Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 septembre 2022 3 14 /09 /septembre /2022 10:54

Un premier principe est simple : tu ne tueras point. Assister quelqu’un pour le tuer n’est qu’une forme de complicité active dans un crime. Il ne peut être assimilé à un quelconque réflexe de protection, comme tuer dans un état de guerre pour en principe défendre ses concitoyens, comme tuer un psychopathe (au moins dans certains états) pour en protéger les autres, comme tuer en légitime défense pour se sauver ou soi-même ou d’autres individus sous menace directe.

Un deuxième principe est intangible : personne n’a à juger si une vie est indigne au point de la rayer du monde des vivants. Le soldat ennemi est un adversaire, il ne porte aucune indignité. Le psychopathe est un danger, l’éliminer ne relève pas d’une punition mais d’une sauvegarde de la société.

 

Pour interdire les traitements qui relèvent de la prouesse ou de l’acharnement, il n’est pas besoin de compassion mais de respect de la personnalité d’un malade auquel on ne peut infliger ou des remèdes qu’il refuse explicitement ou des protocoles qui n’apportent que de la souffrance au nom d’un scientisme mal digéré.

Pour atténuer les douleurs d’un agonisant, inutile de faire montre là encore de compassion, mais uniquement de pratiquer la médecine qui n’existe pas pour guérir, mais pour soulager. Quoi de plus beau que d’apporter ces apaisements à celui qui est en train de quitter la vie.

La loi Leonetti avait apporté deux éléments essentiels : le respect de la volonté (explicite ou implicite dans le cas de l’acharnement) du malade qui a le droit de refuser un traitement et le droit d’être accompagné en fin de vie en éliminant la douleur autant que faire se peut.

 

Qui est ce comité d’éthique qui croit devoir ouvrir des possibilités de tuer, au nom de la compassion ? Serait-ce le même que celui qui a trouvé normal d’élargir les possibilités d’avorter en oubliant ce qui faisait la charpente de la loi Veil : seule la détresse absolue de la femme enceinte pouvait justifier dans des délais stricts une opération d’avortement. Serait-ce le même que celui qui a soutenu l’idée d’une procréation pour tous, anéantissant dans un délire techno-scientiste toute idée d’engendrement corporel.

D’où viennent ces gens qui émettent des avis aussi navrants. Même ceux qui émettent une réserve sont d’une telle timidité qu’ils n’osent dire leur opposition nette à ce funeste projet.

 

L’idée qu’il faille ou, aujourd’hui, payer pour aller se faire exécuter en Belgique ou en Suisse, ou, demain, quémander un poison à des médecins ou des juges est vicieuse. Que l’on libère la vente des pistolets dans les armureries pour que les candidats au suicide puissent vraiment assumer leurs actes et ne pas encombrer les autres de leurs velléités. Voilà une véritable réforme qui permettrait à ceux qui le souhaitent de mourir dans la dignité.

 

Partager cet article
Repost0
27 août 2022 6 27 /08 /août /2022 11:19

« Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » , Saint-Paul, deuxième lettre aux Thessaloniciens.

« Donnez à un homme un poisson, et il aura à manger pour une journée apprenez à un homme à pêcher, et il aura à manger toute sa vie »., Lao-Tseu.

« Nul n'a jamais mangé de nourriture meilleure que celle procurée par le travail de ses mains », hadith

 

Il serait possible de multiplier les citations. Dans les trois proposées, la chrétienne est d’une simplicité absolue, depuis qu’Adam et Eve ont été chassés du jardin d’Eden il est illicite de vivre sans travailler, la mendicité est un péché.  La taoïste est utilitariste en édictant qu’il est inefficace de donner et que la survie de l’homme est d’apprendre un métier utile. La musulmane est sensuelle en soulignant que profiter du fruit de l’effort est un plaisir. Trois approches qui ne résument en rien la pensée de chacune des traditions, et qui sont complémentaires.

 

Elles viennent heurter de plein fouet, une certaine tradition sociale particulièrement florissante de nos jours plus portée à soigner des inégalités en faisant abstraction des efforts individuels ; plus motivée par un humanisme qui privilégie l’individu sans vouloir porter un quelconque jugement sur ses activités (ou sa paresse) ; plus doloriste, piétiste, sentimentaliste en favorisant ce que jadis on appelait la charité envers les pauvres au lieu de promouvoir la solidarité dans le malheur (entre malades et bien portants), dans l’injustice (entre bien-nés et mal nés). La société compassionnelle d’aujourd’hui est une addition d’hystériques débordant d’une bonne volonté mal orientée et d’hypocrites masquant leur égoïsme dans une vague dilection pour les « Autres » se concrétisant dans un assistanat généralisé.

