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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 16:10

Dans le délire égalitaire, il devient coupable de hiérarchiser les cultures. Dans la haine de soi, il devient coupable de célébrer sa culture par rapport à celles d'autres. Deux motivations qui conduisent à toutes sortes de délires sur de soit-disant phobies.

L'égalité des droits civiques est la mise entre parenthèses des qualités physiques et intellectuelles des adultes conscients, lors de l'exercice de leurs libertés constitutionnelles. Leurs origines, leur valeur, leur caractère, leurs aptitudes ne peuvent les empêcher de se déplacer, s'exprimer, choisir librement. Sur cette notion simple, fondement de la démocratie, est venue proliférer le cancer de l'égalitarisme qui veut imposer l'idée qu'il faut oublier toute différence au-delà même de la sphère des droits politiques : la notation devient un instrument de contrainte sur les moins doués et les moins aptes, la différence constatée est un indice de racisme, xénophobie, peur de l'autre. Et l'égalitarisme sort franchement du domaine individuel en pourchassant toute idée de hiérarchie entre moeurs, conduites : l'individu est englobé dans une catégorie qu'il devient interdit de critiquer au prétexte bizarre qu'une remarque sur un comportement pourrait être une insulte envers chacun des individus appartenant au groupe incriminé (ne rien dire sur les voyous des cités, etc...). L'égalitarisme, en veine de prospérité s'en prend même avec impudence à l'idée que peuples, cultures, religions, civilisations puissent être discriminées, critiquées, et (mot atroce( hiérarchisées); toute discrimination globale est une injure envers chacun des individus qui disparaît complètement au profit d'entité suprêmes.

La haine de soi est un autre type de pathologie, caractéristique de la dépression chez les individus. Elle se manifeste dans l'espace public par la théorie du multiculturalisme. Non pas sous l'aspect d'une fécondation réciproque entre cultures et civilisations, synonyme de vie , mais comme une manifestation de haine de ses origines, de son histoire, de sa fierté, au profit d'une adoration bêtifiante de tout ce qui est étranger, hors sol, exotique. La déferlante se vautre dans l'adulation des religions importées, des arts primitifs. Le summum est atteint dans une volonté de nier que des valeurs de beau et de bien qui nous sont spécifiques ont accompagné notre civilisation depuis ses origines.

Si l'égalitarisme est une caractéristique de la République et/ou du Socialisme, alors je ne suis ni républicain, ni socialiste car trop attaché au respect de l'individu.

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 12:43

Les ordres de grandeur sont toujours intéressants à rapprocher : la passion du jeu a coûté aux  français un minimum de 13 milliards d'euros (fiscalité pour une grande partie , coûts et profits des entreprises de jeux). C'est l'ordre de grandeur de la taxe sur les produits pétroliers (14 milliards). C'est plus de deux fois  l'ISF (environ 5 milliards). C'est presque 1/3 de l'impôt sur le revenu (environ 50 milliards). C'est plus de deux points de TVA.  Curieusement ce prélèvement ne fait l'objet d'aucune discussion, d'aucune information (les données sont éparses, fragmentaires).

Et pourtant l' activité des jeux de hasard se développe avec des taux de croissance de rêve : le PMU a engrangé un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros en 2011 en hausse de 7%; Le Loto affiche avec 14 milliards d'euros en 2011 une croissance de 8%; quand au développement des jeux en ligne, avec une croissance de 12% en 2011, il atteint un chiffre d'affaires de plus de 9 milliards d'euros.

Tous ces chiffres donnent le vertige. Comment parler de pouvoir d'achat sans se pencher sur ce phénomène; ce prélèvement concerne de plus des classes peu favorisées : une étude déjà vieille de l'INSEE indique que la répartition des joueurs marque une légère surreprésentation des ouvriers et employés.  Le prélèvement monterait donc alors que toutes ces classes sociales pleurent misère. Il y a là un grand mystère qui n' a l'air d'intéresser personne (ou des gens trop discrets).

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 19:23

La fin du règne du consommateur est annoncée. Pendant des décennies il a massacré le producteur en réclamant à tue-tête des prix moins élevés, plus de service, plus de concurrence, en récoltant à la sortie des produits standards, à la qualité de plus en plus en plus discutable, fabriqués et/ou distribués par quelques grandes marques qui oppressent leurs sous-traitants. Ce délire d'ogre affamé de produits a conduit à  une raréfaction du nombre de produits, et la diversité qui est une lutte légitime dans la défense des espèces est un combat oublié pour les consommateurs.

