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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 14:42

"Aucune donnée factuelle, si utile soit-elle, ne peut remplacer cette liberté et cette responsabilité (d'arrêt du traitement actif) sans laquelle la médecine ne serait qu'un acte technique dénué d'humanité" écrit le professeur Jean-Roger Le Gall dans le Figaro d'aujourd'hui. Cette phrase pose plusieurs problèmes :

- quid d'une volonté exprimée par le patient, relayée (et prouvée) par l'entourage lorsque le patient n'est plus en état de s'exprimer; le médecin, n'est certainement pas propriétaire de la vie de son patient; devant la volonté supérieure de celui-ci, il redevient un simple technicien (ce qui n'est pas un terme infamant) qui se borne à juger de la validité des désirs dits ou rapportés.

- quid de l'éthique du médecin qui veut sauver une vie résiduelle; devient-il un créateur qui, au nom d'une technique triomphante, veut s'opposer à l'inéluctable ? Le médecin ne peut être un assassin (pas plus et pas moins que les autres êtres humains), il ne peut non plus être un Prométhée qui veut insuffler la vie là où elle n'a plus lieu d'être. 

 

Aucune loi ne peut demander à quiconque de donner la mort sinon à restaurer la profession d'exécuteur des hautes oeuvres, et celà n'est pas un problème spécifique  de la profession médicale.  Le véritable sujet, qui ne doit pas être esquivé, est de faire survivre un malade par des moyens non proportionnés à son état, à sa volonté, au désir recueilli par son entourage. Il est évidemment extraordinairement complexe, et ne se résout pas avec des lois. Mais une fois que l'on s'en tient aux fondamentaux, le médecin est au service du malade, il n'est porteur d'aucune métaphysique lui commandant de faire l'impossible pour garde un souffle de vie, il n'est pas là pour décider en son âme et conscience si untel doit continuer de vivre ou pas, il n'a pas à faire à tous prix des gestes mécaniques pour prolonger une existence, alors il est possible de revenir à la seule donnée qui vaille : que veut, que voudrait, qu'avait voulu le patient; et en fonction de celà faire les gestes techniques, non pas pour interrompre une vie, mais pour arrêter les traitements actifs.  

 

Je sais bien que la réponse du corps médical est que la quasi totalité des malades voudrait survivre. Je pense, quant à moi, que c'est une surinterprétation : le codicille arraché à quelqu'un dans un état semi-comateux n'a pas de valeur juridique face à des volontés fermes exprimées par un être conscient. La grandeur de la médecine se révèlerait bien plus en s'astreignant à explorer les volontés des individus tombés en son pouvoir que d'exercer une dictature sur des corps.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 10:49

Le mariage homosexuel n'est ni moral, ni immoral, il est  la reconnaissance qu'une déviance reçoit l'approbation de la loi; le problème ne se limite donc pas au confort vis-à-vis des autres de deux êtres de même sexe qui veulent afficher leur amour; il devient l'affaire de ceux qui se retrouvent pris dans l'obligation, non pas de respecter l'existence de comportements qu'ils ne comprennent pas, mais de forcer leur approbation de ces comportements. L'exemple le plus criant est qu'irrévocablement le mariage homosexuel entrainera l'autorisation de "créer" des enfants par adoption, procréation médicale assistée, voire gestation par autrui :  qui sait si une  femme obligée d'abandonner son enfant souhaite qu'il entre dans une famille homoparentale, qui a prétendu qu'une femme qui porte un enfant pour autrui n'est pas en train de marchandiser un être humain. Et bien d'autres questions se posent : au nom de quoi les parents d'un couple homosexuel seraient-ils obligés de passer de l'approbation tacite et affectueuse à la reconnaissance forcée d'une filiation mercantilisée; pourquoi les conséquences pécuniaires de telles unions devraient-elles être supportées par ceux qui ne les approuvent pas et pourtant y apporteront leur écôt  : héritages, pensions de réversion.