Partager cet article
Repost0
18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 10:58

Longtemps, en France, la possibilité d’avorter ne fut qu’une dérogation à un délit. Comme le prévoyait la loi Veil il fallait que la femme enceinte soit en situation de détresse pour qu’elle puisse légalement avorter. Il serait opportun de revenir à cet état de fait et abolir l’existence d’un droit à l’avortement.

 

Que des nymphomanes imbéciles, au nom d’un droit à la baise et d’une incapacité à prendre leur pilules anti contraceptives viennent réclamer des soins médicaux (pour guérir le stupre et la négligence ?) et de la solidarité (pour rembourser leurs passes ?) laisse pantois.

 

Que certaines réclament le droit de se débarrasser d’un enfant dans leur ventre au nom d’un droit à disposer de son corps laisse perplexe. Qui peut croire d’abord qu’un être humain a le contrôle de son corps ; le premier malade venu viendra vous témoigner que malheureusement ce n’est pas le cas ; les innombrables vieillards sont là pour vous dire qu’ils ne peuvent arrêter les inéluctables conséquences du vieillissement. Qui peut vouloir que sur le mince contrôle corporel que nous exerçons, il soit licite de vendre ses organes, de marchandiser son corps ; personne ; ni la légalisation de la prostitution, ni celle de la gestation pour autrui n’apparaissent vraiment comme de prochaines étapes du progrès. Par quel mystère ce qui paraît non souhaitable dans la maîtrise de son corps, le devient lorsqu’il s’agit de ce qui est le plus beau dans la création : celle d’un nouvel être ? La banalisation de l’enfantement ravalé à une conséquence indésirable est la signature d’une minorité d’avachies. Seules celles qui sont en détresse peuvent utiliser le mot « indésirable ».

 

Les onomatopées qu’éructent dans les médias les femmes « libres » pour défendre leur droit à disposer de leur corps sont la signature d’une montée de l’irrationalité.

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 18:28

Les tricheurs

  • Les infirmières et aides-soignants et leur taux d’absentéisme supérieur à 10% en 2020 (enquête Fédération hospitalière française);
  • Les professeurs et leur temps de travail annuel réduit à peau de chagrin par les vacances et la maigreur de leurs obligations de service (« Un agrégé, c’est-à-dire le sommet en matière de compétences, c’est quinze heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Un certifié, c’est dix-huit heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année. Et un professeur des écoles c’est vingt-quatre heures d’obligation de service par semaine, six mois de l’année » disait officiellement Nicolas Sarkozy) ;
  • Les assistés et leur fraude sur les prestations sociales qui se situe au moins à 15 milliards d’euros par an et atteint plus probablement 45 milliards par an (rapport de l’Assemblée Nationale) ;

Tous ces tricheurs en rajoutent en niant leurs forfaits et en réclamant ou de effectifs supplémentaires (pour faire monter le taux d’absentéisme ou réduire encore plus le temps de travail), ou faire pleurer sur leur pouvoir d’achat. Triste tropisme.

Partager cet article
Repost0
7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 12:30

Personnages qui mélangent une nécessaire santé physique et une exacerbation de leur volonté de domination. Rien de plus méprisable que ces manifestations de gloriole pour avoir écrasé un adversaire ; d’autant plus répugnantes lorsqu’elles s’habillent de prétentions nationales ou politiques ou sociétales. Rien de moins raisonnable que cet avilissement de son corps pour de tels objectifs quand il est une médicalisation qui tutoie le dopage, une mise en exploitation pour des gains incompréhensibles, un statut d’idole sans neurones.

Les Jeux Olympiques sont la caricature du sport qui libère l’esprit, un barnum pour faire exploiter des naïfs par des marques cupides, une dérive populiste de l’exaltation du désir. A quand l'extinction de ce cirque ?

Partager cet article
Repost0
28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 16:23

Après la vulgarité de la Marche des Fiertés, celle du Tour de France. Au consumérisme du sexe succède celui dispensé par la Caravane du Tour. Je préfère encore le second, plus populaire et pas dépravé.

Partager cet article
Repost0
5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 10:47

Plutôt sottes que salopes : quelqu’un pourrait un jour leur expliquer que la maîtrise de leur corps elles l’ont gagné avec la contraception et le supplément de la pilule du lendemain. Il faudrait inculquer aux cougars féministes qu’un retour à la loi Veil est une urgence : que cet acte odieux de l’avortement ne peut être tolérable que pour des situations de détresse extrême (mères en danger vital, mineures, viols) et certainement pas pour les caprices de femmes ignares, ou procrastinatrices.