Au prétexte de pouvoir disposer de toujours plus, au moindre coût, s'est développé une fringale insatiable d'objets inutiles, de gadgets éphémères, de nourritures hors-saison, hors-sol. qui de fait ou spolient le producteur de sa rémunération légitime, ou le transforment en esclave lointain d'une demande mondialisée.

Mais la revanche approche, sous la double influence de la raréfaction des matières premières et de la révolte (ou de l'amélioration des conditions de vie) des esclaves. L'inéluctabilité de ces deux phénomènes est précipitée par la crise économico-financière qui frappe le globe : le consommateur-roi que les états encourageaient à consommer à coup de dépenses budgétaires extravagantes, de déficits commerciaux insoutenables, a creusé sa tombe. Les états occidentaux sont exsangues; leur  caractère de rentier vivant du crédit et du travail d'autrui a été mis en pleine lumière. Il leur faut maintenant avouer piteusement que produire dans son pays est sain, que consommer ce que l'on peut payer est rationnel,  et que pour arriver à ces fins il faut restaurer l'industrie, et rééquilibrer la balance entre ceux qui produisent et ceux qui consomment. 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 16:22

SDF

Etres dont ne comprend pas les motifs de la déchéance. Car ilsavouent leur déchéance lorsqu'ils évoquent, ou le temps où ils étaient "riches", ou le pays ou la province dont ils viennent et qu'ils ne veulent plus ou ne peuvent plus rejoindre, ou le temps où ils étaient mariés. Ils tiennent à montrer qu'ils n'ont pas toujours été dans leur état actuel, mais sans sombrer dans le regret de temps révolus, sans nostalgie, comme si la vie présente valait encore d'être un peu vécue. Mais ils sont sans illusions sur leur chance de survie, entre le froid, les maladies, les agressions; ils se savent à la merci de n'importe quel incident qui pour tout autre serait surmontable.  Devant vous des êtres comme nous, beaux ou laids, colériques ou doux, cauteleux ou francs, intelligents ou bêtes; peut-être un peu plus fous que la normale, mais est-ce si sur ?

Et derrière la façade, on sent l'odeur de l'alcool qui les ravage : l'alcool qui les fait tenir quand le temps est trop froid, qui leur fait oublier la terreur de dormir tout seul dans la rue. Derrière encore on devine un facteur qui a tout déclenché : une mise à la porte de son travail, de sa famille, de sa femme. Et encore plus loin, on imagine une fêlure dans leur cerveau, dans leur caractère; mais on doute de son imagination, car ils nous présentent, en toute simplicité,, quelques envies de base : manger, avoir chaud, parler; car ils nous parlent comme à des amis avec qui il faut plaisanter, rire; finalement ils affabulent peu, comme si ça ne valait plus le coup de faire croire quoique ce soit aux autres, à ceux qui en sont pas dans leur monde de la rue.

S'il faut s'indigner en priorité  de quelque chose, c'est bien du sort qui les accable, et non pas des extravagances boursières.

S'il faut combattre pour l'égalité des droits, c'est leur droit à ne pas mourir du dédain de la société qu'il faut défendre d'abord, avant de se pencher sur l'égalité de tel ou tel un peu moins nanti qu'un autre.

S'il faut faire un cadeau pour Noël, c'est eux qui le mériteraient.

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 10:41

Personne ne comprend ce que réclament les indignés. Mais de leurs discours incohérents vient peut-être une véritable réclamation : celle d’un ras le bol d’une jeunesse qui se considère comme exploitée. Mais je ne suis pas si sur qu’elle ait correctement analysé qui les exploite : ils s’en prennent aux banques, au système financier ; pourquoi pas, mais franchement ce n’est pas l’essentiel.

L’essentiel est un système instauré par l’état basé sur la préférence aux vieux ;  quelques exemples parmi tant :

-          Les organismes sociaux distribuent plus qu’ils ne perçoivent ce qui est la négation d’un système de solidarité par répartition ; le déficit est couvert par des emprunts qui sont une future ponction sur les jeunes qui auront un jour à les rembourser ; les jeunes devraient demander l’instauration d’une règle d’or qui serait qu’il soit interdit qu’un régime de solidarité social puisse être en déficit (soit il augmente ses recettes, soit il réduit ses prestations) ;

 