 

Si la loi est là pour encadrer le possible, elle n'est pas là pour autoriser les pratiques existantes au prétexte de faire respecter des mots flous qui s'appellent l' "amour ", ou le "bonheur individuel"; sinon à ce titre on ne voit pas pourquoi les liaisons incestueuses ne pourraient entrer également dans un cadre législatif; celà existe chez les humains comme dans le règne animal; pourquoi cette déviance là est unanimement rejetée ? Parce que les moeurs n'ont pas encore assez progressé ? Parce que ce tabou est encore trop fort ? La loi a été inventée par l'homme, non pour créer le bonheur des individus, mais pour infliger des sanctions à ceux qui troublent l'ordre social; la loi n'est pas un outil d'épanouissement des désirs, elle n'existe pas pour donner des droits, elle ne crée que des obligations à tous pour assurer le respect de quelques uns. Si le respect des minorités, à travers la loi, est même devenu l'âme même des démocraties modernes, celà ne signifie nullement que l'empire des sens de quelques uns triomphe sur ceux qui ne sentent pas concernés et même violentés dans leur respect des tabous.

 

L'empire des sens est quand même la véritable raison de tout ce battage qui n'est que la suite logique de tout le délitement  subi par notre culture : le mots de fidélité est devenu risible (quoique non vieillot quand on voit les ravages de proches atteints de peines d'amour), le libertinage (mieux porté que le vagabondage sexuel) est une valeur cathodique, le désir d'enfant est abandonné au profit du droit à l'enfant (expression atroce pour les parents qui attendent vainement une naissance). Quoi de plus logique dans cette déroute hédoniste que de réclamer un droit à progéniture pour ceux qui veulent vivre une vie de parents sans en avoir les caractéristiques, ni expérimenté les douleurs. Quoi de plus logique que d'interdire de parole collective les épicuriens, les stoïciens, les chrétiens, les musulmans, les juifs, les zoroastriens et j'en passe !

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 17:25
Ne plus dire débauché, dire libertin. Ne plus dire orgie, parler de soirée échangiste. Ne plus dire putain, s’exclamer sur la liberté sexuelle de telle ou tel. L’art suprême de notre époque semble être de vouloir travestir à tout prix la vérité : la chute dans le stupre devient progrès des mœurs, l’obsession du foutre devient vagabondage sexuel. Le culte de l’hédonisme fait croire qu’abuser du corps des autres est un acte d’amour, avilir son propre corps une preuve d’amour. Les poufiasses étalent dans leurs souvenirs la liste de leurs amants comme autant de trophées, feignant de croire que Don Juan puisse être une femme. Les invertis étalent dans leurs journaux intimes leurs virées dans les pays où les corps des jeunes se vendent pour pas cher, transfigurant la pédophilie en art de vivre. Les libidineux pourchassent femmes de chambre, assistantes de direction, stagiaires avec la ferveur que l’on doit au dieu Priape. S’il le faut, une touche de remords est insérée ici et là, pour atténuer les scrupules ringards de certains. Bien entendu, ils sont tous avides d’amour, voire de fidélité, voire même de vie de famille avec une officielle (ou un officiel) et des marmots que l’on élève dans la dignité. Leur mode de vie disent-ils est maintenant accepté par l’évolution des moeurs, leur mode de copulation est signe d’une liberté du corps, des sens, de l’esprit ( ?!), ils en font des livres, des interviews, des causeries, avec d’aimables sociologues, anthropologues, psychologues ; il dissertent sur leurs fellations, sodomisations, chasses, rebellions, luttes sociales, devoirs de parents, exigences d’amour avec entrain, aplomb, références à telle ou telle étude scientifique. A croire que le dérèglement des corps s’accompagne trop souvent d’une faconde inépuisable. La vision matérialiste, le primat du corps, de ses sécrétions, de ses agitations ne leur pose aucun problème puisqu’ils méprisent les imbéciles qui s’autocensurent. Le goût de la chair fraiche, de la chair juvénile, est souvent cachée comme si le caractère monstrueux de leurs activités sexuelles, leur était même à eux insupportable. Ils auraient des tabous ? Leur liberté de penser (si tant est que la pensée ait quelque chose à voir avec cette frénésie) s’arrêterait-elle devant quelques barrières sociales : l’inceste, la pédophilie, la zoophilie ? Surement. Hormis ces limites (provisoires ?), au nom de l’égalité, ils réclament que leurs postulats de viveurs soient proclamés comme modes d’existence conformes à la constitution, que les pulsions que certains contiennent deviennent licites dans lois et décrets. Ils veulent une dépravation bourgeoise, non plus tolérée avec indulgence, mais acclamée comme le triomphe du libéré sur l’esclave de ses scrupules.
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 11:31

Moins de dépenses maladie, moins de dépenses d'éducation : pourquoi ces deux pistes ne sont pas étudiées ? Et pourtant il y aurait à dire sans briser le consensus sur la nécessité de bien se soigner et de bien préparer les enfants, les jeunes, les adultes aux métiers de demain.