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 10:30

Assaut des « progressistes » contre la famille :

  • allongement à 14 semaines de grossesse de la possibilité d’avorter ;
  • instauration de la possibilité d’avorter jusqu’au terme pour cause de détresse psychosociale de la mère ;
  • légalisation de la PMA pour couples de femmes ;
  • dépénalisation de facto de la GPA pour couples d’hommes ;
  • proposition de rendre obligatoire l’école pour les enfants à partir de 3 ans, supprimant de fait la possibilité d’instruire ses enfants dans le giron familial.
  • amendement interdisant les violences physiques ou psychologiques dans l'exercice de l'autorité parentale.

Tout concourt à un même objectif de déresponsabiliser les parents, anéantir l’autorité parentale, dissoudre la famille dans un concept plus vaste d’enfants programmés à la demande et éduqués en dehors de l’influence délétère de témoins du passé.

Partager cet article
Repost0
6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 12:06

D’abord est survenu le drame des hospices de vieillards délaissés par des hospitaliers arrogants qui ne pensaient qu’à mettre sous assistance respiratoire des patients qui n’en peuvent mais ; conséquence des milliers de personnes âgées mortes dans le dénuement affectif. Oubliés des préoccupations, oubliés des discours, oubliés même du décompte des morts !

Maintenant se profile la catastrophe des abandonnés du système hospitalier. Comme par hasard dans les services d’urgence n’arrivent presque plus de personnes en crise cardiaque ou subissant un A.V.C.. Malades isolés, ne pouvant joindre personne au téléphone, ils ne peuvent plus demander assistance et meurent sans que quiconque le sache pour l’instant. Mais il ne faut pas changer de ligne clament tous les infectiologues du monde : priorité au coronavirus. Et les autres qui n’ont pas la chance d’en être infecté ?  Ceux qui n’ont pas moins de 70 ans ? Ceux qui ne sont pas obèses ? Drôle de stratégie qui sacrifie ceux pour lesquels il existe des médicaments et des soins pour les guérir, au profit de ceux pour lesquels il n’existe pas de médicaments et des machines d’aide à la respiration rares et à l’utilité au moins sujette à caution.

Partager cet article
Repost0
5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 15:42

 

Heureusement chez nous règne la démocratie. Peut-être légèrement suspendue ? Pas de droit de se déplacer, pas de droit de sortir de chez soi sauf conditions draconiennes, pas de droit de commercer ; élections annulées ; hypothèses discutées sans retenues de surveiller électroniquement l’intégralité de la population ; autres mesures envisagées de catégoriser les libertés de chacun suivant des critères hallucinants d’âge ou de non-contamination à un virus ; médias serviles qui considèrent comme du négationnisme toute tentative de minorer l’importance de la pandémie, qui cataloguent comme de l’incivisme la moindre révolte contre un oppression ubuesque, qui se prosternent devant des gourous que sont devenus les médecins infectiologues ou urgentistes.

Bien entendu dans cette hystérie collective la réalité pointe son nez : apparait la possibilité de pénuries alimentaires (quoi de plus logique si plus personne ne veut cultiver, moissonner, ramasser et livrer vers des lieux de consommations) ; est déjà évidente la pénurie de produits indispensables aux soins ; la création de fausse monnaie pour pallier les besoins les plus urgents de gens arrêtés brutalement dans leur travail ne pourra faire illusion sur le long-terme.

Le mensonge est présent partout. Au moins par omission. Pourquoi n’est pas dénoncée cette atteinte aux libertés ? Qu’elle soit de penser, de s’exprimer, de manifester, de vivre tout simplement.  Au moins dans cette vénération subite du confinement, devenu plus respectable que toute foi, cette approbation sans limite des gestes barrière qui ont remplacé toute culture séculaire. La proclamation d’une union nationale qui ne peut cacher les profondes pénibilités de ceux obligés de vivre entassés dans des surfaces exigües, des oublis de contrôle dans les quartiers difficiles, du ridicule de propos guerriers style lutte contre les moulins à vent. Pourquoi est caché le plus injuste : que la maladie touche essentiellement les hommes âgés ; que les femmes s’en sortent plutôt mieux, ; et que tous ceux qui n’ont pas soixante ans sont quasiment indemnes ; et pourtant on nous bassine des risques pris par les caissières, les aides-soignantes et les infirmières. Pourquoi est cachée la réalité des résultats de cette campagne d’intubation ? Qui en est sort vivant de ces salles de réanimation, qui en est sorti dans son cercueil ?

Mais rien de tout cela ne doit être exprimé. Il faut serrer les rangs dans l’épreuve (tiens c’est pas très geste barrière cette consigne-là). Il faut suivre le chef comme les lemmings qui se précipitent pour se noyer derrière le mâle dominant.

Partager cet article
Repost0