-          Tout les accords sur les conditions d’emploi des salariés (et plus particulièrement des fonctionnaires) contiennent des prescriptions sur des augmentations en fonction de l’ancienneté ; on comprend que l’expérience acquise soit rémunérée, mais la courbe d’expérience est variable suivant les individus et rien ne justifie que l’on s’écarte de l’augmentation au mérite en instaurant une rente pour ceux qui vieillissent dans leur emploi ;

 

-       Les rentiers bénéficient d'un taux de CSG plus favorable; c'est deux fois absurde : une fois parce que on ne comprend pas pour quelle raison des revenus de rente soient mieux traités que des revenus du travail; une fois parce que dans la CSG est incluse la RDS qui sert à rembourser les dettes des régimes sociaux, dettes qui ont plus pour origine les classes âgées que les classe jeunes

 

Oui les jeunes devraient se rebeller contre les rentiers qui abusent de leur position au sein des administrations pour mettre en place des systèmes qui les spolient. Le résultat est une sous-rémunération de l’ensemble de la jeunesse (professeurs débutants, stagiaires de tout poil, emplois en CDD sous-rémunérés en première embauche, internes en médecine et doctorants  sous le seuil de la pauvreté). Qu’ils arrêtent de se battre contre les bonus et autres rémunérations scandaleuses de traders : ils sont envoyés par des manipulateurs contre des ennemis qui ne représentent pas le gros de leurs exploiteurs.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 15:28

Rosanvallon nous livre des analyses pertinentes pour conclure sur un truisme : il faut plus de solidarité sociale.  Je trouve de mauvaise foi de faire de cette conclusion un apanage des idées des Lumières et de la Révolution de 1789. Tout régime qui se respecte a le souci d’assurer une certaine cohérence sociale ; certains y portent plus d’attention que d’autres ; certains la négligent trop et se trouvent en proie à des mouvements révolutionnaires.

Et quand il faut trouver des solutions pour mieux assurer une solidarité entre citoyens, de toute évidence mise à mal, ce que peu contestent, il nous ressert le plat de l’état bienfaisant qui construit des routes, entretient des écoles, paie des maîtres. Je trouve particulièrement étrange de la part d’un historien d’être aussi aveugle aux leçons du XXème siècle :  l’étatisme triomphant s’est fourvoyé au moins trois fois :

-          avec le bolchevisme pour travestir une idée généreuse en un asservissement au profit d’une nomenklatura,

-          avec les fascisme, sans qu’il soit nécessaire de commenter,

-          avec l’état providence qui à partir d’un corpus d’idées et de propositions équilibrées forgées par les expériences passées et au sortir de la plus abominable des guerres s’est fourvoyé dans la protection exacerbée de certains au détriment des plus pauvres (les chômeurs sans droits, les handicapés, les immigrés)

L’état providence, aux abois, vivant à crédit, ruiné, est si  souffreteux qu’il risque de contaminer l’existence  et l’idée même de démocratie. Et c’est à ce grand malade que Rosanvallon voudrait confier notre sauvetage. Il conviendrait d’abord de soigner l’Etat, lui redonner les frontières qu’il n’aurait jamais dû dépasser, redéfinir et restaurer ses fonctions régaliennes, l’empêcher de vouloir tout régenter sur le plan des moeurs, des libertés, lui faire abandonner sa culture des avantages acquis au profit de l’esprit d’entraide des véritables malheureux, désenchantés de la vie, abandonnés de la culture, victimes non pas des puissants mais de l’indifférence de leurs voisins.

Oui, je m’indigne de retrouver encore de ces  vieux discours de savoir s’il faut être libéral ou étatiste, s’il faut être des Lumières et des forces du Progrès, ou bien représentant du conservatisme et de la réaction. Je m’indigne de ces éternelles références à des passés qui n’ont rien de glorieux.  S’il faut chercher ne serait-ce pas, au vu des analyses de Rosanvallon, de trouver ce fragile équilibre qui fait que l’état est fort et que les citoyens sont responsables ; que l’état est efficace et que les citoyens aient du travail ; que les gouvernants soient représentatifs, non pas d’une diversité (hommes/femmes, petits/gros, blonds/bruns) qui se complaît dans des signes physiques, mais dans la variété des statuts sociaux.  

Je m’indigne, Pierre Rosanvallon, que vous ayez si mal travaillé vos conclusions.