- pourquoi tant d'argent est alloué aux derniers mois de la vie : on parle de 50% des dépenses maladie ! Hallucinant ! Preuve qu'au-delà de l'indispensable accompagnement des vieillards dans leur agonie, la propension existe à faire survivre, au détriment de leur dignité, et au dépens de la communauté qui finance des gens en fin de vie.

- pourquoi tant d'argent est alloué à faire fonctionner un système qui meurt d'une administration étouffante, centralisée, qui a perdu(de toute évidence) de son efficacité, se révèle incapable de motiver ses professeurs (il suffit de penser au taux d'absentéisme qui sont tellement scandaleux qu'ils en deviennent des secrets d'état), est aux mains de castes qui refusent le dialogue (combien de réformes anodines ou fondamentales enterrées ?).

 

Le gouvernement préfère ne pas poser ces questions. Plus simple lui paraît d'augmenter les recettes :

- un coup de CSG pour la maladie,

- un coup d'impôt sur le revenu pour l'éducation.

La méthode est toujours la même : éviter les réformes de structure, prélever les sous dans les poches de contribuables anesthésiés (sous forme d'impôts immédiats, ou d'impôts futurs par le biais de l'emprunt). La justification reste identique : protéger les faibles (mais quel adulte sensé désire que son agonie à venir soit prolongée par des familles éperdues ou des médecins apprentis sorciers ?), préparer le futur (mais quels parents ne rêvent de fourguer sa progéniture dans une école privée mieux tenue ?). Les résultats ne changeront pas (l'école n'a besoin ni de sous ni de professeurs, mais d'élèves respectueux de leurs maîtres), (les hospices et autres lieux de fin de vie n'ont pas besoin de médicaments, ou de tables d'opérations, mais de considération de la douleur de perpétuer une existence misérable).

 

Le changement reste pour demain.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 16:45

L e terme de mariage va être abrogé : de l'union en vue d'une procréation, il sera devenu un objet juridique indéfini; plus de dimorphisme sexuel entre les époux;  plus de projet de famille, la procréation ou l'adoption d'un enfant  devenant des options supplémentaires que l'on peut cocher ou pas; pas d'engagement réel, puisque une fois l'amour entre les deux époux éteint, rien ne les oblige à poursuivre ensemble un bout de vie.

 

Les termes de père ou de mère vont être abrogés : il serait bizarre d'appeler papa une personne du sexe féminin, ou maman une personne du sexe masculin. En dehors du ridicule (qui malheureusement ne tue plus du tout), ce serait une insulte de nature machiste (pour les couples de lesbiennes), ou homophobe (pour les couples d'homosexuels), qu'il faudrait, sans doute,  traduire devant les tribunaux.  Enfin ce serait une application pratique de la théorie du genre : la logique de l'éducation prendrait définitivement le pas sur le déterminisme sexuel.

 

Le terme de famille va être mis à rude épreuve; les familles recomposées existent depuis l'aube des temps, et étaient sources de bien des difficultés que l'on surmontait en triant entre père et beau-père (ou plutôt parâtre), mère et belle-mère (ou plutôt marâtre), demi-soeurs ou demi-frères (ou plutôt frères et soeurs germains ou utérins). Avec les nouveautés que veut introduire le gouvernement, rien ne va plus : y aura-t-il des enfants utérins pour les couple de lesbiennes, des enfants germains pour des couples d'homosexuels ?  Qui sera le frère ou la soeur de qui ? Je parie en tous cas que les mots de parâtre et de marâtre vont disparaître. Faudrait-il réintroduire le vieux mot de fillâtre  au moins il traduirait une vérité.

 

Pourquoi tout ce chamboulement dans la cellule familiale qui a pourtant fait ses preuves depuis l'aube de l'humanité ? Au nom de trois principes, l'amour, le plaisir, l'avarice, qui participent à un très vieux fonds culturel. Des millions de gens se sont déjà penchés sur le primat de l'amour, sur la soif du plaisir, ou sur la passion de l'avarice, sans pour autant en arriver à la conclusion que la passion entre deux êtres dusse abolir toutes les règles de la société,  en notant que le plaisir ne se résume pas au désir, et bien entendu en classant l'avarice parmi les défauts qui dégradent l'être humain.  Heureusement une nouvelle génération de penseurs, de politiques nous propose un  bouquet qui n'avait pas encore été imaginé : l'adoration entre deux êtres est le but du bonheur, aiguillonné par un désir sexuel tous azimut et tranquillisé par une bonne pension de réversion.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 15:18

Etranges indignations contre la direction d'IKEA qui flique ses employés. Ah bon ?  Elle ne doit pas surveiller que des employés indélicats  partent avec le stock, le vol par les  salariés n'existe pas, n'est pas imaginable.

