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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 10:03

Enfin la parole a été libérée clament les guignols et autres saltimbanques. Et ils se glorifient de la création d’un appel à délation sur tweeter, appelé gracieusement « balance ton porc ». Le réseau social se révèle pour ce qu’il est, un égout qui charrie dénonciations infondées, jugements expéditifs, condamnations abruptes. La parole de quelques femmes qui ont un compte tweeter, qui savent l’utiliser : un micro-milieu empli de haine pour les turpitudes qu’elles ont cru nécessaire de subir pour arriver à leur petite réussite; une petite caste dominée par les zélotes du combat contre l’hommes qui les oppresse, qui les surpasse, qui leur fait des enfants ; les épigones des Beauvoir, Duras, Lauvergeon, Ernotte, Duflot et autres combattantes de la liberté du corps des femmes.

Et ce concert de délation de ces privilégiées hargneuses s’accompagne de réclamations absurdes comme de verbaliser des incivilités de rue, en ignorant le malheur profond et véritable des femmes des banlieues, exposées aux tournantes, aux incitations à porter le voile, aux traitements mutilants, à l’interdiction camouflée de l’espace public. Ces délatrices sont schizophrènes : elles se contemplent l’ombilic et ignorent leur congénères dans le malheur. Elles se polarisent sur leurs « témoignages » souvent minables, rarement tragiques. Elles ne comprennent pas qu’elles se ridiculisent en se mettant comme cela en avant : elles transforment la cause des femmes en un farce sinistre où les vrais coupables ne sont pas désignés, et les véritables victimes une fois de plus, oubliées.  

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 09:25

Elles poussent des cris d’orfraie. Que ne l’ont-elles fait plus tôt ? Pourquoi ont-elles laissé ce Weinstein continuer ses turpitudes sexuelles à Hollywood, à Cannes ou dans tous les festivals de cinéma, Baupin à Paris et dans tous les congrès écolos, Strauss-Kahn à Bercy, Washington ou dans toutes les réunions politiques ? Aucune ne leur a jamais mis une claque dans la figure à ces malades qui n'arrivaient même pas à cacher, en public, leurs débordements ? Ce n’est pas parce que le type est ignoble que ses accusatrices ne sont pas hystériques. Ce sont les mêmes qui viennent gémir devant les caméras qui, naguère, déblatéraient sur  le sexisme de Trump ou autres réactionnaires. Ce sont les mêmes qui râlent contre Christine Ango qui s’est insurgée, à juste titre, contre les larmoiements médiatisés d’une victime de Baupin confondant abusivement drame et mélo.  Ce sont les mêmes qui se plaignent à demi-mot de cette justice qui réclame des preuves, applique une prescription, au lieu de condamner.  

Tout cela pue l’hypocrisie. Elles ont accepté et n’ont rien dit. Elles ont obéi à la loi du milieu. Ce milieu délétère des médias, de la politique du show-biz. Maintenant elles viennent nous proclamer toute leur indignation, en élargissant leur hargne à tous les hommes. C’est trop et trop tard. Le soupçon qui tenaille est qu’elles ont laissé leur ambition prendre le pas sur le respect d’elles-mêmes.. L’antique promotion canapé. Elles tentent maintenant de rattraper leur lâcheté par leurs hurlements. Qu’elles se bornent à faire condamner (et/ou payer) ces obsédés au lieu de transformer en problème de société les pratiques nauséeuses d’un milieu médiatico-politique  gangrené.

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 10:40

En dehors de la fachosphère qui existe sans aucun doute, prospèrent bien d’autres sphères qu'il importe de ne pas oublier :