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 17:39

Son intervention dans l’émission de France-Inter « Fait-il bon d’être fonctionnaire » fut percutante. Elle est stigmatisée (dans l’émission, puis dans les commentaires) comme ultra-libérale alors qu’elle ne fait que défendre l’idée d’un service public plus ramassé et plus efficace autour de ses fonctions essentielles . La mauvaise foi de ses interlocuteurs est de faire croire que la bonne exécution de missions de service public est liée à un statut exorbitant du droit commun. Ce statut n’avait jamais prévu lors de sa création et de son vote les deux caractéristiques de l’emploi à vie et de la non-sanction des insuffisances, et c’est pourtant là-dessus que se battent les thuriféraires du Service Public.  Pour se faire ils partent de trois principes :

-          le principe d’égalité qui postule que l’on entre et on progresse dans la fonction publique en fonction de ses capacités, principe géré par l’instauration de concours

-          le principe d’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif

-          le principe de responsabilité qui suppose que chaque agent public doit rendre compte de son administration

 

Sur la base de ces trois principes, ils concluent que le fonctionnaire acquiert son grade sur examen (hypothèse du talent), que sa carrière doit être indépendante des pressions et donc gérée à l’ancienneté (hypothèse de l’expérience), et qu’il n’a de compte à rendre qu’au public (hypothèse de la démocratie directe). Or chacune des hypothèses qui justifie l’emploi à vie (devenu emploi sur titres), la non-évaluation (devenue indépendance vis-à-vis des petits chefs) et la non-sanction (devenue inutile du fait de la dévotion au service public) est sujette à caution :

-          les exploits d’un jour lors d’un concours ne garantissent en rien la nécessaire mise à jour des connaissances

-          la non-évaluation sert surtout de couverture aux paresseux, incompétents et autres acariâtres pour continuer leur œuvre de désolation à l’abri de ceux qui oeuvrent pour de bon

-          la non-sanction fortifie les profiteurs du système au dépens de ceux qui se donnent à leur tâche et subventionne à titre viager des incapables.

 

Tant d’évidences ne lassent pas les trompettistes de l’apologie du « statut des fonctionnaires ». Ils vont même plus loin, et suivant l’adage « plus on est de fous, plus on rit » ils ressassent leurs éternels gémissements sur le manque de personnel, en omettant soigneusement tout commentaire sur l’absentéisme record, les emplois de complaisance des administrations territoriales et les innombrables heures de délégation. Ils en arrivent aussi à interdire les critiques contre leur corporation au prétexte qu’il ne faut pas dresser une France contre une autre (pourquoi ne pas faire une loi prohibant l’incitation à la haine contre le service public ?). Tant que le gouvernement, et le parlement seront entre leurs mains (au moins sou leur contrôle), il ne faut malheureusement guère espérer de progrès.

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 11:15

Luc Stevensen sur le blog du Figaro s’indigne : « Pourrait-on parler du suicide des agriculteurs … ? ».

 Qui n'en a pas par-dessus la tête de la mise en musique bruyante des drames des cadres et employés d'une société opulente comme Orange ? Cette focalisation sur les échecs de quelques personnes qui n'ont pas su s'adapter à de nécessaires transformations est une injure pour ceux qui ceux qui subissent vraiment un calvaire.

Entre le cadre d'Orange qui pleurniche parce qu'il est muté, et le paysan qui est lié à son terroir par ses investissements, par ses dettes, quelle comparaison ?

Entre l'employé de France Telecom qui gémit des contraintes que lui fait subir une direction peu compétente et l'agriculteur qui doit affronter dans une solitude terrifiante ses banquiers, ses clients quel gouffre !

Entre le salarié d'une société prospère, protégé pas un code du travail, des conventions collectives, des syndicats et l'éleveur ou le céréalier pourfendu par les haines des anti-productivistes, des écologistes de tout poil, des admnistrations courtelinesques il y a un univers !

Entre celui qui gagne sa vie sans angoisse financière et celui qui dépend des forces obscures des marchés et des règlements hermétiques de Bruxelles où doit aller l'attention.

 

Les uns transforment des drames personnels en des batailles dérisoires. Les autres, héros de la solitude ne trouvent aucun échos à une destinée collective particulièrement âpre.

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:41

L’état est exsangue, les finances sont à sec, c’est le temps pour les vautours de se précipiter  pour tenter d’arracher encore quelques bribes de financements supplémentaires sur le cadavre de l’état avant qu’il ne soit trop tard. Parmi cette population certains se remettent sur le devant de la scène.