Il y en a par-dessus la tête avec cette théologie du pauvre honnête, du gentil ouvrier, de l'employé au-dessus de tout soupçon. Bien entendu chez eux comme chez les riches, comme chez les gens aisés, existe la même proportion de fripouilles, de mécréants, de malhonnêtes. Ils n'ont pas de droit particulier à jouer les Robins des Bois, à piquer chez autrui ce qui ne leur appartient pas; ce n'est pas parce qu'il n'ont que le strict nécessaire, qu'ils doivent  dérober le superflu. Ils n'ont pas de privilège à subtiliser le bien d'autrui sous prétexte de rétablir politiquement une égalité économique. Tant d'hypocrisie donne la nausée : on pardonne les chapardages du vagabond, on ne peut qu'être écoeuré de la démarque inconnu dans les magasins (taux de fauche par les clients et les employés), des disparition de colis et de bagages (à la poste, dans les aéroports, dans les ports à conteneurs), de la fraude aux Assedic, à la sécurité sociale, à tous les types d'aides, des grivèleries en tout genre (comme les pleins de carburants non réglés),  des filouteries entre voisins (siphonages de réservoirs de fiouls, de gazole).

Rien de tout celà né d'hier.  La malhonnêteté, la filouterie, sont inhérents à l'espèce. Ce qui est, peut--être neuf, est l'atmosphère d'excuse qui règne pour considérer ces actes comme  à peine anormaux, presque véniels, voire porteurs d'un message  quasi révolutionnaire, exprimant l'indignation des masses opprimées, leur révolte contre les accapareurs. C'est le pauvre qui filoute qui est un accapareur des bons sentiments des classes médiatico-politiques.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 17:10

La France est malade de sa fonction publique. Elle constitue une caste qui la différencie du reste de la population française :

- la marque la plus discriminante est la garantie d'emploi dont elle bénéficie qui apparaît comme un incongruité à tous les salariés du privés, aux professions indépendantes (agriculteurs, professions libérales, commerçants, entrepreneurs); un diplôme, un concours réussi pendant sa jeunesse et hop, une garantie viagère. Les autres, eux sont soumis aux aléas de la concurrence, aux humeurs des clients, aux catastrophes variées qui peuvent altérer toutes les activités humaines (aléas climatiques, sociaux, etc...).  La garantie d'emploi est une insulte envers tous ceux dont la précarité du leur est plus ou moins forte. Elle fait penser à une sorte de privilège né d'un anoblissement sur concours ou sur faveur.

- La contrepartie de ce privilège est le dévouement des fonctionnaires, que l'on peut baptiser, sens de l'état, service public, dévouement aux autres. C'était l'idée initiale. Le problème, comme pour toute aristocratie, est qu'à force de durer, elle en oublie les devoirs contrepartie de ses droits : maintenant les salaires moyens des fonctionnaires sont analogues voire supérieurs au revenu moyen des français; les temps de travail ne sont pas supérieurs, voire scandaleusement moindres dans l'éducation nationale ou la fonction territoriale. Quant au service public il s'est abîmé dans l'exercice tatillon de prérogatives de contrôle, la multiplication des formulaires, procédures, normes, qui fait la joie des administrations depuis leur origine.

- Comme toute aristocratie, la fonction publique s'est arrogée un pouvoir politique qui lui permet d'interdire toute remise en cause de son statut, de fortifier ses positions, d'accroître les différences avec les non-fonctionnaires. Ce pouvoir s'est bâti sur des notions tout à fait étranges : la pire, donc la moins discutée est l'interdiction du recrutement des étrangers; une telle discrimination est totalement interdite dans tous les métiers, sauf pour eux; une telle discrimination est une injure aux grands principes de l'égalité, pas pour eux; une telle discrimination est dite d'extrême droite dans le monde réel, elle est un article de foi non discutable pour les fonctionnaires. La plus insidieuse est le cumul des emplois entre élus et fonctionnaires : il suffit de se mettre en disponibilité, et vous voilà faisant carrière de conseiller local, de député, de ministre; un petit accident électoral survient, vous retrouvez, un poste sans aucun problème; avec ce principe, il n'est pas étrange de voir peuplé notre parlement, notre gouvernement d'une proportion extravagante de fonctionnaires au détriment des salariés du privé et des professions indépendantes.