  • la trotskosphère  un peu décatie mais qui garde encore une certaine verdeur politique,  sans pour autant mépriser les prébendes,
  • l’homosphère qui tisse ses liens dans tous les mondes de la communication,  avec la prétention bizarre de représenter un plus dans le domaine de l’art,
  • la gynécosphère qui bassine le monde avec sa frousse de ne pas voir reconnaître toute la valeur des femmes et invoque le respect d’une parité (nonsens démocratique), ou d’une égalité salariale (insulte au mérite),
  • le ballon rond du football avec sa foule de fanatisés qui idolâtrent des joueurs surpayés, pervers sexuels, et arrogants,
  • les ayatollahs verts de la Terre, qui au nom de notre planète ronde se répandent en annonces apocalyptiques pour notre pauvre genre humain si l’on ne se soumet pas à toutes leurs exigences,
  • les businessmen des cercles olympiques qui veulent faire fortune en vendant les prestations de leurs athlètes dopés à des foules peu convaincues,
  • et toute la foule des diverses associations et cercles de pensée qui mènent une lutte sans merci contre les ronds de fumée, les types un peu ronds,  les rond de cuir, les ronds de jambe, les ronds de serviette, les ronds points, etc…

 

Ah quelle admirable mécanique de précision qui tournoie tout autour de nous, avec ses cycles, ses épicycles !

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 10:10

Encore un gouvernement qui ne respecte pas la parité : combien de chauves ? Combien de nains ? Combien de gens de couleur foncée ? Combien de crétins ? Combien de gens avec une orientation sexuelle non majoritaire ?

Le grotesque de cet impératif de caser partout autant de femmes que d’hommes ne le cède qu’à son caractère illégitime. L’introduction dans la constitution en 1999 n’a fait que renforcer l’idée que la constitution est un fourre-tout des dernières idées à la mode jamais consacré par un vote populaire. Contrainte imposée par une bande d’exaltées et qui contrevient au principe de l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Créer des catégories qui ont plus de droits que d’autres est une insulte à ce principe démocratique, il est de plus une marque de mépris pour ceux qu’il conviendrait d’aider puisqu’ils ne parviennent pas à faire reconnaître leurs talents et leurs mérites.

Cette parité hommes/femmes est humiliante pour les hommes qui sont considérés comme des usurpateurs, et humiliante pour les femmes traitées comme incapables de se défendre sans les béquilles de la loi. 

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 09:53

La bande de millionnaires incultes et vulgaires qui vaticine sur un carré d’herbe n’excite au mieux que mon indifférence. La liesse obligatoire proclamée sur les ondes après le match France-Allemagne ne suscite que mon exaspération. Les commentaires du style « enfin une victoire du multiculturalisme » provoquent mon indignation : ils ne sont que des manifestations de racisme, une allusion pesante à leurs origines ou couleur de peau, car je ne vois pas quelle culture peuvent partager ces footballeurs ignares.

Pourquoi ces mercenaires, pour les trois-quarts partis en exil fiscal, se vendre à des oligarques russes ou à des émirs du Moyen-Orient, provoquent-ils la moindre passion ? Ils seraient l’image actuelle d’un affairiste comme Platini, d’un tricheur comme Henry, d’un cogneur comme Zidane ? Incroyable comme cette adoration du sport fait porter au pinacle des personnes, au mieux médiocres, au pire liées à des milieux de gangsters.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 10:26

Les intermittents de la pensée et du talent se manifestent par la permanence de leur égoïsme. Non seulement dévoués à faire la fortune des actionnaires des boites de production qui les exploitent,  ils prétendent continuer de faire les poches des salariés qui les subventionnent. Fripons qui abusent de la bonne volonté des uns au profit du cynisme des autres.

Menuisiers, éclairagistes, perchmen, standardistes, électriciens, et autres petites métiers de l’artisanat, ils prétendent être de la grande famille du spectacle, les portes parole de la culture du théâtre et de la musique, alors qu’ils ne sont que les soutiers des directeurs de production, les faire valoir des vedettes de la scène. Gens de peu, que rien n’autorise à vouloir être plus que rien.