 En tête, les ouvriers voyous des syndicats des dockers et du syndicat du livre : du haut de leur statut outrageusement privilégié, ils en redemandent, sans de soucier  des faillites, ou de la mise à genoux pour les uns des kiosquiers, pour les autres de l’ensemble des industries liés à l’activité portuaire.  Rien de neuf, puisque l’exercice de l’égoïsme, érigé en branche du socialisme, est pratiqué par ces deux syndicats depuis plus de cinquante ans. Ce n’est que la poursuite de l’entreprise d’anéantissement de la prospérité des ports français, de la presse et de l’imprimerie !

Suivent les fameux intermittents du spectacle, qui militent inlassablement pour que les français continuent de financer le trou de leur régime assurance-chômage.  Au nom de quelle politique culturelle faut-il financer non  seulement les artisans qui oeuvrent  dans ces métiers, mais surtout les boites de productions qui rongent le fromage des grandes chaînes de télévision.  Ah si au moins les poètes, romanciers, sculpteurs, peintres, étaient desintermittents !

Et puis les innombrables bataillons de l’éducation nationale, qui pour un service médiocre, une assiduité au-dessous de l’admissible, et un mécontentement généralisé des parents qui tentent de leur confier leur progéniture, s’estiment mal considérés et ne pensent qu’à demander des moyens supplémentaires. Le mammouth, condamné par l’évolution, s’obstine à s’engraisser : que ne lui a-t-on donné du Médiator !

Que des charognards fassent partie du règne animal est une constante. Encore faudrait-il qu’ils ne se prolifèrent pas sous la houlette laxiste de l’état, les complicités des médias, voire le soutien honteux de ceux qu’ils abusent.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 11:37

L’affaire du Médiator est instructive.

Les ministres en charge de la santé publique se défilent. Et pourtant Dieu sait s’ils nous ont bassinés avec leur politique de précaution pour la crise de la vache folle (délire de brulis de troupeaux de vaches), la crise de la grippe aviaire (propagation de l’angoisse, « et si le virus mutait ? »), la crise du virus AH1N1 (vaccinez, vaccinez, si cela ne fait pas de bien, au moins ça ne fait pas de mal pour les autorités).Mais là, ils ont oublié leurs principes.

L’Agence du Médicament  rebaptisée Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, signe au mieux son incurie, au pire son incompétence. Elle était investie de cinq missions et a faiili sur deux d’entre elles :  « garantir la sécurité et le bon usage des produits de santé », « informer sur le médicament et le bon usage des produits de santé ». Elle comprendrait 1000 professionnels, 2000 experts réguliers ou occasionnels.  Much ado about nothing.

Les médecins ont escroqué l’Etat en prescrivant un médicament remboursable sous prétexte de diabète, alors qu’il s’agissait de faire prendre un coupe-faim. La dérive des pratiques médicales de soigner à faire plaisir à un client, trouve là un symbole extraordinaire. L’extraordinaire surconsommation de médicaments des français, l’incroyable prolifération des arrêts de travail trouve son origine dans ce laxisme des comportements des praticiens pris à la gorge entre des rémunérations de misère et une une philosophie toujours plus propagée de la gratuité absolue des soins.

Et que dire des utilisateurs, infantilisés tout à la fois par une marée d’incitations à la « maigritude » et une avalanche d’incitations à la surconsommation médicale (dépistez, prévenez, scanérisez, IRMisez …) . Le moteur de cette affaire est là. Le gouvernement, les Autorités dites compétentes, le corps médical, se laissent porter par cette demande sourde, insistante, exigeante. Pourquoi refuser au bon peuple des gros un petit médicament gratuit ?

Mais on ne peut en vouloir aux gros ; peut-être quand même à ceux qui les manipulent ; mais comment les atteindre ? On ne peut en vouloir aux médecins qui  exercent sous des pressions financières et humaines, sans bien entendu imaginer la nocivité de ce qu’ils prescrivent. On doit sanctionner une Agence qui n’a pas rempli son objectif : pourquoi ne pas la dissoudre ? Et quand à la kyrielle des ministres qui n’ont pas su s’informer, Bernard Kouchner, Dominique Gillot, Jean-François Mattei, Philippe Douste-Blazy, Xavier Bertrand, Philippe Bas, Roselyne Bachelot-Narquin , s’ils ne sont pas coupables, ils sont bien entendu responsables ; responsables du défaut de communication, responsables du manque d’organisation. Comme vient de le rappeler Robert Debré « C’est trop facile de se défiler quand un drame survient, alors qu’on réclame ventre à terre un poste au gouvernement ».

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