Certes, il y a trop de fonctionnaires, la messe est dite à ce sujet et la plupart des candidats ne remettent pas en cause l'idée que l'on pourrait ou offrir un service identique avec moins de personnel, ou offrir un service supérieur avec  un effectif stabilisé. Mais c'est trop court, messieurs les politiciens : il faudrait une nuit du 4 août pour abolir les privilèges de cette caste :

- l'ouvrir aux étrangers, ce qui ne pose par de problème de fond  puisque l'armée le fait depuis longtemps avec sa valeureuse légion étrangère, e l'hôpital en exploitant avec des contrats précaires, sous-payés, des médecins étrangers indispensables;

- abolir la garantie de l'emploi; garantie qui n'a d'ailleurs pas existé pour les concepteurs de ce statut, puisqu'il était, bien entendu envisagé de noter, de sanctionner, de radier; mais le laxisme a transformé la notation en un exercice théorique, les sanctions en quelques blâmes distribués avec parcimonie, et quant à la radiation elle s'est retrouvée réservée à des cas pathologiques.

- limiter drastiquement (au moins dans la durée), le cumul entre fonction d'élu et statut de fonctionnaire; le bon sens commande que l'on ne peut être juge (celui qui fait les lois, embauche),  et partie (celui qui applique les lois, et est embauché);

Il faut casser le statut de la fonction publique, tailler dans les effectifs avec vigueur, pour enfin donner au pays un espoir de sortir d'un confucianisme qui le sclérose.

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 18:07

Lors de sa séance du 22 mars 2012 le Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie " (encore un Haut conseil peuplé de sages, sans doute ?)a adopté à l'unanimité (!!!) un rapport écrit dans un jargon épais qui cache mal un refus d'analyse, s'accompagnant d'une absence de solutions.

Au lieu de s'étonner, ou au moins, de se poser des questions sur l'inflation continue des dépenses de santé dans notre pays, il se borne à tenir pour acquis (voire à présenter comme un objectif souhaitable)  que ces dépenses croissent dans les années à venir de 2.5% par an; les deux seules tentatives d'explication sont liées à l'allongement de l'espérance de vie, et à l'accroissement de technicité des soins. Rien n'est dit de sujets qui fâchent :  la surconsommation française de médicaments, le manque de généralisation de l'utilisation de génériques, le désastre de la médecine de ville qui s'enfonce dans la bobologie, l'absence de présence des médecins auprès de leurs malades qui provoque par contre coup l'encombrement des services d'urgence des hôpitaux, la triche éhontée sur les arrêts de travail, les médicaments de confort, le tourisme sanitaire des étrangers; tout celà est trop terre à terre, loin des préoccupations des soixante membres du Haut Conseil.  De ce fait au lieu de promouvoir des pistes d'économies, il lui semble plus judicieux de demander un effort de cotisation supplémentaire.

L'allongement de l'espérance de vie est , sans aucune discussion, présenté comme un progrès qu'il faut subir. Pas la moindre pensée sur la pertinence de l'idée de "sauver" des grabataires, de prolonger l' "existence" de personnes en grande souffrance, d'imposer de "vivre" à ceux qui ne le veulent plus. Ah certes, la discussion est difficile, il faut éviter les pièges de l'euthanasie, il faut de l'humilité et du courage pour tenter d'aborder ces sujets. Le Haut Conseil préfère se réfugier dans l'abstention. Le même genre de problème se pose pour  l'accroissement de la technicité des actes médicaux : là aussi, l'idée que des coûts pussent être exorbitants  ne semble pas les effleurer. Ne lisez pas, il n'y a rien à lire dans le rapport du Haut Conseil.

L'idéologie qui guide le Haut Conseil est obscure : veulent-ils responsabiliser le corps médical dans son idée de "parcours de santé", ou bien les patients. Dans le dédale de leur démonstration, rien ne le dit vraiment. A un moment ils parlent de ficher tous les malades : mais on ne sait pour quel objectif ? A un autre ils demandent une meilleure répartition sur le territoire : mais nul ne peut deviner comment cet objectif souhaitable pourrait être atteint.  Il s'agit plutôt d'un recensement de voeux pieux, qui ne remettent en cause ni l'exercice libéral de la médecine, ni le droit des patients de choisir ses soignants, mais qui ne veulent également remettre en cause ni une gratuité quasi totale des soins,  ni le mode de financement équilibré entre dépenses et recettes de l'assurance maladie. A force de ne faire aucun choix ce rapport se résout  à être un texte courtelinesque dont la lecture rend malade.