Ils réclament à haute voix leur dû : ils sont de gôche, ils ont voté contre le candidat de droite, ils réclament le remboursement de leur contribution à l’élection de leur saint François, ils n’imaginent pas que pour eux, les promesses du candidat ne soient pas suivies d’effet. Maltôtiers, pilleurs,  déclarés, ils exigent du président  qu’il devienne concussionnaire.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 11:35

Dans les hospices, certains attendent encore quelque chose, la mort, un repas, une visite; abimés, brinquebalants, ils ne luttent plus, l'horizon de leur espoir ne dépasse guère la journée. D'autres n'attendent plus rien, ils oublient de manger, de boire, ils ne savent plus parler, lire, écrire, ils gisent hébétés sur leur lit, ou dans leur chaise roulante, poussant un cri parfois en réactiion à une image, une personne, arborant un sourire au contact d'une main, en réponse à un regard ou à une parole. Ils sont les victimes du progrès : offrandes du corps médical à sa toute puissance, témoins pour les laboratoires médicaux de l'excellence de leurs médicaments. Car tous sont des miraculés qui ne survivent que par la folie des hommes qui prolongent au-delà de toute raison la vie terrestre; des hommes qui font expier par des vieillards qui n'en peuvent mais, leur rêve absurde d'une vie qui s'allongerait indéfiniment pour profiter encore et encore de délices terrestres. Prolonger la consommation plus loin, élargir le marché des centenaires, voilà le cauchemar consumériste d'une médecine en folie qui éternise les agonies.

Tout viellard a le droit de survivre dans la dignité ou dans l'indignité, mais personne n'a la droit de prôner la survie comme un objectif; personne n'a le droit de bourrer de médecine un corps qui s'abandonne; l'allongement de l'espérance de vie ne peut être le triomphe de l'artefact sur l'humain, oou la rançon d'un attachement d'un proche. Personne ne peut réduire en esclavage un être sans défenses, sans jugement, sans expression cohérente au rpétexte de la maestria technique d'un gériatre ou de l'idolâtrie de parents ou amis. Un vieillard se respecte, n'est pas un matériau pour la science ou une ombre domestique. Les comités d'éthique se sont discrédités dans nombre de pays en réduisant le problème au dilemne euthanasie ou soins palliatifs; faux sujet puisque personne ne peut tuer un individu sans jugement, sans guerre, sans offense, voire en tout état de cause, et personne ne peut admettre une souffrance alors que des moyens existent pour la soulager. Le seul sujet qu'il serait légitime d'examiner est jusqu'où faut-il soigner, et que l'on arrête de sauver des vies, ou de guérir, verbes pompeux et sans signification qui sont les témoins de l'hubris qui a frappé la médecine. 

La visite du pape le jeudi saint à un hospice de vieillards sera peut-être l'occasion de rappeler au respect ceux qui les entourent.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:44

Elle décourage les investisseurs et donc raréfie l'offre de logement : tant d'absurdité est affligeante; elle prouve uniquement le manque de culture de la ministre du logement qui revient à un édit du Maximum digne des années robespierristes, où à la loi de 48 si désastreuse pour l'immobilier ancien. Plus grave elle méconnait l'article 2 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen ("Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression") et son article 17 (La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité").

La protection des voleurs, ceux qui ne payent pas leur loyer à leur bailleur, était déjà rampante avec la longueur des procédures contre les malhonnêtes qui veulent se loger gratis, et la difficulté de faire exécuter les décisions de justice. Duflot l'institutionnalise : une garantie payée en partie par les propriétaires pour être remboursés ( partiellement ? au bout de deux mois d'impayés ? après combien de mises en demeure et de démarches ?) de ce qui leur est dû ! Que la verte insubmersible haïsse les propriétaires fonciers et fasse des mamours à des locataires exploiteurs de la charité publique peut être son opinion. Elle n'a pas à bafouer le droit constitutionnel en piétinant le caractère inviolable et sacré de la propriété. Si la nécessité publique exige qu'un toit soit offert à des malheureux (on n'imagine pas "évident" qu'un abri offert à des escrocs)  il est limpide que l'indemnité "juste" soit préalable et versée par l'Etat et non au bout d'un certain temps et à la charge des propriétaires.

Mais la Duflot flotte dans l'air du temps : les tricheurs ne sont pas critiquables s'ils sont pauvres. Un jour, l'air changera et notre ministre de l'environnement coulera dans la tempête qu'elle aura suscitée.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 12:32

Parmi les députés de la majorité à l'Assemblée, quelques uns ont voté contre le texte sur le mariage pour tous, ou se sont abstenus. La plupart ont expliqué publiquement les raisons de ce choix. Voici quelques extraits de leurs prises de position.

