisme face à des comportements occidentaux jugés répréhensibles, de la fascination par des mondes arabes ou maghrébins qui nous sont au mieux indifférents.

Mais le débat est étouffé par un pouvoir aboulique qui fait garder par l’armée églises et synagogues, et s’offusque que l’on critique l’Islam ; par un gouvernement empêtré dans ses contradictions qui se donne des possibilités d’écoute très larges au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste mais s’indigne que l’on étudie le nombre et la localisation des musulmans de France.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:32

La laïcité est devenue un salmigondis où se mélangent la haine de la religion chrétienne, la peur de l’Islam, et la complaisance envers le judaïsme. Ce n’est pas en baptisant ce pâté de merle d’humanisme, de lutte contre le racisme ou de défense des valeurs de la république qu’on le rend digeste. La lutte contre les chrétiens est un réflexe pavlovien des héritiers des francs-maçons du XIXème siècle qui n’ont pas encore réalisé que les église chrétiennes d’après la loi de 1905 et encore plus d’après la sécularisation accélérée de la société française de la deuxième moitié du XXème siècle ne présentent plus aucun danger de théocratie. La peur de la marée islamique est un mélange entre une indulgence coupable pour le peuple des cités qui vote majoritairement pour les socialistes et la crainte réelle du terrorisme qui fascine des jeunes dévoyés par des imams sectaires. Enfin la complaisance de l’ensemble des politiques envers un groupe de pression communautariste comme le CRIF laisse perplexe : sont-ils des représentants des pratiquants du judaïsme de France, des avocats d’Israël, des porte-parole français d’une diaspora ancestrale et mondiale ?

Tout ceci est magnifiquement résumé dans la couverture du dernier numéro de Charlie : le toutou qui porte dans sa gueule un journal symbole de la liberté de parole, un des critères d’une laïcité réussie, est poursuivi par un évêque et un djihadiste, épaulés par leurs sicaires (le politique symbolisé par Sarkozy et Marine Le Pen, la finance par un banquier et les médias à la solde par un micro de BFM) ; le rabbin est omis dans la meute. Résumé : un responsable chrétien et un égaré musulman sont les maîtres du complot contre la laïcité.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 11:49

La sainteté , comme le génie, ne court pas les rues. La sainteté est à l’opposé de ce qui faisait horreur au Christ, la paresse et l’hypocrisie : il lui faut œuvrer sans relâche sans récompense. La sanctification est l’expression de l’admiration terrestre de ceux qui voudraient mais ne peuvent envers ceux qui veulent et qui peuvent. Les saints doivent être des modèles contre tous les hypocrites : marchands du temple bien entendu, pharisiens ritualistes certes, mais aussi tous les exaltés de la piété qui méprisent les infirmes de la compassion, les auréolés de la certitude envers les handicapés de la foi ; les saints devraient être des guides non seulement contre des rentiers, des parasites, mais aussi contre les vauriens qui trafiquent de la pitié, les inefficaces qui s’abritent derrière l’indulgence, les veules qui vendent leur malheur. Il ne faut jamais affadir le travail des héros et des héroïnes de Dieu dans un salmigondis piétiste.

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