Pourquoi rassembler soixante personnes, une fois par mois, pendant des années, pour en arriver  à un résultat aussi  nul?

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 15:23

La sexualité ne relève ni de la morale individuelle , ni d'une conviction philosophique, ni d'une conviction religieuse; pas plus que le fait de se nourrir ou de dormir. Tout au plus les excès de conduite peuvent-ils relever d'une croyance, ou d'une pratique : gloutonnerie ou ascèse,  sieste ou non. Les excès de la sexualité sont du même tonneau, abstinence ou hyperactivité, peuvent relever d'un credo quelconque, par contre le choix d'un partenaire ne relève que de lois de la nature, de la même façon que manger  et dormir pour survivre, et pratiquer l'acte sexuel pour tenter de se reproduire. Bien entendu bien manger, et bien dormir sont des plaisirs que beaucoup apprécient, comme d'avoir des relations sexuelles qui satisfont les deux partenaires, mais tout celà relève du domaine de la satisfaction de ses pulsions, encadrée ou pas par des rites, et l'on imagine peu de philosophies ou de croyances qui mettent en avant cette seule satisfaction.

Le mariage n'est pas une sorte de menu, dans lequel les gens ont le choix entre la sole meunière ou la tête de veau, ce n'est pas non plus une agence de voyage qui vous demande de choisir entre un trecking ou vous dormirez à la dure, ou un hôtel quatre étoiles qui vous proposera des édredons douillets.  Le mariage n'est ni un droit, ni un devoir, mais la seule constatation d'un état de fait : la volonté de deux personnes de s'engager sur le long-terme pour procréer. L'amour n'entre pas en ligne de compte ( ou alors tous les mariages arrangés seraient nuls), le plaisir n'en est pas la légitimation (ou alors l'adultère devient absurde). La volonté de deux partenaires de même sexe de vouloir se marier n'est alors qu'un déni de réalité, le refus de constater que leur union est par définition stérile. Pour contourner cette évidence les partisans du mariage homosexuel sont obligés de vouloir rendre licite les adoptions par leurs couples : c'est alors une autre histoire.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:58

Pourquoi les riches doivent-ils être ostracisés ? Car il s'agit bien d'ostracisme à les forcer à prendre la route de l'exil, vers la riante cité de Tournai, les bords tordants du lac Léman, ou tout autre destination tellement plus hilarante que notre bonne France. Ont-ils gagné leur argent illégalement ? A priori non. N'ont-ils pas payé leurs impôts ? Le fisc fait normalement son boulot, que l'on sache. Ne dépensent-ils pas ce bon argent dans leur pays ? Généralement si. Ont-ils travaillé, ont-ils pris des risques, ont-ils créé des emplois, ont-ils généré de l'activité, ont-ils enchanté des spectateurs ? Peut-être pas tout  la fois, mais surement une partie du tout. Alors pourquoi faut-il déclarer indésirables sur notre sol, sportifs de renom, hommes de spectacle à succès, créateurs d'entreprises qui les ont vendu, héritiers de fortunes familiales, patrons enrichis du CAC 40 ?

Pourquoi une portion de la population est-elle rangée dans une catégorie que l'on affuble de tous les adjectifs les plus avilissants : hautaine et méprisante, bling-bling ou opaque, vivant sur le dos des pauvres, exploitante de la misère des autres, incapable de fraternité. Vous imaginez la révolte d'une quelconque autre communauté qui serait traitée d'une façon aussi indigne. Où est de plus la définition de ces immondes riches ? Des très riches ostracisés, elle glisse de plus pernicieusement à tous ceux qui ont plus que les autres, et que l'envie du médiocre, de l'insatisfait, de l'envieux, du raté, ne supporte pas. Toujours cette même rengaine mal camouflée du "chacun à chacun selon ses besoins" , éternelle tentative de restaurer un âge d'or qui n'a jamais existé, refrain des révolutionnaires, des indignés, des affligés qui  veulent faire le bonheur des autres malgré eux. 

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