Bernadette Laclais députée maire PS de Chambéry, membre de la commission des affaires sociales, célibataire, catholique (?), vote contre

"Si l'extension du champ de l'adoption va de soi pour un enfant de l'autre conjoint issu d'une première union, est-il recevable de s'interroger sur la pertinence qu'il y aurait à créer par la loi une extension des situations dont on sait qu'elle posera très vite la question de la PMA et de la GPA ?" (in Tribune dans le Monde.fr du 8/11/2012)

Jérôme Lambert député PS  de Jarnac (petit-neveu de Mitterand), ancien de la JEC , vote contre

"Dans le cas d'un couple homosexuel, la filiation doit se matérialiser par le lien qui unit un enfant avec son vrai parent, mais pas avec les deux ... pour créer un lien d'ascendance il fau impérativement deux sexes différents"

Patrick Lebreton député maire de St Joseph à la Réunion, vote contre

Lui est allé jusqu'à dire qu'il ne célèbrerait pas d'union homosexuelle dans sa mairie. (www.ipreunion.com)

Gabrielle Louis-Carabin député PS de la Guadeloupe, vote contre

"Un enfant a besoin de savoir qui est son père et qui est sa mère"

Marie Françoise Bechtel, députée PS de l'Aisne, ancienne directrice de campagne de Chevènement s'abstient :

"La nouvelle loi reconnaît-elle un besoin social qu’il n’était plus possible de réfréner ? C’est le point de vue de certains ardents défenseurs du texte. Je n’y crois pas pour ma part et c’est un premier motif de mon abstention. Associations et porte-parole virulents ont sans doute largement confisqué l'opinion réelle du pays et trop impressionné les auteurs du projet.."

"Le principe d’égalité n'oblige pas à un traitement identique de situations différentes"

"Filiation et parentalité sont deux droits distincts, comme le sont l'acte de génération et l'acte d'éducation. En les assimilant par l'uniformisation avec le droit actuel du mariage, on ouvre plus de questions qu’on n’en résout et on le fait alors que d’autres solutions étaient possibles"

Jean-Luc Laurent, député PS du Val de Marne maire du Kremlin-Bicêtre, ancien chevènementiste s'abstient

Jean Philippe Mallé, député PS des Yvelines comme suppléant de Benoit Hamon, s'abstient

"C'est non pour le mariage, non pour l'adoption, non pour la procréation médicale assistée"

"Je me retrouve dans les positions de Sylviane Agacinski"

Dominique Potier député PS de Meurthe et Moselle, s'abstient

"Mais outre la méthode, mon désaccord le plus profond porte sur la rupture du lien entre la filiation biologique et celle inscrite dans le Code Civil.

Au-delà de ce débat législatif, je suis, avec d’autres, attentif aux risques d'une société qui privilégierait les droits et désirs individuels au dépend des repères constitutifs du bien commun et de la protection des plus fragiles."

Nestor Azerot député radical,  maire de Sainte-Marie à la Martinique, vote contre

« Moi, issu d’un peuple opprimé, où le système refusait à un homme et à une femme de se marier légitimement, où le mariage est une conquête de la liberté […] c’est parce que je suis un homme de gauche que je préfère l’humain à ce que sous-entend ce texte. Je ne [le] voterai pas »

Patrice Carvalho député PC de l'Oise vote contre

"Avec le pacs, ces gens sont protégés, avance-t-il.Un mariage, c'est entre un homme et une femme."

Alfred Marie Jeanne député indépendantiste de la Martinique, vote contre

soutient la position de son collègue Nestor Azerot

Jean-Philippe Nilor député indépendantiste de la Martinique, vote contre

soutient la position de son collègue Nestor Azerot

Gabriel Serville député radical de la Guyanne, s'abstient

 

La conclusion est que la plupart des arguments des parlementaires de l'opposition contre ce projet sont repris par ces députés de gauche. Ils sont même parfois plus catégoriques qu'eux. Il faut noter qu'ils expriment en plus, très souvent, une critique du parisianisme des idées contenues dans cette loi et du mépris sous-jacent des opinions de la province et encore plus de l'outre-mer. La critique la plus virulente, quoique exprimée avec beaucoup de mesure, vient de Marie-Françoise Bechtel (qui pourtant ne s'est qu'abstenue !)  qui dénonce l'absence de besoin réel, la manipulation sur la notion d'égalité,  et l'imperfection d'un texte qui va plus susciter de difficultés qu'apporter des solutions.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 11:54

Le mariage pour tous n'est pas l'extension d'un droit, comme se plaisent à nous seriner les journaleux comme Thomas Legrand sur France Inter lundi matin, ou Augustin Trapenard dans le Grand Journal  de canal+ : le droit au mariage est déjà parfaitement complet; n'importe quelle femme en âge de le faire a le droit d'épouser n'importe quel homme en âge de l'accepter et réciproquement; c'est une capacité de contracter entre deux êtres libres et capables dans le but d'institutionnaliser un engagement long-terme, et, le plus souvent, si possible, d'engendrer une descendance. Construction, basée sur le libre-arbitre, elle affirme la liberté des parties de choisir dans le champ des possibles; ce n'est pas un droit à faire n'importe quoi, c'est le droit d'exercer une prérogative dans le respect des qualités respectives de l'un et de l'autre, et en particulier de leur nature biologique.

Le mariage pour tous a deux objectifs : élargir le champ des possibles entre deux partenaires qui veulent s'engager sur le long-terme, et dissocier l'engendrement du mariage.

Le premier objectif s'il n'offense aucun principe de logique (établir des liens de long-terme entre deux êtres quels qu'ils soient), reste une bizarrerie quant aux fins de ce contrat; nul ne voit l'intérêt pour la société d'institutionnaliser la sexualité des sodomistes et des saphistes. Les intérêts matériels qu'apporte ce type d'union pour les parties sont certains (pension de réversion, droit à l'héritage, droit au logement etc...). Mais l'acceptation de ce type d'union transporte la sexualité de la sphère privée dans la sphère publique (au nom de la transparence ?), fait croire que tous les comportements sexuels sont équivalents (au nom du relativisme ?), veut transformer la notion de couple en lieu d'assouvissement de ses pulsions (au nom de la liberté sexuelle ?). Tout est discutable dans cette approche, rien ne constitue l'extension de droits déjà acquis.

Le deuxième objectif est lui partie intégrante de la généralisation du "droit à" qui pollue toute la vie sociale. Du droit à disposer de son corps, qui est un des éléments constitutifs de la liberté individuelle, qui est donc attaché à chaque personne, qui devrait être inaliénable, un glissement s'est fait vers un droit sur les autres. Le droit d'avorter en a été une des premières manifestations : la querelle s'est centrée, à juste titre, de savoir quand l'embryon devenait un être, certains le pensant dès la conception, d'autres un peu plus tard; le problème reste entier que le droit à avorter ne peut jamais se transformer en un droit sur un être. La deuxième manifestation, beaucoup plus ancienne, est le droit d'adoption plénière qui, par un jugement, rompt tout lien de filiation biologique; là encore au nom d'un droit à l'enfant, d'un droit au bonheur, se constitue une privation de liberté sur l'être adopté. La dérive s'accentue avec l'adoption par des couples homosexuels : au nom de considérations pratiques (le statut du ou des beaux-parents), de considérations philosophiques (le droit au bonheur de couples par définition stériles), la privation de liberté des enfants adoptés se fait non seulement vis-à-vis du ou des parents biologiques mais en plus dans le mensonge biologique.

Le droit à l'enfant ne fait pas partie de nos libertés individuelles (droit de penser, de s'exprimer, de se déplacer, de posséder) mais est une créance sur un autre être. Il se veut être un droit au bonheur qu'il est impossible de définir; il est de fait une expression de l'envie la plus élémentaire : "je veux disposer aussi de ceux qu'ont les autres". Ce n'est pas l'extension d'un droit, c'est l'assouvissement d'un sentiment médiocre.

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